« YES, WE CARE. Sexualité(s) et corps politiques », au FRAC Lorraine à Metz, dans La nuit des idées, du 25 au 26 janvier, s’est terminée par un rêve éveillé fantasmatique: La voix disait à peu près: « Ecarte les plis ».
Performance Participative, voyage singulier, psychique, onirique, érotique, émotionnel, sensoriel grâce à la modification de l’état de conscience, par l’hypnose, le rituel et le son.
Nuit conçue en partenariat avec :
49 Nord 6 Est – Frac Lorraine
LYO Est
Bête Noire
CREM / Université Lorraine–Metz
Fragment
Institut Français – Nuit des idées
Témoignages de participant.e.s
Merci aux participant.e.s qui ont pris le temps et l’énergie de laisser quelques traces dessinées ou écrites après ce voyage fantasmatique!
Qui prend au corps
fait circuler les boules
dans le corps. de la lumière
Chuchoter aux oreilles
partager le bonheur et le plaisir chuchoter ensemble
le fluide, qui prend le corps submerge.
Dans l’atmosphère
c’est me suspendre
léger
fluide
moelleux de la fourrure
beaucoup d’eau c’est chaud
léger
pénétrant
alléchant.
——————–
Il y avait des morceaux d’émeraude laiteux étalés, espacés, et connectés par du fil.
C’était pareil pour mes parties du corps, tout mon corps.
Un losange tissé en fils d’or sertis de petit rubis s’est faufilé dans mon vagin
les pierres sont sorties plus nombreuses partout les pores de ma peau et j’ai été découpée en deux de plaisir.
——————–
J’ai rencontré à travers des filtres-voile éthérés « ma » puissance maritime sur une plage à l’atmosphère mythologique falaise, vent, soleil, sexe chaud et dressé, cheveux bleus, sexe bleu. Mon partenaire ressemble à un chat. Je lui offre du plaisir je lui offre ma puissance…
mon corps avait des démangeaisons
c’était tenu
Maouw – mon partenaire est comme un chat
je fesse toi
j’ai des cornes et des cheveux bleus assorti à mon nouveau sexe bleu.
Pour ce deuxième atelier animal au Studio La Limite, j’ai choisi ce thème suite à ma relecture de « L’oiseau et ses sens » (Tim Birkhead), suite à ma réécoute de « Birds Cage » (John, Cage), suite à des rencontres furtives dans les bois gaumais en décembre (grande aigrette, et corbeau) et ailleurs (rouge-gorge et pic épeiche)… vive les oiseaux!
Laissez-vous voler dans les mots, les images, les connotations, les madeleines… et notez les bribes qui passent… pour rassembler des matériaux du rêver.
…les mythes et légendes comptent aussi de nombreux oiseaux!
Céleste Boursier Mougenot
En pratique
Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.
Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.
Combien? Contribution libre en conscience pour les 3h d’atelier (entre 8 et 30 euros), selon vos moyens + 3 euros pour la salle.
Où? Quand? Au Studio La Limite, le mercredi 17 janvier à 20h.
Réserver? Il n’y a que 10 places (chacun.e a son matelas, c’est cocoon). Envoyez-moi un mail si vous désirez participer: lisellesil@gmail.com
Qu’apporter?
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parties intérieures que vous connaissez ou pressentez comme proche des oiseaux
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un oiseau réel
un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
feuilles et marqueurs
une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
des vêtements confortables
un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?
une enveloppe et de la monnaie
ANIMALITE ET INTUITION
L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.
L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.
L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.
Ces 3h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!
Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!
Nous envisagerons une suite animale au fur et à mesure (ici, c’est le second opus). Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂
Quelques explications
Enfiler sa croyance? Choisir son mode?
Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.
Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):
rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le « on dirait qu’on serait… » de l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.
Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!
Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?
L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».
Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.
L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humainest souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.
Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.
D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…
Comment se connecter?
A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.
Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.
En gros, nous expérimenterons deux axes:
rencontrer son ou ses oiseaux intérieurs dans un rêve éveillé.
laisser l’un des oiseaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.
Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).
Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?
Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.
Régulièrement, des personnes viennent en séance pour (re)trouver leurs rêves.
Rêves nocturnes, rêves lucides, rêves éveillés libres ou simples rêveries sont en effet souvent encagés dans le quotidien fait d’agendas, de listes, de conversations repassées, de futurisations répétitives, de ruminations, d’angoisses… ou carrément d’amnésie ou d’espace vide.
Où se cache donc l’imaginaire?!
En expérimentant le rêve éveillé sous hypnose, une fenêtre s’ouvre déjà: le rêve est bien là. Il se déroule, s’ouvre, éclôt, offre des représentations (paysage, personnages, narration…), des cheminements, des transformations et des espaces-temps inédits qu’il est possible de retrouver seul.e par la suite (avec une porte, un ancrage, un appel…).
En apprenant à jouer avec l’imagination volontaire (c’est-à-dire imaginer volontairement un élément, respirer pour aller vers tel espace temps, demander « + de… », etc.) et l’imagination active (laisser faire le rêve), chacun.e s’ approprie un outil magique d’entrainement, surtout au rêve éveillé et au rêve lucide.
Et puis, en allant à la recherche du rêve comme une quête au trésor dans l’imaginal, des transformations s’opèrent, des éléments se dénouent, se nettoient, se ressourcent… et les personnages-représentations responsables des rêves négocient leurs besoins et désirs et se concilient pour « un rêver » à la fois agréable, ouvrant et libérateur.
Personnellement, « le rêver » m’est indispensable, que ce soit seule ou en groupe. Car créer sa vie son oeuvre son monde permet non seulement de transformer sa propre réalité, mais aussi de transcender les peurs pour construire des représentations, des intentions, des idéaux collectifs, ensemble (comme exemple, voyez le « Rêvez l’obscur », Starhawk)
Je cogite un stage sur le rêve nocturne, lucide, éveillé libre, éveillé dirigé (RED de Robert Desoille et adaptations), rêverie, rêve de groupe…
En attendant, voyez mes articles sur le rêve lucide et sur le rêve éveillé, ainsi que les séances, workshops et performances participatives déjà mis en place.
L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.
L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.
L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.
Ces 4h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!
Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!
« The Horse Problem » by Claudia Fontes, the exhibition of Argentina at the Venice Art Biennale 2017
Nous envisagerons une suite animale ou pas, selon le déroulement de ce jeudi. Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂
En pratique
Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.
Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.
Qu’apporter?
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parts intérieures animales que vous connaissez ou pressentez
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un animal réel
un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
feuilles et marqueurs
une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
des vêtements confortables (le serpent en jupette, c’est pas évident!)
un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?
Pierre Huyghe
Enfiler sa croyance? Choisir son mode?
Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.
Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):
rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le « on dirait qu’on serait… » de l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.
Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!
Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?
L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».
Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.
L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humainest souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.
Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.
D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…
Comment se connecter?
A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.
Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.
En gros, nous expérimenterons deux axes:
rencontrer son ou ses animaux intérieurs dans un rêve éveillé.
laisser l’un des animaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.
Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).
Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?
Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.
L’addiction se définit comme la dépendanced’une personne à une substance ou à une activité génératrice de plaisir, dont elle ne peut plus se passer en dépit de sa propre volonté.
La compulsion peut se définir comme uneimpulsion irrésistible d’accomplir un acte irrationnel.
En y cédant, nous vivons une expérience qui modifie l’humeur, mais qui peut aussi avoir des conséquences graves. Le paradoxe est que la personne croit nécessaire à sa (sur)vie une substance ou une conduite qui peut mettre sa vie ou son équilibre en danger.
Evidemment, nous ne travaillons que sur les addictions-compulsions toxiques. Si une dépendance, un comportement ne vous apporte que du bien-être, foutez-lui la paix 🙂
Part of documenta 14, Brigitte Polemis presents “#iFollow” at the Bouziani Museum
Il en existe de nombreuses formes : alcool, tabac, nourriture, drogues, médicaments, dépendance affective, travail, sexe, jeux-vidéos, jeux en ligne, achats, jeu…
L’hypnose permet de comprendre les processus psychiques et comportementaux et de les transformer pour vivre librement.
Il existe de nombreuses façons d’aborder les addictions et compulsions par l’hypnose.
Dans cet article, je vous expose ma façon actuelle d’envisager ce travail hypnotique en 4 axes principaux:
1: Différencier l’identité (qui je suis) du le comportement (ce que je fais) pour dépasser le figement et mettre mes processus en mouvement
2: Décaler l’automatisme pour ouvrir le champ des possibles
3: Parler le langage intérieur pour communiquer avec moi-même en profondeur
4: Différencier l’intention positive (remplir un besoin) du comportement pour négocier des réparations, transformations, libérations, modérations…
Ces différents axes ne sont pas nécessairement envisagés dans l’ordre ni chacun dans une séance. Parfois, le travail se fait étape par étape et parfois de façon tellement symbolique qu’il est difficile de savoir exactement ce que les parties intérieures ont réalisé pour permettre le mouvement, la transformation et l’émancipation.
C’est un chemin à chaque fois différent puisqu’ajusté à chacun.e.
Une fois que ce mouvement est initié, la transformation est possible. Oui, il est possible de changer la façon dont nous fonctionnons, nous pensons, nous réagissons, nous fuyons, nous nous cachons, nous nous papouillons, nous nous donnons du courage, nous nous défendons, nous cherchons à être accepté, nous affirmons notre loyauté…
Or, la croyance confuse qu’une personne, une action ou un objet fait partie intégrante de notre identité ou de notre survie empêche ce mouvement.
Etre dépendant à l’alcool, à la cigarette, au sport, au porno, au shopping, au sucré… ne définit pas l’identité de la personne. Le « je » est différent de la dépendance. L’individu n’est pas le comportement qu’il a.
En différenciant « qui je suis » du comportement, le changement peut commencer. Ca a déjà bougé!
A la maison, faites l’exercice plusieurs fois, des jours différents, les yeux fermés et téléphone éteint et notez ce qui vous est venu sans trier:
Si mon « je » d’aujourd’hui rencontrait le « je » du dernier jour de ma vie, qu’est-ce que ce « je » qui se prépare à mourir désirerait que le « je » d’aujourd’hui change, là, maintenant?
Imaginez votre double débarrassé de ce comportement, observez-le dans vos différents cercles sociaux, votre famille, votre vie sentimentale, votre boulot, vos passions, vos conversations… Qu’est-ce que cela modifierait dans votre vie?
En séance d’hypnose, de nombreuses techniques peuvent être envisagées si nécessaire pour valider cette étape. Un exemple parmi d’autres: la personne visite ses différents niveaux (technique de Robert Dilts) : son environnement, ses comportements, capacités, croyances et valeurs, son identité et ce qui la relie plus largement au monde ou à l’univers, que l’on peut appeler sa spiritualité.
Shame, film réalisé par Steve McQueen en 2011 dont le personnage principal est addict au sexe
AXE 2: DECALER L’AUTOMATISME
Quand un petit changement est opéré volontairement, le comportement automatique est légèrement décalé, ce qui ouvre d’autre possibles.
A la maison, au quotidien, forcez-vous à décaler votre façon de vous livrer à ce comportement. Accumulez les décalages jour après jour. Par exemple:
fumez de l’autre main, changez de marque de produit, commencez par un aliment salé alors que vous grignotez sucré, changez la position de l’ordinateur et votre siège, votre propre position…
attendez 3 minutes en regardant la cigarette, la bouteille, le gâteau le téléphone, la page d’accueil du site sur l’écran…, sans rien faire d’autre que d’observer ce qui se passe en vous
triplez le comportement (si je fume, j’en fume 3, si je mange ce gâteau, j’en mange 3…)
faites autre chose avant, comme boire un grand verre d’eau très lentement et laisser monter les images ou prendre des notes dans le carnet ou fermer les yeux et respirer à fond 6 fois ou…
Les façons de décaler les automatismes sont innombrables. Inventez-en, accumulez-les! Commencez une semaine avant votre rendez-vous et notez les effets dans votre carnet de l’axe 2. Ca a déjà commencé à changer…
En séance d’hypnose, ces légers changements seront amplifiés en accord avec les parties de vous qui réclament ce comportement pour l’intention positive (voir l’axe 4).
Coffee and cigarette, film de Jim Jarmusch, sorti en 2003.
AXE 3: PARLER LE LANGAGE INTERIEUR
Notre façon d’envisager le monde est en très grande partie hors de portée de notre attention. Nous croyons « maitriser par la raison » ce que nous pensons, comment nous réagissons, alors que nous sommes constamment entrainés dans des patterns dont nous n’avons pas conscience (le fameux « c’est plus fort que moi »).
Et puisque nous projetons nos patterns sur le monde plutôt que de capturer « la vérité », autant le savoir et le faire exprès 🙂
Il est temps de parler le langage de l’imaginal pour communiquer avec notre monde intérieur, nos processus internes, ce qui définit notre subjectivité (ce que je pense, comment je juge, comment je réagis, mes dé-goûts, mes désirs, mes peurs…) et lui demander de se modifier.
Son langage est comparable à celui du rêve: images, sons, sensations corporelles, impressions, voix intérieure, lumière, chaleur-fraicheur, lourdeur-légèreté, représentations oniriques de personnages…
Un tramway nommé Désir (ici: Vivien Leigh), film d’Elia Kazan, 1951.
Si j’apprends à sentir le tout premier signe précurseur de ma compulsion arriver, il est encore temps de négocier, pendant que la spirale est encore trop menue pour m’emporter. Sinon, après, ce sera le grand huit…
Si j’établis peu à peu une communication fluide, mes dividus n’auront même plus besoin de mettre en marche la vrille, spirale ou aspirateur… Cela m’est d’ailleurs arrivé à de nombreuses reprises de travailler sur autre chose avec la personne accompagnée et de voir la compulsion s’arrêter toute seule.
A la maison, au coucher et au réveil du matin et/ou de sieste (avec prise de notes a posteriori des éléments principaux):
gardez les yeux fermés et faites le tour de votre corps, en visitant sensoriellement les orteils, les pieds, les jambes… jusqu’au crâne. respirez amplement et laissez venir les images, sons, impressions, sensations, émotions tandis que votre attention reste fixée sur le corps, étape par étape. Si votre blabla intérieur de rumination ou d’analyse se met en route, baissez le son (avec le mouvement d’un doigt) et recentrez votre attention sur le corps, ici et maintenant. Lorsque le premier tour de visite, recommencez, cette fois en inspirant de l’amour et en l’expirant à l’intérieur. laissez les couleurs, les sensations agréable s’amplifier avec amour.
regardez avec attention et précision (la fixation, avec corps immobile et concentration maximale est importante) un objet qui symbolise votre compulsion et posez-lui des questions comme « que désires-tu? », « as-tu quelque chose à m’envoyer comme message? », « de quoi as-tu besoin pour me libérer de ce qui me fait du mal? », « quand as-tu appris que c’était bien pour moi de faire ça? », « de quoi as-tu peur? » et laissez venir les images, sensations, émotions, souvenirs, voix… accueillez sans trier (et notez ensuite ce qui est venu).
En séance d’hypnose, vous aurez moultes occasions de communiquer avec votre imaginal. Vous verrez, on s’y fait très vite, c’est fantastique! Et cette communication peut être utile à de nombreuses occasions en dehors de ce que vous travaillez ici.
L’addiction au sport peut parfois provoquer des dégâts (et parfois pas)
AXE 4: DIFFERENCIER L’INTENTION POSITIVE ET LE COMPORTEMENT
Pour Milton Erickson, qui a donné son nom à l’hypnose éricksonienne, il y a une intention positive derrière chaque partie qui nous constitue, partie que j’appelle « dividu« .
Le dividu, ce « quelque chose en moi », ce « c’est plus fort que moi », me pousse à fumer alors que je suis malade, à surfer sur le web pendant des heures alors que j’ai du travail, à engloutir des plaques de chocolat alors que j’aimerais perdre du poids, à me ronger les ongles alors que la vue de mes moignons me fait honte, à rester en relation avec une personne qui m’est toxique alors que je sais que je ne la/le changerai pas, à boire alors que plusieurs personnes dans ma famille sont mortes par l’alcool…
Le dividu a appris par l’expérience à réagir pour gérer les besoins, parfois de façon constructive, en phase avec ce que je désire vivre, et parfois en causant des dégâts . Dès lors, des comportements sont générés, qui ne sont pas toujours adaptés à la situation présente. Quand l’apprentissage est très précoce, sa logique est étonnante à découvrir.
Des exemples découverts sous hypnose? Un enfant (intérieur) prétendait être allergique aux passages cloutés car il avait éternué violemment en s’approchant de l’un d’eux (l’adulte, lui, faisait des tests d’allergie à la pollution, ne comprenant pas les réactions de son corps à différents trajets)… un autre voyait dans les sucreries le câlin maternel car la mère, très occupée par son magasin, donnait un bonbon à chaque manifestation de sa fille (l’adulte s’enfilait des tonnes de produits sucrés à la moindre contrariété)… un autre associait la cigarette au câlin car sa mère l’accueillait contre elle « le temps de sa clope »… un homme courrait tous les jours (sinon il se sentait super mal) pour évacuer l’angoisse mais aussi pour être prêt à échapper au danger lié à un trauma caché… une personne sex addict se protégeait d’établir une relation par peur de l’abandon.
Imaginez les liens surréalistes que vos dividus ont pu mettre en place comme des « solutions sûres », depuis toutes ces années sans vous mettre au courant consciemment!
De quoi avez-vous besoin? A quelles peurs ces besoins répondent-ils?
En état d’hypnose, il est possible de dialoguer avec les dividus et de négocier des transformations, tout d’abord en différenciant l’intention positive et le comportement.
Pour un même comportement, différentes intentions positives inconscientes peuvent être répertoriées. Il peut s’agir, par exemple, de trouver du réconfort, de se rassurer, de se concentrer, de vider une tension, d’appartenir à un groupe (loyauté familiale, appartenance au clan des fumeurs du bureau, ou à un groupe de potes…), de projeter une protection, de lâcher prise, de garder un positionnement (re)connu (« sans ce comportement, je ne me reconnais pas »), d’avoir de l’assurance, d’opérer une transition dans la journée, de rester fidèle à une personne avec qui une symbolique autour du comportement s’est créée ou tout simplement de faire une autre activité (association café-clope ou association after-coke, par exemple).
Ces bénéfices comblent des besoins, avant, pendant et/ou après, liés à des peurs. En les distinguant de la compulsion, une nouvelle étape est franchie: les besoins peuvent désormais être envisagés autrement.
Y a-t-il un problème de fond à régler (confiance en soi, stress, anxiété, peur du rejet, transformation d’un lien, ouverture à l’autre, rapport à l’appartenance familiale…) de façon à calmer ces besoins et ces peurs?
De nouveaux comportements peuvent-ils être adaptés à la fois aux besoins et au bien-être? Lorsque des alternatives qui peuvent satisfaire ces intentions sont installés, les comportements problématiques sont alors transformés en ressources puissantes.
A la maison, avant la première séance, écrivez un bilan personnel pendant au moins une semaine. Pour chaque occurrence du comportement dont vous désirez vous libérer (à chaque cigarette, crise de goinfrerie…).
Heure, contexte, comportement (durée, intensité…)
Qu’y a-t-il juste AVANT que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
Qu’y a-t-il juste PENDANT que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
Qu’y a-t-il juste APRES que je fume, grignote, me ronge les ongles, téléphone à une personne toxique pour la voir, …? quels sont les éléments de contexte? quelles sont mes actions? qu’est-ce que je me dis? qu’est-ce que je me dis que cela raconte sur moi-même? quelles sont mes émotions? comment est mon corps?
Consciemment, qu’est-ce que ça m’apporte de positif? De quoi serais-je privé.e si je ne le faisais pas?
Respirez très profondément 3X, les yeux fermés et accueillez sans trier les images, les mots, les sensations, les émotions… quand vous évoquez un comportement précis (ex: « j’ai avalé, jeudi soir, 3 tablettes de chocolat et deux paquets de gâteaux devant une série / 3 respirations très profondes / accueillir ce qui vient sur la dernière expire)
En séance d’hypnose, nous accueillerons les représentations de ce qui réclame à l’intérieur. A nouveau, de nombreuses techniques sont envisageables. Par exemple, celle de la négociation entre parties ou du rêve éveillé dirigé ou…
Le journal de bridget jones, film de Sharon Maguire, sorti en 2001.
ET ALORS?
Certains hypnos vous proposeront des « protocoles », lus ou récités, qui travaillent sur le symptôme, en effaçant un mot dans le sable (le classique « cig – arrête »), en associant le dégoût et le comportement à éradiquer (pas de conciliation, là c’est du déblayage au bazooka), en insistant, sous hypnose, sur les dangers que vous fait courir votre comportement, etc. Je suis totalement opposée à ce genre de pratiques et ce pour différentes raisons:
« l’effacement » du symptôme est violent pour vos parties intérieures car il est un signal et donc au lieu d’écouter vous le torpillez!
si un signal est effacé, un autre va sans doute se mettre en place. Bâillonnez un être dans le besoin, il trouvera un autre moyens de se faire entendre et avec davantage de rage ou de désespoir. La prise de poids lors des arrêts du tabac en est un exemple habituel.
une séance d’hypnose, c’est pour moi un accompagnement sur mesure, car je m’adapte instant après instant à ce qu’il se passe à l’intérieur de vous. Il m’est impossible de prévoir le temps et les techniques pour la simple raison que cela dépend de votre moi profond. C’est votre cheminement à vous et je vous accompagne, avec ma boite à outil bien remplie 🙂
Bref, nous travaillons, ensemble à dénouer, libérer, réorganiser, bouger, concilier vos représentations intérieures de façon à ce que votre façon de concevoir et de ressentir la vie soit constructive, en accord avec ce que vous désirez être.
Il n’y aura pas de baguette magique, mais bien une compréhension profonde (physique plus qu’intellectuelle) de la façon dont vous fonctionnez et des transformations à mettre en mouvement, selon vos objectifs.
« Je ne fumais plus depuis 10 ans, un jour de novembre, sans réfléchir, je suis entrée dans un bureau de tabac, j’ai acheté un paquet et j’ai recommencé comme si je n’avais jamais arrêté. Les mêmes habitudes, les mêmes gestes, les mêmes moments, un paquet par jour immédiatement.
C’était un désespoir, c’était incompréhensible. Je ressentais cela comme une terrible trahison à l’égard d’une personne que j’aime et qui m’avait convaincu d’arrêter, mais aussi à l’égard de moi-même.
Lors des deux séances que j’ai réalisées avec Marie, je n’ai pratiquement pas parlé de cigarettes. Arrêté de fumer était le cadre de départ mais c’est de toutes autres choses dont il a été question, de ma vie, des êtres que j’aime, de ceux qui ont disparu. J’ai parcouru en hypnose une ancienne imprimerie abandonnée remplie de meubles en bois avec des casiers. J’en ai ouvert quelques-uns, j’y ai trouvé les photos de ces personnes qui comptent ou ont compté pour moi. Derrière chaque photo un message.
Ce qui est formidable c’est qu’après cette séance, dans les jours qui ont suivi, tous ces symboles, ces rencontres en hypnose ont trouvé une signification. J’ai pu me réapproprier l’arrêt du tabac, réaffirmer en tant que femme adulte et indépendante mon choix de ne plus fumer au-delà de la promesse que j’avais pu prononcer 10 ans auparavant.
Et puis des évènements plus profonds, enfouis très loin, ont émergés. J’ai pu clore symboliquement une relation qui continuait de m’empoisonner l’esprit sans que je m’en rende compte, j’ai pu exprimer ma colère, soutenir et consoler la jeune femme de l’époque qui avait dû fuir et continuait de se sentir honteuse de n’avoir pu faire face.
Je suis sorti apaisée de ces deux séances, ne plus fumer était à nouveau une chose évidente. Avec l’aide de Marie, j’ai ouvert de nouveaux horizons, réinterprété le passé, fait connaissance aussi avec une de mes entités qu’il allait falloir apprivoiser… mais ça c’est une autre histoire. »
C’est dans le cadre de paix et de beauté du Monastère Sainte-Marie que Katia Feltrin, professeur de yoga, et Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, vous proposent une immersion dans le yoga, la nature et la pratique de l’hypnose.
Marie Lisel utilise l’outil hypnotique pour accompagner dans le changement des personnes qui désirent se libérer d’une addiction, d’angoisses ou autres symptômes, mais aussi pour explorer et/ou créer des mondes en connivence avec d’autres disciplines, comme l’art, la performance, le cheval-miroir, le massage et, ici, le yoga.
Le yoga est une pratique millénaire, née en Inde, qui opère à la fois sur le corps et la conscience. Pour les yogis, toutes les manifestations de l’univers seraient issues de cette conscience, qu’ils appellent le « Soi ». L’un des objectifs du yoga serait de s’unifier avec cette conscience. « Sat Chit Ananda » « Etre, Conscience et béatitude » serait la définition de l’état du « Soi », ce « Soi » qui réside en chacun de nous.
Pour parvenir à cet état, il existe des techniques, notamment de nettoyage interne, avec les kriyas, d’une part, les exercices de nettoyage des nadis (méridiens en sanskrit), des techniques de respiration (le pranayama en sanskrit, la discipline du souffle), d’autre part, des postures (asanas en sanskrit), des techniques de méditation (dhyana en sanskrit) que nous aborderont le matin lors du stage, et le jeudi après-midi après le déjeuner et la digestion.
L’après midi, à la place du yoga nidra (le yoga du sommeil), pratiqué l’an dernier à cette période, nous explorerons les ateliers hypnotiques de Marie Lisel.
Katia Feltrin débute le Hatha yoga avec Pierre Courtejoie à Versailles en 1990, puis étudie la danse (classique, contemporaine, moderne, africaine, orientale, buto) et explore divers arts martiaux (aïkido, taï chichuan, karaté, kung fu Pei Mei jusqu’en 2009). En 2009, Katia Feltrin se perfectionne en Ashtanga yoga auprès de Caroline Boulinguez au Samastithi Studio à Paris. Depuis 2013, elle se forme au vinyasa yoga auprès de Gérard Arnaud et suis en janvier 2016 une formation de professeur de yoga en Inde, puis
en août 2016 en Bretagne, diplôme 200h. En 2014 et 2017, elle se forme au yoga nidra au Satyanandashram (Paris) et à l’école Akhanda (Paris). Depuis septembre 2009, elle enseigne un yoga dynamique mêlant les techniques de l’Ashtanga yoga, du Vinyasa yoga et du Kundalini yoga, dans les écoles élémentaires (école Lacordaire Paris 15e, à l’Ecole Château des Rentiers, Paris 13e, dans les entreprises (Axa, EDF, CNAM), à l’UCPA, à la MJC du Vésinet, aux Cercles de la forme…
Depuis 2012, Katia Feltrin étudie en parallèle, pour connaître les nadis (les méridiens) et le corps énergétique, le massage shiatsu, le Qi Cong et la médecine chinoise, à l’E.S.T (Paris), l’école de shiatsu thérapeutique de Bernard Bouheret.
Contact : katiafelt@gmail.com, Tél. +33 (0)666667562, facebook : chakras yoga
Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne certifiée par l’Arche, artiste sonore, exploratrice sensorielle, Marie Lisel décline l’outil hypnotique en cabinet, mais aussi avec des artistes, dans la nature, avec les chevaux et en collaboration avec d’autres professionnels.
Loin de tout dogmatisme, l’hypnose pour créer sa vie (s’émanciper, s’épanouir, se centrer…), créer son oeuvre (réaliser, proposer, faire oeuvre…) et créer son monde (s’explorer, s’amplifier, se connecter…) est conçue comme une série d’expériences et d’outils que chacun.e s’approprie à sa manière pour être utilisée de façon ajustée et autonome. (https://marielisel.wordpress.com)
Nous explorerons le rêve éveillé dirigé, l’initiation à l’autohypnose, l’exploration hypnotique, en rapport avec les thématiques du yoga (ouverture, circulation, élévation, ancrage…), la balade hypnotique et connexion avec la nature…
Le Monastère Sainte Marie est situé à 5 km de la mer, de la forêt, et de Dieppe. Il dispose de chambres spacieuses et confortables, d’une belle salle de yoga et d’un grand parc.
La synesthésie est l’aptitude à associer spontanément et involontairement des sens de nature différente, comme par exemple «voir la musique», «goûter la rugosité d’une surface» ou «voir les chiffres en couleurs». Vécues à l’âge adulte seulement par certains, les correspondances sensorielles seraient pourtant présentes chez tout le monde dès la naissance. Cette définition vient du projet de Vincent Mignerot, Synesthéorie, qui rassemble les articles et liens sur la synesthésie.
Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme la clarté, Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
Baudelaire (extrait de Correspondances, in Les Fleurs du Mal, 1857) est souvent cité pour illustrer la synesthésie.
De nombreux autre artistes sont connus pour cette capacité à traduire les sons en couleurs ou les couleurs en sons, par exemple. Pour explorer ces univers, Synesthéorie comporte des liens surL’art et la synesthésie
Il y a de nombreux articles et émissions sur ce sujet. Par exemple, la synesthésie de Paul Klee, qui entend les couleurs, a fait l’objet d’une émission sur France Culture.
En me basant sur le potentiel plus ou moins enfoui de chacun.e – car nous avons tou.te.s été synesthète enfant, à un degré variable – , je travaille sur la synesthésie amplifiée sous hypnose.
La synesthésie ne peut que me passionner, vu mon travail hypnose-création-art-sensorialité. Je cherche à ouvrir des passages entre les différents sens (il y en a bien plus que 5!) et l’imaginaire, à mobiliser ensemble le corps et le psychisme, pour élargir nos possibles et… créer nos vies, nos oeuvres, nos mondes!
Je démarre par ce que je connais le mieux: le rapport sonore-kinesthésique. Pour le moment, dans mes recherches, les mouvements spontanés et/ou les sensations physiques (chaleur, picotement, vague d’énergie, excitation, expansion, compression, chatouillis…) sont reliés à des sons, soit en collaboration avec un.e musicien.ne électroacoustique ou expérimental.le, soit en relation avec les voix des participants.
Ainsi que mon intervention dans « Acoustique de l’érotisme », création radiophonique de Franck Thoraval, à laquelle j’ai participé en tant que performeuse synesthète-kinesthésique, qui est en écoute sur le site de France Culture
L’atelier: « Rencontrer sa sorcière par l’hypnose»
« Une sorcière est un être déviant qui a réussi – du point de vue de la survie. Il existe un modèle culturel, idéologique et social de ce qu’il ne faut pas être, qui est, dans chaque société, conçu comme normal » (un terme perçu comme synonyme de naturel, ne l’oublions pas). La plupart des gens survivent parce qu’ils se conforment à ces modèles, c’est-à-dire qu’ils se comportent normalement. Cependant, tous ne se comportent pas « normalement » et ces personnes ont du mal à survivre, à cause de leur rejet du système et de tout ce qui le sous-tend, et habituellement elles s’enfoncent. On les qualifie alors « d’anormales » ou de « mésadaptées » ou d’autres adjectifs péjoratifs au regard de la norme. Puis surgit une personne déviante mais qui survit, et puisque celle-ci ne fonde pas son existence sur des modèles convenus – les seuls considérés comme naturels par les gens normaux -, il faut donc que cette déviance tire sa force vitale de quelque chose « d’inconnu » ou de « surnaturel ». Carnet de notes de Maya Deren (1947).
Après un partage de nos représentations autour de la sorcière et une brève introduction à l’hypnose éricksonienne et au RED (le rêve éveillé dirigé est une technique mise au point par Robert Desoille dans les années 30), vous partirez confortablement à la recherche de votre archétype singulier de la sorcière, c’est-à-dire de la partie « sorcière » qui vit en vous.
Bienvenue dans cette rencontre de l’une de vos alliées intérieures les plus magiques!
Le coût: apportez de quoi faire un échange. Vous recevez un voyage accompagné par la praticienne. Vous offrez un sac fermé contenant une somme en euros à votre convenance et un objet de votre choix, peu encombrant. L’échange entre l’accompagnante et l’accompagné.e fait partie du voyage et du rituel.
Le déroulé:
Sorcière? partage de nos représentations
L’hypnose éricksonienne? Le RED? Quelques explications
Echange: de l’accompagnante aux accompagné.e.s: le voyage
Retour et partage de paroles
Echange: des accompagné.e.s à l’accompagnante: le sac
La préparation: compilez dans un carnet tout ce qui vient, sans trier, lorsque vous posez l’intention de rencontrer votre sorcière intérieure. Notez, dessinez, collez…
Le matériel: carnet et sac, plaid, coussin, matelas de yoga, bouteille d’eau… ce qui vous permet de rester couché.e tranquillement pour rêver.
Cette année, je passerai 2 jours par mois à Bruxelles, pour des séances individuelles (Métro Madou), des ateliers tout public (chez Urban Therapy) et peut-être (je cherche des endroits) des ateliers pour créateurs (son, mouvement, image, matière…) et des ateliers queer.
Bienvenue!
L’atelier CREER L’ETAT IDEAL
Cet atelier vise à créer un état optimal, ajusté à un contexte, en construisant un monde sur mesure pour aborder tel ou tel événement: négociation, création artistique, prise de décision, rencontre amoureuse, déménagement, compétition sportive, opération, temps de travail intense…
C’est un atelier mixte: certaines étapes consistent en l’apprentissage d’outils d’autohypnose et d’autres sont des pratiques guidées.
Pour cela, plusieurs étapes sont proposées:
Introduction théorique et présentation
Nettoyage émotionnel: virer les émotions étouffantes, les pensées parasites, les croyances limitantes… -> mettre de l’ordre en soi, créer un espace clair
Récupération des ressources: je vais chercher ce dont j’ai besoin pour réussir au mieux ce que j’envisage
Construction: je construis mon monde symbolique idéal en fonction de ce que j’envisage de faire
Futurisation positive et négative: je me projette dans la situation et je vis d’un côté au mieux et de l’autre au pire ce que j’envisage de réaliser, puis j’amplifie le positif et je réduis et range le négatif
Intégration et retour au quotidien: technique pour revenir à un état de conscience adapté à la rue, métro, voiture… en toute sécurité
L’HYPNOSE ERICKSONIENNE: un outil d’émancipation
L’hypnose est une technique qui permet d’aborder le changement par le biai de la créativité (par “l’imagination active”). Accompagner en hypnose, c’est, selon François Roustang: « susciter chez l’autre quelque chose qui va lui permettre, lui-même, de réorganiser son existence ».
En transformant l’histoire que l’on se raconte, en mettant à jour les réseaux d’influences cachées, en négociant avec soi-même, en mettant à jour de nouvelles représentations plus constructives, en transformant les symboles, en communiquant avec les symptôme, en inventant de nouvelles solutions, chacun.e est capable de créer sa vie, en accord avec ses intentions.
MARIE LISEL: praticienne en hypnose éricksonienne à Paris et Bruxelles
Praticienne en hypnose éricksonienne, hypnose conversationnelle et RITMO certifiée par l’Arche, Marie Lisel exerce à Paris, à Bruxelles et ailleurs. Vous trouverez plus d’infos sur la page FB et le site.
OU? QUAND? COMBIEN?
QUAND?
Le jeudi 28 septembre, de 18h30 à 20h30 (attention: fermeture définitive des portes à 19h pile pour la tranquillité de l’atelier pratique après l’introduction à l’hypnose éricksonienne, d’environ une demi-heure).
OU?
Concept store Urban thérapy, rue de Flandres 80-84, Bruxelles. Vous trouverez une présentation de l’espace dans un article de Elle
COMBIEN?
Il y a 20 places disponibles.
PREPAYEMENT chez Urban thérapy, rue de Flandre 80-84, pour celles et ceux qui veulent avoir leur place sûre et certaine en poche et aussi pour les groupes.
Prix:
20 euros pour tout public (minimum 10 places au tarif plein)
12 euros pour les étudiants de – de 25 ans, personnes au chômage et statut d’artiste (maximum 10 places au tarif réduit)
Urban Therapy, Rue de Flandre, 80-84, 1000 Bruxelles.
Les séances individuelles à BRUXELLES fin septembre
Je reçois près de Madou. Les séances durent 1h (afin de vous accompagner au mieux, je prends une pause entre les séances, merci de la respecter), à part si vous choisissez une séance longue ou double (merci de l’indiquer lors de votre réservation).
Une séance par mois est un bon rythme. Vous pouvez également les espacer davantage ou en ajouter par skype. Le suivi par email est compris dans le prix de la séance.
Je prends maximum 4 séances par jour. Tous les créneaux ne seront donc pas attribués.
mercredi 27: je ne sais pas encore quand j’arrive, cela dépend des tickup et de mes rendez-vous à Paris et à Bruxelles. Si vous n’avez que ce créneau, dites-le-moi par email. Je note pour le moment: 14h30>15h30 / 16h30>17h30 / 18h>19h
jeudi 28 sept: 9h>10h / 10h30>11h30 / 12h>13h ////// 14h30>15h30 / 16h30>17h30 ////// 18h30: ATELIER à Bruxelles de 18h30 à 20h30 chez Urban Thérapy
vendredi 29 sept: 9h>10h / 10h30>11h30 / 12h>13h ////// 14h30>15h30 / 16h00>17h00 / 17h30>18h30 (départ du cabinet à 18h30)
Ensuite: fin octobre, fin novembre…
Réservation par email lisellesil@gmail.com + tel (SMS) 0032 497 80 96 19
Merci de venir à l’heure et de me prévenir 48h à l’avance en cas de désistement car il y a peu de places!
Se promener dans la nature magnifique de Martué, en compagnie d’une guide nature habitant la région et d’une praticienne en hypnose, offre une occasion rare de connexion
A la frontière de l’Ardenne et de la Gaume, la région est l’une des plus pures de Belgique au point de vue de la pollution chimique, atmosphérique, lumineuse et sonore. Je n’ose pas dire « la plus pure » par égard pour les Fagnes. A chaque visite, je suis émue par tant de présence!
Francine van den Abbeele, amoureuse de la Semois et de ses environ, guide nature certifiée, ornithologue… vous indique comment placer votre focus pour « voir, sentir et écouter » et répond à vos questions en éthologie et en botanique… à des moments précis, car la balade se fera en partie en silence pour privilégier la connexion.
Francine est formatrice pour Aves, pôle ornithologique de Natagora, qui étudie et protège l’avifaune. www.aves.be
En tant que praticienne en hypnose – aujourd’hui parisienne en provenance des bois et des prés -, je vous accompagne dans des chemins inattendus, qui relient votre monde à la nature, tantôt par l’intuition profonde, tantôt par le voyage intérieur . Voyez mon travail dans la nature, avec les chevaux, avec les chats, dans les bois en hamac… ici.
Ensemble, ouvrons-nous à l’eau, au vent, à la terre, au soleil, aux insectes, aux oiseaux, aux arbres, aux castors… et découvrons ce que cette intuition profonde nous révèle sur nous et sur notre capacité à être pleinement ici et maintenant.
Date: dimanche 27 août
Durée de 4 heures: accueil à 13h30, départ en balade à 14h, au revoir à 18h
Prix pour 4h avec deux guides: entre 20 et 50 euros selon vos moyens, en pleine conscience.
Inscription: écrivez-moi à l’adresse lisellesil@gmail.com en indiquant votre nom, votre numéro de téléphone et vos éventuelles questions.
C’est l’occasion d’un weekend à la campagne: il y a différentes chambres d’hôte (de la plus simple à la plus luxueuse en bord de Semois) dans le village, voyez les possibles sur la page de la Gaumette ou du Soleil de Gaume.
Prolongations: je vous reçois en séance individuelle à Martué (60 euros pour 1h, 75 euros 1h30, 90 euros 2h) ou en séance de groupes (prix selon la durée et le nombre de participants, thème à déterminer: rêve éveillé, trouver sa voix, rencontrer son arbre, apprentissage de l’autohypnose, faire la paix avec soi… ou autre… regardez les ateliers et partagez vos idées), entre le 23 et le 29 août… dans les bois, dans les prés ou au chaud si les éléments se déchainent. Pour prendre rendez-vous, écrivez-moi: lisellesil@gmail.com