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  • Connexion en/avec la nature

    Au Bois de Vincennes et parfois aux Buttes chaumont (le parc est moins sauvage mais les vieux arbres sont magnifiques), les séances se font au grand air et en rapport avec les éléments. C’est une façon pour moi de prolonger mes stages en Cévennes et Lozère et pour les parisien.ne.s de se connecter à la nature et à soi-même à travers elle, à 5 minutes du métro 1 (Vincennes) et 6 (Porte Dorée) ou du tram 3a.

    En hiver, il suffit de s’équiper de vêtements adaptés. La nature est tout aussi accueillante et transitionnelle 🙂

    Les séances sont de longueur variable. La plupart du temps, nous partons pour 1h30-2h, au tarif de 1h30 dans le tableau. La balade de 15 minutes avant (prétalk) et après (débrief) nous permettent d’aller dans le bois, plus loin que le parc.

    Hypnose, rêve éveillé, rituel, chant, action, connexion avec la rivière, les arbres…, objets transitionnels naturels, mènent à des transes de transformation profonde et directement intégrées dans le corps.

    Ces séances peuvent varier: soit nous travaillons en déambulant, à la rencontre de miroirs et de déclencheurs, soit assis.e.s sur un tronc, comme en cabinet naturel, soit nous avançons par étapes, avec des arrêts en rêve éveillé ou en hypnose.

    Bienvenue au grand air!

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    Témoignage

    SEANCE EN NATURE

    De notre séance au bois de Vincennes, voici mon retour:

    Tout d’abord, il y a le plaisir d’une promenade dans la nature. Les sens en éveil. L’excitation d’une excursion hors-cadre. Et aussi une douceur. Comme si retrouver un coin de nature c’était pouvoir respirer à nouveau. 

    La séance commence là. Dans notre marche.  Le corps en action libère. Je raconte à Marie où j’en suis dans ma vie. Je me détends. Ce qui m’entoure est si beau. Prête pour de nouvelles perceptions.

    Une première halte devant l’eau. Choisir son endroit, là où je vais me poser, m’enraciner. Un exercice de respiration et un mouvement des bras qui amènent à un état de relaxation. L’eau, les lentilles vertes sur l’eau, les bestioles qui volent, les promeneurs qui discutent. Vont-ils me remarquer, faire un commentaire sur ce que je suis en train de faire? Ces pensées me traversent mais elles sont reléguées au second plan. En cet instant ma priorité est ailleurs. Sur le chant de Marie, sa voix, ses mots percutants, justes, qui me rassurent, sur les sensations de mon corps. 

    Marie me propose un code « mon corps penché en avant est un oui » « penché en arrière c’est un non ». Je me pose alors des questions et je laisse mon corps y répondre. C’est comme un jeu. 

    Puis nous poursuivons notre balade. Choisir un arbre, celui qui va me porter, m’abriter. L’enlacer, le regarder de toute sa hauteur. Je me sens si petite face à lui.  Là mon corps me fait mal, la position est inconfortable. Les bras autour du tronc, je m’étire tête en arrière. Avec le recul, je trouve que j’ai été trop sage dans cet exercice. J’ai appliqué la consigne de départ, sans me laisser vivre avec cet arbre, sans interagir. Une araignée m’a piqué au poignet. Comme pour me réveiller. Je l’ai sentie mais j’ai « tenu bon » sans céder à la douleur.

    Pourquoi « tenir bon » quand tout est possible et qu’il n’y a aucun enjeu, aucune perfection à réaliser?! Avec le recul, je me dis que j’aurais aimé chanter, tournoyer autour de l’arbre. 

    Cette résistance parle aussi de moi, de ma difficulté parfois à ne pas m’affranchir des codes, des consignes. Aussi de ma difficulté à poser mes limites. De ma soumission parfois (ce que je ressens est moins important que ce qui doit être, que ce que je crois devoir être).

    La dernière halte, assise sur un banc face à l’eau, Marie me fait faire un rêve éveillé. Mon regard se perd sur l’eau. Je retrouve les pistes de nos séances habituelles. Avec des ressources à convoquer. A ce moment-là, j’avais besoin de courage et de joie. 

    Je puise dans des souvenirs. Ces souvenirs génèrent une force, une énergie que je sens dans mon corps.L’énergie du courage se traduit en un geste de poings serrés sur les cuisses et ma tête penchée vers l’avant comme une guerrière qui va au combat, les armes serrées dans la main et la confiance sereine. 

    Pour la joie, Marie ne me guide plus, je fais le voyage à mon rythme. C’est un peu plus confus pour moi. En général, la voix de Marie m’aide à ne pas laisser les parasites mentaux prendre le dessus. Livrée à elles-mêmes les pensées divaguent. 

    Pourtant dans le désordre je ressens un bien-être très grand. Je m’attarde sur l’eau. Des associations d’idées me viennent comme ça, sans les forcer. Une réponse arrive venant éclairer une séance précédente. « Tiens c’est vrai, j’avais reçu comme consigne de m’asperger avec de l’eau! Je ne comprenais pas pourquoi. Et aujourd’hui je fais le lien. Ces dernières semaines je ne me suis jamais autant baignée dans la mer. Et j’en ai ressenti une telle joie! »

    Je suis bien, apaisée. Je pourrais rester là des heures. 

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    Entre ciel, terre et eau, j’ai plongé dans la mousse que j’aime tant. I <3 la Semois!
  • Stage de REAH pour praticien.ne.s en hypnose, décembre 2018 à Brenaz et avril 2019 à Marseille

    Stage de REAH: rêve éveillé augmenté par l’hypnose

    Les témoignages de décembre 2018 sont sur la page « témoignages des stagiaires REAH »

    L’hypnose créative

    L’hypnose éricksonienne est un moyen de transformation de la subjectivité efficace. En mettant en mouvement les représentations intérieures, chacun.e a le pouvoir de créer sa vie, son oeuvre, son monde.

    La boite à outil des hypnos est vaste. De nombreux chercheurs théoriciens et de terrains ouvrent sans cesse des pistes innovantes pour approfondir les connaissances  du socle hypnotique.

    Des contributions d’autres champs permettent, par ailleurs, de créer des leviers de créativité, non seulement dans la traversée de l’accompagné.e (« comment réagir autrement, changer de pattern? »), mais aussi dans la  pratique de l’accompagnant.e.

    J’emprunte la définition de l’hypnopraticien.ne.e à Lygia Clark, qui définissait l’artiste «comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux».

    De nombreux domaines entrent dans mes « compositions de flux » en séance, à l’intérieur même des techniques d’hypnose ou en complément : cours d’hypnologie de l’Arche (depuis 3 ans), (néo-)chamanisme, tantra, anthropologie, art contemporain, musique acousmatique, énergétique, état animal, médiation animale, explorations sensorielles (comme la synesthésie), psychanalyse, travail de la voix, voyage rêvé à deux, techniques thérapeutiques diverses, réalités virtuelles, littérature, méthodes pédagogiques, rêve éveillé, rêve lucide…

    Mes champs d’investigation s’intègrent à ma pratique hypnotique de façon diverse et variée. L’allusion métaphorique spécifique (“Tiens, tu savais que certains oiseaux, comme le martin-pêcheur ou le faucon, ont dans les yeux des foveas pour voir les gros plans en mono (la fovéa superficielle) et un autre pour gérer la spatialité en binoculaire (la fovéa profonde)? Rien qu’en tournant la tête, ils peuvent entrer dans le microdétail puis prendre de la distance et situer précisément leur position et celle de la cible dans un vaste paysage”) interpelle bien plus qu’une métaphore éculée. Le travail avec les objets transitionnels – en cabinet ou dans la nature – libère l’intuition (et, souvent, l’insight!). L’intervention des chevaux accélère les prises de conscience des patterns dans l’émotion, puis apaise et réconcilie. Les prescriptions de tâches par les parties intérieures intègrent le changement de façon autonome. La voix (chant-cri-râle), les odeurs, la respiration, le mouvement entreprennent le travail en profondeur, par le corps. L’analyse narratologique de Gérard Genette éclaire les multidissociations et les niveaux de récits. Le REAH nettoie, nourrit, libère incroyablement, en douceur. Les exemples sont multiples…

    J’ai la croyance que la créativité de l’hypno dans ses outils et dans le rapport donne de la souplesse, de la vie, du jeu à son accompagnement, tout en privilégiant la liberté et l’autonomie de l’accompagné.e, qui se trouve invité.e iel aussi à inventer ses propres outils d’émancipation et de création de son existence.

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    Lygia Clarck

    LE REAH: rêve éveillé augmenté par l’hypnose

    Parmi les hypnotiques, le rêve éveillé dirigé m’a particulièrement interpellée.

    Tout d’abord, il se mêle fluidement aux techniques de l’hypnose dont il est proche. En effet, sous-modalités, recadrage, régression, futurisation, ligne du temps, transformation de lien, nettoyage, recherche de ressources, modélisation, conciliation de parties, prescription de tâche, etc, peuvent être abordés spontanément ou avec une suggestion, dans la continuité du rêve. Inversement, pas mal de techniques hypnotiques peuvent se glisser naturellement dans la forme du rêve éveillé narratif.

    Ensuite, il privilégie l’univers intérieur de l’accompagné.e, sans le carcan de la stratégie préalable de l’hypno. La stratégie est alors synchro, avec des propositions de possibles « choses à faire » dans le paysage au fur et à mesure du voyage, plutôt que d’envisager un protocole après la DO et d’y emmener l’accompagné.e.

    Il est en outre exaltant pour l’accompagné.e, qui « ouvre un pan de réel caché » et se découvre peu à peu, au cours de ses voyages. L’aspect thérapeutique est entrainé par le côté ludique, exploratoire, passionnant et par le fait d’utiliser les outils du rêve pour d’autres domaines que la thérapie.

    Enfin, je suis étonnée de l’efficacité et de la profondeur de l’impact du rêve éveillé sur mes clients, même si le rêve était d’apparence tranquille. Grâce aux métaphores filées et allégories, les changements s’opèrent sans devoir entrer dans des souvenirs difficiles à traverser. Je reçois de nombreux messages pour m’expliquer à quel point telle représentation continue à agir et à quel point la rencontrer a changé la vie. Voici le dernier reçu à l’écriture de cet article: »Re-bonjour je voudrais te remercier pour cette séance. Je pense que le dieu de la mer était C. et j’ai enfin pu faire ce que j’ai toujours rêvé de faire avec lui: jouer, danser! Sans sexualité. Comme un père. Ça me libère et retourne tout. Quelle puissance! Quelle émotion! ».

    J’ai donc intégré le rêve dans mes séances lorsque le contexte s’y prêtait, jusqu’à créer peu à peu un outil que j’ai nommé REAH. C’est une partie de ma pratique que les accompagné.e.s affectionnent, même si certain.e.s sont davantage sensibles à l’hypnose PNListe, à l’hypnose post-Roustang ou aux outils de type chamanique.

    Je pratique le RED classique, selon la méthode de Robert Desoille, en atelier de recherche (aux séances d’Hypnologie de l’Arche nous sommes un groupe à expérimenter les techniques anciennes, autour de Cyrille Champagne). Vous trouverez des explications sur la page « Les techniques de rêve éveillé » et des liens sur la page « Sources sur les rêves« .

    En séance individuelle ou de groupe, je mêle RED & hypnose. Mon travail personnel en REAH utilise donc les notions d’imaginal, d’imagination active et pas mal de points soulevés par Robert Desoille et Henri Corbin, tout en libérant le RED de ses obligations, en lui ajoutant des techniques hypnotiques et en y mêlant différents outils, d’horizons divers. Voici donc le REAH (© Marie Lisel): rêve éveillé dirigé + outils hypnotiques + ressources singulières de chaque hypno au service du voyage de transformation.

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    TEMOIGNAGES DE REAH

    CONFIANCE

    Je visualise pour commencer un peuplier au tronc très large et très droit, vu de dessous.

    Je suis cet arbre, qui intègre l’eau, l’air, la lumière et la terre et qui est capable de toucher le ciel . J’ai de bonnes fondations : des racines pour aller chercher la nourriture dans le sol, qui sont superficielles et qui partent en étoile autour de moi. Et aussi des racines qui descendent plus profondément pour s’ancrer dans le sol. Ainsi je peux rester forte et droite.

    Marie me suggère que mes racines vont chercher mes ressources profondes. Je visualise une grosse racine qui part du milieu de l’arbre, sous la terre, pour s’enfoncer dans le sol. Cette racine ressemble à un python rouge avec des taches noires ocellées, et sa tête chercheuse qui descend a une petite collerette de dragon. Il est souple et puissant, et descend de plus en plus profondément en serpentant tranquillement et avec force. Marie m’encourage à le laisser descendre, même si je ne sais pas où il va…

    Soudain il débouche dans une petite grotte entièrement tapissée d’améthystes qui scintillent d’une chaude couleur violette. C’est magnifique. Sur le sol, au milieu de la grotte, un petit bouddha est assis en tailleur. Il médite. Je m’approche de lui et me penche. Je lui fait une bise sur le nez. Il me regarde en souriant et tend son index vers mon front que j’incline. Il touche du bout de son doigt mon troisième œil en disant «CONFIANCE». Je me sens traversée par un flot d’énergie et d’amour. Je vois alors ma jument blanche, morte au mois de mai,  qui a posé sa tête sur mon épaule. « je suis là, je m’occupe de tout. Confiance! » me dit-elle. « En cas de question ou de critique qui te met dans l’embarras, prononce les trois syllabes de mon nom. Je te donnerai ma force et mon calme de jument leader. »

    Je reviens ici et maintenant avec des larmes qui coulent sur mes joues. Marie est là pour m’accueillir.

    La séance m’a paru facile. Je suis vite partie « en voyage », en me laissant guider avec confiance par Marie qui relançait régulièrement par des questions. Le temps s’est effacé, et les images sont venues d’elle même sans qu’il y ait à forcer, et lorsqu’elles se faisaient un peu attendre Marie m’a rassurée.

    C’est comme une conversation entre moi et l’accompagnatrice, dans laquelle elle suggère et je réponds, mais qui a  lieu dans un autre monde, je ne sais pas où… un monde dans lequel tout est possible, et où je me sens en sécurité car accompagnée.

    La satisfaction de revenir avec des moyens d’aide comme la visualisation de ma jument  est réelle, mais ce n’est pas le seul résultat. Il y a aussi un effet de décantation au fil des jours qui suivent la séance, et au final le surcroît de solidité demandé en intention est bien au rendez-vous, avec le calme et la force promis, sans que je ne sache vraiment comment ça fonctionne… et ce n’est pas important au fond.

    ***

    UN ELAN POUR VISER UN CAP

    J’ai voyagé sous hypnose à la suite d’une panique, qui me fit carrément rebrousser chemin, lors d’une marche dans un paysage ouvert.

    Lors de cette séance, un élan rua dans une porte que j’étais censé ouvrir pour découvrir l’animal qui devait m’aider à combattre le vertige et la peur du vide.

    Agrippé à son dos tandis que l’élan fonçait, je fusionnai progressivement avec lui. Sa fougue s’atténuant, sa marche se ralentissant sous l’influence de notre étreinte, je me rendis compte que je me transformais en centaure. Et la solution pratique, ergonomique, prothétique m’apparut immédiatement : je m’achetai des bâtons de marche et je réussis à aller jusqu’au bout de la marche de trois heures qui me conduisait au Cap Fréhel.

    Intuitivement, je liai de suite cette question du cap à atteindre à celle d’aller jusqu’au bout de mes projets, de mes possibles. Un élan pour viser un cap ! Bon sang mais c’est bien sûr !

    Marie a su s’adapter à ma personnalité. Comme je rechigne dès que les questions adressées me semblent fermées, trop orientées, elle m’a proposé quelque chose d’ouvert, de métaphorique et m’offrant la possibilité de l’allégorie. Par définition, l’allégorie parle d’autre chose que de ce qu’elle figurerait littéralement. C’est cette ouverture symbolique qui rendit possible ce voyage à la rencontre d’animaux inattendus, et ce fut d’autant plus inattendu pour moi que je n’avais jamais, de ma vie, développé de projections envers les animaux.

    Depuis, ces animaux me rendent visite et m’accompagnent. L’élan est là! Et les vertiges ont disparu.

    ***

    EN MOUVEMENT

    Je suis venue voir Marie un peu hantée : depuis mon enfance je connais des états de dissociation qui m’ont clairement permis de passer au travers de gros traumatismes mais ils m’encombrent aujourd’hui. Je n’arrive pas à me départir de la sensation que face à certains regards (et surtout ceux d’hommes que je désire) je coupe soudain mes sensations, je me sens jugée, minuscule et flottante, je n’ai plus de corps (je me dissocie). Une petite voix en moi se moque de moi et me paralyse, et je me déconnecte du réel.

    Marie m’a dit qu’elle n’aborderait pas les traumatismes de front, qu’elle n’est pas partisane de faire revivre un traumatisme pour le dépasser. Mais que par l’hypnose je pourrais petit à petit trouver mes outils pour dénouer ces sensations.

    Des le début de la séance s’est imposée l’image de mon beau-père, ce compagnon de ma mère à qui j’ai l’impression de devoir me soumettre éternellement, même si il a disparu depuis pas mal de temps. Son visage, sa barbe, sa moustache. En thérapie j’avais analysé sa perversion, bien réelle, mais ça m’enfermait dans la sensation d’être une victime impuissante, hurlant parfois pour me délivrer.

    Marie m’a proposé de penser à un paysage associé à lui. J’ai commencé à marcher avec lui comme en rêve, dans les prairies qui longeaient la rivière de mon enfance, et j’adorais ces longues marches que nous avons souvent faites ensemble lui et moi. Puis j’ai nagé dans la rivière et ressenti la liberté de nager nue et de marcher dans le courant avec une joie et une énergie immenses. Puis Marie m’a proposé d’associer un autre paysage plus récent à ces sensations. J’ai pensé à la plage qui longe la ville où je voyage souvent depuis quelques temps. Guidée par Marie, j’ai plongé nue dans la mer jusqu’à en toucher le fond, plein de plantes, de coraux et de poissons.

    Marie m’a demandé si il y avait une présence. J’ai répondu qu’il y avait le Dieu de la mer (son visage ressemblait furieusement à mon beau-père mais je ne m’en suis rendue compte qu’après). Marie m’a demandé si il me donnait ou me disait quelque chose et je me suis bloquée, comme prise de nouveau d’un sentiment d’absence, teintée de colère, elle a insisté, me proposant de zoomer sur le sol, de ressentir la matière du sol avant de revenir vers lui, et j’ai vu à nouveau toutes ces plantes marines bouger lentement dans l’eau, puis j’ai dit que non, il ne me donnait rien, c’est moi qui lui faisait une couronne d’algues pour cacher son manque de cheveux. Ensuite j’ai dansé avec lui, pensant d’abord que nous faisions l’amour, puis plutôt j’ai décidé que c’était une danse de joie, je dansais seule et ce Dieu de la mer me regardait de façon bienveillante, sans plus aucune intention sexuelle. Je me sentais présente, vivante. Il me souriait, me regardait, et je me sentais bien.

    Le soir m’est venu à l’esprit des idées que je n’avais jamais osé penser jusque là : j’ai beaucoup aimé mon beau-père, malgré ses moments de cruauté. J’ai passé cinq années quasi au quotidien seule avec lui, finalement beaucoup plus de temps que je n’en ai passé avec mes parents, et plus qu’il n’en a passé avec ma mère qui travaillait le soir. Jusque là je ne pouvais pas penser à lui sans être prise de vertige. Il m’a appris plein de choses, la guitare, la pêche, le poker, la cuisine, il avait un côté charismatique, drôle, fier et débrouillard qui me plaisait vraiment. Soudain je me suis dis que si je me suis soumise à lui c’était aussi pour continuer à l’aimer et entretenir un lien avec lui, et que me bloquer a été ma façon de supporter sa violence mais aussi de poser mes limites d’enfant et d’adolescente à une sorte de sexualité qu’il me proposait comme faisant partie du package de notre lien. Soudain j’ai perçu mon beau-père comme multiple, et moi aussi. Faible et fort à la fois, moi soumise et volontaire à la fois. Dans mon rêve je l’ai remis à sa place, cet homme trop enfant, il est devenu bienveillant.

    En regardant toutes les nuances de l’amour et du rejet, et toutes les ambivalences, la vie s’est remise à circuler. Plus comme un gros bloc impensable qui crée du vide, mais de l’intérieur, en mouvement.

    ***

    D’autres témoignages de REAH sont disponibles sur la page « Témoignages »

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    LA FORMATRICE

    Maitre praticienne en hypnose éricksonienne de l’Arche, Marie Lisel pratique une hypnose créative, autant pour pour des thérapies individuelles que pour des accompagnements d’artistes.

    Elle pratique également l’hypnose et le rêve en groupes, soit en ateliers thérapeutiques, soit en ateliers d’exploration, soit en performances artistiques participatives (avec une musicienne), soit en stages (hypnose et cheval miroir, notamment), soit en workshop en école supérieure d’art ou au sein d’une compagnie d’arts de la scène.

    Enfin, elle expérimente l’hypnose dans la création radiophonique depuis quelques années.

    Elle a en outre étudié la pédagogie et elle a enseigné de nombreuses années en Belgique  (cours littéraires et projets multidisciplinaires culturels et artistiques, en lycée, pour des élèves de 16-18 ans).

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    Rêve fantasmatique au Frac Lorraine, avec Valérie Vivancos et Marie Lisel, le 26/01/2018 : « La voix disait à peu près: écarte les plis »

    LE PROGRAMME

    Ce programme est susceptible d’être adapté. Le lundi matin est en supplément pour ciels qui peuvent rester.

    Première journée (samedi 8)

    10h-13h30 et 15h00-19h30

    Le RED selon Robert Desoille: bref historique et bibliographie, technique, démo, expérimentation progressive.

    Présentation brève de rêves éveillés dirigés post-Desoille.

    1. Le rêve éveillé dirigé directif (objectif: expérientiel). Extraits de la pièce radiophonique bOa

    2. Le rêve éveillé fantasmatique (objectif: expérientiel). Extraits de la pièce radiophonique Fantasmes

    3. Le rêve éveillé néo-chamanique

    4. Le rêve éveillé libre de Georges Romey (objectif: thérapeutique)

    5. Le rêve éveillé psychanalytique

    6. Autre rêve éveillé pratiqué par une.e Participant.e avec des client.e.s? Bienvenue pour quelques minutes d’explications.

    7. Le REAH (objectif: thérapeutique)

    Seconde journée (dimanche 9)

    10h-13h et 15h-18h

    Le REAH

    20h-22h

    Rêve éveillé dirigé collectif ou suite du REAH

    Lundi 10 matin (demi-journée en bonus pour ciels qui peuvent rester à BRENAZ)

    3h de travail au choix. Nous voterons en transe, par lévitation de mains 😉

    Exemples d’activités: balade en transe (si le temps le permet), approfondissement d’un point vu (trop) rapidement lors du weekend: connexion, ressenti kinesthésique de l’accompagnant, objet transitionnel, travail de la voix, sons divers et variés dans l’espace, lead&humour, jeu, enjeux…

    + débrief en transe et débrief rationnel

    Lundi 13h: fin du stage

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    Alice Liddell by Lewis Carroll.

    A FAIRE AVANT LE STAGE

    A lire et explorer:

    A écouter: créations radiophoniques 

    Attention: bOa s’écoute les paupières closes, avec un bon casque fermé ou avec des hauts-parleurs écartés l’un de l’autre et qui transmettent bien les basses, sinon vous manquez la moitié du travail sonore. Testez-le avec différentes intentions (une par écoute): une question personnelle à résoudre / l’endormissement / le voyage érotique / les sensations (de légèreté, de grésillement, etc) / l’amplification du visuel / l’analytique rationnel (en essayant de rester concentrée.e sur la technique, hé hé!)…

    • bOa, création radiophonique, rêve éveillé dirigé directif, disponible en entier sur bandcamp à prix libre conscient
    • Agogies, création radiophonique, séance d’hypnose avec régression, disponible en entier sur bandcamp
    • Fantasmes, création radiodiophique à partir de récit de rêve éveillé fantasmatique libre (seul un extrait est disponible)
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    Images: © Dominique Goblet

    Recherche personnelle:

    Notez vos rêves éveillés (autohypnose) et vos rêves nocturnes dont vous avez un souvenir dans un « carnet de rêve ». Repérez ce qui facilite vos rêves, le souvenir de vos rêves, la lucidité de vos rêves, les éléments récurrents… sans analyser!

    Listez vos ressources personnelles créatives à mêler au RED et à l’hypnose pour créer votre REAH.

    Revenez voir ici de temps en temps, je complèterai les infos 🙂

    STAGES PREVUS

    MARSEIILE

    Marseille (centre), 13-14 avril 2019, pas de logement prévu, écrire à Camille Schweickhardt camille.naturo@gmail.com

    BRENAZ

    Magnifique site de la Hutte Brenaz, en montagne  https://www.lahuttebrenaz.com les 8-9 décembre 2018 + matinée du 10 pour ciels qui peuvent.

    Contacts pour les renseignements et inscriptions:

    Nadège Thiolière <nadegethioliere@gmail.com>

    Julie Bayod julie.bayod@gmail.com

    POUR Y ARRIVER:

    65 km de Genève

    • En train: jusqu’à Bellegarde (25 minutes), puis navette en voiture 25km (taxi 8 places 65€)
    • En voiture: autoroute jusqu’à Chatillon de Michaille, puis suivre Billiat, Injoux, Col du Richmond, Sothonod et Brénaz (1h15)

    80 km de Lyon 

    • En train jusqu’à Virieu-leGrand (1h), puis navette en voiture 10 km (taxi 8 places 25€)
    • En voiture: autoroute jusqu’à St Martin du Fresne, puis suivre Grand Hebergement, Hotonne et puis Brenaz (1h30)

    50 km de Chambéry

    • En train jusqu’à Culoz et puis 18 km navette en voiture (taxi 8 places 45€)
    • En voiture passez par le tunnel du chat et puis Belley (1h)

     

    D’AUTRES DATES? D’AUTRES STAGES?

    Je n’organise pas de stages moi-même pour des collègues hypnos pour le moment. Je réponds simplement aux invitations qui me sont faites. Vous désirez organiser un weekend dans votre région? Faites-moi signe… minimum 6 hypnos, un weekend qui nous arrange tou.te.s, une salle et le tour est joué. Vous vous occupez des inscriptions, de la location, des repas végétariens… et moi du contenu des explorations 🙂

    Il y en a un prévu à Marseille en avril.

    En revanche, je coorganise des weekends tout public en Lozère et en Cévennes, de mai à septembre, avec les chevaux et dans le domaine hypno-pédagogique (à destination des enseignants), ainsi qu’en Bretagne (yoga et hypnose).

    Voyez les stages 2018-2019.

    Il suffit d’oser!

    © Marie Lisel

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  • Séances par skype

    Séances skype

    Je pratique des séances d’hypnose et de REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose) par skype.

    Les conditions: un bon wifi, de la tranquillité, une progression dans le travail de façon à ce que vous gériez votre transe de façon confortable.

    Je vous demanderai donc de prévoir une pièce calme où il n’y a pas d’irruption humaine ou animale, une connexion haut débit, avec câble plutôt que wifi, un écran stable (pas un téléphone en main) et, éventuellement, un casque avec micro.

    Mes clients skype sont en France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Maroc, Japon, Chine et Amérique du Sud… Tant qu’il y a du réseau, ça roule  🙂

    Les séances durent environ 1h15 et sont facturées 75 euros ou environ 1h30-1h45 et sont facturées 90 euros. Vous me payez par virement. Pour une séance rapide (uniquement pour des habitué.e.s, qui ont une pratique régulière de voyage avec moi), il est aussi possible de travailler en 45 ou 60 minutes (tarif: 45 ou 60 euros).

    L’horaire est à déterminer selon le décalage horaire et les plages où nous avons accès à internet et au calme.

    Bienvenue!

    Marie Lisel

    Témoignages

    J’ai rencontré Marie deux fois avant qu’elle ne me propose de réaliser une séance par skype.

    Le côté pratique est évident : pas de trajets et un horaire flexible.  Par contre, j’avais une appréhension quant à la mise en situation : me sentirai-je à l’aise?  Le voyage vers mon monde intérieur sera-t-il possible?  L’éloignement physique ne sera-t-il pas un facteur limitant?

    A l’heure convenue, nous avons entamé notre conversation skype.  Tout d’abord, nous avons fait le point sur mes progrès depuis notre dernière entrevue.  J’ai mis l’accent sur les sentiments de solidité, d’ancrage, d’être « moi-même » que j’avais ressentis à la sortie de la séance.  Sentiments que je voulais retrouver et intégrer profondément en moi.  Un nouvel objectif  était trouvé!

    Une fois cet objectif clairement énoncé, Marie m’a proposé de fermer les yeux et de faire un scan de chaque partie de mon corps.  Un inconfort étant présent dans la région de la gorge.  J’ai écouté les besoins de cette zone et j’y ai apporté lumière et respiration jusqu’à ce la tension disparaisse.  Toujours sous l’impulsion de Marie, je suis partie en voyage.  Mon premier guide m’a accueilli.  D’autres se sont relayés tour à tour jusqu’à ce que Marie me demande me concentrer sur mon 3e oeil.  Cette région du front étant crispée, j’y ai fait entrer de la lumière, de la paix, de la détente tout en laissant pénétrer de la solidité dans chaque cellule de mon corps. Tout ce qui avait besoin d’être transformé ou éliminé l’a été grâce à ma respiration et mon dernier guide.  Pour clôturer le voyage, j’ai fait un pacte avec moi-même : me poser ou me reposer 10 minutes par jour.  

    La séance s’était très bien passée, elle a été intense et surprenante (comme à chaque fois).  Je me sentais bien et mes craintes n’avaient plus lieu d’être.

    Grâce à ce voyage, j’ai abordé mon nouveau travail de manière sereine.  La solidité est au rendez-vous! 🙂  Il est évident que je renforce tous les jours ce sentiment et que je respecte tous les termes de mon accord…

    Un tout grand merci à Marie

    ***

    J ai fait plusieurs séances avec Marie en face à face mais un jour je n’avais pas d’autre choix que d’en faire une par skype, il est vrai que j appréhendais cette séance, je me disais que ça n allait pas être pareil, puis je me suis quand même lancée…

    Je n’ai très honnêtement pas fait la différence, Marie est 1000 fois présente, rien ne change, d ailleurs cette séance m’a débloqué une étape importante de mon cheminement.
    A ce jour je sais que je ne m arrêterai plus à ça, peut importe par quel biais se font les séances, Marie est très professionnelle, je lui fais entièrement confiance.

    Merci Marie

    ***

    Habitant loin des endroits où Marie reçoit habituellement, la seule façon d’effectuer des sessions était par Skype. Je n’ai donc pas hésité à prendre un premier rendez-vous. 

    Il est vrai que la première fois, j’ai tout de même eu des doutes sur ma capacité à entrer en transe de cette manière-là.

    Mais, grâce au savoir-faire de Marie, tout s’est très bien passé. Je n’ai jamais ressenti que la distance était un frein quelconque à la qualité de la thérapie et suis vraiment enchanté de cette manière de faire. Il est vrai que j’aurais pu trouver un hypnothérapeute dans ma région, mais pouvoir pratiquer avec une personne qualifiée et de confiance était le plus important.

    J’apprécie également la flexibilité que donne ce type de session et l’absence de perte de temps dans les transports. 

    Je ne peux que recommander Marie et ce type de sessions à distance. 

    ***

  • Prescription de tâches

    Pourquoi?

    Les prescriptions de tâche post-hypnotiques sont célèbres, notamment grâce à Milton Erickson. L’hypnose n’est pas la seule à l’utiliser, parmi les différents « hypnotiques » (techniques permettant de transformer la subjectivité). Les exemples en tarot de Jodorowsky sont d’ailleurs célèbres.

    Il existe de nombreuses pages et des ouvrages expliquant comment et pourquoi utiliser des prescriptions de tâche selon des axes divers et variés. Je vous renvoie pour cela à l’article de ma collègue Céline Spreux. C’est un domaine vaste que de nombreux courants explorent chacun à leur manière. Par exemple, certain.e.s spécialistes utilisent de façon probante des prescriptions de tâches visant à aggraver le symptôme.

    Pour ma part, je donne parfois des tâches d’observation, de recadrage (envisager une situation autrement, avec un sens nouveau et une émotion différente) et de transformation des comportements habituels, typiques des thérapies brèves, mais cela se fait la plupart du temps avant les séances, comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions. Cependant, je laisse le contrat de la tâche se conclure entre la personne et ses parties intérieures. Je ne signe aucun accord. Au-to-no-mi-e!

    Dans les prescriptions de tâche qui prolongent les séances, j’accorde  la priorité à la continuation du travail en cours (refaire seul.e une partie de la séance, en autohypnose), à l’intégration des ressources et des autorecadrages rêvés, à la connexion au corps, au passage de l’imaginal au réel partagé, à l’action, au soin-accueil-amour de soi, concrètement… tout simplement parce que ce sont les priorités que demandent les différentes facettes intérieures des personnes qui viennent me voir et que je ne suis qu’une accompagnante, qui cherche à parler le langage de chaque personne que j’accompagne dans son rêve à la découverte de ses essentiels.

    Comment?

    Lors de mes formations de base et formations continuées en hypnose, j’ai reçu des prescriptions de tâche en tant que sujet de séance. Je ne les ai pas réalisées. Cela m’a posé question car, dans chaque cas, mon objectif me tenait à cœur et la PDT était présentée comme un moyen d’y parvenir.

    Alors pourquoi ? Parce qu’elle était inventée de toutes pièces par mon accompagnant.e et présentée comme un devoir obligatoire, avec plus ou moins de délicatesse, de défi, voire d’autorité et que je n’en « ressentais » pas le sens.

    J’ai la conviction que la personne «en référence interne» (c’est à dire qui a besoin de décider de ses choix par elle-même, voire qui refuse ce qui ne vient pas d’elle), qui repart avec une tâche donnée non pas par un tiers mais bien par une ou des parties d’elle-même, aura bien plus d’enthousiasme et de ténacité à réaliser cette tâche que si elle reçoit une prescription extérieure sortie du chapeau de l’accompagnant.e, même adoucie par un « yes set« .

    Quant aux personnes qui accepteraient n’importe quelle tâche de référent.e.s qui font autorité (professeur.e, thérapeute, spécialiste…), et que nous appelons en jargon «en références externes», c’est un bel apprentissage que de leur faire  ajuster et valider à l’intérieur (par les dividus ou les organes du corps…) ce qui vient de l’extérieur, même si une prescription classique pourrait passer facilement. Sans compter qu’une prescription extérieure pourrait renforcer – encore – le côté influençable de la personne, ce qui nuirait à son autonomie.

    De toute façon, quelle que soit la méthode employée par un hypno, il est important qu’elle soit alignée avec ses croyances profondes. Car la croyance et l’alignement sont des fondements de notre boulot. Il s’agit de cohérence, d’axe vertical (terre-ciel), d’ancrage… et chaque accompagnant.e a un univers qui lui est propre, tout en se synchronisant avec celui des personnes qu’iel accompagne. A chacun.e ses processus, dans la vie comme en thérapie. Autant d’hypnos, autant d’hypnoses!

    Pour ma part, mes convictions penchent plutôt du côté de l’apprentissage de l’autonomie, de la liberté par rapport aux contraintes extérieures et intérieures (choisir ses contraintes et ses croyances et ajuster sans cesse), de la construction de la confiance en soi, de l’auto-ressourcement, de la créativité (trouver en soi ses propres solutions, créer sa vie) et de la connexion (quelque chose comme: « être soi en accord avec ses propres essentiels,  être « en vie » et « en mouvement », faire partie de la vie, du grand tout, en lien, dans le respect et à sa juste place mouvante »… argh! c’est complexe à définir… je vais penser à un nouvel article!).

    Dans mes propres séances, je joue dès lors avec l’univers de mes accompagné.e.s pour réclamer aux dividus des tâches qui leur font du bien ou pour en inventer sur mesure, dans une matière tirée du rêve, qui semble couler de source. Et je prends le temps d’affiner et d’ajuster chaque tâche en négociations de parties, sans tenir mordicus à ma proposition mais plutôt en cherchant « tou.te.s ensemble » ce qui serait le plus profitable à l’accompagné.e. et aux parties plus ou moins « conscientes ». Et puis le contrat se signe avec soi-même. Pas avec moi. Je ne suis que la médiatrice.

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    Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »

    Par qui?

    Que ce soit en hypnose ou en REAH, l’accompagné.e est en contact avec différentes parties: dividus qui représentent des parties d’iel-même ou des membres de son entourage introjectés, comme le censeur qui répète « tu n’y arriveras pas, tu es ridicule, ça ne sert à rien d’essayer » ou l’oncle rebelle à la famille traditionnelle qui éveille d’autres possibles, ou des parties de paysage (volcan, arbre, cascade..), ou des parties du corps…

    En hypnose, nous pouvons demander aux pieds de quoi ils ont besoin dans les jours et les semaines prochaines pour continuer à s’ancrer, par exemple. Ou le cœur peut demander un hug par jour ou… de se mettre au karaté. Ou ce qui serre et déserre la gorge peut réclamer de chantonner sous la douche, de secouer tout le corps ou d’arrêter le sucre. Parfois, les tâches sont clairement rationnelles. Parfois, leur logique est bien présente mais nous ne la percevons pas. Et c’est très bien comme ça!

    En REAH, le dragon, l’enfant, le monstre apprivoisé, le cousin décédé, le lac, la sorcière, l’arbre, la partie créative… peuvent tou.te.s donner des tâches ciblées, surprenantes de subtilité et parfois d’humour. J’en suis souvent émue.

    Et lorsque les parties restent silencieuses, je lance des pistes et attends de voir (ce) qui réagit et comment, pour ajuster, ciseler la tâche qui réunira l’ensemble du « je » dans l’amour et la solidarité. Car dans ma représentation, l’accompagné.e est une équipe qu’iel vient pour coordonner. Souvent, on se marre pas mal autour de mes propositions (saluées ou rejetées ou transformées). L’accompagné.e, moi et « les parties profondes » travaillons ensemble, dans la bonne humeur, jusqu’à ce que la tâche précise fasse l’objet d’un contrat interne.

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    Des exemples

    Quelques exemples en vrac de tâches données par une ou des parties de l’imaginal: danser même seul.e chez soi / regarder un.e inconnu.e dans les yeux chaque jour / marcher à pieds nus sur le gazon / mettre une robe de princesse pour une soirée / nager en apnée / chanter / planter des graines de fleurs dans la ville / choisir un beau caillou, le garder le temps de le charger de tout ce qui est à laisser derrière, puis lui choisir un bel endroit, faire un rituel et le laisser / suivre un insecte dans la nature aussi loin que possible / écrire un poème ou une chanson pour un dividu et la lui chanter tous les matins / introduire une couleur particulière dans l’habitation / introduire « je n’en ai rien à faire, je trace » dans une conversation au travail / introduire des mots incongrus dans des conversations / acheter des bâtons de marches pour ancrer 4 pieds / dire le nom d’un ami décédé quand la panique arrive et caresser la main gauche de la main droite / se faire un bisou à soi-même (pour éviter de céder à la compulsion) / faire pipi dans une rivière / trier le garage, jeter-donner-ranger / aller rechercher une boite de souvenir chez une parente / déposer 3 oeufs dans la forêt / acheter une pierre de dragon (ou de lune ou oeil du tigre ou…) / chanter pour les pieds et pour le cœur, en laissant les paroles couler-rimer n’importe comment, et sourire / prendre la douche quotidienne avec un rituel de nettoyage intérieur / écouter une ritournelle tous les jours (sonnerie du réveil : « il en faut peu pour être heureux ») / dessiner l’imaginal rencontré / masser avec gestes doux et mots tendres une zone du corps / se rouler dans l’herbe et faire des galipettes / appeler un parent fui depuis des années / se faire des compliments en se regardant dans la glace / demander gentiment au censeur de transformer la suggestion négative en encouragement et lui laisser le temps d’y arriver / adopter un chat / lâcher une plume du haut d’un pont et l’observer / rouler les cloppes de l’autre main / ranger la cloppe roulée dans un étui et le refermer, ne la fumer que plus tard, si vraiment c’est criant / écrire et dessiner sans réfléchir sur une grande feuille en papier reyclé, puis une boulette, à enterrer ou noyer ou brûler / demander la permission de faire un bug à chaque personne amie ou connaissance bienveillante / porter un objet en poche ou au poignet, pour se souvenir d’une ressource (comme autrefois on faisait un noeud dans son mouchoir) / exercer son intuition en laissant le corps donner la direction à prendre (bascule avant-arrière, oui/non de la main)…

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    Stage au centre Imala, séquence « écouter son intuition pour diriger l’attention et l’action »

    Un témoignage sur les PT

    Lors de mes voyages hypnotiques guidés par Marie, différentes tâches m’ont été «prescrites» pour ancrer l’objectif de la séance.  Ces injonctions variées me permettent de continuer le travail commencé et d’en ressentir les bienfaits au quotidien.  Souvent, elles sont émises par un guide.  Parfois par Marie.

    Lors de la première hypnose, mon guide cacatoès m’a ordonné de peindre. Tâche facile à réaliser car je peins depuis 2 ans. Je me suis donc réinscrite à un atelier pour être sûre de me dégager du temps et évoluer dans ce domaine.  Marie m’a aussi suggéré de représenter les guides rencontrés.  A ce jour, le tableau est commencé mais loin d’être achevé!

    A la deuxième séance, j’ai rencontré une fillette que j’ai accompagné dans l’eau. Métamorphosée en sirène, elle a demandé à ce que je lui rende régulièrement visite pour jouer avec elle ou la regarder jouer. J’accède donc à sa demande lors des petits voyages hypnotiques que je réalise chez moi.

    Une autre requête a été faite par quelques guides : continuer à pratiquer l’autohypnose. J’applique cela au quotidien. Minimum une fois par jour juste avant de m’endormir.  J’y rejoins deux ou trois guides, souvent les mêmes, qui m’accompagnent durant la phase d’endormissement.  Depuis la mise en place de ce petit rituel, mes insomnies sont moins présentes.

    Dans le but de continuer à me ressentir en tant que « moi », une des tâches post-hypnoses a été de continuer à inspirer la lumière et la solidité à travers le 3e oeil et de l’expirer dans tout le corps.  L’autre tâche a été de prendre le temps de me (re)poser 10 minutes par jour.  « Travail » plus compliqué, en ce qui me concerne, à appliquer au quotidien.

    Les dernières tâches assignées l’ont été dans l’objectif de poser des limites.  Dès la première scène du voyage, le message transmis par mon guide chauve-souris est clair : danser, chanter et faire le clown deviendra un rituel de fête à appliquer tous les jours. Ce moment fera la transition entre le boulot et la maison.  

    Le rituel d’abandon a été également ajouté par Marie : souffler tristesse/frustration/colère/autre sur une pierre/un morceau de bois et la/le jeter au loin.  Depuis que je les applique, je me sens beaucoup plus calme et apaisée.

    Toutes ces petites tâches ponctuent mes journées/semaines.  Je ne les applique pas toutes à chaque fois mais par-ci par-là.  Forcément les nouvelles en priorité pour bien les intégrer…

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    Un exemple expliqué de prescription donnée par l’accompagnante: LE RITUEL DU POIVRE

    L’arrêt du tabac est l’une des demandes les plus répandues en séance d’hypnose. Comme vous pouvez le lire dans mon article sur les compulsions-addictions, c’est un sujet sur lequel je planche beaucoup.

    Lors de sa première séance, un accompagné très motivé à travailler à tous les niveaux pour arrêter de fumer m’a confié que, d’un point de vue physique, la compulsion lui semblait venir de la bouche elle-même, comme si elle exigeait d’être remplie par la fumée et insistait jusqu’à obtenir son dû.

    Nous avons d’abord veillé, en première séance à ce qui pouvait être mis en mouvement «dans le fond», dans la transformation des processus habituels (voir l’article. Ici: futurisation, séparation de l’intention positive et de la solution-cigarette, sous-modalités des deux parties, transformation d’un lien, intégration avec sensations dans le ventre).

    Restait à gérer cet appel que la bouche n’a pas daigné négocier en transe, lors de cette première séance. L’idée m’est donc venue de proposer à la bouche un rituel à la hauteur de ce goût tant désiré (désiré et en même temps rebutant, car le goût de la clope et la lourdeur de la langue ont souvent un côté attraction-répulsion, en tout cas pour lui c’était le cas).

    Prescription de tâche (négociée avec les parties): à chaque exigence de la bouche pour une clope, un grain de poivre sur la langue, sans croquer, en mettant tout le focus sur les sensations. Le rouler, jouer avec, jusqu’à avoir l’impulsion forte de le cracher au loin, l’expulsion étant accompagnée d’une intention claire d’expulsion de la compulsion.

    Notez que le poivre de Sichuan fait vibrer les lèvres et les muqueuses. Son emploi est encore différent du poivre noir, rose ou blanc. C’est au choix 😉

    Essai concluant: « le je » s’amuse de l’observation de la stimulation, la compulsion est oubliée grâce au focus sur les sensations étranges, l’expulsion soulage. Et la bouche est ok avec le procédé transitionnel, qui l’intrigue et la distrait.

    C’est une prescription qui a l’air de convenir aux accompagné.e.s intéressé.e.s par les expériences (cette prescription est loin de convenir à tout le monde!).

    Dans l’arrêt du tabac, les étapes sont plus ou moins nombreuses et plus ou moins longues Certaines personnes arrêtent en une séance car elles ont bossé en amont par ailleurs mais, souvent, il y a du lourd à nettoyer au fil de quelques séances pour s’émanciper de l’habitude, de la fidélité…

    Et comme les transformations, selon mes croyances, passent par le corps (changement de focus sur les sensations, changement de posture, d’appuis, de respiration…), autant le stimuler par une hypnose créative!

    La complicité entre « le je » et « ce qui n’est pas ressenti comme je » (un dividu/ego-state, une partie du corps qui appelle la compulsion…) peut ainsi passer par l’accueil, l’écoute, la tendresse, mais aussi par le jeu et la taquinerie douce pour poser des limites et pour ouvrir d’autres stimulations et explorations.

    Il suffit d’oser!
    Marie Lisel

  • Accompagnement de création: Boundary Games, de Léa Drouet, Kunstenfestivaldesarts (22-26/05, Bruxelles), Amandiers (20-23/09, Nanterre), Festival Actoral (9-10/10, Marseille).

    J’ai participé au début de création de Boundary Games sous la forme d’un training hypnotique de deux journées sur plateau.

    A lire sur le site de Léa Drouet Vaisseau

    BOUNDARY GAMES

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    Avec Boundary Games Léa Drouet retourne au plateau qu’elle transforme en périmètre de jeu et d’expérimentation pour ses 6 performeurs. Tel un laboratoire social, la pièce teste les processus de fabrication et de dissolution des groupes. D’infinis (ré)agencements de corps, de sons et d’éléments scénographiques définissent de nouvelles règles sociales comme autant d’alternatives aux seuls principes d’inclusion et d’exclusion. Boundary Games fait voler en éclat la division binaire « nous/eux » auquel se réduit trop souvent notre rapport à l’autre. Elle ouvre un nouvel espace de négociation. Comment y circulerons-nous?
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    Avec
    Frédéric Bernier, Madeleine Fournier, Catherine Hershey, Simon Loiseau, Marion Menan & Bastien Mignot.
    Scénographie, costumes Gaetan Rusquet
    Travail sonore Yann Leguay
    Dramaturgie Camille Louis
    Assistante à la mise en scène Laurie Bellanca
    Lumières, régie générale Grégory Rivoux
    Training hypnotique Marie Lisel
    Chargée de production France Morin / AMA

    Production Vaisseau
    Coproduction Kunstenfestivaldesarts, Théâtre Les Tanneurs, Nanterre-Amandiers, Charleroi danse, Coop asbl
    Avec le soutien d’Actoral – Festival & Bureau d’accompagnement d’artistes
    Accueil en résidence Kunstencentrum Buda, La Bellone House of performing Art, Montevideo
    Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service du Théâtre, de Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse, de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge 

    22,23,24,25, 26 Mai 2018
    Boundary Games – PREMIERE – Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts (BE)

    20,21,22,23 septembre 2018
    Boundary Games – Nanterre-Amandiers, Nanterre dans le cadre de Mondes Possibles (FR)

    9, 10 octobre 2018
    Boundary Games – Festival Actoral, Marseille (FR)

  • Workshop hypnotique aux Amandiers (Nanterre), pour le Festival « Mondes Possibles », le 13/05/2018 et écoute de bOa le 20/05/2018.

    Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP)

    ATELIERS DE POLITIQUE TERRIENNE

    Théâtre Nanterre Amandiers du 11 au 20 mai

    « A l’invitation du festival MONDES POSSIBLES à Nanterre-Amandiers, le Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP) installe son village dans le théâtre et ouvre grand ses maisons.Lors de notre résidence, nous souhaitons éprouver avec les visiteurs un mode de vie ultraterrestre. Nos ateliers de politiques terriennes proposent de faire trembler nos identités et altérités, prendre soin du vivant, faire preuve d’hospitalité, et inventer, pourquoi pas, des diplomaties inter-espèces.

    Ces pratiques partagées nous invitent à diverses expériences sensibles, individuelles et collectives, à des moments d’expérimentations, à des ateliers d’écriture, des incarnations du vivant, des rêveries d’espaces, des négociations, des prises de parole et de positions. En s’occupant du commun nous ferons grandir ces petits mondes vers des utopies à vivre.

    En cheminant d’une maison à l’autre, les participants pourront inventer des maisons d’hôtes, faire corps avec la terre par une fertilisation réciproque, travestir leurs identités par le maquillage ou le masque, donner une matière à leurs songes, discuter du destin de nos plantes, prendre soin de leur jardin secret, s’ouvrir à des états de conscience modifiée : autant de dispositifs de recherches collaboratives, d’hybridations du soi, de mises en sons, en images, en formes, en corps, en impalpables, en tensions.

    Vous rencontrerez entre autres dans ce village SPEAP Bruno Latour, Grégory Quenet et ses étudiants de SciencesPo, Emilie Noteris, Marie Lisel, D. Graham Burnett, les étudiants de la New School de New York.

    Et la participation de Emilie Noteris (travailleuse du texte) et Marie Lisel (Maître praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle) »

    Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP): lien 

    Attestation INSEE 3
    Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »

    Workshop hypnotique: – Rencontre avec ma sorcière queer intérieure – 

    Le REDAH (rêve éveillé dirigé augmenté par l’hypnose) se présente comme un moyen de voyager vers des dimensions intérieures cachées, que ce soit dans le corps, dans les mondes de l’imaginal communs à différentes cultures (monde du bas et monde du haut…), dans une symbolique particulière (licorne, sorcière, nid, vent…), dans ce que l’on imagine ici et maintenant du passé, dans une approche sensorielle de la relation au monde, dans une oeuvre d’art, dans un son, dans une émotion, dans une synchronicité…

    D’autres mondes que celui dont les médias construisent « la réalité » désenchantée sont possibles.

    Nous pouvons y avoir des accès de différentes manières, plus ou moins aisées ou difficiles, plus ou moins sécurisées ou risquées, plus ou moins fluides ou complexes, plus ou moins balisées ou libres.

    La pensée magique, l’ailleurs interne, l’imaginal, se situe entre le monde sensible et le monde intelligible.

    Les voies d’ouverture sur ce monde sont des catalyseurs de liberté, indispensables à l’évolution de soi et du monde, par le fait d’être absorbé par l’ici et maintenant en oubliant la rationalité, de ressentir pleinement, de mettre en mouvement, de laisser advenir et d’accueillir, d’inventer des possibles, de créer sa vie, son oeuvre, son monde.

    Car l’imagination est créatrice de réel, comme nous le montrent des études sur les hypnotiques (chamanisme, hypnose, sorcellerie, religion, placebo…).

    Marie Lisel, Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle, joue avec ses outils syncrétiques, pour offrir des expériences sécurisantes et ouvrantes d’hyperéveil, à la rencontre de vos intuitions enfouies de la plasticité de vos mondes.

    Dimanche 13 mai –

    Marie vous emmène à la rencontre de votre sorcière queer intérieure. Après un partage des représentations autour de la sorcière et une brève introduction à l’hypnose éricksonienne et au REAH, vous partirez confortablement à la recherche de votre archétype singulier de la sorcière queer, c’est-à-dire de la partie « sorcière » qui vit en vous.

    Bienvenue dans cette rencontre de l’une de vos alliées intérieures les plus magiques!

    « Une sorcière est un être déviant qui a réussi – du point de vue de la survie. Il existe un modèle culturel, idéologique et social de ce qu’il ne faut pas être, qui est, dans chaque société, conçu comme normal » (un terme perçu comme synonyme de naturel, ne l’oublions pas). La plupart des gens survivent parce qu’ils se conforment à ces modèles, c’est-à-dire qu’ils se comportent normalement. Cependant, tous ne se comportent pas « normalement » et ces personnes ont du mal à survivre, à cause de leur rejet du système et de tout ce qui le sous-tend, et habituellement elles s’enfoncent. On les qualifie alors « d’anormales » ou de « mésadaptées » ou d’autres adjectifs péjoratifs au regard de la norme. Puis surgit une personne déviante mais qui survit, et puisque celle-ci ne fonde pas son existence sur des modèles convenus – les seuls considérés comme naturels par les gens normaux -, il faut donc que cette déviance tire sa force vitale de quelque chose « d’inconnu » ou de « surnaturel ». Carnet de notes de Maya Deren (1947).

    Dimanche 19 mai –

    L’écoute collective du rêve hypnotique « bOa » vous fait voyager dans les énergies spirituelles, la grâce, la légèreté, la sensualité.

  • Création radiophonique hypnotique et fantasmatique

    Fantasmes, création radiophonique hypnotique

    « Fantasmes » est une création radiophonique à ne pas à mettre entre les oreilles des personnes mineures ou sensibles.

    Le dispositif d’exploration sous hypnose proposé par Marie Lisel repousse les limites de l’imaginaire bien au-delà de ce qu’il est possible ou autorisé de vivre dans le réel partagé.

    Ce n’est que dans une dimension onirique que le fantasme, telle une caresse pour le cerveau, soulage la tension du désir.

    Grâce à l’hypnose éricksonienne, non dirigiste, le champ des rêves s’ouvre et le paysage imaginaire se déploie

    Le seul postulat de l’accompagnante étant de n’explorer que le territoire favorable à l’accompagné.e.

    Marie Lisel met à disposition l’outil hypnotique qui éveille l’imagination active.

    Elle accueille le rêve.

    Elle tâche de rester au plus neutre dans ses suggestions de façon à offrir la plus grande liberté possible à la personne qui rêve.

    L’accompagné.e jouit alors de ses pleines potentialités aventureuses et émancipatrices.

    Vous allez rencontrer l’intimité des cinq protagonistes de Fantasmes, à travers des scènes situées dans leur paysage imaginaire plurisensoriel, dont iels nous font le récit au micro au fur et à mesure de leur voyage.

    Les scènes rêvées que traversent les protagonistes ne sont entravées par aucun souci de cohérence, aucune barrière aux possibles, aucune limitation aux contingences techniques, aucun risque de faire du tort à qui que ce soit, aucune limitation légale ou morale.

    Les personnages peuvent s’y transformer, s’y dédoubler, n’y être que purs concepts, y baigner dans l’allégresse des nuages, s’y jouer d’un retournement sur leur propre personne ou d’un renversement de leur désir en son contraire, y jouir d’un carnage, y ressentir des phénomènes d’attractions-répulsions, y jouer à l’intérieur d’eux-mêmes, y vivre l’inimaginable, … bien au delà du raisonnable, dans la liberté absolue de rêver.

    En écoute à prix libre en conscience sur Bandcamp

    La liste de mes autres (co-)créations sonores et performances est ici.

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    Image: Dominique Goblet

    Générique

    Fantasmes, une création de Marie Lisel

    Durée: 52’45 »

    Images: Dominique Goblet

    Enregistrement et pratique hypnotique : Marie Lisel

    Fantasmes sous hypnose : Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch

    Chapeau et générique: Tristan Trémeau

    Montage: Daniel Martin-Borret et Marie Lisel

    Habillage sonore: Théo Harfoush

    Mixage: Christophe Rault

    Produit en 2018 par Marianne Binard, pour Halolalune

    Avec l’aide de Carmelo Iannuzo pour l’Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    Avec le soutien du Fonds d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    Un chaleureux merci à toutes les personnes qui ont participé à ce projet ainsi qu’à celles qui l’ont soutenu… et tout particulièrement aux cinq personnages de ce récit.

    La première écoute publique de Fantasmes a eu lieu le dimanche 3 juin 2018, chez YIAP à Bruxelles. Puis à nouveau en écoute publique à Bruxelles le 21 octobre (Centre Culturel Jacques Franck)  et en novembre ou décembre à Paris. Quant aux diffusions radios, je ne suis pas toujours prévenue.

    Collaboratrices et collaborateurs  

    Je recommande vivement mes collaboratrices.teurs:

    Daniel Martin-Borret

    Daniel Martin-Borret vit en Cévennes. Il accueille dans de très bonnes conditions celles et ceux qui souhaitent fabriquer une création sonore. Son studio permet l’enregistrement sonore, le montage, le mixage et le mastering. La porte du studio s’ouvre sur la forêt cévenole, ce qui permet d’imprimer un rythme très naturel aux séances de travail. Il travaille en co-écriture, enregistrement, création sonore et/ou musicale, co-montage, co-réalisation…

    Au mois de janvier 2018, pour la  création radiophonique « Fantasmes » (50′ – production FACR/ACSR), j’avais déjà tenté deux versions de montage, à partir de très nombreux rushes collectés lors de séances d’hypnose. Cependant, toute cette matière enregistrée en transe était trop proche de moi pour que je puisse finaliser le montage toute seule.

    J’avais déjà travaillé en juin 2017 avec Daniel Martin-Borret pour « Agogies » (16’49 »), expérimentation radiophonique qu’il a réalisée et dont je suis co-autrice et oreille extérieure. Comme cela s’était très bien passé, j’ai décidé de solliciter Daniel pour Fantasmes. Et nous avons poursuivi le montage chez lui, en Cévennes, dans son studio son qui surplombe la vallée.

    Daniel est un réalisateur chevronné. Il connait parfaitement ses outils et les partage de façon généreuse et spontanée. En travaillant avec lui, j’ai pu me détacher des rushes, faire des choix, réussir à enlever.
    J’ai aussi appris des gestes de montage, précis et précieux, qui m’ont été utiles pour les versions ultérieures.
    La palette de Daniel est large, de l’approche technique à la proposition créative, sans oublier le soutien émotionnel.
    Ensemble, nous avons tracé de nouveaux chemins, tranquillement, à l’écoute l’un de l’autre, en ne perdant jamais le fil de la création. Grâce à Daniel, « Fantasmes » a pris une dimension pleinement radiophonique.

    Je suis rentrée à Paris avec des solutions et avec l’oreille attentive (même à distance) et disponible de Daniel. Cet élan m’a donné l’impulsion pour terminer le montage de la pièce.

    Merci Daniel!

    Visitez son site et son mixcloud

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    Pause de co-montage, dans le studio de Daniel Martin-borret, au coeur des Cévennes.

    Théo Harfoush

    Musicien, compositeur, sound designer, réalisateur sonore, professeur de chant et de musique…, Théo a de nombreuses ficelles à son violoncelle.

    Je suis ravie des sons qu’il a créés en écoutant attentivement mes désirs pour chaque personnage et chaque situation. C’est un plaisir de travailler ensemble!

    Visitez son site

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    Christophe Rault

    Mister Mixer Miracle! Merci pour ta patience 🙂

    Christophe est ingé son, réalisateur, monteur, mixeur… visitez son site

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    Tristan Trémeau

    Voix du générique de Merci Madame, L’une des deux voix principales de bOa et voix du chapeau et du générique de Fantasmes.

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    © Raphaël Schneider

    Dominique Goblet

    Dominique Goblet accompagne de ses images mes créations radios depuis Merci Madame. Je suis enchantée par ses interprétations de mes divagations.

    Pour voir son travail, visitez le site d’Actes Sud, de l’Association et de Fremok

    Autrice et coautrice de BD, Dominique est aussi enseignante à l’Erg et à Saint-Luc Bruxelles. Certains de ses livres sont traduits dans de nombreuses langues.

    Halolalune

    Halolalune Production est une A.S.B.L. créée en juillet 2003 dont l’activité principale est la production de films documentaires, de fictions et de documentaires radiophoniques.

    Depuis 2011, l’association est la structure organisatrice de La Semaine du Son de Bruxelles.

    Je suis heureuse de travailler avec Marianne Binard, dont l’enthousiasme et l’oreille attentive m’aident autant que le travail administratif.

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    Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    L’acsr est une structure d’accueil pour la création sonore radiophonique. L’association a été créée en 1996 dans le but de développer un espace de réflexion et de résistance à la diminution alarmante de la création dans les instituts de radiodiffusion en Belgique francophone.

    Structure d’accueil aux auteurs, réalisateurs, opérateurs, créateurs intéressés par la radio, elle met à disposition de ceux-ci des moyens techniques et financiers ainsi qu’un accompagnement artistique (une aide à l’écriture du projet, des écoutes de travail aux différentes phases de réalisation), une aide à la production et à la diffusion.

    L’acsr reçoit le soutien du Fond d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles et est membre du Réseau des Arts à Bruxelles

    Ecoutez les sons en ligne sur le site

    Merci à Carmelo pour les conseils avisés, le soutien moral et l’oreille attentive 🙂

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    Personnages

    Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch, un immense merci pour votre confiance et votre mise en jeu!

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    La suite?

    Je continue à enregistrer des volontaires pour ce projet. Si vous êtes intéressé.e.s, écrivez-moi à lisellesil@gmail.com.

    Le principe est simple: vous voyagez gratuitement et moi je garde les rushes (dont vous me cédez les droits) pour mes créations sonores et installations. Votre voix peut être un peu modifiée, pour votre anonymat, si vous le souhaitez.

    Ce projet fait partie de mes créations. Je n’ai pas envie de le pratiquer de façon « normale » et régulière, en cabinet. Si exceptionnellement vous désirez vivre l’aventure sans être enregistré.e, prenez rendez-vous pour une séance de 4h en tarif de base.

    Les enregistrements donneront lieu à une installation sonore dans une expo collective (cf. cv hypnoartistique) et/ou à une création radio.

    Une performance est également envisageable. J’attends de rencontrer la ou le partenaire idéal.e.

    A suivre…

    Fantasmes!

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  • Stage: « L’autohypnose pour développer la conscience de soi et le mieux-être », Saint-Germain de Calberte (Cévennes), 16-17 juin 2018

    Apprendre l’autohypnose

    Ce stage vous permet de construire pas à pas vos propres techniques d’autohypnose (à poursuivre chez vous dans les mois à venir), en alternant des moments d’explication des notions de base, des exercices courts d’apprentissage technique, des exercices longs (exploration et modelage) guidés, des exercices d’intégration en solitaire et des moments de partage sur des questions de mise en place.

    Lors de ces deux journées, vous abordez différents outils de façon à ce que chacun.e se connecte en profondeur avec soi, à sa manière, tout en suivant un fil commun utilisant l’hypnose éricksonienne. Les exercices et constructions des outils se font à partir des mêmes matériaux, mais singularisés et autour d’objectifs individuels différents.

    Marie Lisel (Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, Arche), vous accompagne pas à pas dans la construction de vos outils adaptés à vos besoins et ajustés à vos processus intérieurs.

    Grâce à l’autohypnose, il est possible d’élargir le champ de sa liberté!

    Dreaming about freedom (Rêver de liberté) © Mahmoud al-Kurd.
    Dreaming about freedom, © Mahmoud al-Kurd.

    Les notions abordées (théorie et exercices)

    Mettre à jour les croyances, valeurs, représentations… et dogmes: notre façon de penser le monde influence nos émotions, nos réactions, notre posture, nos connexions aux autres… choisir de garder, de transformer ou d’abandonner une croyance limitante et de préciser une croyance aidante peut changer la vie. D’autre part, mettre le cap sur des activités et des relations en accord avec nos valeurs les plus profondes équilibre et allège. Une première étape est de sortir de la prison du dogme et de la vérité personnelle pour laisser émerger d’autres voies. A lire: Réaliser son film sous hypnose

    Penser en positif: si je vous dis « ne pensez surtout pas à un poisson orange », « n’imaginez en aucune façon que des poux pourraient avoir rejoint votre crâne », « ce n’est pas encore le moment de laisser la respiration devenir plus profonde, jusqu’au bâillement »… la suggestion passe sans la négation n’est-ce pas? Voilà pourquoi nous travaillons en exercices sur le fait de positiver!

    Accueillir ce qui nous constitue et ce qui nous traverse (pensées, émotions, sensations, compulsions, répulsions…), observer, laisser s’exprimer, apprivoiser (plutôt que de rejeter, combattre, chercher à anéantir… ce qui déplace les problèmes), laisser faire… A lire: Etablir une communication confortable avec son symptôme

    Modifier son état de conscience (et le piloter). Chacun.e fait l’expérience d’états modifiés de conscience, en étant immergé.e dans un livre, en contemplant une oeuvre d’art ou un paysage, en respirant l’odeur d’un être aimé, en dansant longuement, en relisant un texto émotionnellement fort… C’est un peu comme se plonger dans une bulle, en-dehors du monde extérieur. Apprendre l’auto-hypnose, c’est apprendre à utiliser les états de conscience pour se libérer, se ressourcer, se booster, se concentrer… bref, pour créer sa vie et son monde (nous ne disserterons pas sur la création artistique cette fois). A lire: L’état naturel ou induit d’hypnose

    Comprendre les processus intérieurs en profondeur (par le corps, les sensations, impressions, différents sens) et les faire évoluer selon ce que le « je » désire mettre en place.

    Mettre en place les conditions optimums et le cap idéal (réaliste, positif, clair). A lire: Créer l’état idéal

    Différencier les instances: ce qui veux en moi / ce sur quoi porte mon attention / ce qui agit en moi. Ex: « je veux que ça s’arrête, ce truc qui me pousse à… » ou « Quand ça me prend, je me sens si légère et si confiante, c’est comme si… ».

    Jouer avec ce qui dit « je » (toujours en partie conscient, commente, prend des décisions, actif), déplacer le point d’assemblage, clarifier, intégrer.

    Développer la position Meta pour prendre de la hauteur sur une situation.

    Découvrir les représentations de différentes facettes en soi, accueillir ces représentations symboliques intérieures, leur permettre de délivrer leurs besoins et de trouver leurs place dans l’ensemble (discussions, arrangements, constructions entre parties). A lire: Mon autre, mes autres et Faire la paix avec soi

    Mettre en mouvement, en transformation, en plasticité ce qui peut l’être à chaque ici et maintenant, à son rythme et en douceur. A lire: Créer sa vie

    Récupérer des ressources des expériences passées. A lire:  Rechercher des ressources et lâcher du leste

    Dénouer, délester, dissoudre, détendre, nettoyer ce qui encombre, alourdit, ne circule pas…

    Créer un lieu de ressourcement (safe place) et des processus qui réénergisent.

    Jouer avec des objets transitionnels naturels et avec les rituels en autohypnose. A lire: L’imaginal de Ma Soeur

    Tester différents types d’hypnose et autohypnose pour construire l’outil qui vous convient le mieux: directive (ordre à un automate), sujet passif / permissive (ma voix accompagne, c’est vous qui pilotez, sujet actif) / …

    Synthétiser, améliorer, clarifier vos séquences d’autohypnose ajustées par vous et sur vous pour les ancrer (leur donner des portes d’entrée faciles) et les réutiliser chez vous après le stage.

    Mettre en place un programme d’entrainement 😉

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    En pratique

    Dates: samedi 15 et dimanche 16 juin 2018

    Lieu: Saint-Germain de Calberte, cévennes, département de Lozère

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    L’espace mis à disposition est magnifique, en pleine nature, donnant sur la vallée, c’est un endroit des plus ressourçants!

    Organisation: Graines d’humanité

    Voir ce stage sur le site de Graines d’humanité

    Saint-Germain-de-Calberte, une terre d’accueil en plein cœur des Cévennes. Du Moyen Age à la Seconde guerre mondiale, ce village témoigne de l’histoire d’une vallée cévenole. Entouré de paysages façonnés par les habitants au fil des siècles, le hameau des Calquières en constitue l’un des sites les plus remarquables. Au centre du village, un monument rend hommage aux Cévenols et à tout peuple qui vit en harmonie avec la nature.

    Voir Saint-Germain de Calberte sur Destination Cévennes

     

     

    Horaire approximatif: 10-13h, 14-18h, 20-21h: facultatif / 9-13h, 14-17h

    Coût: Entre 90 euros et 150 euros pour deux jours (15h d’ateliers), selon vos moyens, en pleine conscience (envoyez-nous un email pour en discuter)

    Hébergement: 25€ la nuitée en chambre ou 12 euros en dortoir au grenier, 5 euros pour les draps (si vous n’avez pas les vôtres) et 5 euros d’adhésion à l’association « Graine d’humanité » qui nous accueille (suivre le lien sur « Hébergement » pour voir le lieu).

    Repas: cuisine équipée tout confort. Repas partagés (en auberge espagnole) ou non, selon les désirs de chacun.e. Merci de ne pas apporter de viande ni poisson.

    S’inscrire: Christine Beau: contact@grainesdhumanite.org

    La suite? Après un stage sur l’autohypnose, avec des techniques PNL et éricksoniennes, il y aura un stage sur les bienfaits du rêve éveillé . Ce sont les deux outils principaux de la praticienne 🙂

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    Bienvenue à tou.te.s

    Se renseigner:

    Adresse mail: lisellesil@gmail.com

    Tel: 07 82 56 52 06

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    Photo: Gilles Berquet
  • Témoignage: explorer ses mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, par le REAH

    EXPLORER SES MYTHES INDIVIDUELS

    Je voulais découvrir le Rêve Éveillé Dirigé – Marie s’est joliment proposée comme guide. Nous avons de nombreuses connaissances en commun, dans tous les sens du terme mais ne nous étions jamais croisées. Après avoir pris le temps d’échanger autour d’une tisane, nous avons lancé le rêve.

    Ma difficulté choisie ? L’impression d’alterner depuis des années des moments de grande liberté de mouvement dans lesquels je me sens très déracinée et quelques moments d’enracinement dans lesquels je perds ma liberté de mouvement. Nouvellement rendue mère par la naissance de mon fils, mon intention était de parvenir à mêler ce qui devait l’être. Marie m’a aidé à formuler cette intention de manière positive et claire pour pouvoir la répéter ensuite dans le voyage onirique.

    Le dessin s’est imposé dès le départ. Je vois un marais, eau et sable déphasés, séparés. Un jonc y pousse, jonc simplifié par le dessin, il semble simplement planté là. Des racines multidirectionnelles s’étirent puis battent comme une corolle de méduse. Marie m’engage à prêter attention à une racine plus particulièrement. Sort d’un sous-sol invisible une asperge (cela m’amuse et malgré la grande émotion produite par cette plongée dans mon imaginaire et au-delà, ainsi qu’un certain inconfort physique au-niveau de la respiration et de la déglutition, je m’amuse souvent tout au long du voyage – consciente des clins d’œil qui parsèment cet étrange paysage) au milieu des racines flottantes. Celles-ci se relient par des filaments, deviennent filet de pêche tandis que « l’asperge » se couvre de ce qui ressemble à des feuilles de liserons.

    Passage au noir. Grains de beauté comme des points à relier pour faire apparaître un dessin, ici, rien de plus que la représentation d’une constellation, que je ne reconnais pas.

    Apparition d’un hippocampe (sourire, cet l’animal dont le mâle porte les petits et le nom d’une partie du cerveau) que je veux suivre en mer. Je vois un poisson plat dissimulé sous le sable (je ne le reconnais pas sur le moment – je pense maintenant qu’il s’agit d’une limande). Il ne révèle rien mais s’est laissé voir… une forêt d’algues, un anneau qui brille sur le fond, l’hippocampe en fait le tour, c’est apaisant, l’anneau reste là. En revanche j’emporte une pousse d’algue ou une petite anémone.

    Je vois un œil, l’iris d’un œil, l’iris est protubérant comme un volcan et l’anémone est en son centre, elle est sa pupille. La lave semble rentrer par le cratère, je me dis que ce volcan s’auto-ingère, cela devient géométrique et abstrait, deux triangles rectangles dont les côtés sont en mouvement perpétuel. Une plaisanterie arrive, l’instrument de musique : le triangle dont, adolescente, je pensais qu’il était tenu par le musicien le plus libre, le plus téméraire de l’orchestre, celui qui ne se cache pas derrière une contrebasse ou un violoncelle, celui qui n’est ni pianiste ni violoniste… et qui est présent, debout, tout du long pour intervenir si peu. Cet instrument se réduit jusqu’à n’être qu’un trou qui permet d’autres métamorphoses, un arbre, de la mousse, un paysage sinusoïdal,  Ratatoskr – écureuil de la mythologie islandaise.

    A la fin, ma peau est très réactive, mes tatouages sont legèrement en relief [là, dans le réel présent], une cicatrice sur le bout de mon index me démange : c’est ici que je conserve mon anémone qui se mêle à la chair.

    Marie m’a accompagnée avec le sourire, en empêchant le voyage imaginaire de s’interrompre ce qui était sa tentation (et la mienne sans doute malgré le désir d’aller plus loin), sans ajouter ou retrancher quoi que ce soit. Elle a été présente et a partagé la durée de cette chose vécue sans insister, sans surajouter. Exactement comme c’était bien pour moi à ce moment-là. Je crois fortement que cela pourra être différent une autre fois et le serait forcément avec une autre personne que moi, moi de cet après-midi là.

    Je recommande son accompagnement à celles et ceux qui voudraient explorer leur mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, qui sont prêt.e.s à affronter l’intérieur ou qui veulent s’y ressourcer et je me prescris de retourner voyager avec elle. 

     

  • Atelier d’exploration hypnotique queer 3: « Les secrets de ma licorne », Bruxelles, samedi 14 avril 2018 18h-20h

    Dans cet atelier de rêve éveillé dirigé, vous explorerez votre paysage intérieur à la rencontre de votre licorne singulière. On dit que sa corne est magique!

    La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Symbole de l’extraordinaire, de la pureté, de l’invisibilité, du composite, de l’intersexe, du merveilleux… en lien avec l’arc-en-ciel, ses connotations LGBTQI+ sont nombreuses.

    Mots-clés: licorne * unicorne * magie * narval * légende * unique * symbole * extra-ordinaire * pureté * virginité * puissance * invisible * merveilleux * arc-en-ciel * révélation * phallus * grâce * complicité * ralliement * peluche * mignon.ne * rayonnant.e * non binaire * composite * intersexe *

    A lire : l’introduction générale aux ateliers d’exploration hypnotiques queer (conditions, explications…)

    En pratique

    Où: Bruxelles (près de Madou et Botanique)

    Quand: 14 avril, 18-20h

    Combien: minimum 5 et maximum 10 places (la salle est douillette mais petite et je préfère travailler dans une certaine intimité). Réservez vite en m »écrivant à lisellesil@gmail.com

    Se préparer:

    • suivez les liens pour nourrir vos paysages intérieurs (articles, vidéos, audios…)
    • dans un carnet, prenez note en mots, dessin, collage… de ce qui vous interpelle en rapport avec la licorne (brainstorming personnel et résonances en écoutant-regardant les liens ci-dessous)
    • emmenez ce carnet avec vous, ainsi que des feutres et feuilles blanches
    • emmenez une bouteille d’eau et un truc à grignoter sans miette végétarien à partager
    • si cela n’est pas fait, consultez la page d’introduction aux ateliers queer!

    Prix: choisissez le prix juste pour vous selon vos moyens, pour 2h, entre 10 et 30 euros, en conscience.

     

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    Pandora Boxx

     

    «C’est un animal que l’on n’arrive pas à capturer, l’animal pur par excellence, attiré par la pureté et la virginité. Elle a des propriétés merveilleuses, c’est pour ça que les humains cherchaient à s’en emparer.» Michel Pastoureau

    Au Moyen Age, elle représentait également, par sa corne, la puissance (arme meurtrière), la révélation divine (flèche spirituelle, rayon solaire, épée de Dieu…) et l’antithèse de l’impur (qu’elle détecte et punit)…

    Sa corne phallique et sa grâce (rattachée à la Vierge Marie) en font un être unisexe, qui passionne des psychanalystes comme Jung et Lacan.

     

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    Gustave Moreau, 1885.

     

    Signe de complicité, peluche rayonnante, fougueux animal magique, tueur sans pitié, lien avec le spirituel, genre non binaire par excellence… à chacun.e ses résonances.

    Bienvenue dans votre pays des licornes!

     

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    Jan Jonston, historiae Naturalis, 1651

     

    A lire, à regarder et à écouter sur les licornes:

    Le UnicornBrand Café de Bangkok

    Un article de Slate : Comment les licornes sont devenues un symbole LGBT

    Un article de Medium.comLa symbolique de la licorne et sa place dans la sémiologie du web ?

    Le livre de Michel Pastoureau

    Des émissions de France Culture: La dame à la licorne (2014), Le secret de la licorne (2013), Les mystères de la licorne (2013), La rebelle à la licorne (2016)

    Un article très fourni de Wikipedia pour les détails de sa naissance sur divers continents et pour toutes les passions qu’elle a déchainées.

    Un site d’un passionné

     

     

    A CONSULTER: l’introductions aux ateliers queer et les sources sont disponibles dans la page « Ateliers d’exploration queer« .