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  • Explorer les genres par l’hypnose

    QUELS LIENS ENTRE L’HYPNOSE ET LES ETUDES SUR LES GENRE?

    Lorsque l’on parle de représentation, de croyance, de capacité, de comportement, de construction d’identité, alors l’hypnose a ses raisons d’intervenir, par le recadrage, l’exploration par le rêve éveillé, le changement comme solution, l’anticipation d’un changement, la transformation d’habitudes devenues obsolètes et gênantes…

    Au point de vue de l’exploration, découvrir ses sous-personnalités ou ses représentations symboliques (régression après naissance ou dans les vies antérieures, progression, symbolique corporelle, comportement animal…) sans les coincer dans des clichés et attentes étroits permet davantage de possibles. Apprivoiser son être sans a priori genré ouvre la liberté.

    Au point de vue de l’exploration encore, comprendre, en le vivant de l’intérieur, ce que signifie incarner un autre genre social (M ou F ou trans M to F ou trans F to M ou…) peut être éclairant et transformateur, pour son rapport à soi ou pour son rapport à l’autre. Je pense ici, notamment, à une expérience en hypnose (j’étais sujet de séance) où j’ai incarné un militaire masculin figé dans une inspection des troupes (je n’ai pas choisi ce cliché loin de mes aspirations, c’est Mon autre qui m’a envoyée là en régression dans les vies antérieures), mais aussi à l’idée d’une version hypnotique qui me vient de l’expérience d’un workshop de Kay Garnellen (artiste et activiste trans qui questionne les thèmes du genre et de la sexualité), qui permettait par des jeux de rôles de vivre ce que ressent une personne trans socialement (en rue, aux toilettes publiques, dans un bar). Par l’exploration, il y a de quoi transformer des croyances et nourrir une compréhension profonde de ce que vit l’autre et de ce que l’on peut ressentir en soi sans en avoir une trouille affolante.

    Au point de vue de la résolution d’un problème, intégrer les études sur le genre à la pratique hypnotique (ou l’inverse) peut aider à accompagner dans la justesse et non pas enfermé(e) dans des représentations hétéronormées. Comme demander à l’Etre intérieur de floZif, activiste queer, s’il est disposé à faire passer la puissance du « bras-bite » (main droite plus efficace dans la baise) de la droite à la gauche, le temps de la réparation d’une épaule abimée, afin d’éviter de rester castrée pendant la durée des opérations. Et puis de laisser simplement les mains de floZif s’organiser entre elles, en occupant le conscient.

    Au point de vue de l’anticipation (utilisée pour se préparer à n’importe quel changement important), l’hypnose est un outil magnifique: la transition M to F ou F to M, par exemple, gagne à être explorée et anticipée par l’hypnose, de façon à faciliter les connections entre les identités, à résoudre d’éventuels conflits intérieurs et à vivre le passage en toute tranquillité.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    PS:  UN COURT RAPPEL ET DES LIENS A EXPLORER

    Les « gender studies » (traduire: « études sur le genre » et non « théorie des genres » car il n’y a pas de théorie), venues des Etats-Unis, dans les années 1960-1970,  forment un champ d’études universitaires interdisciplinaire.

    Leur propos est d’étudier la façon dont la société associe des rôles à chaque sexe et traite différemment les individus en fonction d’un genre binaire. Exemple tarte à la crème: masculin > cheveux courts, bleu, camion, rugby, sciences, colère, force, action, carrière, coureur, Scotch… / féminin > cheveux longs, rose, poupée, danse, arts, hystérie, douceur, rêverie, éducation des enfants et tâches ménagères, mère ou putain, kir…

    Selon ces chercheurs, la femme et l’homme ne sont pas identiques, mais la construction de leur identité sexuelle doit beaucoup à l’éducation et aux croyances du milieu dans lequel l’individu grandit, qu’il soit doté d’un vagin ou d’un pénis. Ainsi, la dissociation du biologique et du culturel interroge les normes dites « naturelles » (et donc jugées immuables), qui sont liées au sexe biologique.

    Quels sont les clichés et mécanismes qui produisent ces inégalités? Notre quotidien en est truffé! De la blague sur les blondes au « pour une femme, c’est quand même mieux de… » en passant par les rayons de jouets, les habitudes inconscientes des parents qui différencient les tâches assignées à chaque enfant selon son sexe, les qualificatifs accompagnant les demandes faites à chacun selon les attentes que l’on a envers une femme ou un homme, les représentations des corps dans la publicité, les rôles dans les films d’action, jusqu’au « best-seller » qui conforte les représentations sexistes en avançant des recettes miracles pour comprendre le mystère de « l’autre »…

    Les Américaines Gayle Rubin et Judith Butler montrent que le rapport entre les sexes n’implique pas seulement une hiérarchie entre les genres (domination masculine) mais également une injonction normative à se conformer aux stéréotypes de son genre biologique.

    Ainsi, chacun, selon la norme socio-culturelle du binarisme de genre, est censé se conformer à un genre prédéfini et à tous les diktats qui lui sont attachés, y compris celui de l’orientation sexuelle. L’homme serait tourné vers l’action et la culture, il serait courageux et protecteur et ne pleurerait pas (sauf à l’enterrement de son père), il aimerait les femmes d’apparence féminine (et sans poils). La femme serait tournée vers le cocon et la nature, elle marcherait à petits pas élégants prudents et aimerait les hommes grands et forts, ils formeraient un couple qui baiserait dans le noir uniquement à deux et selon les positions et pratiques « convenables » et auraient des enfants. Bien sûr, si l’un d’eux, hermaphrodite, naissait avec les deux appareils génitaux, il serait rapidement mutilé pour n’en garder qu’un et serait éduqué en fille ou en garçon selon le choix du médecin, qui aurait ainsi « tranché », et serait destiné à faire un mariage fructueux comme ses propres parents. Tout le reste ne serait qu’anomalie et déviance.

    Comment apporter des modifications aux habitus imposés par la société? Le mouvement queer (issu des études de genres mais ne se confondant pas avec elles) se joue de la multiplicité des identités sexuelles: la masculinité et la féminité ne peuvent expliquer la hiérarchie et la domination, non moins que le sexe n’expliquerait le genre.

    En clair, pour le mouvement queer la sexualité et le genre social (être considéré comme un individu masculin ou féminin) d’un individu n’est pas déterminé par son sexe biologique (mâle ou femelle), mais par son environnement.

    Il est dès lors important de différencier le sexe (mâle/femelle) et le genre (masculin/féminin) par rapport à une société qui tendrait à considérer comme anormaux les individus qui ne se situent pas dans la normalité d’une hétérosexualité perçue comme naturelle et innée, avec un genre découlant du seul sexe acquis à la naissance.

    Quant à la question du « féminisme« , une question qui m’est souvent posée, j’avance deux réponses : 1: il y a plusieurs féminismes, dont certains s’opposent radicalement; par exemple, le féministe queer et le féminisme essentialiste (ou « différencialiste » : qui promeut une égalité M/F mais chacun dans le rôle assigné selon son sexe biologique, qui déterminerait naturellement son genre). Ne pas les confondre, please!!! 2: dans mon entourage, de nombreux individus de sexe masculins, hétéros ou non, sont féministes queer, c’est à dire qu’ils envisagent les individus sans relier leurs présumées qualités ou caractéristiques à leur sexe biologique et qu’ils sont attentifs à ne pas véhiculer de propos ou d’attitudes différencialistes, puisqu’il y a, au centre du queer, une nouvelle manière de rejeter les catégories binaires de sexe, de même qu’une nouvelle problématisation des sexualités qui mettent ces catégories au défi.

    Quelques liens glanés sur le web (qui ont inspiré ce « rappel rapide »)

     

    dossier: http://www.nonfiction.fr/article-7758-dossier__un_etat_du_genre.htm

    radio: http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-melange-de-genres-14-la-theorie-queer-2014-11-24

    radio: http://www.franceculture.fr/emission-chanson-boum-king-s-queer-2012-11-18

    https://www.cairn.info/revue-mouvements-2002-2-page-44.htm

    http://next.liberation.fr/sexe/2013/04/29/la-theorie-du-genre-a-toujours-ete-queer_899849

    http://www.scienceshumaines.com/les-gender-studies-pour-les-nuls_fr_27748.html

    Appel à contribution – n°1 de la revue GLAD!

    http://www.couventdepaname.org/ et https://www.facebook.com/pages/Couvent-de-Paname-Les-Soeurs-de-la-Perp%C3%A9tuelle-Indulgence/106982269376947

    http://information.tv5monde.com/terriennes/genre-neutre-il-ou-elle-pas-besoin-de-choisir-60046

    http://www.swissinfo.ch/fre/societe/le-combat-des-hermaphrodites-contre-les-op%C3%A9rations-forc%C3%A9es/7568582

    http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20131213.OBS9493/theorie-du-genre-judith-butler-repond-a-ses-detracteurs.html

    http://www.scienceshumaines.com/genre-et-identite-judith-butler-en-france_fr_5114.html

    http://www2.univ-paris8.fr/ef/spip.php?article1

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_B._Preciado

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18776064&cfilm=128359.html

    http://www.cinequeer.fr/films/

    http://www.madmoizelle.com/theorie-genre-explications-172321

    http://secondsexe.com/magazine/Similitudes-des-organes.html

    http://www.instinct.berlin/

    https://www.facebook.com/polychrome.edl/

    https://www.facebook.com/la.mutinerie.9/?fref=ts

     

     

  • A la porte des mondes virtuels

    Image: extraite d’eXistenZ, film de David Cronenberg (1999)

    Chausser l’Oculus Rift et s’immerger dans un monde virtuel, en incarnant un avatar que l’on a créé, entraine un état modifié de conscience évident.

    Le voyage évade, défoule, offre des possibles épatants… mais quid des aventures vécues par cette projection de nous-même lorsque nous sortons de l’univers virtuel pour revenir à la réalité partagée non virtuelle?

    Le vécu dans le jeu a de fortes chances d’être traité comme réel dans le psychisme, à l’instar de ce qui est vécu sous hypnose dans le rêve éveillé.

    Or, en retirant le casque, le passage est abrupt.

    L’hypnose, en tant que sas entre les mondes?

    Il suffit d’oser.

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

     

  • « Hypno/art éch ctre résid nature »

    Image: un endroit que j’aime

    En manque de vraie nature (campagne, montagne, forêt, mer, désert…), malgré mes longues marches dans le bois de Vincennes à Paris ou dans la forêt de Soignes à Bruxelles, je cherche un lieu à peu près facile d’accès (je ne conduis pas), pour écrire, conceptualiser, tester, composer, voyager… de temps à autre.

    Je propose un échange en séance(s) d’hypnose ou bien en workshop avec vos proches. Ou bien je peux m’occuper de vos chats, chiens, chevaux, plantes… en votre absence (j’ai de l’expérience, j’ai vécu longtemps au vert entourée d’animaux).

    Sourire,

    Marie Lisel

    PS: il y a une superbe initiative ici: Hostanartist

    PS2: Bienvenue en séance

     

     

  • Sois ton propre cheval

    Sois ton propre cheval

    Se ressentir comme totalement immobile et en même temps fulgurant, ou comme en équilibre sur un seul point, en contact avec un corps mouvant, ou comme en apesanteur, ou comme au point de concentration extrème où tout mouvement est contenu dans un arrêt, ou comme dans la justesse du relâchement dans la tonicité… ces états de grâce, je les ai connus à cheval et non en arts martiaux (car je les ai approchés sans aller jusque là, en kimono).

    J’ai compris leur importance lors d’un rêve, qui est survenu en Chine il y a longtemps, dans un contexte douloureux dans ma vie, où je me demandais « vers quoi/qui me tourner ».

    Ce rêve le voici : dans une cour intérieure ancienne de type romain, je galope, sur place, en carré, chevauchant un cheval de type andalou, dont je mesure toute la puissance grâce à ce rassemblé parfait, à la lenteur magique. Chaque foulée prends environ quatre secondes. Ses fers sonnent régulièrement sur le pavé. Mais dans un mouvement tellement lent, tellement suspendu, que j’ai l’impression de ressentir le centre de mon corps avec une intensité nouvelle, comme le centre de notre centaure, comme le centre où sont rassemblées en un point toutes les énergies, les mouvements si vifs, si justes, si précis… dans une tranquillité tonique, un relâchement énergique et le bonheur d’être présente entièrement à ce que je vis.

    Je n’ai jamais oublié ce rêve. Et, depuis, en état d’hypnose, j’appelle régulièrement ce que j’ai nommé « Sois ton propre cheval », qui me rassemble, me concentre, me tranquillise, me focalise, m’énergise.

    C’est une position utile pour la praticienne que je suis!

    A chacun.e ses états désirés et les métaphores de passage qui leur correspondent. L’important est de les connaitre et d’y accéder librement.

    Il suffit d’oser.

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

  • (r)éveiller, écouter, relier

    JOANNE LEIGHTON FAIT DANSER LES HABITANTS

    Depuis 2010, Joanne Leighton invite le public à devenir danseur de sa pièce « Made in Série », présentée dans plusieurs villes, et crée ainsi du lien entre les participants, en transmettant à chacun l’appui sur l’écoute de l’autre, en plus de bases techniques comme  le travail sur le poids, la légèreté, les repères spatiaux-temporels… Aujourd’hui, cette pièce est portée par WLDN http://wldn-joanneleighton.blogspot.fr

    Quelques années auparavant, lorsque j’ai débarqué dans le minuscule studio de Velvet, rue des Tanneurs à Bruxelles, Joanne Leighton donnait déjà de son énergie et de son temps, pour que les habitants du quartier populaire des Marolles et des alentours puissent danser ensemble. Son cours se présentait ainsi: « La pédagogie se concentre sur la prise de conscience du corps par un travail sur la gravité, l’énergie et la fluidité afin de construire un ensemble de mouvements dynamiques et rythmiques. L’élève apprendra à éveiller et écouter son corps à travers l’espace, seul et aussi en interaction avec le groupe. La spécificité du projet est de mêler l’apprentissage de la danse avec la construction d’une forme, la découverte du mouvement avec sa mise en espace. »

    UN TOURNANT

    Cette rencontre a été primordiale pour moi. Après plusieurs années de distance avec mon corps, suite à un arrêt brutal et terriblement triste de l’équitation, puis à des rééducations, puis à des essais divers et ratés pour me remettre dans une activité corporelle, j’en voulais à ce dos qui m’avait lâchée. Je ne reconnaissais plus la solidité de mon tronc. J’avais pris de la distance, quasiment en colère.  Joanne Leighton m’a permis de tâtonner, de me tromper, d’enrager, de réessayer, d’oser, de lâcher, de sentir, de faillir, de recommencer… pour peu à peu reprendre du plaisir à bouger, dans l’espace en 3D (je garde encore en moi ce cube conceptuel qui ouvre incroyablement l’espace par les coordonnées de multiples points vers lesquels diriger une partie du corps), à écouter mon corps jusqu’à le laisser aller dans des positions et transitions que je pensais devenues impossibles pour moi. Elle m’a aussi amenée au mouvement spontané et puis  à danser dans la confiance de l’écoute de l’autre et dans le développement d’un rapport dansé, voire dans une synchronisation du groupe entier. C’est énorme! Pendant quelques temps, avant son départ (pour diriger le centre chorégraphique national de Belfort), j’ai bénéficié de ses conseils, de ses encouragements et de son plaisir de transmettre la danse contemporaine aux non-danseurs comme moi, même abimés.

    Aujourd’hui, j’ai la conviction que cette « réparation » du lien esprit-corps m’a fait avancer non seulement dans mon lien à moi-même en tant que globalité (ou non-dualité), mais aussi dans mon lien à l’autre (lâcher-prise, confiance, écoute) et aussi dans ma pratique de l’hypnose. Mon corps fait partie intégrante de ma pratique hypnotique, même lorsqu’il est quasiment immobile, il me permet de me sentir libre, connectée et de laisser passer mes intuitions aussi bien dans les symboles du rêve éveillé que dans les sensations physiques… sans oublier les mouvements spontanés et la synesthésie, sur lesquels je travaille depuis quelques temps avec l’hypnose. En 2008, j’étais loin de me douter de cette autre façon d’être avec moi-même et de tous les bienfaits que j’en retirerais!

    CHANGEMENT DE CROYANCES ET DE COMPORTEMENT

    Là, encore, une situation vécue comme horrible et sans issue (je ne pouvais plus travailler à pieds ni monter des chevaux vifs ni…) a débouché sur un élargissement du cadre, ce qui a permis l’émergence d’une autre façon de voir ma situation, d’autres croyances, d’autres comportements, d’autres pratiques et  d’autres lumières.

    J’ai eu de la chance! Ce changement dans ma subjectivité s’est opéré grâce à l’accompagnement dans la danse le plus plus idéal pour moi: à la fois chorégraphe conceptuelle et danseuse contemporaine d’une grande rigueur,  accompagnatrice généreuse, attentive sans mièvrerie ni autorité ni connotation de danse-thérapie, dans la position de celle qui est là, favorise les conditions d’écoute, rassure…

    ACCOMPAGNER POUR UN CHANGEMENT

    Je ne peux aujourd’hui que faire le lien: l’hypnotiste que je suis devenue accompagne également le participant à acquérir des outils (exploration et transformation par l’hypnose) et à mettre en place les conditions les plus idéales possible de son changement.

    Et j’ai la croyance que l’on peut transmettre ce que l’on a intégré, car les expériences singulières et les accompagnements reçus dans des contextes et disciplines divers se rejoignent pour tisser la trame de notre position d’accompagnant.

    Merci Joanne.

    Image: « Made in Série« , Joanne Leighton 

    © Marie Lisel

    Bienvenue en séance

    PS: Après le départ de Bruxelles de Joanne Leighton (qui allait diriger le centre chorégraphique national de Belfort), j’ai poursuivi au Grand Studio, avec Nora Alberti et Laida Aldaz Arrieta (que je salue au passage: sourire et merci à vous deux!) et dans quelques cours de contact, impro… Puis mon corps a de nouveau fatigué et j’ai lâché la danse au profit d’autres explorations. Aujourd’hui, je cherche, à Paris cette fois-ci, un cours de danse contemporaine pour amateurs, basé sur l’intuition, le rapport, l’espace, le mouvement… et pas trop sur une chorégraphie compliquée. Qui a une piste? 🙂

  • Ecoute synesthésique de l’art acousmatique par l’hypnose

    TRANSFORMER LES SONS

    Cet atelier de 3h invite les participants à transformer les sons en formes et couleurs, en sensations et en mouvements.

    Il se fait debout et/ou couché et nécessite une salle confortable et une sono de qualité en 4.1. et une table de mixage.

    SYNESTHESIE

    La synesthésie (du grec sunaisthêsis : perception simultanée) est une expérience subjective, dans laquelle des perceptions relevant d’une modalité sensorielle (ici : les sons écoutés) sont accompagnées de sensations relevant d’une autre modalité (ici : les sensations kinesthésiques et le mouvement intuitif), en l’absence de stimulation de cette dernière.

    Dans ce workshop, grâce à l’outil hypnotique, nous créerons les conditions propices à l’expérience de la synesthésie, dans le sens où la musique électroacoustique fera éclore, dans un premier temps, des sensations physiques et, dans un second temps, des mouvements spontanés.

    Autrement dit, en écoutant un objet sonore, puis un montage d’objets sonores, chacun développera ses facultés à transformer cette matière en sensation de température, en tremblement, en expansion, en passage intérieur, en picotement agréable, en flottement… et laissera le corps bouger sans intervention de la volonté et sans le support « mélodie et rythme », habituel dans la danse.

    En savoir plus sur la synesthésie, voir le projet Synesthéorie de Vincent Mignerot

    L’HYPNOSE COMME OUTIL POUR LA SYNESTHESIE

    L’hypnose éricksonienne est un outil formidable pour expérimenter les sensations. En entrant en contact avec les parts non volontaires de nous-même, il est possible de créer des images, odeurs, goûts, sensations, sons, mais aussi de relier un stimulus (ici les objets sonores) à une réaction (ici les sensations corporelles). Le développement de la synesthésie par l’hypnose repose sur la base de ressources présentes en chacun de nous, qui sont rendues disponibles et amplifiées, jusqu’à jouer avec l’état que connaissent les synesthètes spontanés.

    Lorsque vous lisez une bande dessinée, des sons apparaissent dans votre esprit alors que le livre en lui-même n’est qu’un stimulus visuel. Idem lorsque vous entendez la fraise du dentiste en étant encore dans la salle d’attente… l’odeur, le goût et les sensations corporelles apparaissent très naturellement. Cette faculté est inscrite en nous mais s’est perdue chez bon nombre d’adultes. Elle ne demande qu’à être réactivée, ce qui est possible grâce à l’hypnose.

    UNE EXPERIENCE SINGULIERE

    Bien sûr, ce jeu hypnotique, en transe légère, ne donne pas les mêmes effets chez tout le monde. Selon les ressources de chacun, selon les métaprogrammes (façon habituelle de fonctionner), selon l’état du jour, selon le rapport entretenu avec la musique électroacoustique, selon le degré de suggestibilité, selon l’entrainement à la transe et selon le rapport au corps et à la danse… les réponses sont variables en intensité et diverses par leurs formes.

    En outre, ce travail avec l’outil hypnotique respecte les limites de chacun. Et toutes les conditions techniques sont mises en place afin que l’état de transe soit orienté vers une synesthésie kinesthésique positive, épanouissante, ouvrante (de nombreuses balises empêchent le « bad trip » 😉 )

    LA MUSIQUE ELECTROACOUSTIQUE

    La musique électroacoustique est la musique idéale pour ce projet. Tout d’abord, elle repose sur “le son pour le son”, l’objet sonore étant écouté pour ses qualités sonores et non en rapport avec sa source et ses connotations. Ensuite, elle ne donne pas la solution habituelle pour bouger en musique, c’est-à-dire la mélodie et le tempo régulier. Enfin, elle propose des univers singuliers et cohérents, mis en espaces, pour une immersion en 3 dimensions.

    Le workshop se cloture sur l’écoute d’une pièce de 10-15 minutes, sans intervention de l’hypnotiste ni coupure sonore, de façon à ce que chacun puisse expérimenter ses découvertes dans une immersion complète. Ensuite, nous débriderons joyeusement 🙂

    PREMIERE MUSICIENNE INVITEE: VALERIE VIVANCOS

    Dans cette proposition, Valérie Vivancos joue des sons tirés de son projet en cours, “Releasing the Spirit of Objects”, qui explore le rapport primal du corps à l’objet sonnant. Le premier volet de cette série, commande du GRM et de Radio France sera créé en février 2017 au studio 105 de la Maison de la Radio dans le cadre du festival Présences.

    Depuis la fin des années 90, Valérie Vivancos (Ocean Viva Silver) explore les modalités du son à la croisée de recherches artistiques et musicales. Après avoir étudié aux Beaux Arts de Londres (Chelsea College of Arts) et San Francisco (SFAI) et navigué 11 ans dans les arts sonores anglo-saxons, elle rejoint Paris et initie des projets éditoriaux et de performance (Double Entendre et OttoannA, avec Rodolphe Alexis), travaillant ponctuellement pour des structures de recherche musicale dont le GRM. Son corpus évolutif débute par une table rase, l’expérience relative du silence (Em direção ao silêncio – Rio, 2001), pour s’acheminer vers les rythmes naturels du corps (Sleep in Opera – Copenhague, 2002 / Stockholm 2016) jusqu’aux timbres communicants (Echolalia – Paris, 2014). La série en cours,“Releasing the Spirit of Objects” explore le rapport primal du corps à l’objet sonnant. Le premier volet de cette série, commande du GRM et de Radio France sera créé en février 2017 au studio 105 de la Maison de la Radio dans le cadre du festival Présences.

    Cliquez ici pour le  site web de Valérie Vivancos

    CONDITIONS PRATIQUES

    Cet atelier de 3h (possible en 2h) invite les participants, au nombre de 8 à 50, à transformer les sons en sensations et en mouvements spontanés. Il se fait debout et/ou couché.

    Il nécessite une salle confortable, un micro-casque sans fil, une table de mixage et une sono de qualité en 4.1.

    PUBLIC

    Il s’adresse d’abord aux musiciens, aux danseurs et aux autres artistes du champ des arts contemporains, ainsi qu’aux chercheurs, professionnels et amateurs, en synesthésie, en hypnologie, en arts…

    ADAPTATION POSSIBLE

    Pour une initiation avec un public plus large, c’est-à-dire pour un groupe non initié à l’acousmatique, la musique électroacoustique peut être remplacée par une musique présentant un tempo et une mélodie, sans aller toutefois vers une musique trop familière, qui risquerait d’emporter les participants vers ce qu’ils connaissent déjà (la danse sur une musique dansante avec un rythme régulier, un refrain, des attentes comblées…).

    Il suffit d’oser!

    © Marie Lisel

    Image: Beatriz Ferreyra

    « Ecoute synesthésique de l’art acousmatique par l’hypnose » peut aussi se décliner en séance. Bienvenue

     

  • L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    Oppression, gêne, douleur, tension, tiraillement, lourdeur, engourdissement, nausée, vertige, acouphène, hypersensibilité… sont des indications de l’hypnose éricksonienne.

    Tout d’abord, il est primordial de distinguer deux cas de figure, qui demandent deux approches différentes: soit la douleur est psychosomatique et l’hypnose va permettre un changement de fond, soit elle est traitée par la médecine et le travail hypnotique va alors soutenir ce traitement (en gérant l’intensité de la douleur ou de l’acouphène, par exemple, ou en travaillant sur l’acceptation d’une maladie, la gestion du stress, etc.). Bien sûr, certains cas relèvent de l’un et l’autre. A chaque praticien de prendre les précautions nécessaires pour laisser la médecine faire son travail et accompagner au mieux la personne.

    En effet, anesthésier une rage de dents chez un phobique du dentiste, c’est repousser la prise en charge de la dent et risquer un abcès encore plus violent. Idem avec un lumbago… La douleur est un signal qu’il est nécessaire de faire entendre à un spécialiste du corps et d’écouter attentivement (que signifie-t-elle? quel rôle joue-t-elle dans la vie de la personne?).

    GENES OU DOULEURS CREES PAR L’INCONSCIENT

    Certaines douleurs ou gênes sont créées pour protéger la personne de ce que l’inconscient a projeté comme zone dangereuse. Il s’agit alors, comme pour l’arrêt du tabac, d’explorer les conditions dans lesquelles ce « signal » ou cette limitation peut être modifié. Un acouphène peut, par exemple, protéger du monde extérieur, comme une barrière entre soi et les autres. Un mal au ventre peut être causé par des tensions entre parties, l’une désirant avancer, explorer, alors qu’une autre retient de toutes ses forces par peur d’un piège imaginaire. Une oppression respiratoire peut venir d’une impression que l’énergie des autres entre en soi, sans filtre et étouffe par un trop plein. Une boiterie peut survenir par fidélité inconsciente à un parent qui se traine et qui a du mal à voir son enfant devenu adulte gambader … Le corps répond paradoxalement aux besoins inconscients de prendre soin en limitant les mouvements, en barricadant, en luttant…

    Grâce à la communication entre les parties, il est possible de comprendre profondément comment ce système fonctionne et de trouver d’autres solutions que le symptôme physique, solutions qui rassurent et qui libèrent. Ce que le symptôme cherche à faire est entendu et transformé, dans le respect de toutes les parties de la personne. Cela se fait éventuellement par étapes. L’essentiel est d’ouvrir un espace de rencontre et de transformation entre tout ce que l’on est, jusqu’à trouver un fonctionnement qui favorise la libération de ce ce symptome et par conséquent la liberté de mouvement.

    Parfois, en posant la question des besoins, une tâche à accomplir hors séance apparait à la personne, qui visualise un endroit qu’il serait bon pour elle de retrouver ou une action à effectuer d’ici la prochaine séance, comme rendre visite à une personne, se débarrasser d’un objet lourd symboliquement, s’occuper d’un endroit négligé, retrouver une activité libératoire perdue, comme le chant…

    L’état hypnotique ouvre des voies nouvelles. Le symptôme n’a plus de raison d’être et disparait de lui-même au fur et à mesure que l’aménagement intérieur évolue vers sa justesse.

    GENES OU DOULEURS PHYSIOLOGIQUES SOIGNEES PAR LA MEDECINE POUR LESQUELLES L’HYPNOSE EST UN OUTIL DE CONFORT

    Pour d’autres symptômes, il s’agit davantage de trouver des moyens de gérer la douleur dont la médecine s’occupe de la cause. Le témoignage de S., ci-dessous, montre comment l’autohypnose, avec des ancrages posés en séance, lui permet de vivre des examens en hôpital de façon bien plus confortable. Ici, l’hypnose ne soigne pas la colonne, mais permet de supporter les soins médicaux.

    HYPERSENSIBILITE POSITIVE

    Notons également qu’en accompagnant quelqu’un qui ne présente pas de symptôme, il est possible par l’hypnose d’obtenir une hypersensibilité positive (intéressante sexuellement!), un acouphène temporaire (utile pour le focus dans des tâches où la concentration est diffuse) et autre modification sensorielle (synesthésie…)

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue

    © Marie Lisel

    Photographie: « Bois de renne sauvage, Norvège » © Vincent Munier

    Extrait de retour de séance de S.

    Je souffre de douleurs chroniques neurologiques et musculosquelettiques et je suis suivie par des médecins.
    Ma première expérience (une séance) avec Marie Lisel avait pour but de gérer une exacerbation de la douleur chronique dans le bas de mon dos, aggravée par un très long trajet en voiture.
    Après discussion sur les images de l’anesthésie, j’ai opté pour une isolation de la zone, pour rendre impossible la transmission des signaux douloureux au cerveau. Pour effectuer cela, je fus invitée à visualiser la zone concernée, puis à choisir comment couper les moyens de communication entre cette zone et le reste du corps.
    Une fois le mécanisme ancré, il me fut alors possible de réactiver cette isolation à la demande. J’ai alors pu diminuer mes douleurs, dans les zones où elles devenaient insupportables, pour continuer à fonctionner.
    Notre travail le plus récent (deux séances) m’a préparée à un traitement hospitalier sur la colonne vertébrale, que j’anticipais comme très douloureux et difficile, mais dont j’espérais un résultat positif à terme.
    Il s’agit d’un traitement par radiofréquence pulsée non-lésionnelle et d’une infiltration facettaire lombaire classique.
    J’avais continué à travailler sur le premier exercice, mais je cherchais un moyen d’obtenir des résultats plus radicaux, vu la douleur extrêmement lancinante de l’opération (qui se déroule sans anesthésie).
    Pour cela, nous avons choisi de faire appel à mon inconscient, en lui laissant toute latitude pour aller chercher dans tous mes domaines expérientiels (mémoire, imaginaire, créations métaphoriques, liens avec des personnes qui m’ont aidée…) ce qui aiderait mon corps à maintenir la douleur de l’intervention à un niveau acceptable et gérable. J’ai pu prendre conscience des moments où l’inconscient s’acquittait de sa tâche, car ils se traduisaient par de légers mouvements involontaires des doigts de ma main gauche. Ca a duré un bon moment.
    Puis j’ai dialogué et négocié directement avec mon corps.
    Nous avons ensuite autorisé ma partie consciente à se dissocier le plus possible de la situation, pendant l’opération, en se réfugiant dans un galet que je serrais dans ma main droite (je me suis exercée pendant et après la séance, jusqu’à y arriver facilement), tout en demandant à ma vigie de veiller continuellement et de venir me prévenir de suite, dans le galet, si un signal d’alarme (mauvais positionnement de l’aiguille dans la colonne…) lui parvenait.
    L’intervention fut beaucoup plus supportables que celles que j’avais subies auparavant, bien que de nature similaire.
    Après, j’ai pu aussi gérer la douleur post-opératoire, en continuant à m’adresser à mon corps et en l’encourageant à noyer l’expression des symptômes les plus intenses (douleur lancinante très localisée et sensation de brûlure interne plus généralisée) dans une sensation moins douloureuse (simple chaleur intense). Et je me suis endormie.
     

     

     

  • Eliane Radigue: des musiques hypnotiques

    ELIANE RADIGUE

    Eliane Radigue (née en 1932) utilise des sons continus, créés selon des techniques complexes, qui invitent à une écoute active, mais aussi à la méditation ou à l’hypnose.

    Elle est l’une des compositrices les plus influentes de ces 50 dernières années et l’une des références quasi unanimes des créateurs de musique électroacoustique. Je ne suis donc pas très originale en la présentant comme l’une de mes écoutes favorites.

    UN ETAT D’OUVERTURE DE CONSCIENCE

    La dernière fois que je me suis laissée aller à une écoute de son oeuvre, plusieurs heures d’affilée, en autohypnose, j’ai atteint cet état incroyable d’impression de faire partie du grand tout, cet état de sérénité parfaite, si précieux. Mais étrangement, ce n’était pas cette fois sous la forme de mollécules d’eau parmi les mollécules d’eau (mon « corps » dilué dans tout ce qui contient de l’H2O), existant indistinctement en mollécules entremêlées, mais sous la forme de grains de sables d’une colline ronronnante, un puma de sable immense. Comme d’autres musiques de transe minimalistes, la musique d’Eliane Radigue peut mener à cet état d’ici et maintenant, en harmonie, en paix, en lien avec le monde. Un des états de bonheur qui vaut bien de s’exercer un peu 🙂

    Je vous invite à vous laisser guider par sa musique – ou plutôt à laisser « vos autres » (voir l’article « Mon autre/Mes autres) projeter leurs rêves, émotions ou intentions dans ses sons, si subtils, riches et éclairants. Et peut-être un jour, à prolonger un état d’autohypnose préparé en séance dans ses sons pour vivre des expériences.

    Je me contenterai  ici d’une transcription d’une citation (tirée de son portrait), d’un portrait par Maxime Guitton, d’un autre par Jean-Claude Fraicher, d’un lien pour écouter Arthesis, et Geelriandre et de la description de la « Trilogie de la Mort ».

    Cette citation correspond à au moins un processus que l’on utilise en hypnose: créer son propre réel par le choix de ce sur quoi nous portons notre attention : « On peut très bien dans la rumeur de cette ville avec une certaine attention d’écoute, entendre des fréquences et créer sa propre musique. Quand j’étais jeune je faisais ça dans les avions, par exemple. Il y en avait certains qui étaient extrêmement musicaux, d’autres moins… mais on écoute toutes les fréquences et on crée… l’oreille se balade dans tout ça et crée sa propre musique ».

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

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    « La musique d’Éliane Radigue est une expérience envoûtante du temps et de l’espace. Composée d’amples flux de vibrations, elle est à la fois monumentale et infiniment discrète. Tel un miroir pour l’esprit, elle dévoile “ces étranges rivages de nos paix ignorées”, comme l’a écrit Gérard Fremy. Dès ses premières compositions à la fin des années 60, elle a développé une œuvre unique en son genre, en toute indépendance des esthétiques en vogue. Pionnière des musiques électroniques, elle a exclusivement travaillé avec ce médium jusqu’en 2000. Elle travaille aujourd’hui avec les sons acoustiques d’instruments classiques.« 

    Extrait du texte Un portrait d’Eliane Radigue par Emmanuel Holterbach

    « TRILOGIE DE LA MORT » D’ÉLIANE RADIGUE / MUSIQUE POUR ARP SYNTHESIZER

    CHAPITRE I (61’22) KYEMA
    États intermédiaires … À mon fils, Yves Arman Inspiré du texte-racine du Bardö-Thödol (Le Livre des Morts Tibétains), cette œuvre évoque les six états intermédiaires qui constituent la « continuité existentielle » de l’être.

    I – Kyene – Naissance

    II – Milam – Rêve

    III – Samten – Contemplation – Méditation

    IV – Chikaï – Mort

    V – Chönye – Claire Lumière

    VI – Sippaï – Traversée et Retour

    Achevé au studio de l’auteur, Paris, en octobre 1988. Kyema a été créé en décembre de cette même année au New Langton Arts à San Francisco.

    CHAPITRE II (56’08) KAILASHA
    La double source d’inspiration de cette pièce évoque le paradoxe de certains dessins d’Albers ou d’Escher dans lesquels un élément des volumes devient le sas ou l’interface/interphase qui livre l’accès à un autre espace volumétrique à la fois logique et paradoxal. D’abord intitulé « Hereafter », KAILASHA en réfère à une expérience puisée dans le réel vécu, mais est également la transposition d’un parcours imaginaire autour de la montagne la plus sacrée des Himalayas, le Mont Kailash, considéré comme l’une des voies d’accès à une autre sphère d’existence.

    Achevé en 1991 au studio de l’auteur, Paris, en 1991. Créé à l’Experimental Intermedia Foundation, New York, le 16 mars 1991.

    CHAPITRE III (51’17) KOUME
    « Ô Mort,où est ta victoire ? » (Corynthiens XV) Œuvre de cendres – Des cendres de l’illusion devenue lumière Des-cendres au plus profond des sources de la vie. Là où naît la Mort, où Mort devient Naissance. Activement re-commencement – Eternité d’un perpétuel de-venir.

    I – « Certainement l’homme se promène parmi ce qui n’est que l’apparence » (Psaumes XXXIV#7)

    II – « Qua resurget ex favilla judicandus homo reus » (Messe de Requiem)

    III – “Have lightning and thunders their fury forgotten” (Passion selon Saint Mathieu)

    IV – « Ô Mort, où est ta victoire ? » (Corynthiens XV)

    Commande réalisée au Studio CIRM à Nice en 1993. Création au MANCA, Nice, le 14 novembre 1993.

    Sa discographie:

    • E = A = B = A + B (2 x 7″ limited edition) (Galerie Yvon Lambert, 1969 reprise par Povertech Industries, 2000)
    • Songs of Milarepa (single disc) (Lovely Music, 1983)
    • Jetsun Mila (Lovely Music, 1987)
    • Kyema, Intermediate States (Experimental Intermedia, 1992)
    • Mila’s Journey Inspired by a Dream (Lovely Music, 1992)
    • Biogenesis (Metamkine, 1996)
    • Trilogie de la Mort (Experimental Intermedia, 1998)
    • Songs of Milarepa (two discs) (Lovely Music, 1998)
    • Adnos I-III (Table of the Elements, 2002)
    • Geelriandre / Arthesis (Fringes Archive, 2003)
    • Elemental II (Records of Sleaze Art, 2004)
    • L’Ile Re-sonante (Golden Nica, Ars Electronica 2006, Shiin, 2005)
    • Chry-ptus (Schoolmap, 2007)
    • Naldjorlak pour Charles Curtis, (Shiin, 2008)
    • Ψ 847 (Oral, 2013)
  • Jérome Bel: laisser faire le désir

    LAISSER FAIRE LE DESIR

    Le chorégraphe français Jérome Bel dit dans une interview à propos de Gala: « On ne peut pas travailler puisque ce ne sont pas des outils performants, donc il s’agit de faire autre chose, de ne pas travailler, de laisser faire leur désir. Le principe du spectacle, c’est le désir ». Voir:  extrait de Gala

    Marie-José Malis présente le spectacle ainsi: « Envisager autrement la danse. Ouvrir le théâtre à ceux qu’il ne représente jamais. Se demander : comment l’art met en commun ? Artiste majeur de la scène contemporaine, Jérôme Bel revient avec une proposition qui s’est imposée durant un atelier mené avec des amateurs en Seine-Saint-Denis. Le gala, forme festive et collective, mêle ici professionnels de la danse et amateurs issus de divers horizons. Sans jamais appeler au jugement, les différents numéros révèlent la manière dont le répertoire culturel de chacun engage un rapport singulier au désir d’autre chose, de joie, de perfection, de transfiguration, et de partage politique, qu’est la danse. Et l’inventaire de cette « danse sans qualité » ne révèle pas seulement la multiplicité des modèles esthétiques. Il œuvre dans un désir partagé. »

    MOUVEMENTS SPONTANES DESHINIBES

    Quel rapport avec ce site?

    Outre le recadrage opéré par l’artiste (encore une fois), l’idée du « désir partagé dans une danse sans qualité » est un thème à développer sous hypnose.
    Le mouvement et le son spontanés en état d’hypnose m’intéressent depuis bien longtemps.
    Sans compter que le joyeux côté désinhibiteur de l’hypnose facilite l’expérience de bouger simplement ensemble, sans jugement ni inhibition. Yeah!

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

  • Acouphène : soulagement et utilisation volontaire par l’hypnose

    L’ACOUPHENE

    En tant que créatrice sonore, je fréquente un grand nombre de personnes sujettes à des acouphènes, temporaires ou permanents. J’en ai moi-même de temps en temps, en sortant de concerts noise ou d’une longue session de travail au casque.  C’est pourquoi je me suis particulièrement penchée sur ce sujet.

    L’acouphène est une sensation auditive non liée à un son généré par une vibration d’origine extérieure à l’organisme et inaudible par l’entourage. Pour la personne acouphénique, le bruit est réel, envahissant, oppressant…

    Pour commencer, il est nécessaire de diagnostiquer médicalement la cause de l’acouphène, chez un médecin spécialiste. Parfois, l’acouphène est un problème physique, le symptome d’une blessure de l’oreille. Le plus souvent, l’acouphène est une manifestation psychosomatique. Pour le psychisme, c’est une façon d’exprimer une souffrance ou de se protéger.

    GERER L’ACOUPHENE PAR L’HYPNOSE

    Il y a différentes méthodes pour gérer l’acouphène avec l’hypnose: travailler sur ce message de souffrance (avec son terrain d’enracinement et son utilité consciente ou inconsciente), sur la boucle de l’acouphène, sur la dissociation au son de l’acouphène… selon chaque cas (acouphène d’origine physiologique ou psychosomatique, fonctionnement de la personne…).

    Cela rejoint cet article du blog : L’hypnose soulage les sensations d’oppression, les tensions, les douleurs

    Au-delà du soulagement en séance, il faut noter que la personne devient peu à peu autonome dans la gestion de ses acouphènes et peut influer seule sur eux, en choisissant quand et comment le faire.

    Parfois, il s’agit aussi de ne pas le faire, car certaines personnes préfèrent finalement conserver leur symptome. J’ai eu un cas comme cela, avec un acouphène qui protégeait le sujet du monde extérieur et qui est devenu un allié plutôt qu’un envahisseur, une fois le processus mis à jour. La personne ne désirait pas travailler sur sa phobie sociale. Elle était ravie de se retrouver avec un bouclier modulable. Nous avons donc joué à l’utiliser, le transformer. Libre à elle de revenir quand elle le désirera pour un autre objectif. C’est la personne qui décide ce qu’elle fait de son symptome, pas moi.

    JOUER AVEC L’ACOUPHENE

    Il est donc possible de créer un acouphène, de monter ou de descendre sa hauteur, de le changer d’oreille… et le son semble toujours bien réel.

    Je m’en sers personnellement pour dédramatiser mes acouphènes en les rendant ludiques, pour créer un test concret dans mes séances expérimentales d’auto-hypnose (en me servant de l’acouphène comme levier) et de ligne de focus pour la méditation lorsqu’il y a trop de bruit ambiant.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

    LIENS

    Ecoutez le merveilleux acouphène de Sylvain Chauveau

    Cover of Lykke Li’s « I Follow Rivers » by Sylvain Chauveau
    From album « Post-Everything », out on Brocoli on 25.08.2017 (LP, CD, DL)
    Order here: http://www.brocoli.org/release/sylvai
    Sylvain Ch: vocals, programming
    Myriam Pruvot: backing vocals
    Geoffroy Montel: mixing
    www.sylvainchauveau.com
    www.brocoli.org
    https://www.youtube.com/watch?v=zLCccIvjmWg

    Voici quelques liens parmi d’autres, sur le soulagement des acouphènes par l’hypnose:

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/87-l-hypnose-une-therapie-positive-pour-l-acouphene

    http://www.france-acouphenes.org/index.php/actu/conferences/65-hypnose-et-acouphenes-mme-le-dr-ravo-teyssier

    http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140324.OBS1005/acouphenes-l-hypnose-contre-les-bruits-psychosomatiques.html

    http://acouphenesquebec.org/lhypnotherapie-quen-attendre-contre-lacouphene-et-lhyperacousie/

    http://acouphenes.ca/therapies-acouphenes/hypnose/hypnose-et-acouphenes.html

    http://www.blog-des-acoupheniens.fr/article-l-autohypnose-agit-en-douceur-sur-vos-acouphenes-122594366.html

    http://www.inctb.net/les-acouphenes.pdf

    https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/l-origine-des-acouphenes-se-precise-9701