Le 19 septembre, l’exposition « Les Hôtes », de Jérome Poret, à la Maréchalerie de Versailles, à laquelle je participe en tant qu’artiste hypnotiste, ouvre son premier événement (Evenement Facebook, de septembre à décembre 2019).
Les voix des étudiant.e.s que j’ai emmené.e.s, en rêve éveillé augmenté par l’hypnose, visiter leur maison onirique, ont été gravées sur disque, lus par un magique Gramophone Pathé.
Nous proposons aussi une performance concert hypnotique le 15 décembre.
Du 20 septembre au 15 décembre, La Maréchalerie invite Jérôme Poret à produire une exposition et à s’associer à l’organisation du cycle de débats annuel Manèges.
En 1884, convaincue qu’une malédiction s’abat sur sa famille en raison de l’invention par son beau père de la première carabine à répétition, la veuve Winchester débute la construction d’une maison qui ne s’achèvera que 38 ans plus tard. Chaque nuit, elle communique alors avec les esprits des victimes présumées de la carabine, qui lui fournissent les plans d’une maison en chantier permanent, comprenant à la mort de sa propriétaire en 1922 près de 160 pièces.
S’inspirant de cette histoire, Jérôme Poret produit pour l’exposition un ensemble d’œuvres conçues dans un rapport à l’intersection de l’architecture et du spiritisme.
Né en 1969, il vit et travaille à Paris.
Évènements:
Samedi 21 et dimanche 22 septembre de 14h à 19h, Journées Européennes du Patrimoine – ouverture de l’exposition + Ateliers parents enfants.
Samedi 5 octobre de 14h à 1h, Nuit blanche – Nuit de la création (Ville de Versailles).
Les 5 octobre, 2 novembre et 7 décembre de 14h30 à 16h, visites-ateliers du samedi à l’attention des 6 – 12 ans.
Samedi 14 décembre à partir de 15h, finissage et concert avec la participation du public et de Marie Lisel, Hypnotiste, dans le cadre de NEMO, Biennale Internationale des arts numériques.
Ce texte est « le récit romancé de la première séance » d’un.e client.e adepte des voyages intérieurs. Merci pour la permission de partage et bravo pour ce beau texte!
« Une petite étincelle s’éveille dans mes entrailles. Jaune, brillante, elle crépite d’envie et d’excitation. Elle, c’est ma curiosité, maladive et avide de sensation forte. C’est celle qui veut découvrir, ressentir, expérimenter bref, vivre. Et vivre avec une intensité démesurée ! Elle n’a pas vraiment de considération pour moi ou pour ma santé. Ni pour mes proches d’ailleurs. Mais elle n’est pas malveillante pour autant ! C’est juste une enfant naïve, pure, inconsciente voire irresponsable, mais jamais mauvaise. Quelque part, c’est ma force vitale, celle qui m’anime et me fait me lever le matin. Simplement, c’est à moi de prendre soin d’elle, de l’entendre, la comprendre, la raisonner parfois. Mais son objectif coïncide parfaitement avec le mien. Alors étincelle, suis-moi, un étrange et intense voyage nous attends…
Les phosphènes dans mes yeux se font plus intenses. Des cercles concentriques qui se referment au centre de ma non-vision. Je me concentre dessus, et soudain, tout apparait.
Je suis dans un couloir fade et sans grand intérêt. Devant moi, se dresse une porte en bois ouvragé, surmontée d’une poignée en métal dorée qui jure avec le terne des murs. J’ouvre la porte, traverse son encadrure, et me voila dans le vide de l’espace.
Je vois des étoiles au loin, quelques nuages spatiaux d’un rouge vif. Est-ce que je peux bouger ? Oui, je vole,en haut, en bas, comme bon me chante. En me déplaçant, je note que les étoiles et les nuages semblent particulièrement étrange, comme si je n’étais pas dans le vide de l’espace,mais à l’intérieur d’une bulle dont les parois seraient peintes pour en faire comme une illusion. Je cherche du regard un point particulier dans cet environnement étonnamment familier, et je repère une étoile plus brillante que les autres au loin. Je m’en approche, et alors que ma vision s’éloigne de mon corps et prend de la hauteur, je confirme que je suis bien dans une grande bulle. De l’autre côté de la paroi, derrière l’étoile, est présent un genre de bâtiment blanc. j’arrive à apercevoir vaguement le plan de ce bâtiment, comme s’il n’avait pas de plafond.
Je me reconcentre sur mon corps, et sur cette petite étoile. Je lui offre humblement mon vœu le plus cher, et celle-ci grossit pour s’ouvrir comme un portail, que je traverse pour arriver dans le couloir blanc immaculé du bâtiment que j’ai pu voir plus tôt.
Une fois dans ce nouveau lieu, je regarde de chaque côté pour y choisir ma prochaine destination. A gauche, le couloir blanc tourne pour arriver vers ce qu’il ma semblé plus tôt être une salle d’hôpital. Le blanc et la propreté de ces locaux sont beaucoup plus rassurant que ce que je peux apercevoir à droite : le couloir s’assombrit, se ternit, et semble se transformer en couloir froid et laid. Les murs et le sol passent d’un blanc impeccable et sans aspérité à des pierres brutes irrégulières, couvertes ça et là de mousse. L’obscurité s’y fait grandissante. Je me sens bien plus à l’aise à l’idée d’aller à gauche, mais je sais que je dois aller à droite. Plus question de se voiler la face. J’avance donc vers le côté obscur du couloir, et son aspect cryptique devient de plus en plus inquiétant.
Au bout du couloir, un escalier en colimaçon descend dans une obscurité encore plus angoissante. Sur la gauche, une rambarde de métal complètement rouillé suit la pente irrégulière des marches sales et humide.
Une fois en bas de l’escalier, je me retrouve face à une salle particulièrement effrayante. Le peu de lumière que je perçoit vient de l’escalier que je viens de descendre. Mon étincelle est toujours avec moi, mais ne parvient pas à éclairer la salle qui, elle, est tellement sombre qu’elle semble être remplie d’un liquide noir du sol au plafond. Pas question d’avancer la dedans. Je m’improvise Moïse et fend l’ombre de la salle en deux d’un coup de main, et la lumière dresse un passage jusqu’à l’autre extrémité de la salle. De chaque côté de ce couloir improvisé, je sens les ombres bouger, et se déplacer. En m’avançant un peu j’arrive à percevoir leur yeux rouges me regarder. Plusieurs d’entre elles m’attaquent, essaient de m’agripper, de me griffer, je sens leur haine et leur colère, et je m’immobilise au milieu de la salle, comme pétrifié de peur. Dans un élan d’apaisement, je brave mon inquiétude pour venir apposer mes mains sur le mur d’ombre à ma droite, puis à ma gauche. A chaque fois, je leur offre mon vœu le plus cher, et la plupart d’entre-elles se calment. Seules trois d’entre-elles continuent de m’attaquer. Je vais en voir une, et lui demande ce que je peux faire pour elle, ce qu’elle veut.
“Te tuer ! Te faire souffrir !”
Je comprends qu’elles ne sont pas douées de raison. Ces ombres sont une manifestation sans conscience de mes pulsions de mort. Je leur promet que je ferais mon possible pour les aider, et elles se calment et partent se renfermer dans un coin de la pièce. Dans leur regard rouge sang, l’espoir a remplacé la haine. Je calme mon inquiétude, et continue mon chemin. Après cette salle, un couloir tourne vers la gauche, et s’enfonce au loin dans le noir. Sur la droite, je vois trois autres couloirs. Sans vraiment savoir pourquoi, je comprends la configuration du lieu. Je dois emprunter chaque couloir de droite, l’un après l’autre, pour une certaine épreuve avant de finalement continuer dans le noir du couloir principal, comme un rite initiatique issu de mon inconscient.
J’avance et m’engage donc dans le premier couloir. Dans celui-ci, une vieille porte en bois sur la droite, puis un peu plus loin le couloir tourne juste derrière la pièce. J’ouvre la porte ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre. Je me retrouve dans une cellule crasseuse dans laquelle ne se trouve qu’un sommier à moitié pourris sans matelas. Dans un coin, un cadavre est recroquevillé en position fœtale. C’est un homme relativement âgé, dont les quelques cheveux longs ne cachent pas la calvitie avancée. Son corps est complètement nécrosé, dans des teintes de vert et de noir, et son torse est à moitié rongé par les vers, si bien qu’on aperçoit distinctement ses côtes. Je comprends qu’il ne s’agit pas d’un cadavre lorsqu’il se lève et s’approche vers moi. Je suis relativement inquiet, mais parviens quand même à lui demander ce que je peux faire pour lui.
“Manger ! Te manger toi !”
Bien décidé à corriger le malsain de mon inconscient, je décide de lui donner mon bras gauche. Il le dévore avidement, en croquant jusqu’à l’os. Il me regarde d’un air affamé, et je lui donne finalement le reste de mon bras, sans trop savoir si c’est une bonne idée. Il l’avale d’une traite et, fort heureux de cette mise en bouche, se jette sur moi pour me dévorer. Entièrement.
Je me réveille à nouveau hors de cet univers onirique. J’aperçois au loin la bulle-espace, et le bâtiment blanc qui y est accolé. Je repars de l’étoile que j’avais repéré, et retourne ou j’en étais. Les escaliers lugubres, la salle pleine d’ombres, qui ont l’air particulièrement excitée, mais qui ne me frôlent même pas et me laisse passer dans le chemin éclairé que j’avais ouvert plus tôt. Je continue, tourne dans le premier couloir. La porte de la cellule est fermée. Je continue un peu plus loin, et le premier couloir tourne puis s’arrête brutalement sur un cul de sac. Devant le mur qui me fait face, un lavabo blanc immaculé, qui jure avec la crasse humide des locaux. Un verre est posé sur son côté. Sans trop savoir pourquoi ce geste me parait évident, je remplit le verre d’eau, et je fais demi-tour. Je rouvre la porte de la cellule, dans laquelle le vieil homme-zombie se trouve à présent assit sur le lit. Je lui donne le verre d’eau, qu’il boit avidement, et il s’allonge, visiblement beaucoup plus serein qu’auparavant. Je reste quelques secondes observer la peau de son dos, qui reprend par endroit une couleur chair, comme si son repas l’avait régénéré. Finalement je le laisse dormir, et reviens sur mes pas pour passer dans le deuxième couloir.
Deux salles sur la gauche. Dans la première, du mobilier en bois moisis, et un grand miroir sur le mur de gauche. Lorsque je regarde dedans, je vois mon reflet, et juste derrière un mur noir d’ombres similaire à la première salle de cet étage. Je n’ai pas vu ces ombres en arrivant, et je me retourne en sursaut face au mur noir. Sa surface ondule calmement, comme la surface d’un liquide huileux qui tiendrait miraculeusement à la verticale.
“Y a-t-il une ressource ici pour m’aider ?”
A mon appel, un petit diablotin grassouillet sort du haut du mur et retombe sur le sol de la salle. Dès le premier regard il ne m’inspire pas confiance.
“Je suis une ressource moi ! Je peux t’aider, suis moi !”
Je le suis, méfiant. Il a un air narquois, un visage sur lequel on ne peut pas ne pas voir sa malignité. Il n’emmène dans la deuxième salle du couloir, complètement vide à l’exception d’un trou carré dans le sol.
“Tu dois descendre ici !”
Je jette un regard dans le trou. Une échelle descend dans les profondeurs, mais je ne distingue rien du bas de l’échelle. Circonspect, je fais appel à mon intuition pour m’aider. Elle se matérialise sous la forme d’une petite sphère lumineuse surmontée de deux paires d’ailes de libellules. Elle confirme mes doutes sur le bienfondé des conseils du diablotin en n’emmenant en dehors de cette salle. Je la suis jusqu’au troisième couloir.
Dans celui-ci, trois salles, sur la gauche. Les portes en bois sont surmontée d’une petite lucarne à barreaux, de telle sorte que je peux voir l’intérieur des salles sans avoir à ouvrir les portes. Dans la première, une salle avec quelques jouets d’enfants : un ballon, un cheval à bascule, un tapis de jeu sur lequel repose quelques babioles diverses. Dans la deuxième, je ne vois rien : elle est remplie de ces mêmes ombres que j’ai déjà vu plusieurs fois. La troisième enfin, est une copie conforme de la salle que j’ai vu plus tôt avec le trou en son centre. Mon intuition me pousse à ouvrir la deuxième porte
J’ouvre la porte, et tranche les ombres comme je l’ai fait plus tôt. Aucune agressivités chez celles-ci cette fois. J’aperçois au fond de la cellule un autre lavabo immaculé. Je m’interroge sur ces symboles qui se répètent dans mon périple, et m’approche du lavabo. Mon intuition plonge par l’évacuation d’eau. Je me sers un verre d’eau, le bois et je m’apprête à la suivre. Au moment de reposer le verre, je vois une petite pièce en or dedans. Un visage sur le côté face, mais rien de particulier. Je la met dans ma poche, et plonge dans le lavabo.
Le décors change brusquement.
Je suis assis sur un banc, à l’air libre, dans un parc dans lequel de nombreux enfants jouent. Je ne vois aucun adulte aux environs, par contre je me vois moi, très jeune, courir et me passer devant. Il me remarque et s’arrête, intrigué. Il a l’air si jeune que je me dit qu’il ne peut sans doute pas parler.
“Si je peux parler !”
Et aussi lire dans les pensées j’ai l’impression ! Je m’accroupis pour être au niveau du petit Choupinne, et lui demande si je peux faire quelque chose pour lui. Il semble vouloir me montrer quelque chose, me prends par la main, et m’emmène en dehors du parc.
Il court sur quelques dizaines de mètres, rentre dans une boutiques, et m’emmène dans l’arrière salle, dans laquelle des étagères sont remplies de breloques et bibelot en tout genre. Il s’agit sans aucun doute d’une boutique d’antiquité. Je ne peux m’empêcher de penser à la boutique dans laquelle Billy récupère Gizmo le Mogwaï. Mini-Choupinne me demande de m’asseoir par terre, et de fermer les yeux. Je m’exécute tout en riant intérieurement du fait que je suis malgré tout parfaitement capable de le voir, car je perçois la scène de haut. Il enfile un masque de monstre, me demande d’ouvrir les yeux et se jette sur mois pour me faire peur. Son effet tombe complètement à l’eau, mais il rit de bon cœur. Je lui demande s’il veut me dire quelque chose avant que je m’en aille.
“Tu as fais des grosses bêtises” me dit-il avec un air désolé.
“Oui c’est vrai, mais j’ai aussi fait des choses super ! Et puis, les grosses bêtises, c’est aussi comme ça qu’on apprends, des fois, c’est important d’en faire !”
Je me sens tellement désolé pour les choses qu’il aura à vivre plus tard que les larmes me viennent. Je lui donne la pièce que j’ai retrouvé plus tôt, et son visage s’illumine de bonheur. Il court la montrer à sa mère, et je reste là, fatigué, son masque dans les mains. Ce voyage commence à devenir vraiment éprouvant… Je décide de m’en aller.
Chamboulement. Tout mon univers implose, se déforme, disparait, réapparait, change de couleurs, de formes, dans un méli-mélo cacophonique et incompréhensible. Je reste quelques secondes contempler ce chaos, puis, tout revient dans l’ordre.
Je suis le vieillard de la cellule. C’était moi qui était aussi affamé et décomposé. Mon étincelle est toujours là. Un peu perdu par ce que cette nouvelle situation veut dire, je demande quelques derniers conseils à mon étincelles avant de pouvoir enfin me réveiller. Elle me dit que je dois être bienveillant avec moi, et ne pas oublier de me nourrir. Me nourrir d’évènements, de rencontres, de passions éphémères, et d’autres choses qui me feront sortir de mon cercle de confort. C’est comme ça que je pourrais concilier mes attentes avec les siennes.
J’ouvre les yeux, humide des émotions qui m’ont étreintes dans cette expérience hors du commun. Je suis complètement abasourdi par l’émotion, et je sens les premières questions qui pointent le bout de leur nez. Mais pour l’instant j’ai surtout envie de dormir. »
Formation en REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose, appellation personnelle), pour praticien.ne.s en hypnose, Brenaz, 8, 9, 10 décembre 2018 (2 jours et demi) et Marseille (avril 2019, 2 jours)
L’atelier « Questions Queer » d’EFiGiES, le 14 décembre m’accueille pour une présentation intitulée : « Exploration queer sous hypnose ».
Janvier
Workshop en école supérieure d’art, ENSAPC Ecole Nationale Supérieure d’Art de Paris Cergy (3 jours, semaine du 14 au 18 janvier 2019)
Stage d’hypnoyoga, avec Katia Feltrin et Marie Lisel, Monastère ste-Marie (près de Dieppe), 30 mai- 02 juin 2019 (4 jours)
Juin-août
Se connecter à soi, au cheval, au monde, Azinières (Florac, Lozère, Cévennes), septembre 2017, mai 2018, juillet 2018, aout 2018, juin-aout 2019 (3 stages de 3 et 4 jours en 2019)
Formation pour praticien.ne.s en hypnose «Pour une hypnose créative» (plusieurs modules possibles, de 2 ou 3 jours chacun: REAH, prescription de tâche par les ego-states, voix et chant en séance, utilisation d’objets transitionnels, séance d’hypnose en balade, médiation animale hypnotique…)
En 2018-2019, je présente deux workshops de 3 jours (janvier 2019) et 5 jours (mars 2019) en école supérieur d’art, ainsi qu’une collaboration avec des étudiants d’école supérieure (2 jours) pour un projet artistique de Jérôme Poret au centre d’art La Maréchalerie.
Pour ma part, je suis maitre praticienne en hypnose, formatrice en REAH (rêve éveillé), hypnopraticienne (séances individuelles), conférencière, artiste, exploratrice… et je donne de nombreux ateliers et stages mêlant tout cela.
Je suis aussi créatrice, en création radio et en performance participative. En 2018, j’ai ainsi été invitée, par exemple, pour des workshops-performances, par le master SPEAP de sciences Po Paris, dans le cadre du festival « Mondes Possibles « au Théâtre des Amandiers à Nanterre, ainsi que par le Frac Lorraine à Metz, dans le cadre de « La Nuit des Idées », « YES, WE CARE. Sexualité(s) et corps politiques ».
J’accompagne également des créations, comme Boundary Games de Léa Drouet (dans le cadres du Kunstenfestivaldesarts 2018 de Bruxelles), la performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave (dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire, une proposition d’Agnès Callu) ou encore l’exposition « Les Hôtes » de Jérome Poret pour la Maréchalerie de Versailles.
De nombreux liens sur mon travail artistique et d’accompagnement d’artiste sont en ligne sur la page « hypnose et arts »
Travail en école, dessin les paupières closes
Dans cette continuité, je développe, dans les écoles supérieures d’art, des workshops en collaboration avec des enseignant.e.s.
Le thème de chaque workshop, ainsi que ses objectifs et son développement, sont articulés conjointement avec la professeure, le professeur qui m’invite. Tout est possible. Dans cet article, je ne peux que proposer des exemples. Chaque intervention est à inventer!
« Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, Marie Lisel a également été enseignante en lycée, pour des ados de 15-18 ans, pendant plus de 10 ans, autant en classe que sur le terrain de projets interdisciplinaires autour de l’art contemporain, du cinéma, de la danse, de la littérature… Elle est également artiste (produite par Halolalune), membre fondatrice de Fair_Play et spécialiste de l’accompagnement de la création par l’hypnose. Son travail s’étend des séances individuelles en thérapie et en accompagnement de création aux performances hypnotiques, en passant par des stages d’hypnose, des formations pour hypnos au REAH, des ateliers de rêve éveillé et des workshops sur plateau d’arts de la scène et en ateliers d’école supérieure d’art. »
Travail en école sur le dessin sous hypnose
Exemple 1: « Exploration des voies/voix en état modifié de conscience »
TITRE DU WORKSHOP : Exploration des voies/voix en état modifié de conscience
OBJECTIF: L’atelier a pour objectif de nourrir les processus de création des étudiant.e.s par les moyens de l’hypnose et de l’autohypnose, en privilégiant le canal sensoriel et l’expression vocale. À travers exercices et expérimentations individuelles et collectives, il s’agira d’apprendre à :
Distinguer différents états de conscience (état dit « ordinaire », état de rêverie, état modifié en focus, état modifié en ouverture, hyperéveil…)
Mettre en place des balises, un cadre d’expérimentation à la fois ouvert et sécurisé
Accéder volontairement et sans aide à certains états (et en revenir facilement), en rapport avec les objectifs de travail :
Explorer ses voies/voix
Jouer avec la synesthésie (toucher > son)
Intégrer à l’intérieur de soi des outils techniques ajustés à sa propre pratique (position meta, focus, intention, cap, synesthésie, espace-temps intérieur de la voix, connexion avec d’autres…)
Tester diverses créations vocales et ajuster les outils selon les intentions
Enregistrer les créations et en faire des pièces sonores
Présenter une performance vocale en transe en autohypnose (sans le support de l’accompagnante)
CONTENU ET MÉTHODE
Durant ces trois à cinq jours, les étudiant.e.s seront invité.e.s à comprendre de façon rationnelle le fonctionnement des outils, à les expérimenter sensoriellement, à les adapter à leurs singularités et à les combiner librement afin de se les approprier en profondeur.
Pour cela, il y aura une l’alternance entre les explications, les exercices courts de compréhension profonde, les explorations en connexion avec l’autre, les explorations de l’extérieur (l’autre, le monde, les matériaux…), les partages d’expériences, les moments d’exploration et de création libre.
Pour davantage de détails, merci de me contacter.
PRÉREQUIS
L’hypnose ne convient pas aux personnes atteintes de troubles psychotiques graves (schizophrénie, paranoïa, maniaco-dépression) ou diagnostiquées comme atteintes d’un trouble bipolaire, ni aux personnes sous anxiolytique ou antidépresseur au quotidien, ni aux personnes présentant une addiction à l’alcool et à la drogue.
ÉVALUATION
Qualité de l’engagement et de la participation aux exercices, expérimentations et créations.
NOMBRE D’ÉLÈVES ET ANNÉES CONCERNÉES : 16-20 max
Travail en école sur l’objet transitionnel
Exemple 2: « Ca crée en moi »
TITRE DU WORKSHOP : « Ca crée en moi »
MOTS-CLES: mouvement spontané, son spontané, écriture automatique, dessin automatique, dividu, facette, ego-states, représentation, modélisation, position méta, laisser-faire.
NOMBRE DE JOURNEES: de 3 à 5
OBJECTIF: L’atelier a pour objectif de nourrir les processus de création des étudiant.e.s par les moyens de l’hypnose, du rêve éveillé augmenté par l’hypnose et de l’autohypnose, en jouant avec le « laisser-faire » et avec la dissociation. À travers exercices et expérimentations individuelles et collectives, il s’agira d’apprendre à :
Distinguer différents états de conscience (état dit « ordinaire », état de rêverie, état modifié en focus, état modifié en ouverture, hyperéveil…)
Mettre en place des balises, un cadre d’expérimentation à la fois ouvert et sécurisé
Comprendre conceptuellement et intégrer à l’intérieur de soi des outils techniques
Singulariser ces outils, jusqu’au sur mesure (patterns, contexte, intention…)
Accéder au focus, au fait de garder le cap, au fait de déposer l’intention, de laisser faire (préparer son territoire hypnotique et le tenir en état propice au travail)
Accéder à différentes facettes, dividus, ego-states, représentations intérieures de soi-même, les apprivoiser, les concilier, les rassembler, les différencier, les appeler pour une tâche, assurer leurs besoins, leur permettre de se développer dans un exercice particulier et de se réintégrer au « Je » après.
Modéliser un personnage ou un élément (se mettre dans la peau de) et laisser cette représentation se mettre en mouvement, en voix, en dessin, en écriture
Accéder de façon autonome et volontairement à certains états (et en revenir facilement), en rapport avec les objectifs, notamment choisir un cap, une intention, un territoire, un médium, un dividu ou un modèle introjecté puis laisser bouger, chanter, dessiner, écrire tout.e seul.e. Changer de dividu et/ou d’intention
Prendre de la distance/hauteur par rapport l’expérience et analyser sa propre pratique hypnotique (position méta)
CONTENU ET MÉTHODE
Durant ces deux, trois, quatre ou cinq jours, les étudiant.e.s seront invité.e.s à comprendre de façon rationnelle le fonctionnement des outils, à les expérimenter sensoriellement, à les adapter à leurs singularités et à les combiner librement afin de se les approprier en profondeur.
Pour cela, il y aura une l’alternance entre les explications, les exercices courts de compréhension profonde, les explorations intérieures en rêve éveillé, les explorations en connexion avec l’autre, les explorations de l’extérieur (l’autre, le monde, les matériaux…), les partages d’expériences, les moments d’exploration et de création libre.
Pour davantage de détails, merci de me contacter.
PRÉREQUIS
L’hypnose ne convient pas aux personnes atteintes de troubles psychotiques graves (schizophrénie, paranoïa, maniaco-dépression) ou diagnostiquées comme atteintes d’un trouble bipolaire, ni aux personnes sous anxiolytique ou antidépresseur au quotidien, ni aux personnes présentant une addiction à l’alcool et à la drogue.
ÉVALUATION
Qualité de l’engagement et de la participation aux exercices, expérimentations et créations.
NOMBRE D’ÉLÈVES ET ANNÉES CONCERNÉES : 16-20 max, de préférence L2, L3, M1, M2…
Travail en école sur la connexion
Exemple 3: « Mon autel particulier »
TITRE DU WORKSHOP : « Mon autel particulier »
MOTS-CLES: représentation intérieure de personnages guides (artistes, penseurs.euses, personne de confiance…), objet transitionnel, rituel, ancrage et désancrage, position méta.
NOMBRE DE JOURNEES: de 3 à 5
OBJECTIF: L’atelier a pour objectif de nourrir les processus de création des étudiant.e.s par les moyens de l’hypnose, du rêve éveillé augmenté par l’hypnose et de l’autohypnose, en jouant particulièrement avec la projection, l’introjection, les représentations.. À travers exercices et expérimentations individuelles et collectives, il s’agira d’apprendre à:
Distinguer différents états de conscience (état dit « ordinaire », état de rêverie, état modifié en focus, état modifié en ouverture, hyperéveil…)
Mettre en place des balises, un cadre d’expérimentation à la fois ouvert et sécurisé
Comprendre conceptuellement et intégrer à l’intérieur de soi des outils techniques
Singulariser ces outils, jusqu’au sur mesure (patterns, contexte, intention…)
Accéder au focus, au fait de garder le cap, au fait de déposer l’intention, de laisser faire (préparer son territoire hypnotique et le tenir en état propice au travail)
Accéder de façon autonome et volontairement à certains états (et en revenir facilement), en rapport avec les objectifs
Prendre de la distance/hauteur par rapport l’expérience et analyser sa propre pratique hypnotique (position méta)
Choisir des objets transitionnels et les charger de façon en en faire des outils d’auto-hypnose
Choisir des représentations de personnages (artistes de référence, personnage familial…) et les rencontrer dans l’imaginal en rêve éveillé, leur demander de devenir des capacités (« power ») de création
Choisir des rituels personnels en les intégrer aux techniques d’autohypnose de création
Construire son autel particulier, avec ses objets, représentations, sons, odeurs, rituels, de façon à tracer des chemins volontaires vers différents états de création-réflexion critique-mise en contexte.
CONTENU ET MÉTHODE
Durant ces deux, trois, quatre ou cinq jours, les étudiant.e.s seront invité.e.s à comprendre de façon rationnelle le fonctionnement des outils, à les expérimenter sensoriellement, à les adapter à leurs singularités et à les combiner librement afin de se les approprier en profondeur.
Pour cela, il y aura une l’alternance entre les explications, les exercices courts de compréhension profonde, les explorations intérieures en rêve éveillé, les explorations en connexion avec l’autre, les explorations de l’extérieur (l’autre, le monde, les matériaux…), les partages d’expériences, les moments d’exploration et de création libre.
Pour davantage de détails, merci de me contacter.
PRÉREQUIS
L’hypnose ne convient pas aux personnes atteintes de troubles psychotiques graves (schizophrénie, paranoïa, maniaco-dépression) ou diagnostiquées comme atteintes d’un trouble bipolaire, ni aux personnes sous anxiolytique ou antidépresseur au quotidien, ni aux personnes présentant une addiction à l’alcool et à la drogue.
ÉVALUATION
Qualité de l’engagement et de la participation aux exercices, expérimentations et créations.
NOMBRE D’ÉLÈVES ET ANNÉES CONCERNÉES : 16-20 max, de préférence L2, L3, M1, M2, …
Travail en école sur l’autel et la création
Exemple 4: « exploration sensorielle hypnotique »
TITRE DU WORKSHOP : Exploration sensorielle hypnotique
REALISE A: ESBA-TALM, workshop intersite, à Tours (année scolaire 2018-2019, invitée par Tristan Trémeau)
MOTS-CLES: exploration, connexion, sensorialité, sensations, impressions, synesthésie, souffle, objet transitionnel, création de patterns
NOMBRE DE JOURNEES: de 3 à 5
OBJECTIF: L’atelier a pour objectif de nourrir les processus de création des étudiant.e.s par les moyens de l’hypnose et de l’autohypnose, en privilégiant le canal sensoriel. À travers exercices et expérimentations individuelles et collectives, il s’agira d’apprendre à:
Distinguer différents états de conscience (état dit « ordinaire », état de rêverie, état modifié en focus, état modifié en ouverture, hyperéveil…)
Mettre en place des balises, un cadre d’expérimentation à la fois ouvert et sécurisé
Accéder volontairement à certains états (et en revenir facilement), en rapport avec les objectifs de travail : autohypnose de création (construire son œuvre, tisser un fil conducteur, prendre de la distance ou au contraire entrer au cœur, créer des liens tangibles entre l’état l’intérieur et l’objet l’extérieur), ainsi que de transmission (parler de son œuvre, la mettre en contexte) et d’exploration (de l’art et du monde)
Comprendre conceptuellement et intégrer à l’intérieur de soi des outils techniques
Singulariser ces outils, jusqu’au sur mesure
Travailler ces états et ces outils à partir du corps, en ouvrant les perspectives sensorielles, en expérimentant la synesthésie, en jouant avec la traduction des perceptions et avec le souffle
CONTENU ET MÉTHODE
Durant ces deux, trois, quatre ou cinq jours, les étudiant.e.s seront invité.e.s à comprendre de façon rationnelle le fonctionnement des outils, à les expérimenter sensoriellement, à les adapter à leurs singularités et à les combiner librement afin de se les approprier en profondeur.
Pour cela, il y aura une l’alternance entre les explications, les exercices courts de compréhension profonde, les explorations intérieures en rêve éveillé, les explorations en connexion avec l’autre, les explorations de l’extérieur (l’autre, le monde, les matériaux…), les partages d’expériences, les moments d’exploration et de création libre.
Pour davantage de détails, merci de me contacter.
PRÉREQUIS
L’hypnose ne convient pas aux personnes atteintes de troubles psychotiques graves (schizophrénie, paranoïa, maniaco-dépression) ou diagnostiquées comme atteintes d’un trouble bipolaire, ni aux personnes sous anxiolytique ou antidépresseur au quotidien, ni aux personnes présentant une addiction à l’alcool et à la drogue.
ÉVALUATION
Qualité de l’engagement et de la participation aux exercices, expérimentations et créations.
NOMBRE D’ÉLÈVES ET ANNÉES CONCERNÉES : 16-20 max, de préférence L2, L3, M1, M2, …
Travail en école sous autohypnose: la plurisensorialité en création
Autres exemples
Gérer le stress pour une présentation de jury, créer l’état idéal pour présenter son travail
Créer un état de concentration (focus) réglé différemment selon les objectifs, le contexte et ancré avec un son ou une odeur ou un gout ou un geste ou un objet (pour le retrouver facilement)
Prendre de la hauteur pour envisager son propre travail sous d’autres points de vues sensoriels et de compréhension profonde (chercher les conditions optimum pour l’insight), tracer le fil, tisser les concepts en partant du corps, des sensations
Synesthésie: dans l’exploration, dans la création mais aussi dans la présentation analytique et critique du travail
Pour ma part, outre mon travail personnel, je travaille avec des créatrices.eurs, selon différents positionnements et territoires. Je peux être:
accompagnante en individuel (séance classique d’exploration)
J’amène un savoir-faire hypnotique, j’accompagne pas à pas la personne hypnotisée dans son voyage intérieur, sans intervention créative, à part dans la technique (comme en séance pour un arrêt du tabac ou un acouphène). Il n’est nulle part notifié que vous venez en séance (secret professionnel).
hypnotiste au service d’une création en séance individuelle
J’amène un savoir-faire hypnotique, j’accompagne pas à pas la personne hypnotisée dans son voyage intérieur, en participant plus ou moins au processus créatif, selon les desideratas de la créatrice/ du créateur. Les territoires et modalités sont à définir en amont.
hypnotiste au service d’une création sur plateau, en studio, en atelier, dans la nature, en performance…
Comme les créatrices/créateurs lumière, son, costume, image ou la.e coach voix, acrobatie, mime et les interprètes… je suis créatrice et/ou coach hypnotique engagée dans un projet au service d’une créatrice/d’un créateur qui me passe commande et je travaille dans le lieu de son projet, avec les autres membres de l’équipe.
En école supérieure d’art, dans une compagnie de danse ou de théâtre, en classe de cirque… autour d’une problématique (Ex: synesthésie, gravité, passage, territoire, vertige…).
En 2018-2019, 3 jours à Cergy et 5 jours à Esba-Talm.
coautrice d’un projet
Tout est envisageable à partir du moment où chacun.e connait son « d’où je parle » et « quelle est ou quelles sont ma/mes fonctions, responsabilités, libertés, limites,dans chaque zone du projet ».
Cette géographie symbolique de projet peut d’ailleurs s’explorer en transe (l’organigramme du « d’où je parle », le territoire, les ponts… passionnant!).
Outre le domaine artistique, je collabore avec des spécialistes en éthologie et naturalisme, cheval-miroir, yoga, massage, mondes virtuels, synesthésie et j’aimerais trouver des partenaires en oenologie, olfactologie, gastronomie expérimentale…
Collaboration avec Nathalie Bletterie, « hypnose et cheval-miroir ». Nos trois prochains stages se déroulent dans un lieu magnifique, en Lozère, en mai, juillet et aout 2018.
Selon les projets, nous choisissons ensemble différents outils, ciblons des objectifs et délimitons des territoires, anticipons des stratégies…
Performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave: « de la texture du présent ». Sur une invitation d’Agnès Callu, le 19 mars 2018, dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire. Photo Barbara Tannery.
SEANCE D’ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL
Les séances individuelles dans lesquelles j’ai un positionnement classique d’accompagnante ne sont pas des collaborations ni de l’accompagnement de création mais des séances d’accompagnement classique, comme pour un arrêt du tabac, une gestion d’acouphènes, un travail sur l’insomnie, une transformation de lien pour un deuil… je suis alors un moyen d’avancer vers son objectif, un outil au service d’une personne, dans un positionnement particulier, où « Marie est mise de côté ». Ces séances d’accompagnement sont invisibles (secret professionnel) sauf si l’accompagné.e décide d’en faire part d’elle/de lui-même.
Les séances individuelles dans lesquelles j’ai un positionnement créatif qui prend plus ou moins d’espace sont des accompagnements de création (je suis positionnée en « coach hypnotiste de projet de création »)
Pour le moment, je travaille avec Guldem Durmaz, pour la genèse d’écriture scénaristique (cette information donnée avec son accord). Nous ne sommes pas en accompagnement de projet car l’exploration est encore très large. il s’agit pour le moment d’accompagnement en individuel en vue d’un accompagnement de projet.
et aussi, dans les témoignages : « Ma bibliothèque intérieure » et « La grotte de ma voix »
Image: Gaétan Vandeplas
SEANCE D’ACCOMPAGNEMENT IN SITU (EN PROJET)
Dans une séance ou un workshop de commande au service d’un.e création, je suis engagée en tant qu’hypnotiste au sein de l’équipe, au même titre que le/la créateur.rice sonore, scénographe, coach vocal.e, costumier.e… au service d’une création dirigée par un.e metteur.e en scène ou chorégraphe ou performer ou musicien.ne…
C’est le cas, par exemple, avec une intervention sur plateau dans le projet Boundary Games de Léa Drouet (2018, Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts), dans une recherche sur plateau pour les débuts d’une création de Marion Sage (Le Vivat, Armentière) ou dans la performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave dans le cadre du programme de recherche DDD « Dessein, Dessin, Design : fabrique médiatique de l’histoire » d’Agnès Callu (Voir l’article sur la performance privée du 19 mars 2018 et le film sur le site de Fabrice ) ou dans l’écriture pour une production 2019 du Théâtre de la mesure (séance préparatoire à « Je suis une poule », dans « Animalogies: Les animaux sont partout », mise en scène de Benjamin Abitan, expliqué ici sur France Culture)
Pour le moment, un projet est en cours, avec Jérome Poret.
Boundary Games, Léa Drouet
ACCOMPAGNEMENT EN WORKHOP DANS UNE ECOLE D’ART, UNE COMPAGNIE
Je conçois denombreux ateliers pour des artistes et pour des spécialistes de disciplines qui me passionnent. Les ateliers développés dans les liens ci-dessous sont des exemples. Mille et une possibilités naissent de rencontres, de lectures, d’expériences et de discussions.
Ce stage vous permet de construire pas à pas vos propres techniques d’autohypnose (à poursuivre chez vous dans les mois à venir), en alternant des moments d’explication des notions de base, des exercices courts d’apprentissage technique, des exercices longs (exploration et modelage) guidés, des exercices d’intégration en solitaire et des moments de partage sur des questions de mise en place.
Lors de ces deux journées, vous abordez différents outils de façon à ce que chacun.e se connecte en profondeur avec soi, à sa manière, tout en suivant un fil commun utilisant l’hypnose éricksonienne. Les exercices et constructions des outils se font à partir des mêmes matériaux, mais singularisés et autour d’objectifs individuels différents.
Marie Lisel (Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, Arche), vous accompagne pas à pas dans la construction de vos outils adaptés à vos besoins et ajustés à vos processus intérieurs.
Mettre à jour les croyances, valeurs, représentations… et dogmes: notre façon de penser le monde influence nos émotions, nos réactions, notre posture, nos connexions aux autres… choisir de garder, de transformer ou d’abandonner une croyance limitante et de préciser une croyance aidante peut changer la vie. D’autre part, mettre le cap sur des activités et des relations en accord avec nos valeurs les plus profondes équilibre et allège. Une première étape est de sortir de la prison du dogme et de la vérité personnelle pour laisser émerger d’autres voies. A lire: Réaliser son film sous hypnose
Penser en positif: si je vous dis « ne pensez surtout pas à un poisson orange », « n’imaginez en aucune façon que des poux pourraient avoir rejoint votre crâne », « ce n’est pas encore le moment de laisser la respiration devenir plus profonde, jusqu’au bâillement »… la suggestion passe sans la négation n’est-ce pas? Voilà pourquoi nous travaillons en exercices sur le fait de positiver!
Accueillirce qui nous constitue et ce qui nous traverse (pensées, émotions, sensations, compulsions, répulsions…), observer, laisser s’exprimer, apprivoiser (plutôt que de rejeter, combattre, chercher à anéantir… ce qui déplace les problèmes), laisser faire… A lire: Etablir une communication confortable avec son symptôme
Modifier son état de conscience (et le piloter). Chacun.e fait l’expérience d’états modifiés de conscience, en étant immergé.e dans un livre, en contemplant une oeuvre d’art ou un paysage, en respirant l’odeur d’un être aimé, en dansant longuement, en relisant un texto émotionnellement fort… C’est un peu comme se plonger dans une bulle, en-dehors du monde extérieur. Apprendre l’auto-hypnose, c’est apprendre à utiliser les états de conscience pour se libérer, se ressourcer, se booster, se concentrer… bref, pour créer sa vie et son monde (nous ne disserterons pas sur la création artistique cette fois). A lire:L’état naturel ou induit d’hypnose
Comprendre les processus intérieurs en profondeur (par le corps, les sensations, impressions, différents sens) et les faire évoluer selon le cap que le « je » désire mettre en place.
Mettre en place les conditions optimums et le cap idéal (réaliste, positif, clair). A lire: Créer l’état idéal
Différencier les instances: ce qui veux en moi / ce sur quoi porte mon attention / ce qui agit en moi. Ex: « je veux que ça s’arrête, ce truc qui me pousse à… » ou « Quand ça me prend, je me sens si légère et si confiante, c’est comme si… ».
Jouer avec ce qui dit « je » (toujours en partie conscient, commente, prend des décisions, actif), déplacer le point d’assemblage, clarifier, intégrer.
Développer la position Meta pour prendre de la hauteur sur une situation.
Découvrir les représentations de différentes facettes en soi, accueillir ces représentations symboliques intérieures, leur permettre de délivrer leurs besoins et de trouver leurs place dans l’ensemble (discussions, arrangements, constructions entre parties). A lire: Mon autre, mes autres et Faire la paix avec soi
Mettre en mouvement, en transformation, en plasticité ce qui peut l’être à chaque ici et maintenant, à son rythme et en douceur. A lire: Créer sa vie
Dénouer, délester, dissoudre, détendre, nettoyer ce qui encombre, alourdit, ne circule pas…
Créer un lieu de ressourcement (safe place) et des processus qui réénergisent.
Jouer avec des objets transitionnels naturels et avec les rituels en autohypnose. A lire: L’imaginal de Ma Soeur
Tester différents types d’hypnose et autohypnose pour construire l’outil qui vous convient le mieux: directive (ordre à un automate), sujet passif / permissive (ma voix accompagne, c’est vous qui pilotez, sujet actif) / …
Synthétiser, améliorer, clarifier vos séquences d’autohypnose ajustées par vous et sur vous pour les ancrer (leur donner des portes d’entrée faciles) et les réutiliser chez vous après le stage.
Saint-Germain-de-Calberte, une terre d’accueil en plein cœur des Cévennes. Du Moyen Age à la Seconde guerre mondiale, ce village témoigne de l’histoire d’une vallée cévenole. Entouré de paysages façonnés par les habitants au fil des siècles, le hameau des Calquières en constitue l’un des sites les plus remarquables. Au centre du village, un monument rend hommage aux Cévenols et à tout peuple qui vit en harmonie avec la nature.
Coût: Entre 95 euros et 195 euros pour deux jours, selon vos moyens, en pleine conscience (envoyez-nous un email ou appelez Christine, pour en discuter)
+ adhésion à Graines : prix en conscience et obligatoire
Hébergement: 25€ la nuitée en chambre ou 12 euros en dortoir au grenier et 5 euros d’adhésion à l’association « Graine d’humanité » qui nous accueille (suivre le lien sur « Hébergement » pour voir le lieu).
Repas: cuisine équipée tout confort. Repas partagés (en auberge espagnole) ou non, selon les désirs de chacun.e. Merci de ne pas apporter de viande ni poisson.
Marie m’invite à descendre retrouver les deux êtres dans mon ventre; qui m’attendent auprès du feu. Ils sont différents de la dernière fois, je ressens deux entités fortes qui m’attendent pour me soutenir. Ils me porte, je me sens léger. Flottant au dessus du feu, ils me transfèrent leurs énergies. Petit à petit, nous ne formons plus qu’une masse qui vibre. Je deviens une boule d’énergie qui s’enfonce petit à petit dans les abimes de mon inconscient.
Qui peut m’aider? Qui peut me montrer la voie ? Comment m’ouvrir? Je descends lentement. A un moment, je sens que je ne descends plus. Qui peut me guider?
Il y a une présence. Un nouveau poisson, aux allures de requin, qui rode. Je lui pose ma question. Comment avoir plus confiance en moi ? Comment m’ouvrir ? Il me répond « Est-ce que tu le veux vraiment ? » Il a la répartie franche et directe, un trait de caractère que j’aime beaucoup. Il m’invite à le suivre. Nous arrivons dans un jardin où des algues surmontées de boules de lumières s’étendent. Puis, il me laisse. Seul. Je me promène et fixe mon attention sur une de ces algues. Là, je découvre que je peux enclencher cette boule de lumière, qui émet alors un rayon puissant qui relie mon ventre à ma tête. Je sens la présence de Marie qui m’observe et suis surpris de la voir en cet endroit. Surpris, mais pas gêné. Est-ce que cela est possible? En fait, tout est possible. Je joue un peu avec le faisceau, l’allumant et l’éteignant, comme un interrupteur mental. Puis je le laisse allumé et décide de me promener dans ce jardin. Pourquoi ne pas l’arranger un peu et le fleurir?
A un autre niveau, plus bas, plus profondément, mon ventre me parle. Ce poisson qui vit en moi et discute avec son langage propre (mon ventre fait du bruit quand on lui pose des questions). Marier m’invite le rejoindre en respirant profondément pour atteindre cet autre niveau. Je me retrouve dans les abîmes, liquides. Je demande au « poisson brique » de me rejoindre. Il apparait furtivement, me sourit et disparait presque instantanément. Je sais intuitivement que derrière ce sourire se cache des conseils et la solution. Je le sens, mais je n’y ai pas accès.
Marie lui pose des questions. Il lui répond. Il a la solution, il peut m’aider, mais soit il ne veut pas donner ses conseils, soit il me l’a déjà montré et je ne regarde pas. Elle lui demande de continuer à travailler. Les bruits, les réactions physiques sont toujours présentent, mais s’enfoncent peu à peu. Le travail de fond s’enclenche.
Marie m’invite ensuite à déplacer mon attention sur le bas de mon dos, qui était, ce jour là, particulièrement douloureux. Respirer profondément pour se déplacer et atteindre d’autres niveaux.
Quand j’y suis, tout n’est pas à sa place et je perçois la douleur sans la ressentir. J’ai envie de tout fixer, de tout réparer avec des cordes.
Marie me propose plutôt de nettoyer cet endroit. Je dépoussière et gratte une forme de crasse blanche qui recouvre mes os. J’ai peur d’en avoir oublié. Elle suggère de demander de l’aide au poisson, qui s’active en passant dans le haut, le bas du dos, le bassin. Il est très actif et motivé. Déterminé et efficace.
Mon ressenti est alors plus lumineux. Je me sens propre et léger. Je remercie tous les êtres qui font partie de moi.
C’est la conclusion de mon rêve et je peux revenir, doucement, en forme, à mon état « normal ».
C’est dans le cadre de paix et de beauté du Monastère Sainte-Marie que Katia Feltrin, professeur de yoga, et Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, vous proposent une immersion dans le yoga, la nature et la pratique de l’hypnose.
Marie Lisel utilise l’outil hypnotique pour accompagner dans le changement des personnes qui désirent se libérer d’une addiction, d’angoisses ou autres symptômes, mais aussi pour explorer et/ou créer des mondes en connivence avec d’autres disciplines, comme l’art, la performance, le cheval-miroir, le massage et, ici, le yoga.
Le yoga est une pratique millénaire, née en Inde, qui opère à la fois sur le corps et la conscience. Pour les yogis, toutes les manifestations de l’univers seraient issues de cette conscience, qu’ils appellent le « Soi ». L’un des objectifs du yoga serait de s’unifier avec cette conscience. « Sat Chit Ananda » « Etre, Conscience et béatitude » serait la définition de l’état du « Soi », ce « Soi » qui réside en chacun de nous.
Pour parvenir à cet état, il existe des techniques, notamment de nettoyage interne, avec les kriyas, d’une part, les exercices de nettoyage des nadis (méridiens en sanskrit), des techniques de respiration (le pranayama en sanskrit, la discipline du souffle), d’autre part, des postures (asanas en sanskrit), des techniques de méditation (dhyana en sanskrit) que nous aborderont le matin lors du stage, et le jeudi après-midi après le déjeuner et la digestion.
L’après midi, à la place du yoga nidra (le yoga du sommeil), pratiqué l’an dernier à cette période, nous explorerons les ateliers hypnotiques de Marie Lisel.
Katia Feltrin débute le Hatha yoga avec Pierre Courtejoie à Versailles en 1990, puis étudie la danse (classique, contemporaine, moderne, africaine, orientale, buto) et explore divers arts martiaux (aïkido, taï chichuan, karaté, kung fu Pei Mei jusqu’en 2009). En 2009, Katia Feltrin se perfectionne en Ashtanga yoga auprès de Caroline Boulinguez au Samastithi Studio à Paris. Depuis 2013, elle se forme au vinyasa yoga auprès de Gérard Arnaud et suis en janvier 2016 une formation de professeur de yoga en Inde, puis
en août 2016 en Bretagne, diplôme 200h. En 2014 et 2017, elle se forme au yoga nidra au Satyanandashram (Paris) et à l’école Akhanda (Paris). Depuis septembre 2009, elle enseigne un yoga dynamique mêlant les techniques de l’Ashtanga yoga, du Vinyasa yoga et du Kundalini yoga, dans les écoles élémentaires (école Lacordaire Paris 15e, à l’Ecole Château des Rentiers, Paris 13e, dans les entreprises (Axa, EDF, CNAM), à l’UCPA, à la MJC du Vésinet, aux Cercles de la forme…
Depuis 2012, Katia Feltrin étudie en parallèle, pour connaître les nadis (les méridiens) et le corps énergétique, le massage shiatsu, le Qi Cong et la médecine chinoise, à l’E.S.T (Paris), l’école de shiatsu thérapeutique de Bernard Bouheret.
Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne certifiée par l’Arche, artiste sonore, exploratrice sensorielle, Marie Lisel décline l’outil hypnotique en cabinet, mais aussi avec des artistes, dans la nature, avec les chevaux et en collaboration avec d’autres professionnels.
Loin de tout dogmatisme, l’hypnose pour créer sa vie (s’émanciper, s’épanouir, se centrer…), créer son oeuvre (réaliser, proposer, faire oeuvre…) et créer son monde (s’explorer, s’amplifier, se connecter…) est conçue comme une série d’expériences et d’outils que chacun.e s’approprie à sa manière pour être utilisée de façon ajustée et autonome. (https://marielisel.wordpress.com)
Nous explorerons le rêve éveillé dirigé, l’initiation à l’autohypnose, l’exploration hypnotique, en rapport avec les thématiques du yoga (ouverture, circulation, élévation, ancrage…), la balade hypnotique et connexion avec la nature…
Le Monastère Sainte Marie est situé à 5 km de la mer, de la forêt, et de Dieppe. Il dispose de chambres spacieuses et confortables, d’une belle salle de yoga et d’un grand parc.
21 septembre, présentation de « Je suis une poule », Benjamin Abitan, Les plateaux sauvages. Ma participation: une séance de préparation hypnotique pour rencontrer sa poule intérieure.
Octobre
Programme DDD « Desseins, Dessins, Design : fabrique médiatique de l’histoire »: le 26 septembre 2018 et le 4 octobre 2018, soirée Hubtopia au Onzième lieu. Ma participation: performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave
Ecoute publique de ma création radiophonique « Fantasmes » au Centre culturel Jacques Frank de Bruxelles le 21/10 à 17h
Intervention « La transe hypnotique : pratiques et questions de recherche », lors de l’atelier « Etats-limites de l’humain » du jeudi 18 octobre, pour l’IHEST, l’Institut des Hautes Etudes pour la science et la technologie (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)
L’atelier « Questions Queer » d’EFiGiES, le 14 décembre m’accueille pour une présentation intitulée : « Exploration queer sous hypnose », Maison des Initiatives Étudiantes (MIE)
Janvier-février-mars-avril
Janvier, workshop de 3 jours à l’école supérieure d’art L’ENSAPC (Cergy)
Du 4 au 8 mars (5 jours), workshop à l’école supérieure d’art TALM (Tours-Angers-Le Mans)
Présentation de ma création radiophonique « Fantasmes » au Lac (Bruxelles)
Stage de REAH pour les hypnothérapeutes à Marseille, 13-14 avril
Préparation hypnotique de l’exposition de Jérôme Poret
Intervention « La transe hypnotique : pratiques et questions de recherche », lors de l’atelier « Etats-limites de l’humain » du jeudi 18 octobre, pour l’IHEST, l’Institut des Hautes Etudes pour la science et la technologie (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation)
2017-aout 2018: le résumé
Stages : médiation par le cheval (4 stages) / autohypnose / créativité
Nombreux workshops queer à Bruxelles (Sorcière, licorne, arc-en-ciel…), notamment au Festival-L de Bruxelles
Outil hypnotique pour la performance de Fabrice Cazenave dans le cadre de DDD
Invitation de Stéphane Blanquet qui a gravé l’une de mes miniatures électroacoustiques sur un vinyle à mixer dans son exposition Goudron Pressage Sillon Tympan(immersion sonore et visuelle, exposition personnelle, Centre Georges Pompidou, Paris 2016).
Participation à une création en tant que performeuse, Acoustique de l’érotisme, création de Franck Thoraval, en écoute sur le site de France Culture
Autrice d’un texte dans un catalogue « Frictions et cri de soie » (2017), de João Vilhena
« Boundary Games », de Léa Drouet, aux Tanneurs, présenté au au Kunstenfestivaldesarts (mai), aux Amandiers Nanterre (septembre) et au Festival Actoral, Marseille (octobre). Ma participation: training hypnotique sur plateau (2 journées)
Performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave: « de la texture du présent ». Sur une invitation d’Agnès Callu, le 19 mars 2018, dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire. Photo Barbara Tannery.
Propositions?
Si vous désirez organiser un workshop dans votre école supérieure d’art ou un stage d’hypnose créative (REAH, espace transitionnel…) dans votre région pour des hypnothérapeutes, si vous désirez m’inviter pour un workshop ou une performance participative lors d’un festival (féminisme, queer, sorcière, éthologie, état animal, connexion, synesthésie, son… voyez mes ateliers), si vous désirez un accompagnement hypnotique pour l’une de vos création, si vous désirez une écoute collective de Fantasmes ou de bOa, si… alors écrivez-moi à l’adresse lisellesil@gmail.com
Accompagnement d’un training hypnotique de groupe dans la forêt, août 2018 (au centre Imala, assistée par Zen It)
L’hypnose éricksonienne est une méthode qui permet, par des techniques spécifiques, d’amener l’accompagné.e en état modifié de conscience, au coeur de son monde intérieur, en la·e dissociant du monde extérieur et de sa logique habituelle (faite de représentations), de façon à ce qu’iel récupère des ressources et trouve des solutions inédites pour résoudre un problème, répondre à une question…
L’hypnose éricksonienneest centrée sur la personne accompagnée, qui conserve tout son libre-arbitre pour son parcours, ses choix, ses transformations. L’accompagnant.e est quant à iel considéré.e comme une boite-à-outils humaine.
A quoi sert l’hypnose éricksonienne dans la création?
concentration, focus
augmentation des sensations, des émotions
compréhension profonde, par le corps (épiphanie, insight, éclair, eurêka)
changement de paradigmes, création de nouveaux liens, transformations
synesthésie
intuition, laisser-faire
autoprogrammation
installer les ressources de confiance, d’ancrage, de puissance, de joie, d’immobilité…
dépasser des peurs, traverser des difficultés (comme monter en scène ou présenter son travail à un.e commissaire)
trouver des issues à une problématique de création
…
Attention, les hypnoses ne se valent pas
Je vous déconseille fortement de monter sur la scène de Messmer ou de tester des techniques de Youtube…
Lorsque l’on parle d’hypnose, il est important de déceler de quelle hypnose il s’agit: permissive/autoritaire, conversationnelle/somnambulique, centrée sur les besoins et intentions du sujet / centrées sur le spectaculaire (ou la manipulation totale: vol en rue, drague de porcs…), faite par un.e professionnel.e / réalisée par un.e amateur.trice de vidéos… car l’hypnose n’existe pas au singulier.
Autohypnose à la Roche du Chat (Sainte-Cécile, Belgique)
Le REAH
Qu’est-ce que c’est?
Le rêve éveillé dirigé est né dans diverses civilisations à diverses époques. Je l’ai rencontré à travers la méthode RED de Robert Desoille et à travers le néo-chamanisme.
Au fur et à mesure des séances, j’ai mêlé le RED à l’hypnose éricksonienne, à des notions de néo-chamanisme, à des techniques de voix et à des inventions personnelles et voilà le REAH, que j’utilise aussi bien en individuel qu’en collectif (et que j’enseigne)
Finalement, il s’agit d’un voyage au coeur de soi, narratif, évolutif, où l’on rencontre des parts de soi, des facettes, des représentations, des dividus, des symboles… sous diverses formes (paysages, dimensions, êtres, énergies).
Là, à nouveau l’accompagnant.e est une boite-à-outils, mais aussi un guide de voyage de l’accompagné.e, qui mène la personne là où elle le désire, en assurant sa sécurité, en lui désignant des points de vue à contempler et en la faisant passer par des sites incontournables. En gros, je ne connais pas vos montagnes ni vos mers, mais j’ai énormément baroudé et je suis super équipée pour traverser les paysages intérieurs. Explorer, c’est mon métier. Vous ne connaissez pas encore votre « imaginal » et vous avez besoin d’apprendre comment y circuler en sécurité et y trouver ce que vous cherchez. Nous voyageons ensemble. Peu à peu, vous acquérez des outils et avancez de plus en plus autonome. Youpi!
A quoi ça sert?
explorer ses paysages intérieurs
nettoyer, arranger, transformer sa machine à sons, à couleurs, à phrases…
rencontrer une facette de soi et danser, chanter, jouer avec / à travers elle
bOa, rêve éveillé radiophonique que j’ai réalisé avec l’aide du Fonds d’aide à la création radiophonique (FACR, CFWB, Belgique)
Fantasmes, création radiophonique en rêve éveillé, que j’ai réalisée avec l’aide du Fonds d’aide à la création radiophonique (FACR, CFWB, Belgique)
Accompagnement du groupe en hypnose dans la nature, lors du stage « Se connecter à soi, au cheval, au monde », au Centre Imala, été 2018
L’espace transitionnel
Qu’est-ce que c’est?
L’espace transitionnel peut être un objet, une image, un lieu, une odeur, un son, un geste… qui devient une partie de moi hors de moi par la projection de mon monde intérieur. Il me permet dès lors de transformer mes émotions, sensations, actions et autres réactions.
Un exemple? Quand j’étais adolescente, Billy, le chien de ma mère, a ramené de la forêt un bois de daguet (tombé quand il change de ramure). Ce cadeau est resté dans les tiroirs de la maison familiale pendant pas mal d’années… jusqu’à ce que mon imaginal le reconnaisse et lui donne le statut d’objet transitionnel. Depuis, il m’accompagne en atelier et performance et me permet de trouver mon positionnement juste, instantanément, quel que soit l’état dans lequel je me trouve avant. Il est en quelque sorte un « doudou de voyage dans l’imaginal en tant qu’accompagnante d’un groupe », formé à la fois d’un objet choisi-trouvé et de ma projection-création. Il ne m’est pas indispensable mais c’est un « raccourci » pratique et rassurant pour attiser ce que je me représente comme le pouvoir du cerf.
A quoi ça sert?
L’espace transitionnel peut servir d’outil pour aller vers mon espace de création (fluidité, concentration, flou, clarté, vitesse…), en tant qu’ancrage, par exemple.
Il peut aussi être au coeur de la création. Car l’objet, l’espace, le son, le geste « chargé » d’une projection, qui attise et concentre une représentation, est déjà une création en soi, seul.e ou en lien.