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Catégorie : Arts

  • Ateliers hypnotiques pour la création (3h, champ des arts contemporains)

    En échangeant avec plusieurs accompagné.e.s artistes ravi.e.s d’explorer leurs champs de recherche en séance individuelle, ainsi qu’avec le public lors des présentations de mes propres créations, l’idée a germé de proposer des ateliers d’exploration artistiques de groupe.

    Danse, performance, cirque, arts visuels, arts sonores, littérature, cinéma… ouvrent le champ de leurs possibles grâce à l’auto-hypnose, à l’hypnose, au REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose) et autres outils

    Après, il ne reste qu’à tisser ensemble les modalités…

    Bruxelles, Paris et ailleurs, vous êtes minimum 10 et/ou vous avez une salle? Construisons ce partage ensemble.

    MODALITES

    Prérequis

    Pour la cohérence du groupe, une pratique artistique professionnelle est un prérequis.

    En revanche, aucune expérience hypnotique n’est demandée.

    Minimum 18 ans.

    Pas d’antécédents psychopathologique (voir les contre-indications de l’hypnose)

     

    Nombre de participant.e.s

    Minimum 10 et maximum 30, selon la salle.

     

    Durée

    Minimum 3h – maximum 2X3h (+ débrief) sur une journée – plusieurs journées d’affilée possibles.

    Donc cela va de 3h/ mois, à un stage de 3 jours de 2X3h en passant par une journée… discutons-en.

    3h = 1 thématique à explorer

     

    Prix

    15 euros par personne pour 3h à Bruxelles (10 personnes minimum).

    Paris et ailleurs, ça dépend si la salle est mise à dispo ou hors de prix…

    Pour les journées et stages, voyons ensemble.

     

    Salle

    Studio de danse ou de yoga.

    Ou salle avec de l’espace pour bouger (y compris au sol)

    En belle saison, j’aime aussi travailler dehors.

     

    Quelques thématiques parmi d’autres

    • jouer avec la synesthésie (son > sensation et mouvement, par exemple)
    • augmenter et transformer la sensorialité (synesthésie mais pas seulement…), avec soi et avec l’autre
    • explorer la concentration-expansion dans différentes parties de l’espace interne-externe
    • ressentir (plurisensorialité) les axes, vertical, horizontal, autres?
    • rendre les limites entre soi, l’autre et le monde poreuses et/ou mouvantes
    • devenir une poule
    • entrer dans une case de BD, en sortir, chercher une autre case…
    • parcourir le monde d’un début de scénario de cinéma
    • laisser une partie du corps ou un.e dividu.e écrire, dessiner, chanter… sans que « la partie qui dit je » intervienne
    • chanter pour l’oreille (l’organe étant alors représenté en tant qu’auditrice et territoire d’exploration)
    • jouer avec ses dividus incorporés (exemple: partie droite du corps: la liberté / partie gauche sécurité ou droite la baleine et gauche la puce ou droite le fimalent et gauche le torrent…)
    • parcourir l’univers caché derrière un tableau, une photo (« porte »)
    • devenir la prolongation d’un objet (et vice-et-versa)
    • danser le doré, l’arbre, l’intersection, la pomme, la constellation, la rate
    • ressentir les territoires (à moi, à nous, à toi, à vous, à eux-elles… mais aussi à certaines parties de moi et de toi, etc)
    • rencontrer sa puissance créative (REAH)
    • cartographier et explorer le territoire du lien, de l’attachement, du délitement, de  l’abandon, du détachement, de la rupture…
    • transférer ses dividus dans des objets et les faire interagir entre eux pour explorer les sensations, émotions, impressions, conceptions du monde
    • … (ma mémoire flanche)

     

    Thématiques au sein de votre projet (solo, compagnie, école d’art…)

    Si vous désirez un atelier sur mesure au coeur de votre projet, c’est envisageable également. Voyez la page, Pour la création, Accompagnement de votre projet sur plateau et workshop en école supérieure d’art.

    Outre l’univers de la création artistique (accompagnement & collaboration, co-création), je suis immergée dans l’univers de la communication animale et végétale (éthologie, médiation animale, Sorqueer), ainsi que dans l’univers queer, dans le rituel et dans le bodywork hypnotique (massage et hypnose, par exemple). Ateliers et stages possibles là aussi.

    Ecrivez moi à lisellesil@gmail.com pour un atelier ou un stage à Paris, Bruxelles et ailleurs!

    Sourire,

    Marie

     

     

  • 8 février, concert hypnotique de Jérôme Poret et Marie Lisel, Théâtre Berthelot, Biennale Nemo

    Les recoins
    Février 2020: Production/ la Biennale des arts numérique Némo / Coproduction / du label phonographique Labelle69/ Avec le soutien du Centre d’art contemporain de la Maréchalerie et du Phonomuseum de Paris.
    Cette expérience artistique immersive s’est déroulée le samedi 8 février 2020, 14h30-16h30, Théâtre Berthelot, dans le cadre de la biennale d’arts numériques NEMO.

    Une proposition ouverte à un public participatif pour une aventure hypnotique et collective d’un REAH (Rêve Eveillé Augmenté par l’hypnose) sous la conduite de l’artiste hypnologue Marie Lisel et la composition lumière et musicale de Jérôme Poret. Annonce sur Sonore Visuel

    Cette proposition peut se renouveler sur invitation.

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    Témoignages des participant.e.s

    I experienced a wonderful performance by Jérôme Poret, a future guest artist of Mayeur Projects Residency and Marie Lisel artist and hypnologist. We spent more than one hour in a collective hypnosis experience in Berthelot Theater in Montreuil, thanks to Marie’s texts and voice and Jérôme’s music. We opened large valleys and tiny houses inside of our minds and bodies. Hypnosis brought me to a flowered valley like the valleys you can follow near Mora, in our beloved Northern New Mexico. After that, my intimate journey made me meet a big wall of a grey massive building as you can find them in Berlin. I went inside and walked through large rooms with some dark corners, but no fear. It was more silent and intimate than scary. Suddenly I felt a big rock cliff moving to me and hurting me. It was the result of a sudden change. Marie’s low voice had been replaced by loud recordings of Jerome’s students telling the story of their dreams under hypnosis. One had become an elk refusing to enter a little house (his Self), another one had travelled in his mouth, squeezing between his teeth, then climbing into his nose… Fantastic experience. Thank you Jerome and Marie. (Mayeur Projects)

    ***

    “L’allée est étoilée, dans les étoiles, éclairée en son centre…

    le bleu dense de l’univers tout autour, aérien, infini.

    L’allée mène à une villa romaine baroque, empesée d’ornements.

    Aucun angle

    Les pièces sont des grottes, des couronnes retournées

    Entre or et indigo

     

    Dans le boudoir

    Les corps de marbre-cire du Bernin, entrelacés.

     

    L’architecture est un archétype

     

    Au cœur de ma maison charnelle, profonde vérité”

    ***

    Merci pour ce voyage en profondeur poétique, cette ouverture intérieure. Bienvenue en soi, en son habitation. Ouverture aux immenses chemins d’un pays infini. Bravo à vous deux!

    ***

    Quand il était question de chemin, j’ai imaginé une foret. Puis quand vous avez évoqué un édifice, j’ai tout de suite vu une grande maison entourée de forêt. Une grande demeure blanche de maître avec quelques marches pour rentrer. je me suis rendu compte que j’étais nue en rentrant. Le sol était en carrelages noirs et blancs, à damiers. il y avait un grand escalier. Et sur les murs des tapisseries anciennes et sombres.

    J’ai vu un orifice anatomique, de chair, mais à une très grande échelle de la taille d’une porte. je suis entrée dedans, ça tournait en rond comme un manège (une roue tournante). Je ne pouvais plus en sortir, alors je me suis laissée aller dans le conduit. C’était comme un intestin, un long tuyau de chair serpentant. Ca a duré longtemps.

    Je voyais des portes sur les côtés, le long des parois mais je n’avais pas le temps de les ouvrir.

    Au bout du tunnel, les parois étaient recouvertes de piquants. Ils m’ont blessée. cela ne me faisait pas mal. Je suis arrivée dans une pièce sombre. j’étais en sang.

    D’autres personnes nues étaient là, dans une sorte de creux d’arbre. Les contours ressemblaient à ceux d’une grotte mais de couler et de texture d’écorce.

    je suis entrée dans une armoire en bois, le seul meuble de l’espace. je sentais son odeur de vernis et mes doigts touchaient  la surface lisse du bois. J’ai vu une ouverture en haut de l’armoire. Je suis montée. Au dessus, il y avait une échelle. Mon corps volait à côté de l’échelle, je montais sans me tenir aux barreaux.

    A ce moment, vous avez parlé de sortir du recoin alors que j’en étais déjà sortie. Alors j’ai essayé de redescendre dans l’armoire. Puis quand vous avez parlé de voler je n’y arrivais plus.

    Je me suis éveillée. J’étais complètement éveillée quand les étudiants racontaient leurs visions.

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    Petit voyage où tout est laissé de côté pour passer un moment en totale déconnexion. C’est assez étrange. Quelque chose d’utile dans ce monde de brutes.

    ***

    Merci ! C’était une très belle expérience..et qui a bien fonctionné pour moi !

    ***

    Quel beau voyage, fabuleux et surprenant. Pensées conduites par les voix et les sons. Parfois déviées par des rêves annexes et des sensations corporelles. Quelle est la limite avant l’endormissement?

    ***

    J’ai assisté à votre performance avec Jérôme Poret samedi au théâtre Berthelot et elle m’a énormément marquée. Je voudrais vous remercier de tout coeur pour cette expérience magnifique.

    ***

    Je suis la maison corps. voyage intérieur, organique, dans des tons grisés, noirs. Les tissus sont durs au toucher. Le corps devient architecture. Je ne sais pas exactement le rapport aux sons. a un moment donné, je suis sortie de la maison et je pouvais la voir de très haut, petite comme une mue abandonnée. je voyageais très vite, dans le cosmos.

    ***

    L’allée était un couloir. C’était tout droit et finalement, il y avait d’autres chemins. des portes ouvertes partout sur des couloirs. Je tombais dans chacun d’entre eux. Il y avait une gravité changeante. Je ne savais pas ce qui était sol ou plafond. je cherchais ce qui était appelé « façade ».

    Finalement, c’était moi la façade. J’étais immense et inerte. Pleine de fenêtres. je tombais dans ma gorge, un tunnel violet sans fond, mou, étroit. je tombais ou j’étais aspire, aucune idée. Pendant longtemps. jusqu’à me retrouver sur mon siège pour écouter les récits des étudiants.

    ***

    Merci pour ce beau voyage!

    Tout d’abord, l’allée s’est matérialisée par un splendide chêne qui découvrait une allée dorée, enluminée, bordée de bambous nimbés d’un halo de lumière jaune, flottant entredeux mondes.

    Je m’attends à voir une facade de maison en bois. Quelle n’est pas ma surprise! L’allée deveint un tunnel de vitraux qui débouche sur une façade gigantesque, e cristal qui scintille tout en me révélant la pureté de sa vibration.

    Le porche n’en est pas un. ce n’est pas une entrée classique. je ne coprends pas ce que je vois, comme des alvéoles, des pièces, des colonnes qui changent de luminosité sans arrêt. je m’avance jusqu’à un fauteuil trône. Je m’y asseois et je ressens toute ma puissance intérieure. C’est mon palais. Il n’y a pas de toit. Je flotte dans l’espace, connectée par des fils énergétiques à la terre, les planètes, l’univers, les autres…

    Tout à coup, je comprends, je suis le commandant de mon vaisseau. mon palais intérieur est un vaisseau qui me permet de ressentir toute ma puissance intérieure. Mille merci pour ce très beau voyage!

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    J’ai vécu un moment d’une rare intensité. C’était une première pour moi et je peux dire que ma curiosité a été satisfaite.

    Durant ce temps, je me trouvais dans la cour intérieure d’un chateau. Seul. Je levai les yeux et vis un couloir. Dans ce couloir, je ressentis un décalage par rapport à l’extérieur. Il semblait infini à l’intérieur alors que j’arrivais à en voir les deux extrémités à l’intérieur.

    J’ignore ce que cela signifie. En tout cas, j’en ressors parfaitement relaxé. Un grand merci!

    ***

    J’ai survolé la mer, je suis devenue un chouca. ce fut un merveilleux voyage. un grand merci!

    ***

    Le noir. Un oeuf. des fils. l’arborescence des branches. L’épaisseur de la vapeur blanche. Et le saut. un flot d’étoiles. la paix. l’orgasme. un voyage.

    ***

    Beau voyage. Je suis entré lentement dans un état second.

    ***

    Se mettre en vision. Prolonger la vallée des songes. L’ensemencer et l’enrichir. Et se laisser envelopper par elle.

    Le couloir communique avec de nombreux mondes, ouvrant sur la façade noble.

    La crypte est blanche et anguleuse.

    Le recoin se joint au sol et aux arches. Il me défracte et me laisse pantois, flottant dans des sons qui faisaient mots.

    L’accepte l’aphasie, la perte et le flot.

    Puisqu’il est sûr que magies et merveilles tissent la trame des mondes!

    ***

    Expérience intéressante.

    Mais l’enfermement dans ma maison ne m’a pas plu du tout! Encore moins dans le coin et le pli. La blatte m’est alors apparue, le « cafard », dans tous les sens du terme!

    J’ai adoré la musique et le troisième oeil. Les bruits qui m’évoquaient la liberté.

    ***

    Merci pour cette expérience collective, il me semble que c’était un bon moyen de s’initier à la découverte des états de conscience modifiés. je ne crois pas avoir été hypnotisé mais je serais curieux de renouveler l’expérience dans un cadre plus préparé.

    ***

    Je suis navré de vous dire que votre performance m’a surtout permis de faire une des meilleures siestes de ma vie. Elle avait sans doute plus de potentiel mais dans mon sommeil, un tiers éveillé, j’ai eu le temps d’apprécier votre set-up et les récits.

    ***

    J’ai bien aimé ce moment très relaxant, surtout la première partie où j’étais dans un état méditatif. Mais je ne m’attendais pas à être dans un état encore plus « modifié ».

    ***

    Expérience douce et riche. Si dans un premier temps j’ai gardé un état de veille développant un vif imaginaire, je me suis à l’entrée des voix off, plongé dans un vrai sommeil. Merci vivement pour ce moment.

    ***

    Navré, mais je me suis reposé. Je n’ai pas réussi à voyager.

    ***

    C’était super. Un très beau moment bien accompagné. je ne m’attendais pas à voir des images aussi précises! Merci.

    ***

    Une expérience formidable à point nommé. Méditation. Sérénité. recharge d’énergie comme après 8h de sommeil profond. Restructurée. Regénérée.

    ***

    J’ai fini par ressentir une forte hallucination: j’ai vu un dragon me raconter des concepts éloignés et incohérents, avec une intention de lourdeur, comme si elle me racontait un traumatisme.

    ***

    Sommeil profond et calme. Maison familière avec inquiétude jusqu’au coin. puis noir complet. Réveil par les voix des étudiants. trou temporel, spacial. Quand Marie est-elle partie? lanterne magique.

    ***

    Merci pour ce beau voyage. J’étais dans un lieu secret, mon antre baobab sous la terre, avec ses racines. Souvenir de l’allée de bougies du 31 décembre, au sortir de la hutte de sudation. Une courbe dans la demi-foret par temps glacial.

    Le coin m’a amenée à la chouette, au musée de la chasse et de la nature.

    Expansion, condensation et repos profond.

    ***

    Une tente, en Iran, avec son sable chaud et ses tissus colorés.

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  • Accompagnement pour la création (de l’installation à la musique en passant par la performance, le cinéma, le chant, le dessin, la danse, la littérature, le cirque, la photographie, la sculpture, le conte, la radio, le théâtre…)

    DES TERRITOIRES ARTISTIQUES DEFINIS

    L’hypnose et l’art se mêlent dans les arts contemporains français. Vous en trouverez des exemples sur la page consacrée à l’hypnose dans l’art.

    Pour ma part, outre mon travail personnel, je travaille avec des créatrices.eurs, selon différents positionnements et territoires. Je peux être:

    • accompagnante en individuel (séance classique d’exploration)

    J’amène un savoir-faire hypnotique, j’accompagne pas à pas la personne hypnotisée dans son voyage intérieur, sans intervention créative, à part dans la technique (comme en séance pour un arrêt du tabac ou un acouphène). Il n’est nulle part notifié que vous venez en séance (secret professionnel).

    • hypnotiste au service d’une création en séance individuelle

    J’amène un savoir-faire hypnotique, j’accompagne pas à pas la personne hypnotisée dans son voyage intérieur, en participant plus ou moins au processus créatif, selon les desideratas de la créatrice/ du créateur. Les territoires et modalités sont à définir en amont.

    • hypnotiste au service d’une création sur plateau, en studio, en atelier, dans la nature, en performance…

    Comme les créatrices/créateurs lumière, son, costume, image ou la.e coach voix, acrobatie, mime et les interprètes… je suis créatrice et/ou coach hypnotique engagée dans un projet au service d’une créatrice/d’un créateur qui me passe commande et je travaille dans le lieu de son projet, avec les autres membres de l’équipe.

    En école supérieure d’art, dans une compagnie de danse ou de théâtre, en classe de cirque… autour d’une problématique (Ex: synesthésie, gravité, passage, territoire, vertige…).

    En 2018-2019, 3 jours à Cergy et 5 jours à Esba-Talm.

    • coautrice d’un projet

     

    Tout est envisageable à partir du moment où chacun.e connait son « d’où je parle » et « quelle est ou quelles sont ma/mes fonctions, responsabilités, libertés, limites, dans chaque zone du projet ». 

    Cette géographie symbolique de projet peut d’ailleurs s’explorer en transe (l’organigramme du « d’où je parle », le territoire, les ponts… passionnant!).

    Outre le domaine artistique, je collabore avec des spécialistes en éthologie et naturalisme, cheval-miroir, yoga, massage, mondes virtuels, synesthésie et j’aimerais trouver des partenaires en oenologie, olfactologie, gastronomie expérimentale…

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    Collaboration avec Nathalie Bletterie, « hypnose et cheval-miroir ». Nos trois prochains stages se déroulent dans un lieu magnifique, en Lozère, en mai, juillet et aout 2018.

    Selon les projets, nous choisissons ensemble différents outils, ciblons des objectifs et délimitons des territoires, anticipons des stratégies…

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    Performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave: « de la texture du présent ». Sur une invitation d’Agnès Callu, le 19 mars 2018, dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire. Photo Barbara Tannery.

    SEANCE D’ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL

    Les séances individuelles dans lesquelles j’ai un positionnement classique d’accompagnante ne sont pas des collaborations ni de l’accompagnement de création mais des séances d’accompagnement classique, comme pour un arrêt du tabac, une gestion d’acouphènes, un travail sur l’insomnie, une transformation de lien pour un deuil… je suis alors un moyen d’avancer vers son objectif, un outil au service d’une personne, dans un positionnement particulier, où « Marie est mise de côté ». Ces séances d’accompagnement sont invisibles (secret professionnel) sauf si l’accompagné.e décide d’en faire part d’elle/de lui-même.

    Les séances individuelles dans lesquelles j’ai un positionnement créatif qui prend plus ou moins d’espace sont des accompagnements de création (je suis positionnée en « coach hypnotiste de projet de création »)

    Pour le moment, je travaille avec Guldem Durmaz, pour la genèse d’écriture scénaristique (cette information donnée avec son accord). Nous ne sommes pas en accompagnement de projet car l’exploration est encore très large. il s’agit pour le moment d’accompagnement en individuel en vue d’un accompagnement de projet.

    Lire à ce sujet: Comment se déroule une séance d’hypnose? et Et si on se connait?

    et aussi, dans les témoignages : « Ma bibliothèque intérieure » et « La grotte de ma voix »

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    Image: Gaétan Vandeplas

    SEANCE D’ACCOMPAGNEMENT IN SITU (EN PROJET)

    Dans une séance ou un workshop de commande au service d’un.e création, je suis engagée en tant qu’hypnotiste au sein de l’équipe, au même titre que le/la créateur.rice sonore, scénographe, coach vocal.e, costumier.e… au service d’une création dirigée par un.e metteur.e en scène ou chorégraphe ou performer ou musicien.ne…

    C’est le cas, par exemple, avec une intervention sur plateau dans le projet Boundary Games de Léa Drouet (2018, Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts), dans une recherche sur plateau pour les débuts d’une création de Marion Sage  (Le Vivat, Armentière) ou dans la performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave dans le cadre du programme de recherche DDD « Dessein, Dessin, Design : fabrique médiatique de l’histoire » d’Agnès Callu (Voir l’article sur la performance privée du 19 mars 2018 et le film sur le site de Fabrice ) ou dans l’écriture pour une production 2019 du Théâtre de la mesure (séance préparatoire à « Je suis une poule », dans « Animalogies: Les animaux sont partout », mise en scène de Benjamin Abitan, expliqué ici sur France Culture)

    Pour le moment, un projet est en cours, avec Jérome Poret.

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    Boundary Games, Léa Drouet

    ACCOMPAGNEMENT EN WORKHOP DANS UNE ECOLE D’ART, UNE COMPAGNIE

    Je conçois de nombreux ateliers pour des artistes et pour des spécialistes de disciplines qui me passionnent. Les ateliers développés dans les liens ci-dessous sont des exemples. Mille et une possibilités naissent de rencontres, de lectures, d’expériences et de discussions.

    A lire:

    Quelques ateliers :

    A partir d’un axe d’exploration et d’un champ commun, les possibles sont innombrables. Si une question vous titille dans vos recherches, parlons-en

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    Image: Gilles Berquet

    AUTRES TERRITOIRES : CO-CREATION

    Mes propres créations et cocréations, ainsi que les liens vers mes partenaires sont visibles sur la page « Mes créations et co-créations« 

     

     

  • Outils hypnotiques pour créer son oeuvre

    Pour créer son oeuvre, l’hypnose éricksonienne, le rêve éveillé dirigé et l’espace transitionnel sont de parfaits outils. Je vous fais la visite 🙂

    A lire aussi: L’hypnose dans la création contemporaine.

    L’hypnose éricksonienne

    Qu’est-ce que c’est?

    L’hypnose éricksonienne est une méthode qui permet, par des techniques spécifiques, d’amener l’accompagné.e en état modifié de conscience, au coeur de son monde intérieur, en la·e dissociant du monde extérieur et de sa logique habituelle (faite de représentations), de façon à ce qu’iel récupère des ressources et trouve des solutions inédites pour résoudre un problème, répondre à une question…

    L’hypnose éricksonienne est centrée sur la personne accompagnée, qui conserve tout son libre-arbitre pour son parcours, ses choix, ses transformations. L’accompagnant.e est quant à iel considéré.e comme une boite-à-outils humaine.

    A quoi sert l’hypnose éricksonienne dans la création?

    • concentration, focus
    • augmentation des sensations, des émotions
    • compréhension profonde, par le corps (épiphanie, insight, éclair, eurêka)
    • changement de paradigmes, création de nouveaux liens, transformations
    • synesthésie
    • intuition, laisser-faire
    • autoprogrammation
    • installer les ressources de confiance, d’ancrage, de puissance, de joie, d’immobilité…
    • dépasser des peurs, traverser des difficultés (comme monter en scène ou présenter son travail à un.e commissaire)
    • trouver des issues à une problématique de création

    Attention, les hypnoses ne se valent pas

    Je vous déconseille fortement de monter sur la scène de Messmer ou de tester des techniques de Youtube…

    Lorsque l’on parle d’hypnose, il est important de déceler de quelle hypnose il s’agit: permissive/autoritaire, conversationnelle/somnambulique, centrée sur les besoins et intentions du sujet / centrées sur le spectaculaire (ou la manipulation totale: vol en rue, drague de porcs…), faite par un.e professionnel.e / réalisée par un.e amateur.trice de vidéos… car l’hypnose n’existe pas au singulier.

    Pour en savoir plus, je vous invite à parcourir:

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    Autohypnose à la Roche du Chat (Sainte-Cécile, Belgique)

     

    Le REAH

    Qu’est-ce que c’est?

    Le rêve éveillé dirigé est né dans diverses civilisations à diverses époques. Je l’ai rencontré à travers la méthode RED de Robert Desoille et à travers le néo-chamanisme.

    Au fur et à mesure des séances, j’ai mêlé le RED à l’hypnose éricksonienne, à des notions de néo-chamanisme, à des techniques de voix et à des inventions personnelles et voilà le REAH, que j’utilise aussi bien en individuel qu’en collectif (et que j’enseigne)

    Finalement, il s’agit d’un voyage au coeur de soi, narratif, évolutif, où l’on rencontre des parts de soi, des facettes, des représentations, des dividus, des symboles… sous diverses formes (paysages, dimensions, êtres, énergies).

    Là, à nouveau l’accompagnant.e est une boite-à-outils, mais aussi un guide de voyage de l’accompagné.e, qui mène la personne là où elle le désire, en assurant sa sécurité, en lui désignant des points de vue à contempler et en la faisant passer par des sites incontournables. En gros, je ne connais pas vos montagnes ni vos mers, mais j’ai énormément baroudé et je suis super équipée pour traverser les paysages intérieurs. Explorer, c’est mon métier. Vous ne connaissez pas encore votre « imaginal » et vous avez besoin d’apprendre comment y circuler en sécurité et y trouver ce que vous cherchez. Nous voyageons ensemble. Peu à peu, vous acquérez des outils et avancez de plus en plus autonome. Youpi!

    A quoi ça sert?

    • explorer ses paysages intérieurs
    • nettoyer, arranger, transformer sa machine à sons, à couleurs, à phrases…
    • rencontrer une facette de soi et danser, chanter, jouer avec / à travers elle

    Pour en savoir plus, je vous invite à parcourir:

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    Accompagnement du groupe en hypnose dans la nature, lors du stage « Se connecter à soi, au cheval, au monde », au Centre Imala, été 2018

     

    L’espace transitionnel

    Qu’est-ce que c’est?

    L’espace transitionnel peut être un objet, une image, un lieu, une odeur, un son, un geste… qui devient une partie de moi hors de moi par la projection de mon monde intérieur. Il me permet dès lors de transformer mes émotions, sensations, actions et autres réactions.

    Un exemple? Quand j’étais adolescente, Billy, le chien de ma mère, a ramené de la forêt un bois de daguet (tombé quand il change de ramure). Ce cadeau est resté dans les tiroirs de la maison familiale pendant pas mal d’années… jusqu’à ce que mon imaginal le reconnaisse et lui donne le statut d’objet transitionnel. Depuis, il m’accompagne en atelier et performance et me permet de trouver mon positionnement juste, instantanément, quel que soit l’état dans lequel je me trouve avant. Il est en quelque sorte un « doudou de voyage dans l’imaginal en tant qu’accompagnante d’un groupe », formé à la fois d’un objet choisi-trouvé et de ma projection-création. Il ne m’est pas indispensable mais c’est un « raccourci » pratique et rassurant pour attiser ce que je me représente comme le pouvoir du cerf.

    A quoi ça sert?

    L’espace transitionnel peut servir d’outil pour aller vers mon espace de création (fluidité, concentration, flou, clarté, vitesse…), en tant qu’ancrage, par exemple.

    Il peut aussi être au coeur de la création. Car l’objet, l’espace, le son, le geste « chargé » d’une projection, qui attise et concentre une représentation, est déjà une création en soi, seul.e ou en lien.

    Pour en savoir plus, je vous invite à parcourir:

     

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    Cocktail ou autoportrait en société Dimention variable – 2009 Courtesy Transit Gallery (BE) & Mehdi-Georges Lahlou

     

    Je vous souhaite de belles créations!

     

    Marie Lisel

  • Hypnose & création contemporaine

    L’hypnose et le rêve éveillé sont des voies directes vers les mondes intérieurs, vers d’autres dimensions, vers des ouvertures des possibles inouïes.

    Dans la sphère des arts contemporains français, voici quelques créatrices.teurs qui mêlent l’outil hypnotique et l’art, que ce soit dans la transmission et/ou dans la création. Si vous avez d’autres noms-oeuvres, faites-moi signe que je complète cette page, à lisellesil@gmail.com

    Juste en-dessous, vous trouverez les liens spécifiques à mes propres créations et participations à des créations d’autres artistes.

    J’ai choisi de ne reprendre ici que les créations des arts contemporains (et non du divertissement), qui utilisent l’hypnose en tant que technique (et non ceux qui ont des « effets hypnotiques », comme des oeuvres stroboscopiques, par exemple).

    Je ferai l’historique prochainement. Work in progress!

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    Jérôme Poret, résidence d’artiste à Issoudun, 2011.

    Quelques artistes contemporains qui utilisent l’hypnose dans leurs créations

    Catherine Contour

    Pionnière dans l’outil hypnotique (l’expression est d’ailleurs d’elle), Catherine Contour transmet une méthode pour les créateurs.trices et chorégraphie des Plongées sous hypnose.

    Voyez son travail sur son site Maison Contour

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    Nina Santes photographiée par Mathieu Bouvier Cycle de « plongées » de Catherine Contour, à la Gaîté Lyrique – 2014

    Gurwann Tran Van Gie

    Gurwann Tran van Gie produit des films sous hypnose, comme Expérience intègre (2015) et Expérience septentrionale (2016).

    Voyez son travail sur son site 

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    www.gurwanntranvangie.com

    Joris Lacoste

    Joris Lacoste a réalisé des installations, performances, créations radiophoniques, avec l’hypnose, dont le merveilleux Au Musée du sommeil.

    Vous les trouverez rassemblées dans ses « Hypnographies », sur son site 

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    «Le vrai spectacle» / photo Joris Lacoste

    Vincent Epplay

    Vincent Epplay a créé un disque vinyle 25cm, « Le disque contre l’insomnie ».

    « Le disque contre l’insomnie » (Hypnose) « Méthode douce pour choisir son niveau de réalité en période d’intense propagande démocratique », Disque vinyle, 25cm, Ed. PPT Stembogen 2007 et Le104 cent quatre. Graphisme et textes : Denis Chevalier.

    Plus d’infos sur son site

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    http://www.viplayland.net

    Violaine Lochu, HypnoQueen, « Lors d’une résidence d’un an à l’école préparatoire les Arcades à Issy-les-Moulineaux financée par la DRAC Île de France, Violaine Lochu a mené une recherche sur l’hypnagogie – état modifié de conscience qui a lieu au moment de l’endormissement – avec une hypnothérapeute et une sophrologue. Lors de ces séances, elle a traversé des sensations, images, souvenirs qui ne lui appartenaient pas directement. Selon l’époque, la religion ou la culture à laquelle on appartient, on les appellera troubles sensoriels, archétype ou inconscient collectif, vies antérieures… A partir de cette expérience, Violaine lochu construit une performance mettant en scène les différents états traversés. Son corps devient tour à tour minéral, animal, végétal, machinique, hermaphrodite… remettant en question le principe d’une identité unique, de certains dualismes (nature / culture, masculin / féminin, humain/ animal), lui préférant l’interstice et le tremblement. »

    Jérôme Poret, Les Hôtes

    Les soeurs Wilson ­ Louise et Jane, artistes britanniques, ­ se sont fait hypnotiser ensemble  en performance (Hypnotic Suggestion 505, 1993).

    Daniela Pellaud installe au mur des dessins, qui passent aussi sur l’écran d’un téléviseur, transposés en vidéo dont la bande-son est constituée des commentaires de l’artiste revenue de son expérience hypnotique (1992).

    Untitled (Matt Mullican under Hypnosis: Zurich) est une vidéo d’une performance réalisée par Matt Mullican en 2003 à Zurich mettant en scène le double de l’artiste, That Person.

    Pascal Rousseau, professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, a été commissaire d’une exposition Sous influence. Résurgences de l’hypnose dans l’art contemporain (Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, 2006)

    Marie Lisel: créatrice hypnotique, mais aussi accompagnatrice de projets au service d’un.e créatrice.teur, coach de training hypnotique de groupe sur plateau (théâtre, danse, performance, cirque…), enseignante en workshops en école supérieure d’art. Le détail de mon travail en rapport avec l’art est ci-dessous.

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    Avec Valérie Vivancos, au FRAC Lorraine, « La voix disait à peu près: écarte les plis »

    Accompagnement hypnotique au service d’un projet d’un.e artiste

    • Fabrice Cazenave : performance de dessin sous hypnose de Fabrice Cazenave dans le cadre du programme de recherche DDD « Dessein, Dessin, Design : fabrique médiatique de l’histoire » d’Agnès Callu (Voir l’article sur la performance privée du 19 mars 2018 et le film sur le site de Fabrice )
    • Léa Drouet Vaisseau : 2 journée d’intervention sur plateau dans le projet Boundary Games de Léa Drouet (2018, Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts),
    • Marion sage : 1 journée de travail de recherche sur plateau pour les débuts d’une création de Marion Sage  (Le Vivat, Armentière)
    • Théâtre de la mesure : une séance longue avec la comédienne (séance préparatoire à « Je suis une poule », dans « Animalogies: Les animaux sont partout », mise en scène de Benjamin Abitan, production 2019, expliquée ici sur France Culture)
    • Travail en cours avec Jérome Poret : en préparation d’une collaboration pour une expo de septembre-décembre 2019 (divers niveaux de collaboration, rôles techniques et créations)
    • Travail en cours avec Guldem Durmaz, pour la genèse d’écriture scénaristique

    Travail artistique hypnotique personnel (autrice et coautrice)

    • bOa (44’33s, 2016, production ACSR, avec l’aide du Fonds d’aide à la création radio de la communauté-française-wallonie-Bruxelles -> FACR)
    • Agogies(16’50s, 2017, co-autrice avec Daniel Martin-Borret, autoproduction, mention au Prix Phonurgia 2017)
    • Fantasmes (52’41s, 2018, Halolalune Production, avec l’aide du FACR).
    • Voyage en quadrangle (Halolalune Production avec l’aide de la subvention Gulliver, en partenariat avec la RTBF (Par Ouï-Dire), la RTS (Le Labo) et France Culture) arrivera en 2019.
    • Performances participatives (avec Valérie Vivancos, La voix disait à peu près: écarte les plis, au FRAC Lorraine (à l’occasion de « Yes, we care » – Sexualité(s) et corps politiques, 2018) et seule aux Amandiers Nanterre (« Festival Mondes Possibles« , de SPEAP, 2018)
    • Stéphane Blanquet a gravé l’une de mes miniatures électroacoustiques hypnotiques sur un vinyle à mixer dans son exposition Goudron Pressage Sillon Tympan (immersion sonore et visuelle, exposition personnelle, Centre Georges Pompidou, Paris 2016).
    • Participation en tant que performeuse sous hypnose à Acoustique de l’érotisme, création de Franck Thoraval, en écoute sur le site de France Culture, 2015
    • Autrice de texte sous auto-hypnose, dans un catalogue « Frictions et cri de soie » (2017), de João Vilhena
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    Performances participatives au FRAC Lorraine à Metz, avec Valérie Vivancos, le 26/01/2017: La voix disait à peu près: écarte les plis

    Pour en savoir plus: 

  • L’espace transitionnel

    L’espace transitionnel

    L’espace transitionnel peut être un objet, une image, un lieu, une odeur, un son… qui devient une partie de moi hors de moi par la projection de mon monde intérieur. Il me permet dès lors de transformer mes émotions, sensations, actions et autres réactions.

    Comme l’imaginal se situe entre le réel sensible (monde que je perçois avec mes sens) et le réel conceptuel (monde des idées), l’espace transitionnel est une aire entre le monde extérieur (perçu par différentes personnes, « objectivement ») et le monde intérieur (conçu subjectivement).

    Un exemple? Quand j’étais adolescente, Billy, le chien de ma mère, a ramené de la forêt un bois de daguet (tombé quand il change de ramure). Ce cadeau est resté dans les tiroirs de la maison familiale pendant pas mal d’années… jusqu’à ce que mon imaginal le reconnaisse et lui donne le statut d’objet transitionnel. Depuis, il m’accompagne en atelier et performance et me permet de trouver mon positionnement juste, instantanément, quel que soit l’état dans lequel je me trouve avant. Il est en quelque sorte un « doudou de voyage dans l’imaginal en tant qu’accompagnante d’un groupe », formé à la fois d’un objet choisi-trouvé et de ma projection-création. Il ne m’est pas indispensable mais c’est un « raccourci » pratique et rassurant pour attiser ce que je me représente comme le pouvoir du cerf.

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    Daguet

    Autre exemple, d’un lieu cette fois: un rocher plat dans la rivière, toujours au coeur de la forêt, constitue lui aussi un espace transitionnel. C’est un endroit où je vais me (dé)poser quelques heures pour trouver de la clairvoyance après avoir laissé partir ce qui a besoin de descendre avec le courant. J’y trouve finalement la paix et reconstitue mon axe vertical. A nouveau, il ne m’est pas indispensable mais je sais qu’à cet endroit un processus bienfaisant se met en place automatiquement à l’intérieur de moi.

    Je travaille également grâce à une odeur, au chant partagé avec une amie qui me ramène, seule, à nos états particuliers d’expérimentation, à une phrase psalmodiée… et je change selon mes découvertes et mes intentions, non seulement pour ouvrir ma palette, mais aussi pour ne pas devenir dépendante d’un élément extérieur dans mon alignement.

    Lors des séances individuelles, à chacun.e ses choix d’objets et phénomènes choisis-trouvés qui rassemblent le dehors partagé et l’intérieur imaginé, pour créer un état particulier (nettoyage, clairvoyance, tranquillité, énergie, focus, créativité, ouverture, douceur, confiance, joie…).

    Lors d’un stage, la construction collective d’un espace transitionnel est aussi un outil que je mets souvent en place pour que chacun.e trouve progressivement sa place en soi, en relation avec les autres et au coeur de la nature, du monde.

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    Construction collective à partir d’objets transitionnels, stage 2017

    L’objet transitionnel: une aire intermédiaire d’expérience

    Pour tenter d’expliquer ce phénomène, partons de ce que Winnicott a mis en lumière, dans Les objets transitionnels, 1969.

    Winnicott a soulevé l’importance du doudou, une petite chose que l’enfant transporte avec lui et qui apporte une réassurance. C’est la première « non-moi possession » (ce n’est pas moi mais c’est à moi et ça fait partie de moi, comme un moi détachable). L’objet est fourni par l’extérieur (peluche, drap) mais c’est l’enfant qui le crée par son empreinte (odeur, notamment). En outre, le nom est créé par l’enfant en déformant le mot des parents. Voici donc l’objet « trouvé-créé » de la petite enfance.

    Dès la naissance, l’être humain est en butte à la question de la relation entre perception objective basée sur l’épreuve de réalité et créativité. Les objets et phénomènes transitionnels (que nous regroupons sous le terme « espace ») forment une aire intermédiaire d’expérience où la réalité intérieure et la vie extérieure contribuent l’une et l’autre au vécu de l’individu. Autrement dit, dans cette aire, je fais l’expérience d’une réalité qui se situe entre ce qui existe en dehors de moi et ce qui existe en moi. L’équilibre psychique consiste à maintenir la réalité intérieure et la réalité extérieure à la fois distinctes et reliées l’une à l’autre.

    La mise en rapport de la réalité intérieure et de la réalité extérieure occasionne des tensions au quotidien, qui sont relâchées dans les aires intermédiaires d’expérience, comme l’art, la religion, le jeu inventé et… les espaces transitionnel de travail hypnotique, chamanique et autres moyens de transformation de la subjectivité.

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    Annette Messager, Les Restes (1998)

    L’objet transitionnel des adultes

    Les théories de Winnicott ont en effet été prolongées dans des études sur le jeu en tant qu’invention (par opposition au « jeu de société » dont on apprend les règles), le fétichisme, le sentiment religieux, le goût des arts, les rites obsessionnels, etc. (on peut aussi mélanger tout cela).

    En psychanalyse, n’importe quel objet peut servir d’objet transitionnel. Winnicott parle des anneaux de rideaux comptés par une patiente. Dans mon expérience personnelle, cela s’est cristallisé autour d’un poème « Les seins acryliques » que j’ai écrit en ôde au tableau que je voyais depuis le divan, à la fin d’une tranche de 7 années (notons que le premier objet non-moi est le sein, organe du maternage, du désir de nourrir… bref !).

    En religion, on se rassemble pour former un groupe sur base de l’analogie des expériences illusoires. Les objets transitionnels utilisés pour cela sont reconnus par le groupe entier (comme la valeur tranquillisante du doudou est reconnue par les parents). Il ne s’agit pas que de symboles. L’hostie des catholiques n’est pas qu’un rappel du corps du Christ.

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    Cocktail ou autoportrait en société Dimention variable – 2009 Courtesy Transit Gallery (BE) & Mehdi-Georges Lahlou

    En dehors des religions et pratiques spirituelles, si un adulte exige des autres qu’ils admettent comme objectifs ses phénomènes subjectifs (donc partager une illusion qui n’est pas la leur), la société y voit un signe de folie, qui peut déclencher une procédure d’enfermement.

    Si un adulte trouve du plaisir dans son aire intermédiaire sans exigence pour les autres, il se rassemblera avec des pairs qui ont des aires avec des points communs (comme l’art, la religion, le fétichisme…) ou développera son univers propre.

    En néo-chamanisme autour d’un.e guide s’énonçant comme tel.le, l’objet transitionnel est créé de façon singulière, tout en étant choisi selon des règles communes, selon un code tiré de syncrétismes entre des pratiques ancestrales (pierres, plumes, poils, griffes, peau, dents, bâton, plante odorante, pendule, directions…). J’ai ainsi construit autel, roue de médecine, ongod… au cours d’un parcours initiatique, selon des consignes à la fois précises et laissant de la place à ma créativité.

    L’objet transitionnel est utilisé dans bien des thérapies, sous la forme de jeux, de figurines, de construction, de rituel… en individuel et en collectif.

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    Charlemagne Palestine (expo à BoZar)

    L’espace transitionnelle dans mon travail hypnotique

    Dans le travail (auto-)hypnotique tout terrain que je propose (en cabinet, dans les bois, avec les chevaux, sur le plateau, dans l’eau, chez vous, sur votre lieu de travail…), l’espace transitionnel est un outil « magique » que chacun.e trouve et crée selon son monde et son intention et/ou que le groupe construit ensemble au fur et à mesure des traversées.

    Les (parties d’)objets transitionnels sont la plupart du temps offert(e)s par la nature, par la rue, la brocante, le grenier, les coulisses, le hasard. Dans mon accompagnement, je ne suis attachée qu’aux règles de la bienveillance envers soi, l’autre et le monde (par exemple, enterrer un objet en plastique ne respecte pas la nature). A part cela, ce sont les processus intérieurs qui en dictent la construction et l’utilisation.

    Le rituel personnel (son, chant, phrase, mouvement, action, respiration…), l’objet trouvé-créé, les éléments (l’eau, le vent, le soleil, la terre), le végétal et même l’animal (qui peut faire partie de l’aire transitionnelle même s’il n’est pas que cela!) peuvent être d’une aide considérable, dans les processus de transformation de la subjectivité de l’individu.

    Evidemment, comme bien des éléments utilisés volontairement pour transformer la subjectivité, l’espace transitionnel existe naturellement dans le quotidien. Evoquons en vrac le sacro-saint doudou de l’enfant au pouvoir apaisant, les boots fétish qui transforment en reine de la soirée, le vieux pull qui fait tant de bien que l’on a du mal à le jeter malgré son état catastrophique, l’hostie, le téléphone portable, le lit, l’alliance, la baignoire…

    La différence ? La clairvoyance, le choix, le cap! Car la construction de l’espace transitionnel est au service du changement vers l’intention, que ce soit un mieux-être, une expérimentation ou une création.

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    Hubert Duprat, Slip of the Tongue

    Un cas concret? « L’imaginal de ma Soeur »

    Dans l’article L’imaginal de ma soeur vous pouvez lire l’analyse d’un exemple concret de la relation à objet transitionnel. Car l’objet n’est pas transitionnel en soi. C’est l’utilisation que l’on en fait qui lui fait accéder à cette aire intermédiaire entre le monde extérieur et le monde intérieur.

    J’ajoute dès à présent que cette qualification d’ « objet/espace transitionnel » propose une grille de lecture compatible avec d’autres grilles de croyances. L’article l’illustre avec l’approche de « ce en quoi je crois » face à la statue de la Vierge ramenée des Marolles. Pour être plus claire, quand je m’adresse au chêne pour récupérer de l’énergie et que des glands tombent à mes pieds, je n’ai pas besoin de décider si l’arbre en tant qu’être vivant sensible m’aide de lui-même ou si c’est « seulement » mon espace transitionnel qui l’englobe. Les croyances, des plus rationnelles aux plus ésotériques, peuvent coexister avec la notion d’espace transitionnel, sans rien trancher ni figer. Parce que, finalement… ce ne sont que des représentations, comme cet article, comme tous les systèmes de pensée. La question reste – en ce qui me concerne : cette représentation est-elle favorable ici et maintenant à ce qui est bon pour moi, pour l’autre, pour le monde? « Bon » étant en soi une représentation subjective façonnée selon mes valeurs… eh oui, c’est reparti!

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    Orlan

    Pour les autres outils, voyez la page « Tous les outils« .

  • Accompagnement de création: Boundary Games, de Léa Drouet, Kunstenfestivaldesarts (22-26/05, Bruxelles), Amandiers (20-23/09, Nanterre), Festival Actoral (9-10/10, Marseille).

    J’ai participé au début de création de Boundary Games sous la forme d’un training hypnotique de deux journées sur plateau.

    A lire sur le site de Léa Drouet Vaisseau

    BOUNDARY GAMES

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    Avec Boundary Games Léa Drouet retourne au plateau qu’elle transforme en périmètre de jeu et d’expérimentation pour ses 6 performeurs. Tel un laboratoire social, la pièce teste les processus de fabrication et de dissolution des groupes. D’infinis (ré)agencements de corps, de sons et d’éléments scénographiques définissent de nouvelles règles sociales comme autant d’alternatives aux seuls principes d’inclusion et d’exclusion. Boundary Games fait voler en éclat la division binaire « nous/eux » auquel se réduit trop souvent notre rapport à l’autre. Elle ouvre un nouvel espace de négociation. Comment y circulerons-nous?
    __________________________________________________________________

    Avec
    Frédéric Bernier, Madeleine Fournier, Catherine Hershey, Simon Loiseau, Marion Menan & Bastien Mignot.
    Scénographie, costumes Gaetan Rusquet
    Travail sonore Yann Leguay
    Dramaturgie Camille Louis
    Assistante à la mise en scène Laurie Bellanca
    Lumières, régie générale Grégory Rivoux
    Training hypnotique Marie Lisel
    Chargée de production France Morin / AMA

    Production Vaisseau
    Coproduction Kunstenfestivaldesarts, Théâtre Les Tanneurs, Nanterre-Amandiers, Charleroi danse, Coop asbl
    Avec le soutien d’Actoral – Festival & Bureau d’accompagnement d’artistes
    Accueil en résidence Kunstencentrum Buda, La Bellone House of performing Art, Montevideo
    Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service du Théâtre, de Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse, de Shelterprod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge 

    22,23,24,25, 26 Mai 2018
    Boundary Games – PREMIERE – Théâtre Les Tanneurs dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts (BE)

    20,21,22,23 septembre 2018
    Boundary Games – Nanterre-Amandiers, Nanterre dans le cadre de Mondes Possibles (FR)

    9, 10 octobre 2018
    Boundary Games – Festival Actoral, Marseille (FR)

  • Création radiophonique hypnotique et fantasmatique

    Fantasmes, création radiophonique hypnotique

    « Fantasmes » est une création radiophonique à ne pas à mettre entre les oreilles des personnes mineures ou sensibles.

    Le dispositif d’exploration sous hypnose proposé par Marie Lisel repousse les limites de l’imaginaire bien au-delà de ce qu’il est possible ou autorisé de vivre dans le réel partagé.

    Ce n’est que dans une dimension onirique que le fantasme, telle une caresse pour le cerveau, soulage la tension du désir.

    Grâce à l’hypnose éricksonienne, non dirigiste, le champ des rêves s’ouvre et le paysage imaginaire se déploie

    Le seul postulat de l’accompagnante étant de n’explorer que le territoire favorable à l’accompagné.e.

    Marie Lisel met à disposition l’outil hypnotique qui éveille l’imagination active.

    Elle accueille le rêve.

    Elle tâche de rester au plus neutre dans ses suggestions de façon à offrir la plus grande liberté possible à la personne qui rêve.

    L’accompagné.e jouit alors de ses pleines potentialités aventureuses et émancipatrices.

    Vous allez rencontrer l’intimité des cinq protagonistes de Fantasmes, à travers des scènes situées dans leur paysage imaginaire plurisensoriel, dont iels nous font le récit au micro au fur et à mesure de leur voyage.

    Les scènes rêvées que traversent les protagonistes ne sont entravées par aucun souci de cohérence, aucune barrière aux possibles, aucune limitation aux contingences techniques, aucun risque de faire du tort à qui que ce soit, aucune limitation légale ou morale.

    Les personnages peuvent s’y transformer, s’y dédoubler, n’y être que purs concepts, y baigner dans l’allégresse des nuages, s’y jouer d’un retournement sur leur propre personne ou d’un renversement de leur désir en son contraire, y jouir d’un carnage, y ressentir des phénomènes d’attractions-répulsions, y jouer à l’intérieur d’eux-mêmes, y vivre l’inimaginable, … bien au delà du raisonnable, dans la liberté absolue de rêver.

    En écoute à prix libre en conscience sur Bandcamp

    La liste de mes autres (co-)créations sonores et performances est ici.

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    Image: Dominique Goblet

    Générique

    Fantasmes, une création de Marie Lisel

    Durée: 52’45 »

    Images: Dominique Goblet

    Enregistrement et pratique hypnotique : Marie Lisel

    Fantasmes sous hypnose : Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch

    Chapeau et générique: Tristan Trémeau

    Montage: Daniel Martin-Borret et Marie Lisel

    Habillage sonore: Théo Harfoush

    Mixage: Christophe Rault

    Produit en 2018 par Marianne Binard, pour Halolalune

    Avec l’aide de Carmelo Iannuzo pour l’Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    Avec le soutien du Fonds d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    Un chaleureux merci à toutes les personnes qui ont participé à ce projet ainsi qu’à celles qui l’ont soutenu… et tout particulièrement aux cinq personnages de ce récit.

    La première écoute publique de Fantasmes a eu lieu le dimanche 3 juin 2018, chez YIAP à Bruxelles. Puis à nouveau en écoute publique à Bruxelles le 21 octobre (Centre Culturel Jacques Franck)  et en novembre ou décembre à Paris. Quant aux diffusions radios, je ne suis pas toujours prévenue.

    Collaboratrices et collaborateurs  

    Je recommande vivement mes collaboratrices.teurs:

    Daniel Martin-Borret

    Daniel Martin-Borret vit en Cévennes. Il accueille dans de très bonnes conditions celles et ceux qui souhaitent fabriquer une création sonore. Son studio permet l’enregistrement sonore, le montage, le mixage et le mastering. La porte du studio s’ouvre sur la forêt cévenole, ce qui permet d’imprimer un rythme très naturel aux séances de travail. Il travaille en co-écriture, enregistrement, création sonore et/ou musicale, co-montage, co-réalisation…

    Au mois de janvier 2018, pour la  création radiophonique « Fantasmes » (50′ – production FACR/ACSR), j’avais déjà tenté deux versions de montage, à partir de très nombreux rushes collectés lors de séances d’hypnose. Cependant, toute cette matière enregistrée en transe était trop proche de moi pour que je puisse finaliser le montage toute seule.

    J’avais déjà travaillé en juin 2017 avec Daniel Martin-Borret pour « Agogies » (16’49 »), expérimentation radiophonique qu’il a réalisée et dont je suis co-autrice et oreille extérieure. Comme cela s’était très bien passé, j’ai décidé de solliciter Daniel pour Fantasmes. Et nous avons poursuivi le montage chez lui, en Cévennes, dans son studio son qui surplombe la vallée.

    Daniel est un réalisateur chevronné. Il connait parfaitement ses outils et les partage de façon généreuse et spontanée. En travaillant avec lui, j’ai pu me détacher des rushes, faire des choix, réussir à enlever.
    J’ai aussi appris des gestes de montage, précis et précieux, qui m’ont été utiles pour les versions ultérieures.
    La palette de Daniel est large, de l’approche technique à la proposition créative, sans oublier le soutien émotionnel.
    Ensemble, nous avons tracé de nouveaux chemins, tranquillement, à l’écoute l’un de l’autre, en ne perdant jamais le fil de la création. Grâce à Daniel, « Fantasmes » a pris une dimension pleinement radiophonique.

    Je suis rentrée à Paris avec des solutions et avec l’oreille attentive (même à distance) et disponible de Daniel. Cet élan m’a donné l’impulsion pour terminer le montage de la pièce.

    Merci Daniel!

    Visitez son site et son mixcloud

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    Pause de co-montage, dans le studio de Daniel Martin-borret, au coeur des Cévennes.

    Théo Harfoush

    Musicien, compositeur, sound designer, réalisateur sonore, professeur de chant et de musique…, Théo a de nombreuses ficelles à son violoncelle.

    Je suis ravie des sons qu’il a créés en écoutant attentivement mes désirs pour chaque personnage et chaque situation. C’est un plaisir de travailler ensemble!

    Visitez son site

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    Christophe Rault

    Mister Mixer Miracle! Merci pour ta patience 🙂

    Christophe est ingé son, réalisateur, monteur, mixeur… visitez son site

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    Tristan Trémeau

    Voix du générique de Merci Madame, L’une des deux voix principales de bOa et voix du chapeau et du générique de Fantasmes.

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    © Raphaël Schneider

    Dominique Goblet

    Dominique Goblet accompagne de ses images mes créations radios depuis Merci Madame. Je suis enchantée par ses interprétations de mes divagations.

    Pour voir son travail, visitez le site d’Actes Sud, de l’Association et de Fremok

    Autrice et coautrice de BD, Dominique est aussi enseignante à l’Erg et à Saint-Luc Bruxelles. Certains de ses livres sont traduits dans de nombreuses langues.

    Halolalune

    Halolalune Production est une A.S.B.L. créée en juillet 2003 dont l’activité principale est la production de films documentaires, de fictions et de documentaires radiophoniques.

    Depuis 2011, l’association est la structure organisatrice de La Semaine du Son de Bruxelles.

    Je suis heureuse de travailler avec Marianne Binard, dont l’enthousiasme et l’oreille attentive m’aident autant que le travail administratif.

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    Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    L’acsr est une structure d’accueil pour la création sonore radiophonique. L’association a été créée en 1996 dans le but de développer un espace de réflexion et de résistance à la diminution alarmante de la création dans les instituts de radiodiffusion en Belgique francophone.

    Structure d’accueil aux auteurs, réalisateurs, opérateurs, créateurs intéressés par la radio, elle met à disposition de ceux-ci des moyens techniques et financiers ainsi qu’un accompagnement artistique (une aide à l’écriture du projet, des écoutes de travail aux différentes phases de réalisation), une aide à la production et à la diffusion.

    L’acsr reçoit le soutien du Fond d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles et est membre du Réseau des Arts à Bruxelles

    Ecoutez les sons en ligne sur le site

    Merci à Carmelo pour les conseils avisés, le soutien moral et l’oreille attentive 🙂

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    Personnages

    Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch, un immense merci pour votre confiance et votre mise en jeu!

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    La suite?

    Je continue à enregistrer des volontaires pour ce projet. Si vous êtes intéressé.e.s, écrivez-moi à lisellesil@gmail.com.

    Le principe est simple: vous voyagez gratuitement et moi je garde les rushes (dont vous me cédez les droits) pour mes créations sonores et installations. Votre voix peut être un peu modifiée, pour votre anonymat, si vous le souhaitez.

    Ce projet fait partie de mes créations. Je n’ai pas envie de le pratiquer de façon « normale » et régulière, en cabinet. Si exceptionnellement vous désirez vivre l’aventure sans être enregistré.e, prenez rendez-vous pour une séance de 4h en tarif de base.

    Les enregistrements donneront lieu à une installation sonore dans une expo collective (cf. cv hypnoartistique) et/ou à une création radio.

    Une performance est également envisageable. J’attends de rencontrer la ou le partenaire idéal.e.

    A suivre…

    Fantasmes!

    onirOQueer

  • Témoignage: explorer ses mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, par le REAH

    EXPLORER SES MYTHES INDIVIDUELS

    Je voulais découvrir le Rêve Éveillé Dirigé – Marie s’est joliment proposée comme guide. Nous avons de nombreuses connaissances en commun, dans tous les sens du terme mais ne nous étions jamais croisées. Après avoir pris le temps d’échanger autour d’une tisane, nous avons lancé le rêve.

    Ma difficulté choisie ? L’impression d’alterner depuis des années des moments de grande liberté de mouvement dans lesquels je me sens très déracinée et quelques moments d’enracinement dans lesquels je perds ma liberté de mouvement. Nouvellement rendue mère par la naissance de mon fils, mon intention était de parvenir à mêler ce qui devait l’être. Marie m’a aidé à formuler cette intention de manière positive et claire pour pouvoir la répéter ensuite dans le voyage onirique.

    Le dessin s’est imposé dès le départ. Je vois un marais, eau et sable déphasés, séparés. Un jonc y pousse, jonc simplifié par le dessin, il semble simplement planté là. Des racines multidirectionnelles s’étirent puis battent comme une corolle de méduse. Marie m’engage à prêter attention à une racine plus particulièrement. Sort d’un sous-sol invisible une asperge (cela m’amuse et malgré la grande émotion produite par cette plongée dans mon imaginaire et au-delà, ainsi qu’un certain inconfort physique au-niveau de la respiration et de la déglutition, je m’amuse souvent tout au long du voyage – consciente des clins d’œil qui parsèment cet étrange paysage) au milieu des racines flottantes. Celles-ci se relient par des filaments, deviennent filet de pêche tandis que « l’asperge » se couvre de ce qui ressemble à des feuilles de liserons.

    Passage au noir. Grains de beauté comme des points à relier pour faire apparaître un dessin, ici, rien de plus que la représentation d’une constellation, que je ne reconnais pas.

    Apparition d’un hippocampe (sourire, cet l’animal dont le mâle porte les petits et le nom d’une partie du cerveau) que je veux suivre en mer. Je vois un poisson plat dissimulé sous le sable (je ne le reconnais pas sur le moment – je pense maintenant qu’il s’agit d’une limande). Il ne révèle rien mais s’est laissé voir… une forêt d’algues, un anneau qui brille sur le fond, l’hippocampe en fait le tour, c’est apaisant, l’anneau reste là. En revanche j’emporte une pousse d’algue ou une petite anémone.

    Je vois un œil, l’iris d’un œil, l’iris est protubérant comme un volcan et l’anémone est en son centre, elle est sa pupille. La lave semble rentrer par le cratère, je me dis que ce volcan s’auto-ingère, cela devient géométrique et abstrait, deux triangles rectangles dont les côtés sont en mouvement perpétuel. Une plaisanterie arrive, l’instrument de musique : le triangle dont, adolescente, je pensais qu’il était tenu par le musicien le plus libre, le plus téméraire de l’orchestre, celui qui ne se cache pas derrière une contrebasse ou un violoncelle, celui qui n’est ni pianiste ni violoniste… et qui est présent, debout, tout du long pour intervenir si peu. Cet instrument se réduit jusqu’à n’être qu’un trou qui permet d’autres métamorphoses, un arbre, de la mousse, un paysage sinusoïdal,  Ratatoskr – écureuil de la mythologie islandaise.

    A la fin, ma peau est très réactive, mes tatouages sont legèrement en relief [là, dans le réel présent], une cicatrice sur le bout de mon index me démange : c’est ici que je conserve mon anémone qui se mêle à la chair.

    Marie m’a accompagnée avec le sourire, en empêchant le voyage imaginaire de s’interrompre ce qui était sa tentation (et la mienne sans doute malgré le désir d’aller plus loin), sans ajouter ou retrancher quoi que ce soit. Elle a été présente et a partagé la durée de cette chose vécue sans insister, sans surajouter. Exactement comme c’était bien pour moi à ce moment-là. Je crois fortement que cela pourra être différent une autre fois et le serait forcément avec une autre personne que moi, moi de cet après-midi là.

    Je recommande son accompagnement à celles et ceux qui voudraient explorer leur mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, qui sont prêt.e.s à affronter l’intérieur ou qui veulent s’y ressourcer et je me prescris de retourner voyager avec elle. 

     

  • DDD1: « De la texture au présent », performance de Fabrice Cazenave (dessin sous hypnose), 19 mars 2018.

     

    « De la texture au présent », performance de Fabrice Cazenave (dessin sous hypnose, Paris, 19 mars 2018), dans le cadre de Dessein, Dessin, Design (DDD), fabrique médiatique de l’histoire, sur une invitation d’Agnès Callu.

    Fabrique médiatique de l’histoire: avec Fabrice Cazenave, Marie Lisel, François Réau, Catherine Mary-Houdin, Barbara Tannery, Napoli Davide, Françoise Perronno, Jean-christophe Norman, Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Philippe Kong, Alexis Yebra, Sépànd Danesh, Pia Rigaldiès, Christine Phal, Clara Roca, Ikonotekst Artistes Réunis, Antonella Tufano, Suzanne Tarasieve, Jean Bedez, Neal Fox, Marie Gayet, Sonia Fleishmann,Nathalie Tacheau, Marie Cantos, Clement Bagot, Vincent Corpet, Julius Horsthuis, Erwan Le Bourdonnec, Marco Schaufelberger, Ellen Tongzhou Zhao, Yang Chen.

    L’image contient peut-être : plein air
    De la texture au présent, performance de Fabrice Cazenave (dessin sous hypnose), 20 mars 2018.