My Website

Catégorie : Rêve éveillé

  • 8 février, concert hypnotique de Jérôme Poret et Marie Lisel, Théâtre Berthelot, Biennale Nemo

    Les recoins
    Février 2020: Production/ la Biennale des arts numérique Némo / Coproduction / du label phonographique Labelle69/ Avec le soutien du Centre d’art contemporain de la Maréchalerie et du Phonomuseum de Paris.
    Cette expérience artistique immersive s’est déroulée le samedi 8 février 2020, 14h30-16h30, Théâtre Berthelot, dans le cadre de la biennale d’arts numériques NEMO.

    Une proposition ouverte à un public participatif pour une aventure hypnotique et collective d’un REAH (Rêve Eveillé Augmenté par l’hypnose) sous la conduite de l’artiste hypnologue Marie Lisel et la composition lumière et musicale de Jérôme Poret. Annonce sur Sonore Visuel

    Cette proposition peut se renouveler sur invitation.

    85034677_207982117016648_4604207294954078208_n

    Témoignages des participant.e.s

    I experienced a wonderful performance by Jérôme Poret, a future guest artist of Mayeur Projects Residency and Marie Lisel artist and hypnologist. We spent more than one hour in a collective hypnosis experience in Berthelot Theater in Montreuil, thanks to Marie’s texts and voice and Jérôme’s music. We opened large valleys and tiny houses inside of our minds and bodies. Hypnosis brought me to a flowered valley like the valleys you can follow near Mora, in our beloved Northern New Mexico. After that, my intimate journey made me meet a big wall of a grey massive building as you can find them in Berlin. I went inside and walked through large rooms with some dark corners, but no fear. It was more silent and intimate than scary. Suddenly I felt a big rock cliff moving to me and hurting me. It was the result of a sudden change. Marie’s low voice had been replaced by loud recordings of Jerome’s students telling the story of their dreams under hypnosis. One had become an elk refusing to enter a little house (his Self), another one had travelled in his mouth, squeezing between his teeth, then climbing into his nose… Fantastic experience. Thank you Jerome and Marie. (Mayeur Projects)

    ***

    “L’allée est étoilée, dans les étoiles, éclairée en son centre…

    le bleu dense de l’univers tout autour, aérien, infini.

    L’allée mène à une villa romaine baroque, empesée d’ornements.

    Aucun angle

    Les pièces sont des grottes, des couronnes retournées

    Entre or et indigo

     

    Dans le boudoir

    Les corps de marbre-cire du Bernin, entrelacés.

     

    L’architecture est un archétype

     

    Au cœur de ma maison charnelle, profonde vérité”

    ***

    Merci pour ce voyage en profondeur poétique, cette ouverture intérieure. Bienvenue en soi, en son habitation. Ouverture aux immenses chemins d’un pays infini. Bravo à vous deux!

    ***

    Quand il était question de chemin, j’ai imaginé une foret. Puis quand vous avez évoqué un édifice, j’ai tout de suite vu une grande maison entourée de forêt. Une grande demeure blanche de maître avec quelques marches pour rentrer. je me suis rendu compte que j’étais nue en rentrant. Le sol était en carrelages noirs et blancs, à damiers. il y avait un grand escalier. Et sur les murs des tapisseries anciennes et sombres.

    J’ai vu un orifice anatomique, de chair, mais à une très grande échelle de la taille d’une porte. je suis entrée dedans, ça tournait en rond comme un manège (une roue tournante). Je ne pouvais plus en sortir, alors je me suis laissée aller dans le conduit. C’était comme un intestin, un long tuyau de chair serpentant. Ca a duré longtemps.

    Je voyais des portes sur les côtés, le long des parois mais je n’avais pas le temps de les ouvrir.

    Au bout du tunnel, les parois étaient recouvertes de piquants. Ils m’ont blessée. cela ne me faisait pas mal. Je suis arrivée dans une pièce sombre. j’étais en sang.

    D’autres personnes nues étaient là, dans une sorte de creux d’arbre. Les contours ressemblaient à ceux d’une grotte mais de couler et de texture d’écorce.

    je suis entrée dans une armoire en bois, le seul meuble de l’espace. je sentais son odeur de vernis et mes doigts touchaient  la surface lisse du bois. J’ai vu une ouverture en haut de l’armoire. Je suis montée. Au dessus, il y avait une échelle. Mon corps volait à côté de l’échelle, je montais sans me tenir aux barreaux.

    A ce moment, vous avez parlé de sortir du recoin alors que j’en étais déjà sortie. Alors j’ai essayé de redescendre dans l’armoire. Puis quand vous avez parlé de voler je n’y arrivais plus.

    Je me suis éveillée. J’étais complètement éveillée quand les étudiants racontaient leurs visions.

    84847432_4083923264966450_138715160054333440_o

    Petit voyage où tout est laissé de côté pour passer un moment en totale déconnexion. C’est assez étrange. Quelque chose d’utile dans ce monde de brutes.

    ***

    Merci ! C’était une très belle expérience..et qui a bien fonctionné pour moi !

    ***

    Quel beau voyage, fabuleux et surprenant. Pensées conduites par les voix et les sons. Parfois déviées par des rêves annexes et des sensations corporelles. Quelle est la limite avant l’endormissement?

    ***

    J’ai assisté à votre performance avec Jérôme Poret samedi au théâtre Berthelot et elle m’a énormément marquée. Je voudrais vous remercier de tout coeur pour cette expérience magnifique.

    ***

    Je suis la maison corps. voyage intérieur, organique, dans des tons grisés, noirs. Les tissus sont durs au toucher. Le corps devient architecture. Je ne sais pas exactement le rapport aux sons. a un moment donné, je suis sortie de la maison et je pouvais la voir de très haut, petite comme une mue abandonnée. je voyageais très vite, dans le cosmos.

    ***

    L’allée était un couloir. C’était tout droit et finalement, il y avait d’autres chemins. des portes ouvertes partout sur des couloirs. Je tombais dans chacun d’entre eux. Il y avait une gravité changeante. Je ne savais pas ce qui était sol ou plafond. je cherchais ce qui était appelé « façade ».

    Finalement, c’était moi la façade. J’étais immense et inerte. Pleine de fenêtres. je tombais dans ma gorge, un tunnel violet sans fond, mou, étroit. je tombais ou j’étais aspire, aucune idée. Pendant longtemps. jusqu’à me retrouver sur mon siège pour écouter les récits des étudiants.

    ***

    Merci pour ce beau voyage!

    Tout d’abord, l’allée s’est matérialisée par un splendide chêne qui découvrait une allée dorée, enluminée, bordée de bambous nimbés d’un halo de lumière jaune, flottant entredeux mondes.

    Je m’attends à voir une facade de maison en bois. Quelle n’est pas ma surprise! L’allée deveint un tunnel de vitraux qui débouche sur une façade gigantesque, e cristal qui scintille tout en me révélant la pureté de sa vibration.

    Le porche n’en est pas un. ce n’est pas une entrée classique. je ne coprends pas ce que je vois, comme des alvéoles, des pièces, des colonnes qui changent de luminosité sans arrêt. je m’avance jusqu’à un fauteuil trône. Je m’y asseois et je ressens toute ma puissance intérieure. C’est mon palais. Il n’y a pas de toit. Je flotte dans l’espace, connectée par des fils énergétiques à la terre, les planètes, l’univers, les autres…

    Tout à coup, je comprends, je suis le commandant de mon vaisseau. mon palais intérieur est un vaisseau qui me permet de ressentir toute ma puissance intérieure. Mille merci pour ce très beau voyage!

    84674538_2196867063942603_8726578465421131776_n

    J’ai vécu un moment d’une rare intensité. C’était une première pour moi et je peux dire que ma curiosité a été satisfaite.

    Durant ce temps, je me trouvais dans la cour intérieure d’un chateau. Seul. Je levai les yeux et vis un couloir. Dans ce couloir, je ressentis un décalage par rapport à l’extérieur. Il semblait infini à l’intérieur alors que j’arrivais à en voir les deux extrémités à l’intérieur.

    J’ignore ce que cela signifie. En tout cas, j’en ressors parfaitement relaxé. Un grand merci!

    ***

    J’ai survolé la mer, je suis devenue un chouca. ce fut un merveilleux voyage. un grand merci!

    ***

    Le noir. Un oeuf. des fils. l’arborescence des branches. L’épaisseur de la vapeur blanche. Et le saut. un flot d’étoiles. la paix. l’orgasme. un voyage.

    ***

    Beau voyage. Je suis entré lentement dans un état second.

    ***

    Se mettre en vision. Prolonger la vallée des songes. L’ensemencer et l’enrichir. Et se laisser envelopper par elle.

    Le couloir communique avec de nombreux mondes, ouvrant sur la façade noble.

    La crypte est blanche et anguleuse.

    Le recoin se joint au sol et aux arches. Il me défracte et me laisse pantois, flottant dans des sons qui faisaient mots.

    L’accepte l’aphasie, la perte et le flot.

    Puisqu’il est sûr que magies et merveilles tissent la trame des mondes!

    ***

    Expérience intéressante.

    Mais l’enfermement dans ma maison ne m’a pas plu du tout! Encore moins dans le coin et le pli. La blatte m’est alors apparue, le « cafard », dans tous les sens du terme!

    J’ai adoré la musique et le troisième oeil. Les bruits qui m’évoquaient la liberté.

    ***

    Merci pour cette expérience collective, il me semble que c’était un bon moyen de s’initier à la découverte des états de conscience modifiés. je ne crois pas avoir été hypnotisé mais je serais curieux de renouveler l’expérience dans un cadre plus préparé.

    ***

    Je suis navré de vous dire que votre performance m’a surtout permis de faire une des meilleures siestes de ma vie. Elle avait sans doute plus de potentiel mais dans mon sommeil, un tiers éveillé, j’ai eu le temps d’apprécier votre set-up et les récits.

    ***

    J’ai bien aimé ce moment très relaxant, surtout la première partie où j’étais dans un état méditatif. Mais je ne m’attendais pas à être dans un état encore plus « modifié ».

    ***

    Expérience douce et riche. Si dans un premier temps j’ai gardé un état de veille développant un vif imaginaire, je me suis à l’entrée des voix off, plongé dans un vrai sommeil. Merci vivement pour ce moment.

    ***

    Navré, mais je me suis reposé. Je n’ai pas réussi à voyager.

    ***

    C’était super. Un très beau moment bien accompagné. je ne m’attendais pas à voir des images aussi précises! Merci.

    ***

    Une expérience formidable à point nommé. Méditation. Sérénité. recharge d’énergie comme après 8h de sommeil profond. Restructurée. Regénérée.

    ***

    J’ai fini par ressentir une forte hallucination: j’ai vu un dragon me raconter des concepts éloignés et incohérents, avec une intention de lourdeur, comme si elle me racontait un traumatisme.

    ***

    Sommeil profond et calme. Maison familière avec inquiétude jusqu’au coin. puis noir complet. Réveil par les voix des étudiants. trou temporel, spacial. Quand Marie est-elle partie? lanterne magique.

    ***

    Merci pour ce beau voyage. J’étais dans un lieu secret, mon antre baobab sous la terre, avec ses racines. Souvenir de l’allée de bougies du 31 décembre, au sortir de la hutte de sudation. Une courbe dans la demi-foret par temps glacial.

    Le coin m’a amenée à la chouette, au musée de la chasse et de la nature.

    Expansion, condensation et repos profond.

    ***

    Une tente, en Iran, avec son sable chaud et ses tissus colorés.

    84825654_2196867113942598_9079108711061913600_n

  • Témoignage de voyage en REAH: « Te manger toi ! »

    Ce texte est « le récit romancé de la première séance  » d’un.e client.e adepte des voyages intérieurs. Merci pour la permission de partage et bravo pour ce beau texte!

    Son blog est ici: Noscobates Aurotenia | Baragouinages hétéroclites

    « Une petite étincelle s’éveille dans mes entrailles. Jaune, brillante, elle crépite d’envie et d’excitation. Elle, c’est ma curiosité, maladive et avide de sensation forte. C’est celle qui veut découvrir, ressentir, expérimenter bref, vivre. Et vivre avec une intensité démesurée ! Elle n’a pas vraiment de considération pour moi ou pour ma santé. Ni pour mes proches d’ailleurs. Mais elle n’est pas malveillante pour autant ! C’est juste une enfant naïve, pure, inconsciente voire irresponsable, mais jamais mauvaise. Quelque part, c’est ma force vitale, celle qui m’anime et me fait me lever le matin. Simplement, c’est à moi de prendre soin d’elle, de l’entendre, la comprendre, la raisonner parfois. Mais son objectif coïncide parfaitement avec le mien. Alors étincelle, suis-moi, un étrange et intense voyage nous attends…

    Les phosphènes dans mes yeux se font plus intenses. Des cercles concentriques qui se referment au centre de ma non-vision. Je me concentre dessus, et soudain, tout apparait.

    Je suis dans un couloir fade et sans grand intérêt. Devant moi, se dresse une porte en bois ouvragé, surmontée d’une poignée en métal dorée qui jure avec le terne des murs. J’ouvre la porte, traverse son encadrure, et me voila dans le vide de l’espace.

    Je vois des étoiles au loin, quelques nuages spatiaux d’un rouge vif. Est-ce que je peux bouger ? Oui, je vole,en haut, en bas, comme bon me chante. En me déplaçant, je note que les étoiles et les nuages semblent particulièrement étrange, comme si je n’étais pas dans le vide de l’espace,mais à l’intérieur d’une bulle dont les parois seraient peintes pour en faire comme une illusion. Je cherche du regard un point particulier dans cet environnement étonnamment familier, et je repère une étoile plus brillante que les autres au loin. Je m’en approche, et alors que ma vision s’éloigne de mon corps et prend de la hauteur, je confirme que je suis bien dans une grande bulle. De l’autre côté de la paroi, derrière l’étoile, est présent un genre de bâtiment blanc. j’arrive à apercevoir vaguement le plan de ce bâtiment, comme s’il n’avait pas de plafond.

    Je me reconcentre sur mon corps, et sur cette petite étoile. Je lui offre humblement mon vœu le plus cher, et celle-ci grossit pour s’ouvrir comme un portail, que je traverse pour arriver dans le couloir blanc immaculé du bâtiment que j’ai pu voir plus tôt.

    Une fois dans ce nouveau lieu, je regarde de chaque côté pour y choisir ma prochaine destination. A gauche, le couloir blanc tourne pour arriver vers ce qu’il ma semblé plus tôt être une salle d’hôpital. Le blanc et la propreté de ces locaux sont beaucoup plus rassurant que ce que je peux apercevoir à droite : le couloir s’assombrit, se ternit, et semble se transformer en couloir froid et laid. Les murs et le sol passent d’un blanc impeccable et sans aspérité à des pierres brutes irrégulières, couvertes ça et là de mousse. L’obscurité s’y fait grandissante. Je me sens bien plus à l’aise à l’idée d’aller à gauche, mais je sais que je dois aller à droite. Plus question de se voiler la face. J’avance donc vers le côté obscur du couloir, et son aspect cryptique devient de plus en plus inquiétant.

    Au bout du couloir, un escalier en colimaçon descend dans une obscurité encore plus angoissante. Sur la gauche, une rambarde de métal complètement rouillé suit la pente irrégulière des marches sales et humide.

    Une fois en bas de l’escalier, je me retrouve face à une salle particulièrement effrayante. Le peu de lumière que je perçoit vient de l’escalier que je viens de descendre. Mon étincelle est toujours avec moi, mais ne parvient pas à éclairer la salle qui, elle, est tellement sombre qu’elle semble être remplie d’un liquide noir du sol au plafond. Pas question d’avancer la dedans. Je m’improvise Moïse et fend l’ombre de la salle en deux d’un coup de main, et la lumière dresse un passage jusqu’à l’autre extrémité de la salle. De chaque côté de ce couloir improvisé, je sens les ombres bouger, et se déplacer. En m’avançant un peu j’arrive à percevoir leur yeux rouges me regarder. Plusieurs d’entre elles m’attaquent, essaient de m’agripper, de me griffer, je sens leur haine et leur colère, et je m’immobilise au milieu de la salle, comme pétrifié de peur. Dans un élan d’apaisement, je brave mon inquiétude pour venir apposer mes mains sur le mur d’ombre à ma droite, puis à ma gauche. A chaque fois, je leur offre mon vœu le plus cher, et la plupart d’entre-elles se calment. Seules trois d’entre-elles continuent de m’attaquer. Je vais en voir une, et lui demande ce que je peux faire pour elle, ce qu’elle veut.

    “Te tuer ! Te faire souffrir !”

    Je comprends qu’elles ne sont pas douées de raison. Ces ombres sont une manifestation sans conscience de mes pulsions de mort. Je leur promet que je ferais mon possible pour les aider, et elles se calment et partent se renfermer dans un coin de la pièce. Dans leur regard rouge sang, l’espoir a remplacé la haine. Je calme mon inquiétude, et continue mon chemin. Après cette salle, un couloir tourne vers la gauche, et s’enfonce au loin dans le noir. Sur la droite, je vois trois autres couloirs. Sans vraiment savoir pourquoi, je comprends la configuration du lieu. Je dois emprunter chaque couloir de droite, l’un après l’autre, pour une certaine épreuve avant de finalement continuer dans le noir du couloir principal, comme un rite initiatique issu de mon inconscient.

    J’avance et m’engage donc dans le premier couloir. Dans celui-ci, une vieille porte en bois sur la droite, puis un peu plus loin le couloir tourne juste derrière la pièce. J’ouvre la porte ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre. Je me retrouve dans une cellule crasseuse dans laquelle ne se trouve qu’un sommier à moitié pourris sans matelas. Dans un coin, un cadavre est recroquevillé en position fœtale. C’est un homme relativement âgé, dont les quelques cheveux longs ne cachent pas la calvitie avancée. Son corps est complètement nécrosé, dans des teintes de vert et de noir, et son torse est à moitié rongé par les vers, si bien qu’on aperçoit distinctement ses côtes. Je comprends qu’il ne s’agit pas d’un cadavre lorsqu’il se lève et s’approche vers moi. Je suis relativement inquiet, mais parviens quand même à lui demander ce que je peux faire pour lui.

    “Manger ! Te manger toi !”

    Bien décidé à corriger le malsain de mon inconscient, je décide de lui donner mon bras gauche. Il le dévore avidement, en croquant jusqu’à l’os. Il me regarde d’un air affamé, et je lui donne finalement le reste de mon bras, sans trop savoir si c’est une bonne idée. Il l’avale d’une traite et, fort heureux de cette mise en bouche, se jette sur moi pour me dévorer. Entièrement.

    Je me réveille à nouveau hors de cet univers onirique. J’aperçois au loin la bulle-espace, et le bâtiment blanc qui y est accolé. Je repars de l’étoile que j’avais repéré, et retourne ou j’en étais. Les escaliers lugubres, la salle pleine d’ombres, qui ont l’air particulièrement excitée, mais qui ne me frôlent même pas et me laisse passer dans le chemin éclairé que j’avais ouvert plus tôt. Je continue, tourne dans le premier couloir. La porte de la cellule est fermée. Je continue un peu plus loin, et le premier couloir tourne puis s’arrête brutalement sur un cul de sac. Devant le mur qui me fait face, un lavabo blanc immaculé, qui jure avec la crasse humide des locaux. Un verre est posé sur son côté. Sans trop savoir pourquoi ce geste me parait évident, je remplit le verre d’eau, et je fais demi-tour. Je rouvre la porte de la cellule, dans laquelle le vieil homme-zombie se trouve à présent assit sur le lit. Je lui donne le verre d’eau, qu’il boit avidement, et il s’allonge, visiblement beaucoup plus serein qu’auparavant. Je reste quelques secondes observer la peau de son dos, qui reprend par endroit une couleur chair, comme si son repas l’avait régénéré. Finalement je le laisse dormir, et reviens sur mes pas pour passer dans le deuxième couloir.

    Deux salles sur la gauche. Dans la première, du mobilier en bois moisis, et un grand miroir sur le mur de gauche. Lorsque je regarde dedans, je vois mon reflet, et juste derrière un mur noir d’ombres similaire à la première salle de cet étage. Je n’ai pas vu ces ombres en arrivant, et je me retourne en sursaut face au mur noir. Sa surface ondule calmement, comme la surface d’un liquide huileux qui tiendrait miraculeusement  à la verticale.

    “Y a-t-il une ressource ici pour m’aider ?”

    A mon appel, un petit diablotin grassouillet sort du haut du mur et retombe sur le sol de la salle. Dès le premier regard il ne m’inspire pas confiance.

    “Je suis une ressource moi ! Je peux t’aider, suis moi !”

    Je le suis, méfiant. Il a un air narquois, un visage sur lequel on ne peut pas ne pas voir sa malignité. Il n’emmène dans la deuxième salle du couloir, complètement vide à l’exception d’un trou carré dans le sol.

    “Tu dois descendre ici !”

    Je jette un regard dans le trou. Une échelle descend dans les profondeurs, mais je ne distingue rien du bas de l’échelle. Circonspect, je fais appel à mon intuition pour m’aider. Elle se matérialise sous la forme d’une petite sphère lumineuse surmontée de deux paires d’ailes de libellules. Elle confirme mes doutes sur le bienfondé des conseils du diablotin en n’emmenant en dehors de cette salle. Je la suis jusqu’au troisième couloir.

    Dans celui-ci, trois salles, sur la gauche. Les portes en bois sont surmontée d’une petite lucarne à barreaux, de telle sorte que je peux voir l’intérieur des salles sans avoir à ouvrir les portes. Dans la première, une salle avec quelques jouets d’enfants : un ballon, un cheval à bascule, un tapis de jeu sur lequel repose quelques babioles diverses. Dans la deuxième, je ne vois rien : elle est remplie de ces mêmes ombres que j’ai déjà vu plusieurs fois. La troisième enfin, est une copie conforme de la salle que j’ai vu plus tôt avec le trou en son centre. Mon intuition me pousse à ouvrir la deuxième porte

    J’ouvre la porte, et tranche les ombres comme je l’ai fait plus tôt. Aucune agressivités chez celles-ci cette fois. J’aperçois au fond de la cellule un autre lavabo immaculé. Je m’interroge sur ces symboles qui se répètent dans mon périple, et m’approche du lavabo. Mon intuition plonge par l’évacuation d’eau. Je me sers un verre d’eau, le bois et je m’apprête à la suivre. Au moment de reposer le verre, je vois une petite pièce en or dedans. Un visage sur le côté face, mais rien de particulier. Je la met dans ma poche, et plonge dans le lavabo.

    Le décors change brusquement.

    Je suis assis sur un banc, à l’air libre, dans un parc dans lequel de nombreux enfants jouent. Je ne vois aucun adulte aux environs, par contre je me vois moi, très jeune, courir et me passer devant. Il me remarque et s’arrête, intrigué. Il a l’air si jeune que je me dit qu’il ne peut sans doute pas parler.

    “Si je peux parler !”

    Et aussi lire dans les pensées j’ai l’impression ! Je m’accroupis pour être au niveau du petit Choupinne, et lui demande si je peux faire quelque chose pour lui. Il semble vouloir me montrer quelque chose, me prends par la main, et m’emmène en dehors du parc.

    Il court sur quelques dizaines de mètres, rentre dans une boutiques, et m’emmène dans l’arrière salle, dans laquelle des étagères sont remplies de breloques et bibelot en tout genre. Il s’agit sans aucun doute d’une boutique d’antiquité. Je ne peux m’empêcher de penser à la boutique dans laquelle Billy récupère Gizmo le Mogwaï. Mini-Choupinne me demande de m’asseoir par terre, et de fermer les yeux. Je m’exécute tout en riant intérieurement du fait que je suis malgré tout parfaitement capable de le voir, car je perçois la scène de haut. Il enfile un masque de monstre, me demande d’ouvrir les yeux et se jette sur mois pour me faire peur. Son effet tombe complètement à l’eau, mais il rit de bon cœur. Je lui demande s’il veut me dire quelque chose avant que je m’en aille.

    “Tu as fais des grosses bêtises” me dit-il avec un air désolé.

    “Oui c’est vrai, mais j’ai aussi fait des choses super ! Et puis, les grosses bêtises, c’est aussi comme ça qu’on apprends, des fois, c’est important d’en faire !”

    Je me sens tellement désolé pour les choses qu’il aura à vivre plus tard que les larmes me viennent. Je lui donne la pièce que j’ai retrouvé plus tôt, et son visage s’illumine de bonheur. Il court la montrer à sa mère, et je reste là, fatigué, son masque dans les mains. Ce voyage commence à devenir vraiment éprouvant… Je décide de m’en aller.

    Chamboulement. Tout mon univers implose, se déforme, disparait, réapparait, change de couleurs, de formes, dans un méli-mélo cacophonique et incompréhensible. Je reste quelques secondes contempler ce chaos, puis, tout revient dans l’ordre.

    Je suis le vieillard de la cellule. C’était moi qui était aussi affamé et décomposé. Mon étincelle est toujours là. Un peu perdu par ce que cette nouvelle situation veut dire, je demande quelques derniers conseils à mon étincelles avant de pouvoir enfin me réveiller. Elle me dit que je dois être bienveillant avec moi, et ne pas oublier de me nourrir. Me nourrir d’évènements, de rencontres, de passions éphémères, et d’autres choses qui me feront sortir de mon cercle de confort. C’est comme ça que je pourrais concilier mes attentes avec les siennes.

    J’ouvre les yeux, humide des émotions qui m’ont étreintes dans cette expérience hors du commun. Je suis complètement abasourdi par l’émotion, et je sens les premières questions qui pointent le bout de leur nez. Mais pour l’instant j’ai surtout envie de dormir. »

    Plus de témoignage ici: Page des témoignages


  • Témoignage de REAH: « NETTOYAGE ABYSSAL »

    Témoignage de REAH : « NETTOYAGE ABYSSAL »

    Marie m’invite à descendre retrouver les deux êtres dans mon ventre; qui m’attendent auprès du feu. Ils sont différents de la dernière fois, je ressens deux entités fortes qui m’attendent pour me soutenir. Ils me porte, je me sens léger. Flottant au dessus du feu, ils me transfèrent leurs énergies. Petit à petit, nous ne formons plus qu’une masse qui vibre. Je deviens une boule d’énergie qui s’enfonce petit à petit dans les abimes de mon inconscient.

    Qui peut m’aider? Qui peut me montrer la voie ? Comment m’ouvrir? Je descends lentement. A un moment, je sens que je ne descends plus. Qui peut me guider?

    Il y a une présence. Un nouveau poisson, aux allures de requin, qui rode. Je lui pose ma question. Comment avoir plus confiance en moi ? Comment m’ouvrir ? Il me répond « Est-ce que tu le veux vraiment ? » Il a la répartie franche et directe, un trait de caractère que j’aime beaucoup. Il m’invite à le suivre. Nous arrivons dans un jardin où des algues surmontées de boules de lumières s’étendent. Puis, il me laisse. Seul. Je me promène et fixe mon attention sur une de ces algues. Là, je découvre que je peux enclencher cette boule de lumière, qui émet alors un rayon puissant qui relie mon ventre à ma tête. Je sens la présence de Marie qui m’observe et suis surpris de la voir en cet endroit. Surpris, mais pas gêné. Est-ce que cela est possible? En fait, tout est possible. Je joue un peu avec le faisceau, l’allumant et l’éteignant, comme un interrupteur mental. Puis je le laisse allumé et décide de me promener dans ce jardin. Pourquoi ne pas l’arranger un peu et le fleurir?

    A un autre niveau, plus bas, plus profondément, mon ventre me parle. Ce poisson qui vit en moi et discute avec son langage propre (mon ventre fait du bruit quand on lui pose des questions). Marier m’invite le rejoindre en respirant profondément pour atteindre cet autre niveau. Je me retrouve dans les abîmes, liquides. Je demande au « poisson brique » de me rejoindre. Il apparait furtivement, me sourit et disparait presque instantanément. Je sais intuitivement que derrière ce sourire se cache des conseils et la solution. Je le sens, mais je n’y ai pas accès.

    Marie lui pose des questions. Il lui répond. Il a la solution, il peut m’aider, mais soit il ne veut pas donner ses conseils, soit il me l’a déjà montré et je ne regarde pas. Elle lui demande de continuer à travailler. Les bruits, les réactions physiques sont toujours présentent, mais s’enfoncent peu à peu. Le travail de fond s’enclenche.

    Marie m’invite ensuite à déplacer mon attention sur le bas de mon dos, qui était, ce jour là, particulièrement douloureux. Respirer profondément pour se déplacer et atteindre d’autres niveaux.

    Quand j’y suis, tout n’est pas à sa place et je perçois la douleur sans la ressentir. J’ai envie de tout fixer, de tout réparer avec des cordes.

    Marie me propose plutôt de nettoyer cet endroit. Je dépoussière et gratte une forme de crasse blanche qui recouvre mes os. J’ai peur d’en avoir oublié. Elle suggère de demander de l’aide au poisson, qui s’active en passant dans le haut, le bas du dos, le bassin. Il est très actif et motivé. Déterminé et efficace.

    Mon ressenti est alors plus lumineux. Je me sens propre et léger. Je remercie tous les êtres qui font partie de moi.

    C’est la conclusion de mon rêve et je peux revenir, doucement, en forme, à mon état « normal ».

    Plus de témoignages: voyez la page consacrée aux témoignages des accompagné.e.s et à mes anecdotes à moi. 

  • Stages: se connecter à soi, au cheval, au monde… les 3 traversées de l’été 2019 (juin et août en Lozère, près de Florac)

    Voici nos 3 traversées 2019, avec la médiation par le cheval, l’hypnose le rêve éveillé, le rituel… dans un lieu naturel magnifique en Lozère.

    • du 29 juin au 1er juillet
    • du 3 au 5 août
    • du 15 au 18 août 

    Il y aura minimum 6 et maximum 8 participant.e.s dans chaque session de 3 jours (6-10 dans celle de 4 jours)

    Les inscriptions sont ouvertes (il y a déjà des inscrit.e.s)
    Notez qu’en vous inscrivant 4 mois avant, vous gagnez 20 pourcents sur le prix du stage.

     

    P_20180820_112832_vHDR_Auto
    Accompagnement d’un training hypnotique de groupe dans la forêt, août 2018 (au centre Imala, assistée par Zen It)

    Nathalie Bletterie, trois chevaux médiateurs, un chien assistant et Marie Lisel (rêve éveillé et hypnose) vous accueillent à nouveau pour deux séjours de trois jours et un séjour de quatre jours, au Centre de médiation par le cheval Imala, pour une traversée accompagnée par la médiation par le cheval, le rêve éveillé, l’hypnose et par ce lieu naturel où des arbres centenaires et une rivière participent à vos mises en actions et rituels.

    IMG_7349
    Bryum

    A lire:

    IMG_7371
    Phoebus

    Bienvenue!

  • Témoignage en REAH: « une compagne »

    La page qui rassemble les témoignages de séances est régulièrement mise à jour. N’hésitez pas à m’écrire (email: lisellesil@gmail.com) pour y contribuer, si nous avons voyagé ensemble.

    Voici le dernier, en REAH.

    ***

    UNE COMPAGNE

    Ma demande est de me sentir plus libre dans mon activité professionnelle, de davantage oser « me lâcher », m’autoriser à m’amuser.

    Je ferme les yeux tout de suite je sens quelque chose qui me sert la tête sur les côtés, comme un étaux en métal

    Et il y a quelque chose qui pousse entre les deux yeux pour me faire reculer, retenu par quelque chose à l’arrière et en bas de la tête.

    En explorant, je me rends compte que c’est une barre qui appuie. Et un mécanisme de chaque côté qui serre.

    J’ai la sensation d’être coincée, prisonnière…

    Marie me questionne : Coincée où ?

    Je me retrouve dans une boite transparente en plexiglass, qui entoure mon corps, avec la sensation d’être à l’étroit. A l’extérieur de la boite c’est noir, mais l’intérieur où je me trouve est bien lumineux comme si les parois renvoyaient de la lumière. Et c’est une lumière très vive, blanche et oppressante.

    Je veux sortir de cette boite. Marie me propose de remercier cette boite pour ce à quoi elle a servi jusque-là, peut-être me protéger, et qu’on va lui trouver une utilité. La boite s’agrandit. Puis je ressens le besoin d’allumer à l’extérieur. Je vois que je suis dans une pièce ancienne, avec des vieux meubles, une bibliothèque. L’ambiance et la lumière y sont plutôt chaleureuse. Alors je décide de sortir par une porte qui s’est dessinée sur la paroi. La boite me dit qu’elle peut être là à la demande si besoin.

    Puis je me retrouve dans une forêt, la nuit tombe et il y a un petit écureuil roux. Il commence à partir comme si il me faisait signe de le suivre, ce que je fais. Il me conduit à une grosse pierre, qui ne me semble rien avoir de particulier. Marie me propose alors de faire le tour, de voir si il y a quelque chose de spécial. Et en effet de l’autre côté, il y a un trou qui descend dans le sol, comme un terrier. Je dois rétrécir pour descendre voir dedans. L’écureuil me fait comprendre qu’il m’attend là, à l’entrée.

    Plus je m’enfonce et plus c’est sombre et je ressens le besoin de mettre de la lumière. Il y a pas mal d’insectes, de petites bêtes qui grouillent dans la terre et entre des racines. Et une coccinelle se distingue par ses couleurs très vives. Elle me dit de continuer à descendre, qu’il y a quelque chose en bas.

    J’arrive alors dans une caverne, où il y a un plan d’eau et une voûte magnifique verte et brillante. Je me penche au-dessus de l’eau et je vois mon reflet. Une émotion monte… C’est moi mais avec beaucoup plus de liberté et de gaieté… celle que je voudrais être… C’est beau et touchant et ça fait mal à la fois car ça me rappelle que je me sens prisonnière.

    Je dois plonger… et j’arrive dans une immense pièce qui ressemble à une salle de bal très luxueuse. Il n’y a personne, mais je sens qu’il y a quelque chose à trouver alors j’explore. Je tombe sur une petite boite en bois toute simple, qui renferme une mèche de cheveux, avec un ruban rose. Cette mèche je la connais !! C’est une mèche de cheveux de quand j’étais petite. Je comprendre instantanément que j’ai besoin de libérer une part enfant de moi, plus libre. Grosse émotion !

    Marie me propose de chanter, laisser sortir un chant, ma voix… Je ne suis pas très à l’aise mais je sens que ça fait partie de mon processus de libération… Je me sens apaisée au fur et à mesure que je chante.

    Je prends le temps d’intégrer et je commence à remonter et à revoir tous les éléments de mon rêve à qui Marie me propose à chaque fois de demander une action concrète :

    • Marie me propose de chanter régulièrement
    • Mon reflet dans l’eau me demande de retrouver cette mèche de cheveux, et de me connecter à elle le plus souvent possible.
    • La coccinelle me dit qu’il faut que je tienne mon engagement de faire ça tous les jours.. elle me connaît plutôt bien.. et elle dit « il te suffit de décider ! ».
    • L’écureuil me dit que pour m’engager dans ces tâches, j’ai besoin de les définir dans le temps. On négocie et nous arrivons sur 3 semaines.
    • Marie me propose un câlin avec cet écureuil. Il me dit qu’il s’appelle Spinkle. Il me glisse aussi à l’oreille d’être douce avec moi-même, de me dire « je t’aime », de faire ce que je fais avec les autres avec moi. Je lui demande si il a besoin de quelque chose et il me répond « des noisettes ».. ce qui me fait rire. Marie me propose de manger des noisettes régulièrement et de penser à lui.

    Je retrouve alors ma boite, qui est devenue une amie, une compagne. La porte est ouverte, et je ne ressens pas le besoins d’y rentrer. C’est simplement bien qu’elle soit là.

    Suite à ce rêve, je me suis mise à sentir plus d’Amour pour moi, à faire plus de choses pour prendre soin de moi, à mieux respecter mes besoins… après quelques semaines à commencer à faire les choses pour moi en priorité, pour ce qui est bon pour moi. Et je sens que la route continue chaque jour.

    capture d_écran 2019-01-10 à 12.32.34
    Boîte en Métal et Plexiglas par Gabriella Crespi, 1970

    D’autres témoignages sont ici 

    Pour comprendre les rêves éveillés, c’est

  • Pour un accompagnement créatif

    Libérer la créativité par la modélisation?

    La créativité de l’accompagnant.e dans ses outils et dans le rapport avec l’accompagné.e participe pleinement au travail, à condition de rester entièrement centré.e sur l’autre, ses besoins, ressentis, représentations… et non de créer un spectacle auto-centré. 

    L’hypnose et le rêve éveillé libèrent la créativité de l’accompagné.e pour lui permettre de transformer et de réorganiser ses représentations et processus de façon inédite.

    Or, bien des accompagnant.e.s travaillent en modifiant à peine des protocoles (un protocole est un travail rédigé ou pensé en étapes, imaginé par des thérapeutes ou des écoles), tout en copiant le ton, le regard, les tics de langages de leurs modèles. Et ça fonctionne déjà – en partie – (c’est le côté magique de l’hypnose!).

    En dehors de cette technique verbale basée sur des modèles plus ou moins bien imités, qu’en est-il de la modélisation de la créativité? Autrement dit, comment proposer un élan vers l’inventivité, quand on se cantonne soi-même à travailler de façon scolaire?

    Pour libérer et amplifier la créativité de la personne que l’on reçoit ne faudrait-il pas en avoir au moins un échantillon dans son cabinet?

    15492101_125934731232116_3927861542040744916_n

    La base: l’hypnose post-éricksonienne et le rêve éveillé

    L’hypnose post-éricksonienne et le REAH font partie des méthodes qui permettent de transformer la subjectivité en passant par un état modifié de conscience, de mettre en mouvement les représentations intérieures, de transformer la façon de s’envisager soi, avec les autres, dans le monde… ils prônent la transformation du sujet, l’invention des possibles, l’utilisation inouïe des ressources et des solutions internes.

    La boite à outil des hypnos et accompagnants de rêve éveillé est vaste. De nombreux chercheurs – théoriciens et de terrains – ouvrent sans cesse des pistes innovantes pour approfondir les connaissances.

    Mais comment rendre la pratique en cabinet (ou en forêt! en atelier!) plus créative tout en respectant le monde de l’accompagné.e?

    ©-Martin-Hill-4
    Martin Hill

     

    Créativité par la contributions d’autres champs

    aux séances d’hypnose éricksonienne et de rêve éveillé

    J’emprunte la définition de l’hypnopraticien.ne.e à Lygia Clark, qui définissait l’artiste «comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux».

    Les arts contemporains (je suis moins immergée dans les arts anciens) sont très proches du travail hypnotique. Ils sont dès lors les premiers à enrichir ma palette créative. D’emblée j’ajoute à cela le monde queer (comment s’inventer?), les rituels et la connexion animale. Et d’autres, tours à tours, s’ajoutent à la liste.

    Finalement, de nombreux domaines entrent dans mes « compositions de flux » en séance et permettent à la créativité de s’épanouir naturellement. Pour être créatif.ve,  il suffit de travailler avec ce que l’on est et d’enrichir ce que l’on est quotidiennement. 

    A chaque accompagnant.e ses domaines! La liste est loin d’être exhaustive…

    • Littérature
    • Voix, chant, sons
    • Espace transitionnel
    • Prescription de tâche à la façon des thérapies brèves et aussi à la façon psycho-magique
    • Néo-chamanisme
    • Energétique
    • Danse
    • Yoga, méditation
    • Art contemporain
    • Médiation animale
    • Rêve éveillé dirigé et rêve lucide
    • Cours d’hypnologie de l’Arche (depuis 3 ans)
    • Tantra
    • Anthropologie, sociologie
    • Sciences
    • Explorations sensorielles (comme la synesthésie)
    • Psychanalyse
    • Réalités virtuelles
    • Univers queer
    • Méthodes pédagogiques
    • Linguistique
    • PNL…

    Ces champs d’investigation s’intègrent à la pratique hypnotique de façon diverse et variée, pour créer des leviers de créativité dans la traversée de l’accompagné.e (« comment réagir autrement, changer de pattern, créer sa vie? »)

    • L’allusion métaphorique spécifique recadre
    • Le travail avec les objets transitionnels approfondit et autonomise
    • L’intervention des chevaux révèle
    • Les prescriptions de tâches prolongent
    • La voix (chant-cri-râle) induit, emmène, trace un fil
    • Les odeurs, la respiration, le mouvement entreprennent le travail par le corps.
    • L’analyse narratologique de Gérard Genette éclaire les multidissociations et les niveaux de récits.
    • Le REAH nettoie, nourrit, libère incroyablement, en douceur.

    La créativité grâce à d’autres champs augmente aussi la pratique de l’accompagnant.e. 

    • Donne de la souplesse, de la vie, du jeu à son accompagnement
    • Privilégie la liberté et l’autonomie de l’accompagné.e
    • Augmente sa motivation par l’intégration de la matière hypnotique dans le quotidien (du jeu, du sens, des liens!)
    • Invite, par l’exemple créatif, l’accompagné.e à inventer ses propres outils d’émancipation.
    Capture d_écran 2018-12-05 à 17.36.27
    Lygia Clark, Arquitetura fantástica bichos (Fantastic architecture critters), 1963. Gelatin silver print, 4 1/8 x 5 13/16 in. The Museum of Modern Art Archives, New York

     

    Utiliser sa créativité au service de la transformation de la personne que l’on accompagne est quasiment un outil en soi.

    Il demande de l’entrainement (nourrir ses rebonds), une mise en place des processus et territoires par l’hypnose et le rêve (utiliser ses propres outils sur soi et en jouer), de la confiance en l’autre (qui va trouver en iel ses solutions) et surtout un positionnement propre et bien ancré.

    Voilà un joli programme, que je commence tout juste à transmettre en formation!

    🙂

    © Marie Lisel

  • Stage de REAH pour praticien.ne.s en hypnose, décembre 2018 à Brenaz et avril 2019 à Marseille

    Stage de REAH: rêve éveillé augmenté par l’hypnose

    Les témoignages de décembre 2018 sont sur la page « témoignages des stagiaires REAH »

    L’hypnose créative

    L’hypnose éricksonienne est un moyen de transformation de la subjectivité efficace. En mettant en mouvement les représentations intérieures, chacun.e a le pouvoir de créer sa vie, son oeuvre, son monde.

    La boite à outil des hypnos est vaste. De nombreux chercheurs théoriciens et de terrains ouvrent sans cesse des pistes innovantes pour approfondir les connaissances  du socle hypnotique.

    Des contributions d’autres champs permettent, par ailleurs, de créer des leviers de créativité, non seulement dans la traversée de l’accompagné.e (« comment réagir autrement, changer de pattern? »), mais aussi dans la  pratique de l’accompagnant.e.

    J’emprunte la définition de l’hypnopraticien.ne.e à Lygia Clark, qui définissait l’artiste «comme un propositeur de conditions qui permettent au récepteur de se laisser embarquer dans le démontage des formes – y compris les siennes propres – en faveur de nouvelles compositions de flux».

    De nombreux domaines entrent dans mes « compositions de flux » en séance, à l’intérieur même des techniques d’hypnose ou en complément : cours d’hypnologie de l’Arche (depuis 3 ans), (néo-)chamanisme, tantra, anthropologie, art contemporain, musique acousmatique, énergétique, état animal, médiation animale, explorations sensorielles (comme la synesthésie), psychanalyse, travail de la voix, voyage rêvé à deux, techniques thérapeutiques diverses, réalités virtuelles, littérature, méthodes pédagogiques, rêve éveillé, rêve lucide…

    Mes champs d’investigation s’intègrent à ma pratique hypnotique de façon diverse et variée. L’allusion métaphorique spécifique (“Tiens, tu savais que certains oiseaux, comme le martin-pêcheur ou le faucon, ont dans les yeux des foveas pour voir les gros plans en mono (la fovéa superficielle) et un autre pour gérer la spatialité en binoculaire (la fovéa profonde)? Rien qu’en tournant la tête, ils peuvent entrer dans le microdétail puis prendre de la distance et situer précisément leur position et celle de la cible dans un vaste paysage”) interpelle bien plus qu’une métaphore éculée. Le travail avec les objets transitionnels – en cabinet ou dans la nature – libère l’intuition (et, souvent, l’insight!). L’intervention des chevaux accélère les prises de conscience des patterns dans l’émotion, puis apaise et réconcilie. Les prescriptions de tâches par les parties intérieures intègrent le changement de façon autonome. La voix (chant-cri-râle), les odeurs, la respiration, le mouvement entreprennent le travail en profondeur, par le corps. L’analyse narratologique de Gérard Genette éclaire les multidissociations et les niveaux de récits. Le REAH nettoie, nourrit, libère incroyablement, en douceur. Les exemples sont multiples…

    J’ai la croyance que la créativité de l’hypno dans ses outils et dans le rapport donne de la souplesse, de la vie, du jeu à son accompagnement, tout en privilégiant la liberté et l’autonomie de l’accompagné.e, qui se trouve invité.e iel aussi à inventer ses propres outils d’émancipation et de création de son existence.

    649586-lygiaclarkoculos
    Lygia Clarck

    LE REAH: rêve éveillé augmenté par l’hypnose

    Parmi les hypnotiques, le rêve éveillé dirigé m’a particulièrement interpellée.

    Tout d’abord, il se mêle fluidement aux techniques de l’hypnose dont il est proche. En effet, sous-modalités, recadrage, régression, futurisation, ligne du temps, transformation de lien, nettoyage, recherche de ressources, modélisation, conciliation de parties, prescription de tâche, etc, peuvent être abordés spontanément ou avec une suggestion, dans la continuité du rêve. Inversement, pas mal de techniques hypnotiques peuvent se glisser naturellement dans la forme du rêve éveillé narratif.

    Ensuite, il privilégie l’univers intérieur de l’accompagné.e, sans le carcan de la stratégie préalable de l’hypno. La stratégie est alors synchro, avec des propositions de possibles « choses à faire » dans le paysage au fur et à mesure du voyage, plutôt que d’envisager un protocole après la DO et d’y emmener l’accompagné.e.

    Il est en outre exaltant pour l’accompagné.e, qui « ouvre un pan de réel caché » et se découvre peu à peu, au cours de ses voyages. L’aspect thérapeutique est entrainé par le côté ludique, exploratoire, passionnant et par le fait d’utiliser les outils du rêve pour d’autres domaines que la thérapie.

    Enfin, je suis étonnée de l’efficacité et de la profondeur de l’impact du rêve éveillé sur mes clients, même si le rêve était d’apparence tranquille. Grâce aux métaphores filées et allégories, les changements s’opèrent sans devoir entrer dans des souvenirs difficiles à traverser. Je reçois de nombreux messages pour m’expliquer à quel point telle représentation continue à agir et à quel point la rencontrer a changé la vie. Voici le dernier reçu à l’écriture de cet article: »Re-bonjour je voudrais te remercier pour cette séance. Je pense que le dieu de la mer était C. et j’ai enfin pu faire ce que j’ai toujours rêvé de faire avec lui: jouer, danser! Sans sexualité. Comme un père. Ça me libère et retourne tout. Quelle puissance! Quelle émotion! ».

    J’ai donc intégré le rêve dans mes séances lorsque le contexte s’y prêtait, jusqu’à créer peu à peu un outil que j’ai nommé REAH. C’est une partie de ma pratique que les accompagné.e.s affectionnent, même si certain.e.s sont davantage sensibles à l’hypnose PNListe, à l’hypnose post-Roustang ou aux outils de type chamanique.

    Je pratique le RED classique, selon la méthode de Robert Desoille, en atelier de recherche (aux séances d’Hypnologie de l’Arche nous sommes un groupe à expérimenter les techniques anciennes, autour de Cyrille Champagne). Vous trouverez des explications sur la page « Les techniques de rêve éveillé » et des liens sur la page « Sources sur les rêves« .

    En séance individuelle ou de groupe, je mêle RED & hypnose. Mon travail personnel en REAH utilise donc les notions d’imaginal, d’imagination active et pas mal de points soulevés par Robert Desoille et Henri Corbin, tout en libérant le RED de ses obligations, en lui ajoutant des techniques hypnotiques et en y mêlant différents outils, d’horizons divers. Voici donc le REAH (© Marie Lisel): rêve éveillé dirigé + outils hypnotiques + ressources singulières de chaque hypno au service du voyage de transformation.

    Capture d_écran 2018-03-11 à 19.27.49

    TEMOIGNAGES DE REAH

    CONFIANCE

    Je visualise pour commencer un peuplier au tronc très large et très droit, vu de dessous.

    Je suis cet arbre, qui intègre l’eau, l’air, la lumière et la terre et qui est capable de toucher le ciel . J’ai de bonnes fondations : des racines pour aller chercher la nourriture dans le sol, qui sont superficielles et qui partent en étoile autour de moi. Et aussi des racines qui descendent plus profondément pour s’ancrer dans le sol. Ainsi je peux rester forte et droite.

    Marie me suggère que mes racines vont chercher mes ressources profondes. Je visualise une grosse racine qui part du milieu de l’arbre, sous la terre, pour s’enfoncer dans le sol. Cette racine ressemble à un python rouge avec des taches noires ocellées, et sa tête chercheuse qui descend a une petite collerette de dragon. Il est souple et puissant, et descend de plus en plus profondément en serpentant tranquillement et avec force. Marie m’encourage à le laisser descendre, même si je ne sais pas où il va…

    Soudain il débouche dans une petite grotte entièrement tapissée d’améthystes qui scintillent d’une chaude couleur violette. C’est magnifique. Sur le sol, au milieu de la grotte, un petit bouddha est assis en tailleur. Il médite. Je m’approche de lui et me penche. Je lui fait une bise sur le nez. Il me regarde en souriant et tend son index vers mon front que j’incline. Il touche du bout de son doigt mon troisième œil en disant «CONFIANCE». Je me sens traversée par un flot d’énergie et d’amour. Je vois alors ma jument blanche, morte au mois de mai,  qui a posé sa tête sur mon épaule. « je suis là, je m’occupe de tout. Confiance! » me dit-elle. « En cas de question ou de critique qui te met dans l’embarras, prononce les trois syllabes de mon nom. Je te donnerai ma force et mon calme de jument leader. »

    Je reviens ici et maintenant avec des larmes qui coulent sur mes joues. Marie est là pour m’accueillir.

    La séance m’a paru facile. Je suis vite partie « en voyage », en me laissant guider avec confiance par Marie qui relançait régulièrement par des questions. Le temps s’est effacé, et les images sont venues d’elle même sans qu’il y ait à forcer, et lorsqu’elles se faisaient un peu attendre Marie m’a rassurée.

    C’est comme une conversation entre moi et l’accompagnatrice, dans laquelle elle suggère et je réponds, mais qui a  lieu dans un autre monde, je ne sais pas où… un monde dans lequel tout est possible, et où je me sens en sécurité car accompagnée.

    La satisfaction de revenir avec des moyens d’aide comme la visualisation de ma jument  est réelle, mais ce n’est pas le seul résultat. Il y a aussi un effet de décantation au fil des jours qui suivent la séance, et au final le surcroît de solidité demandé en intention est bien au rendez-vous, avec le calme et la force promis, sans que je ne sache vraiment comment ça fonctionne… et ce n’est pas important au fond.

    ***

    UN ELAN POUR VISER UN CAP

    J’ai voyagé sous hypnose à la suite d’une panique, qui me fit carrément rebrousser chemin, lors d’une marche dans un paysage ouvert.

    Lors de cette séance, un élan rua dans une porte que j’étais censé ouvrir pour découvrir l’animal qui devait m’aider à combattre le vertige et la peur du vide.

    Agrippé à son dos tandis que l’élan fonçait, je fusionnai progressivement avec lui. Sa fougue s’atténuant, sa marche se ralentissant sous l’influence de notre étreinte, je me rendis compte que je me transformais en centaure. Et la solution pratique, ergonomique, prothétique m’apparut immédiatement : je m’achetai des bâtons de marche et je réussis à aller jusqu’au bout de la marche de trois heures qui me conduisait au Cap Fréhel.

    Intuitivement, je liai de suite cette question du cap à atteindre à celle d’aller jusqu’au bout de mes projets, de mes possibles. Un élan pour viser un cap ! Bon sang mais c’est bien sûr !

    Marie a su s’adapter à ma personnalité. Comme je rechigne dès que les questions adressées me semblent fermées, trop orientées, elle m’a proposé quelque chose d’ouvert, de métaphorique et m’offrant la possibilité de l’allégorie. Par définition, l’allégorie parle d’autre chose que de ce qu’elle figurerait littéralement. C’est cette ouverture symbolique qui rendit possible ce voyage à la rencontre d’animaux inattendus, et ce fut d’autant plus inattendu pour moi que je n’avais jamais, de ma vie, développé de projections envers les animaux.

    Depuis, ces animaux me rendent visite et m’accompagnent. L’élan est là! Et les vertiges ont disparu.

    ***

    EN MOUVEMENT

    Je suis venue voir Marie un peu hantée : depuis mon enfance je connais des états de dissociation qui m’ont clairement permis de passer au travers de gros traumatismes mais ils m’encombrent aujourd’hui. Je n’arrive pas à me départir de la sensation que face à certains regards (et surtout ceux d’hommes que je désire) je coupe soudain mes sensations, je me sens jugée, minuscule et flottante, je n’ai plus de corps (je me dissocie). Une petite voix en moi se moque de moi et me paralyse, et je me déconnecte du réel.

    Marie m’a dit qu’elle n’aborderait pas les traumatismes de front, qu’elle n’est pas partisane de faire revivre un traumatisme pour le dépasser. Mais que par l’hypnose je pourrais petit à petit trouver mes outils pour dénouer ces sensations.

    Des le début de la séance s’est imposée l’image de mon beau-père, ce compagnon de ma mère à qui j’ai l’impression de devoir me soumettre éternellement, même si il a disparu depuis pas mal de temps. Son visage, sa barbe, sa moustache. En thérapie j’avais analysé sa perversion, bien réelle, mais ça m’enfermait dans la sensation d’être une victime impuissante, hurlant parfois pour me délivrer.

    Marie m’a proposé de penser à un paysage associé à lui. J’ai commencé à marcher avec lui comme en rêve, dans les prairies qui longeaient la rivière de mon enfance, et j’adorais ces longues marches que nous avons souvent faites ensemble lui et moi. Puis j’ai nagé dans la rivière et ressenti la liberté de nager nue et de marcher dans le courant avec une joie et une énergie immenses. Puis Marie m’a proposé d’associer un autre paysage plus récent à ces sensations. J’ai pensé à la plage qui longe la ville où je voyage souvent depuis quelques temps. Guidée par Marie, j’ai plongé nue dans la mer jusqu’à en toucher le fond, plein de plantes, de coraux et de poissons.

    Marie m’a demandé si il y avait une présence. J’ai répondu qu’il y avait le Dieu de la mer (son visage ressemblait furieusement à mon beau-père mais je ne m’en suis rendue compte qu’après). Marie m’a demandé si il me donnait ou me disait quelque chose et je me suis bloquée, comme prise de nouveau d’un sentiment d’absence, teintée de colère, elle a insisté, me proposant de zoomer sur le sol, de ressentir la matière du sol avant de revenir vers lui, et j’ai vu à nouveau toutes ces plantes marines bouger lentement dans l’eau, puis j’ai dit que non, il ne me donnait rien, c’est moi qui lui faisait une couronne d’algues pour cacher son manque de cheveux. Ensuite j’ai dansé avec lui, pensant d’abord que nous faisions l’amour, puis plutôt j’ai décidé que c’était une danse de joie, je dansais seule et ce Dieu de la mer me regardait de façon bienveillante, sans plus aucune intention sexuelle. Je me sentais présente, vivante. Il me souriait, me regardait, et je me sentais bien.

    Le soir m’est venu à l’esprit des idées que je n’avais jamais osé penser jusque là : j’ai beaucoup aimé mon beau-père, malgré ses moments de cruauté. J’ai passé cinq années quasi au quotidien seule avec lui, finalement beaucoup plus de temps que je n’en ai passé avec mes parents, et plus qu’il n’en a passé avec ma mère qui travaillait le soir. Jusque là je ne pouvais pas penser à lui sans être prise de vertige. Il m’a appris plein de choses, la guitare, la pêche, le poker, la cuisine, il avait un côté charismatique, drôle, fier et débrouillard qui me plaisait vraiment. Soudain je me suis dis que si je me suis soumise à lui c’était aussi pour continuer à l’aimer et entretenir un lien avec lui, et que me bloquer a été ma façon de supporter sa violence mais aussi de poser mes limites d’enfant et d’adolescente à une sorte de sexualité qu’il me proposait comme faisant partie du package de notre lien. Soudain j’ai perçu mon beau-père comme multiple, et moi aussi. Faible et fort à la fois, moi soumise et volontaire à la fois. Dans mon rêve je l’ai remis à sa place, cet homme trop enfant, il est devenu bienveillant.

    En regardant toutes les nuances de l’amour et du rejet, et toutes les ambivalences, la vie s’est remise à circuler. Plus comme un gros bloc impensable qui crée du vide, mais de l’intérieur, en mouvement.

    ***

    D’autres témoignages de REAH sont disponibles sur la page « Témoignages »

    Fotografías-de-ojos-a-detalle-11

    LA FORMATRICE

    Maitre praticienne en hypnose éricksonienne de l’Arche, Marie Lisel pratique une hypnose créative, autant pour pour des thérapies individuelles que pour des accompagnements d’artistes.

    Elle pratique également l’hypnose et le rêve en groupes, soit en ateliers thérapeutiques, soit en ateliers d’exploration, soit en performances artistiques participatives (avec une musicienne), soit en stages (hypnose et cheval miroir, notamment), soit en workshop en école supérieure d’art ou au sein d’une compagnie d’arts de la scène.

    Enfin, elle expérimente l’hypnose dans la création radiophonique depuis quelques années.

    Elle a en outre étudié la pédagogie et elle a enseigné de nombreuses années en Belgique  (cours littéraires et projets multidisciplinaires culturels et artistiques, en lycée, pour des élèves de 16-18 ans).

    26841286_550758248612039_2250098710687517261_o
    Rêve fantasmatique au Frac Lorraine, avec Valérie Vivancos et Marie Lisel, le 26/01/2018 : « La voix disait à peu près: écarte les plis »

    LE PROGRAMME

    Ce programme est susceptible d’être adapté. Le lundi matin est en supplément pour ciels qui peuvent rester.

    Première journée (samedi 8)

    10h-13h30 et 15h00-19h30

    Le RED selon Robert Desoille: bref historique et bibliographie, technique, démo, expérimentation progressive.

    Présentation brève de rêves éveillés dirigés post-Desoille.

    1. Le rêve éveillé dirigé directif (objectif: expérientiel). Extraits de la pièce radiophonique bOa

    2. Le rêve éveillé fantasmatique (objectif: expérientiel). Extraits de la pièce radiophonique Fantasmes

    3. Le rêve éveillé néo-chamanique

    4. Le rêve éveillé libre de Georges Romey (objectif: thérapeutique)

    5. Le rêve éveillé psychanalytique

    6. Autre rêve éveillé pratiqué par une.e Participant.e avec des client.e.s? Bienvenue pour quelques minutes d’explications.

    7. Le REAH (objectif: thérapeutique)

    Seconde journée (dimanche 9)

    10h-13h et 15h-18h

    Le REAH

    20h-22h

    Rêve éveillé dirigé collectif ou suite du REAH

    Lundi 10 matin (demi-journée en bonus pour ciels qui peuvent rester à BRENAZ)

    3h de travail au choix. Nous voterons en transe, par lévitation de mains 😉

    Exemples d’activités: balade en transe (si le temps le permet), approfondissement d’un point vu (trop) rapidement lors du weekend: connexion, ressenti kinesthésique de l’accompagnant, objet transitionnel, travail de la voix, sons divers et variés dans l’espace, lead&humour, jeu, enjeux…

    + débrief en transe et débrief rationnel

    Lundi 13h: fin du stage

    Capture d_écran 2018-03-11 à 11.37.47
    Alice Liddell by Lewis Carroll.

    A FAIRE AVANT LE STAGE

    A lire et explorer:

    A écouter: créations radiophoniques 

    Attention: bOa s’écoute les paupières closes, avec un bon casque fermé ou avec des hauts-parleurs écartés l’un de l’autre et qui transmettent bien les basses, sinon vous manquez la moitié du travail sonore. Testez-le avec différentes intentions (une par écoute): une question personnelle à résoudre / l’endormissement / le voyage érotique / les sensations (de légèreté, de grésillement, etc) / l’amplification du visuel / l’analytique rationnel (en essayant de rester concentrée.e sur la technique, hé hé!)…

    • bOa, création radiophonique, rêve éveillé dirigé directif, disponible en entier sur bandcamp à prix libre conscient
    • Agogies, création radiophonique, séance d’hypnose avec régression, disponible en entier sur bandcamp
    • Fantasmes, création radiodiophique à partir de récit de rêve éveillé fantasmatique libre (seul un extrait est disponible)
    11111915_1878357442389476_4715404033445278445_o
    Images: © Dominique Goblet

    Recherche personnelle:

    Notez vos rêves éveillés (autohypnose) et vos rêves nocturnes dont vous avez un souvenir dans un « carnet de rêve ». Repérez ce qui facilite vos rêves, le souvenir de vos rêves, la lucidité de vos rêves, les éléments récurrents… sans analyser!

    Listez vos ressources personnelles créatives à mêler au RED et à l’hypnose pour créer votre REAH.

    Revenez voir ici de temps en temps, je complèterai les infos 🙂

    STAGES PREVUS

    MARSEIILE

    Marseille (centre), 13-14 avril 2019, pas de logement prévu, écrire à Camille Schweickhardt camille.naturo@gmail.com

    BRENAZ

    Magnifique site de la Hutte Brenaz, en montagne  https://www.lahuttebrenaz.com les 8-9 décembre 2018 + matinée du 10 pour ciels qui peuvent.

    Contacts pour les renseignements et inscriptions:

    Nadège Thiolière <nadegethioliere@gmail.com>

    Julie Bayod julie.bayod@gmail.com

    POUR Y ARRIVER:

    65 km de Genève

    • En train: jusqu’à Bellegarde (25 minutes), puis navette en voiture 25km (taxi 8 places 65€)
    • En voiture: autoroute jusqu’à Chatillon de Michaille, puis suivre Billiat, Injoux, Col du Richmond, Sothonod et Brénaz (1h15)

    80 km de Lyon 

    • En train jusqu’à Virieu-leGrand (1h), puis navette en voiture 10 km (taxi 8 places 25€)
    • En voiture: autoroute jusqu’à St Martin du Fresne, puis suivre Grand Hebergement, Hotonne et puis Brenaz (1h30)

    50 km de Chambéry

    • En train jusqu’à Culoz et puis 18 km navette en voiture (taxi 8 places 45€)
    • En voiture passez par le tunnel du chat et puis Belley (1h)

     

    D’AUTRES DATES? D’AUTRES STAGES?

    Je n’organise pas de stages moi-même pour des collègues hypnos pour le moment. Je réponds simplement aux invitations qui me sont faites. Vous désirez organiser un weekend dans votre région? Faites-moi signe… minimum 6 hypnos, un weekend qui nous arrange tou.te.s, une salle et le tour est joué. Vous vous occupez des inscriptions, de la location, des repas végétariens… et moi du contenu des explorations 🙂

    Il y en a un prévu à Marseille en avril.

    En revanche, je coorganise des weekends tout public en Lozère et en Cévennes, de mai à septembre, avec les chevaux et dans le domaine hypno-pédagogique (à destination des enseignants), ainsi qu’en Bretagne (yoga et hypnose).

    Voyez les stages 2018-2019.

    Il suffit d’oser!

    © Marie Lisel

    Capture d_écran 2018-08-26 à 19.48.04

  • Stages: se connecter à soi, au cheval, au monde, 7-9 juillet et 18-20 aout 2018 (+ septembre 2017), Azinières (Lozère)

    Se connecter à soi, au cheval, au monde
    par le cheval-miroir, le rêve éveillé et l’hypnose éricksonienne

    Nathalie Bletterie, ses chevaux et moi vous accueillons pour des séjours « cheval-miroir et hypnose », dans la nature magnifique de Lozère,  au Centre de médiation par le cheval Imala.

    Capture d_écran 2017-07-01 à 15.05.43

    Les dates :

    • du samedi 7 juillet 9h30 au lundi 9 juillet 17h00. Il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique (parc naturel des Cévennes, hauts-plateaux, rivières, cascades, randonnées, spéléologie, vautours fauves, parapente…)
    • du samedi 18 aout au lundi 20 août 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)

    Notez-le dans votre agenda! Il y aura minimum 4 et maximum 8 participant.e.s dans chaque session.

    En 2018, nous proposons des stages de trois jours chacun, qui sont abordables sans expérience ni avec les chevaux ni avec l’hypnose et que vous pouvez suivre indépendamment ou l’un à la suite de l’autre.

    Nos outils? Médiation par le cheval, médiation par le lieu (chien, chat, arbres, rivière…), rêve éveillé dirigé, ateliers d’exploration hypnotique, construction collective transitionnelle, balade hypnotique, marche, baignade, rêverie, sieste…

    P_20180520_101652_vHDR_Auto
    Le rond de travail et les trois chevaux au repos

    Cheval miroir et hypnose?

    Un stage « cheval miroir et hypnose »?

    Il ne s’agit pas d’un stage d’équitation (non, on ne « monte » pas). Aucune connaissance préalable avec les chevaux n’est requise.

    C’est une occasion tranquille de rencontrer nos parts intuitives, par l’intermédiaire de trois chevaux partenaires, attentifs et bienveillants et de progresser pas à pas avec eux, grâce à l’hypnose, vers une présence ancrée dans l’ici et maintenant, vers une connexion intense à soi, à l’autre et à la nature qui nous accueille, dans ce lieu magnifique, en Lozère, là où les chevaux et Nath vivent ensemble entourés d’arbres, de montagnes et de rivières.

    Les chevaux nous offrent des connexions avec nous-mêmes, avec eux-mêmes, avec l’environnement… ils ouvrent et guident.

    L’outil hypnotique permet de vivre des expériences sensibles profondes en toute sécurité.

    Ensemble, avec les chevaux, nous traverserons trois jours de recherches sur la rencontre, l’écoute, l’éthologie, le nettoyage, le ressourcement, la transformation, le partage, en accord avec votre objectif personnel.

    P_20180520_100322_vHDR_Auto

     

    Qu’est-ce qu’une séance de cheval miroir?

    Les explications complètes sont ici et les témoignages là.

    Les trois chevaux partenaires réagissent à la fois avec leur désir de travailler avec l’humain (ce qui n’est pas le cas du chat, très indépendant et trop celui du chien, en demande) et à la fois avec leur intuition, leur savoir-faire animal, leur ressenti profond.
    Ils se positionnent subtilement « en miroir » de nos processus (réaction émotionnelle, énergie, action, regard, posture, film intérieur réalisé selon nos représentations, projections), ce qui permet de mettre à jour la construction de notre propre façon d’être et de réagir, sans masque.

    Ils le font tous les trois de façon sincère et selon leur caractère, très différent (Lipzou la douce attentive, Bryum le câlin malin, Phoebus le chef impatient…).
    Dans ce stage, chacun.e vit avec les chevaux qui travaillent des process du quotidien, sauf qu’ici ces process sont mis en évidence, à nus, et dénués d’intentions extérieures (le cheval fait simplement « miroir »).

    L’hypnose et le rêve éveillé prolongent ensuite cette exploration, de façon à mettre à jour les fonctionnements, peurs, désirs, réactions, projections, émotions face à l’intention choisie en début de stage,  pour explorer, apaiser, transformer, réconcilier, traverser…

    P_20180520_103958_vHDR_Auto
    Ici, Phoebus fouaille de la queue. La personne qui se donne à voir en miroir reçoit cette information et réagit émotionnellement, à sa manière.

     

    Infos pratiques

    Les dates:

    • du 18 au 21 mai (Pentecôte)
    • du samedi 7 juillet 9h30 au lundi 9 juillet 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)
    • du samedi 18 aout au lundi 20 août 17h00 (il est possible d’arriver le vendredi, de repartir le lundi soir ou le mardi ou le mercredi pour profiter de cette région magnifique)

    La localisation : Azinières, 48400 Florac-Trois-Rivières, Lozère, Parc National des Cévennes

    Capture d_écran 2017-10-31 à 17.01.21

    Site de Nath 

    Site de Marie 

    L’histoire de Marie avec les chevaux.

    Nombre de places: minimum 4 et maximum 8

    Promo

    Nathalie et moi désirons y voir clair pour les inscriptions de juillet (7-9) et aout (18-20).
    En effet, nous recevons de nombreuses demandes d’inscriptions qui ne se concrétisent pas en terme de bulletin et d’acompte.

    Première mesure: nous offrons 15 pourcents sur le prix du stage et du logement (pas de la nourriture car elle est à prix coûtant) aux personnes qui s’inscrivent avant le 20 juin (pour le stage de juillet) et le 20 juillet (pour le stage d’aout).

    Seconde mesure, pour les personnes venant à deux, une réduction de 15 pourcents est octroyée à la seconde personne, à condition de s’inscrire avant le 20 également.

    Ces réductions s’additionnent et s’appliquent sur le stage et le logement.
    La nourriture, elle est déjà vendue à prix coûtant (bio et végétarien).

     

    Coût :

    • 290 euros, pour trois jours de stage avec deux formatrices et trois chevaux. Si vous désirez vraiment venir mais que vous ne pouvez pas donner 290 euros, écrivez-nous. Nous trouverons une solution.
    • Vous pouvez rester un 4ème, 5ème jour…: vous avez la possibilité de prendre le temps d’intégrer votre expérience dans ce cadre magnifique, lire, vous promener, nager… ainsi que de bénéficier d’une récapitulation et/ou d’une séance individuelle supplémentaire, soit en cheval-miroir, soit en hypnose, soit les deux (environ 1h par séance). 

    Hébergement entre 5 et 30 euros (de votre tente dans le pré, aux chambres de deux lits + une individuelle dans la maison, en passant par l’espace commun de la yourte à 3 lits) et repas végétariens (prix coutant): paiement à part 

    En voiture: à 1h10 d’Alès, 2h de Nîmes, 2h des Vans, 2h30 de Montpellier, 2h30 d’Avignon, 2h40 de Montelimar, 3h de Valence, 4h de Lyon, 5h15 de Genêve, 6h30 de Paris…

    Train Paris-Nîmes: en Ouigo, c’est 10 euros. Voir un exemple ici

    A 5h30 de Paris tout compris:

    • TGV jusqu’à Nîmes
    • correspondance en train jusqu’à Ales
    • navette collective gratuite en voiture

    Infos et inscription:

    • email de Marie:  lisellesil@gmail.com
    • email de Nathalie:  nathalie.bletterie@gmail.com

    Bienvenue!

    P_20180520_112411_vHDR_Auto

    Témoignages

    Les témoignages des participants au stage de septembre 2017, ci-dessous, vous donneront une idée de ce que vous avez la liberté de vivre dans les prochains stages de « se connecter à soi, au cheval, au monde ».
    Capture d_écran 2017-10-29 à 19.48.53

    Témoignage de Léa Drouet

    A la fin de l’été 2017, je me suis rendue à Azinières situé sur un flanc de colline du causse Méjean, en Lozère : « deux jours pour se connecter à soi, au cheval, au monde ». Durant ce weekend end , les accompagnants, humains, chevaux chiens, chat, arbres, rivière, montagnes m’ont permis d’ouvrir doucement un espace intime et sensitif afin d’engager un lent travail d’exploration, de mise en circulation, de déplacement des représentations de soi, de l’autre, des relations.

    A mon arrivée je suis accueillie par Zen-it, un chien blanc avec deux billes noires à la place des yeux, c’est un chien qui sourit.

    Capture d_écran 2017-10-31 à 14.50.15
    Le sourire fait chien

    La maison de Nathalie et de Pierre regarde les trois chevaux, et vice versa. Les arbres sont hauts, les montagnes nous entourent, tout ça nous regarde autant que nous les regardons. L’air est frais et calme. Ça a déjà commencé en quelque sorte, parce que dans ce paysage, à proximité des animaux, un autre espace intérieur s’ouvre que celui de la rationalité analytique. Je sens, je vois, je touche.

    Le chien blanc Zen-it, la chatte Joséphine, les chevaux Phoebus, Bryum et Lipzou. La maison est très chaleureuse. Une grande baie vitrée fait le pont entre le dedans et le dehors, entre le chat couché sur le canapé, ronronnant et les chevaux.

    Nous nous présentons les uns les autres. C’est drôle parce que Marie , l’hypnotiseuse, a des yeux de chat. Elle observe et travaille déjà.

    IMG_6299
    Bryum, Lipzou et Marie

    Nathalie, elle, a une douceur dans les yeux et un calme apparent, très apaisant.

    Capture d_écran 2017-10-29 à 19.52.43
    Phoebus et Nathalie

    Toutes les deux, chacune avec leur pratique respective nous proposent de nous accompagner durant le weekend end. Mais je sens que nous allons aussi être co-auteur de ce moment, et ça me plaît. J’ai de la place, je ne me sens pas infantilisée, excessivement administrée, ce weekend end ne sera pas une activité occupationnelle dirigées. Ouf.

    Dans cette présentation, je sens déjà que tout à la même valeur, ou plutôt que rien n’a plus de valeur que le reste. Animaux, arbres, montagnes, humains, rivière. Pas d’anthropomorphisme donc, mais un jeu de miroirs perpétuel entre toutes ces choses vivantes.

    IMG_6318
    Bryum s’est installé dans la sellerie

    D’ailleurs quand j’y pense, c’est comme ça que je décrirais le stage que nous ont proposé Marie et Nathalie. Une sorte de voyage de deux jours dans un palais des glaces pour mettre à distance, refléter, révéler des parties de mon intériorité, parfois noueuse.

    Nous allons tous ensemble vers la rivière en contre bas. Il faut descendre par un chemin un peu escarpé. C’est le chemin que prennent les chevaux pour boire. Il y a un arc en ciel.

    Capture d_écran 2017-10-29 à 19.56.19
    L’arc-en-ciel de bienvenue, le vendredi soir

    Là, des grands arbres. C’est un terrain submersible, inexploitable. Ça tombe bien, la notion d’exploitation, on le sent bien ici, est banni. Tous les rapports sont des rapports de collaboration, d’interaction. Entre les gens, entre les pratiques, les savoir-faire, les animaux, les végétaux et leur différent régime d’intelligence comme l’organique, l’intuition, l’analyse, le sensible, ou encore l’imagination…

    IMG_6109
    Entre pluie et soleil près de la rivière, où les chevaux vivent dans un espace vaste

    Je me sens dans une sorte de réseau de choses dans lequel je peux voyager assez librement, me nourrir de ce que l’on me donne, sans obligations. Nous sommes un petit groupe fait de singularités, nous allons interagir sans être soumis à une croyance particulière.

    D’ailleurs quand Marie nous parle de l’hypnose, elle semble dire « voilà, ce sont des outils, il y en a d’autres, mon savoir-faire c’est celui-là, je le partage avec vous, faites en ce que vous voulez » . En d’autres termes, il ne s’agit pas de vrai ou de faux. Il y a un pragmatisme et une distance qui me met à l’aise tout de suite. J’ai de la place pour ce que je suis.

    Nous poursuivons notre voyage. Je dis poursuivre parce que ça a commencé dès que j’ai posé le pied hors de la voiture. Nous ouvrons encore cet espace intérieur, celui de la rêverie, de l’intuition et du sensible. Nous sommes invités à choisir un arbre et entrer en contact avec lui. Tout ça fait partie de l’atterrissage. J’ai les yeux et les oreilles grands ouverts, la peau qui sent, les pensées qui se calment. Je suis progressivement et de plus en plus là.

    21414837_136915043594247_9019008174653983661_o
    La rivière, où l’on se baigne en été

    Marie nous propose une séance « de rêve éveillé », un voyage hypnotique de groupe. Pour moi c’est une intensification de ce qu’il se passe déjà. L’objectif de cette séance, se mettre au contact de notre intention par l’intermédiaire de la rêverie hypnotique. En d’autres termes, pourquoi ai-je décidé d’être là, quelle question je veux me poser à moi-même, sur quoi je veux travailler. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, ce voyage n’est pas pour moi une balade d’exploration hasardeuse, une dérive sans but, il y des choses qui m’empêchent, que je veux mettre au travail.

    Je ne sais pas si les autres sont dans la même démarche. Je sais que T. est plus dans la découverte et s’autorise la rencontre. Elle semble moins volontaire que moi. Question de nature. Tout est possible en tous cas. Nous sommes chacun là où nous sommes et rien n’est forcé.

    Nous sommes installés à différents endroits, proche de la rivière, sous les arbres.

    IMG_6120
    Phoebus descend à la rivière, où nous rêvons

    La voix de Marie me guide, ouvre cet espace de représentations et d’images qui me peuple. C’est un équilibre entre le laisser faire et l’attention au surgissement de ces images crées par moi. Un exercice de dissociation qui me permet d’être lecteur d’une partie de moi-même, à distance, pour voir ce que je me raconte à moi-même de moi-même. L’hypnose nous permet de reléguer au second plan notre rationalité analytique, sans toutefois la faire disparaître.

    Dans la continuité de cette première séance, nous remontons le chemin en adoptant le comportement-cheval, en nous mettant pour quelques minutes dans la peau du cheval. Nathalie nous a préalablement parlé des différences de perceptions entre un prédateur et une proie . Nous passons donc de l’un a l’autre. De l’homme, au cheval. C’est déjà un travail de décadrage, de changement de point de vue nécessaire à n’importe quelle remise en question. Nous nous exerçons au fait de nous décentrer, et nous nous donnons la possibilité par-là de nous déplacer, de changer quelque chose. Sans parler de révolution totale ( je ne le souhaite pas ) nous nous entraînons au « pas de côté ». C’est comme si on pétrissait la pâte de notre cerveau pour lui donner plus de plasticité, plus d’amplitude, plus d’air.

    Toutes ces étapes nous préparent à notre première rencontre avec les chevaux: Nathalie nous invite à une séance de « cheval miroir ». Ils sont trois. Chacun leur caractère. Des singularités encore.

    IMG_6141
    Bryum et Nathalie au travail

    Chacun à notre tour nous devons aller à la rencontre de Phoebus , chargés de notre intention. A proximité de la bête, l’effet miroir est immédiat. J’observe ce que le cheval me renvoie ce que moi je lui envoie. Je ne décrirais pas ici ma rencontre avec Phoebus, je dirais seulement que ce qui a été touché a ce moment à fait mouche. Ca n’était pas forcement ce à quoi je voulais donner une place pendant ce weekend end et pourtant j’ai décidé d’accueillir ce travail. Ce fut profond, très intense. Ce que me renvoyait Phoebus était un point douloureux et fragile que nous avons décidé ensemble de regarder. L’accompagnement de Marie et Nathalie a été très structurant. Leur solidité permettait la confiance et le laisser-faire.

    IMG_6154
    Phoebus interagit dans le rond, espace de travail où sont assis.e.s les stagiaires.

    Après le déjeuner, nous nous sommes réunis pour un premier retour sur la matinée qui fut riche en émotions. Les besoins de chacun sont entendus et pris en compte. Le planning change, s’adapte aux besoins. Nous poursuivons ce travail de mise à distance des représentations qui nous habitent et que nous projetons sur notre environnement humain et non humain. Nous nous efforçons de regarder ces reflets qui nous sont renvoyés parfois avec force pour apercevoir les mécanismes dans lesquels nous pouvons être enfermés.

    La journée se termine par un feu de cheminée, et une écoute de la pièce radiophonique bOa, un rêve éveillé de Marie, mis en musique et en voix. C’est encore du partage. Les formatrices ne sont pas à distance malgré leur statut très clair. Les interactions sont continues. Nous nous couchons tôt. Sommeil de plomb.

    Le lendemain, nous alternons travail individuel avec les chevaux et séance individuelle d’hypnose. Cela me permet de continuer à creuser ce qui m’a été donné à voir la veille.

    Pendant une pause, Pierre me parle de cette maison qu’ils ont voulue ouverte. Nathalie n’aime pas les portes fermés. Et ça se sent. Je m’y sens bien.

    Nous terminons le weekend end tranquillement par un thé, débriefing . Nous nous disons au revoir.

    Ce weekend end m’a permis de faire apparaitre des représentations qui incarnaient certaines de mes pensées ou de mes émotions et de pouvoir les bouger un peu, de les mettre en mouvement quand je les trouvais trop figées. Ce « pas de côté » c’est que qu’on peut appeler une tentative de changement. Il ne s’agit pas d’un désir de révolution mais d’un léger décalage dans la manière de percevoir le monde, une possibilité de se connecter à lui autrement. Je me suis donné le temps de rendre plus plastique la façon dont je perçois le monde, moi-même et les autres.

    Quand l’analyse et la rationalité touche une limite, il m’a été possible dans cet espace temps d’emprunter d’autres chemins, d’aborder certaines problématique autrement en engageant mon imaginaire et mon corps. De jouer avec d’autres outils.

    Il m’a été permis de le faire dans un cadre bienveillant et inspirant qui donnait encore une fois toute sa place à la singularité de chacun.

    Léa Drouet

    Capture d_écran 2017-10-29 à 19.55.00
    Séance de groupe

    « Nous regardons les animaux et les animaux nous regardent. Nous faisons signe à un chat, par la voix, par le geste, le chat nous regarde et cligne des yeux. Il n’a pas la capacité d’exprimer des paroles selon le modèle humain, mais à sa manière il nous répond, par un clin d’œil. Que se passe-t-il dans ce clin d’œil ? Une communication s’établit, un échange a lieu. Nous regardons l’animal qui nous regarde. Que voyons-nous alors ? Le clin d’œil énigmatique nous pousse à regarder en nous-mêmes, comme dans un miroir » Le devenir Animal Gilles deleuze

    Capture d_écran 2017-10-29 à 20.25.34
    Rire en miroir, Bryum, Zenith et Marie

    Autre témoignages

    – « l’atelier avec les chevaux c’était vraiment bien, des réponses! J’ai aimé la liberté dans chaque atelier. Belle initiative, à refaire avec beaucoup de plaisir et d’amour… »

    –  » le plaisir d’être ensembles autour d’une même envie. Se rapprocher encore de soi. Trouver des réponses, en consolider certaines. »

    IMG_6196
    Lipzou en interaction

    – « J’ai passé une très bonne journée, apaisante, avec des personnes différentes et intéressantes. Au fil des ateliers, mes questions se sont affinées, précisées. Bien sûr, j’ai les réponses, elles sont en moi, mais en fin de journée, les différents éléments ont trouvé leur place juste. Je souhaire recommencer! Un grand merci »

    – « La multiplication des différents ateliers m’a permis d’avoir des réponses aux questions que je m’étais posées dans un atelier précédent. Le « turn over » des personnes et la déambulation des uns et des autres dans l’espace m’a donné l’impression que le lieu se chargeait de l’énergie que chacun y a déposé, tout en diffusant des ondes positives les uns envers les autres (animaux, arbres et pierres compris) »

    Capture d_écran 2017-10-29 à 20.18.16
    Construction collective à partir d’objets transitionnels

    Les 3 axes de nos stages 2018

    Exploration 

    Quelle histoire nous racontons-nous? Comment interprétons-nous les éléments du contexte? Les « patterns » (sélection des captations, représentations, projections, réactions, émotions…) se sont construits et consolidés au fur et à mesure de nos expériences, depuis le début de notre existence, sans que nous nous rendions compte que ces mécanismes internes créent ce que nous croyons être « la réalité ». En laissant nos affects se révéler par la projection et par le cinéma intérieur, grâce au travail avec les chevaux et aux séances hypnotiques en connexion avec la nature, nous les rencontrons, les apprivoisons, les dépassons, les libérons.

     Conciliation

    Le second fil est la conciliation entre les facettes (les dividus) composant un individu, entre ce qui en nous désire aller vers notre intention et ce qui est « plus fort que », ce qui résiste au changement.

    Lorsque des tiraillements entre des émotions différentes, entre des désirs d’actions opposées, entre des élans a priori incompatibles amènent de l’inconfort, du stress, de la versatilité, des ruminations, voire de l’angoisse, il est intéressant de laisser la négociation du conflit se passer à un niveau intérieur, entre les différentes parties de nous-même, chacune reliée à des intentions, à des contextes, à des désirs et à des peurs, à des besoins singuliers…

    Ces voyages intérieurs  débouchent, si cela est approprié (car c’est différent pour chacun) sur un allégement-éclaircissement-apaisement ou sur une prise de décision ou – tout simplement – à une grande bouffée de tranquillité, en paix avec soi-même.

    Transformation

    Le troisième fil est la transformation par la mise en mouvement du corps réel et du cheval, mais aussi des objets transitionnels, des corps rêvés, des symboles et des paysages intérieurs.

    Se donner du jeu pour quitter la sclérose, l’immobilité, le positionnement rigide, la répétition, le sillon fermé… Se donner du mouvement pour oser explorer et tester d’autres processus, en toute sécurité. Se donner de la joie, de la connexion, de l’accueil, du temps pour se mouvoir, s’émouvoir, en choisissant son cap et la modulation qui y mène.

    Venez dérouiller vos processus, bouger vos corps et éprouver le champ de vos possibles!

    P_20180520_110539_vHDR_Auto
    Phoebus recule sur le pont, guidé par un stagiaire, sous le regard de Nath.

     

  • Workshop hypnotique aux Amandiers (Nanterre), pour le Festival « Mondes Possibles », le 13/05/2018 et écoute de bOa le 20/05/2018.

    Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP)

    ATELIERS DE POLITIQUE TERRIENNE

    Théâtre Nanterre Amandiers du 11 au 20 mai

    « A l’invitation du festival MONDES POSSIBLES à Nanterre-Amandiers, le Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP) installe son village dans le théâtre et ouvre grand ses maisons.Lors de notre résidence, nous souhaitons éprouver avec les visiteurs un mode de vie ultraterrestre. Nos ateliers de politiques terriennes proposent de faire trembler nos identités et altérités, prendre soin du vivant, faire preuve d’hospitalité, et inventer, pourquoi pas, des diplomaties inter-espèces.

    Ces pratiques partagées nous invitent à diverses expériences sensibles, individuelles et collectives, à des moments d’expérimentations, à des ateliers d’écriture, des incarnations du vivant, des rêveries d’espaces, des négociations, des prises de parole et de positions. En s’occupant du commun nous ferons grandir ces petits mondes vers des utopies à vivre.

    En cheminant d’une maison à l’autre, les participants pourront inventer des maisons d’hôtes, faire corps avec la terre par une fertilisation réciproque, travestir leurs identités par le maquillage ou le masque, donner une matière à leurs songes, discuter du destin de nos plantes, prendre soin de leur jardin secret, s’ouvrir à des états de conscience modifiée : autant de dispositifs de recherches collaboratives, d’hybridations du soi, de mises en sons, en images, en formes, en corps, en impalpables, en tensions.

    Vous rencontrerez entre autres dans ce village SPEAP Bruno Latour, Grégory Quenet et ses étudiants de SciencesPo, Emilie Noteris, Marie Lisel, D. Graham Burnett, les étudiants de la New School de New York.

    Et la participation de Emilie Noteris (travailleuse du texte) et Marie Lisel (Maître praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle) »

    Programme d’Expérimentation en Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP): lien 

    Attestation INSEE 3
    Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »

    Workshop hypnotique: – Rencontre avec ma sorcière queer intérieure – 

    Le REDAH (rêve éveillé dirigé augmenté par l’hypnose) se présente comme un moyen de voyager vers des dimensions intérieures cachées, que ce soit dans le corps, dans les mondes de l’imaginal communs à différentes cultures (monde du bas et monde du haut…), dans une symbolique particulière (licorne, sorcière, nid, vent…), dans ce que l’on imagine ici et maintenant du passé, dans une approche sensorielle de la relation au monde, dans une oeuvre d’art, dans un son, dans une émotion, dans une synchronicité…

    D’autres mondes que celui dont les médias construisent « la réalité » désenchantée sont possibles.

    Nous pouvons y avoir des accès de différentes manières, plus ou moins aisées ou difficiles, plus ou moins sécurisées ou risquées, plus ou moins fluides ou complexes, plus ou moins balisées ou libres.

    La pensée magique, l’ailleurs interne, l’imaginal, se situe entre le monde sensible et le monde intelligible.

    Les voies d’ouverture sur ce monde sont des catalyseurs de liberté, indispensables à l’évolution de soi et du monde, par le fait d’être absorbé par l’ici et maintenant en oubliant la rationalité, de ressentir pleinement, de mettre en mouvement, de laisser advenir et d’accueillir, d’inventer des possibles, de créer sa vie, son oeuvre, son monde.

    Car l’imagination est créatrice de réel, comme nous le montrent des études sur les hypnotiques (chamanisme, hypnose, sorcellerie, religion, placebo…).

    Marie Lisel, Maitre praticienne en hypnose éricksonienne, artiste et exploratrice sensorielle, joue avec ses outils syncrétiques, pour offrir des expériences sécurisantes et ouvrantes d’hyperéveil, à la rencontre de vos intuitions enfouies de la plasticité de vos mondes.

    Dimanche 13 mai –

    Marie vous emmène à la rencontre de votre sorcière queer intérieure. Après un partage des représentations autour de la sorcière et une brève introduction à l’hypnose éricksonienne et au REAH, vous partirez confortablement à la recherche de votre archétype singulier de la sorcière queer, c’est-à-dire de la partie « sorcière » qui vit en vous.

    Bienvenue dans cette rencontre de l’une de vos alliées intérieures les plus magiques!

    « Une sorcière est un être déviant qui a réussi – du point de vue de la survie. Il existe un modèle culturel, idéologique et social de ce qu’il ne faut pas être, qui est, dans chaque société, conçu comme normal » (un terme perçu comme synonyme de naturel, ne l’oublions pas). La plupart des gens survivent parce qu’ils se conforment à ces modèles, c’est-à-dire qu’ils se comportent normalement. Cependant, tous ne se comportent pas « normalement » et ces personnes ont du mal à survivre, à cause de leur rejet du système et de tout ce qui le sous-tend, et habituellement elles s’enfoncent. On les qualifie alors « d’anormales » ou de « mésadaptées » ou d’autres adjectifs péjoratifs au regard de la norme. Puis surgit une personne déviante mais qui survit, et puisque celle-ci ne fonde pas son existence sur des modèles convenus – les seuls considérés comme naturels par les gens normaux -, il faut donc que cette déviance tire sa force vitale de quelque chose « d’inconnu » ou de « surnaturel ». Carnet de notes de Maya Deren (1947).

    Dimanche 19 mai –

    L’écoute collective du rêve hypnotique « bOa » vous fait voyager dans les énergies spirituelles, la grâce, la légèreté, la sensualité.

  • Création radiophonique hypnotique et fantasmatique

    Fantasmes, création radiophonique hypnotique

    « Fantasmes » est une création radiophonique à ne pas à mettre entre les oreilles des personnes mineures ou sensibles.

    Le dispositif d’exploration sous hypnose proposé par Marie Lisel repousse les limites de l’imaginaire bien au-delà de ce qu’il est possible ou autorisé de vivre dans le réel partagé.

    Ce n’est que dans une dimension onirique que le fantasme, telle une caresse pour le cerveau, soulage la tension du désir.

    Grâce à l’hypnose éricksonienne, non dirigiste, le champ des rêves s’ouvre et le paysage imaginaire se déploie

    Le seul postulat de l’accompagnante étant de n’explorer que le territoire favorable à l’accompagné.e.

    Marie Lisel met à disposition l’outil hypnotique qui éveille l’imagination active.

    Elle accueille le rêve.

    Elle tâche de rester au plus neutre dans ses suggestions de façon à offrir la plus grande liberté possible à la personne qui rêve.

    L’accompagné.e jouit alors de ses pleines potentialités aventureuses et émancipatrices.

    Vous allez rencontrer l’intimité des cinq protagonistes de Fantasmes, à travers des scènes situées dans leur paysage imaginaire plurisensoriel, dont iels nous font le récit au micro au fur et à mesure de leur voyage.

    Les scènes rêvées que traversent les protagonistes ne sont entravées par aucun souci de cohérence, aucune barrière aux possibles, aucune limitation aux contingences techniques, aucun risque de faire du tort à qui que ce soit, aucune limitation légale ou morale.

    Les personnages peuvent s’y transformer, s’y dédoubler, n’y être que purs concepts, y baigner dans l’allégresse des nuages, s’y jouer d’un retournement sur leur propre personne ou d’un renversement de leur désir en son contraire, y jouir d’un carnage, y ressentir des phénomènes d’attractions-répulsions, y jouer à l’intérieur d’eux-mêmes, y vivre l’inimaginable, … bien au delà du raisonnable, dans la liberté absolue de rêver.

    En écoute à prix libre en conscience sur Bandcamp

    La liste de mes autres (co-)créations sonores et performances est ici.

    0322
    Image: Dominique Goblet

    Générique

    Fantasmes, une création de Marie Lisel

    Durée: 52’45 »

    Images: Dominique Goblet

    Enregistrement et pratique hypnotique : Marie Lisel

    Fantasmes sous hypnose : Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch

    Chapeau et générique: Tristan Trémeau

    Montage: Daniel Martin-Borret et Marie Lisel

    Habillage sonore: Théo Harfoush

    Mixage: Christophe Rault

    Produit en 2018 par Marianne Binard, pour Halolalune

    Avec l’aide de Carmelo Iannuzo pour l’Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    Avec le soutien du Fonds d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles

    Un chaleureux merci à toutes les personnes qui ont participé à ce projet ainsi qu’à celles qui l’ont soutenu… et tout particulièrement aux cinq personnages de ce récit.

    La première écoute publique de Fantasmes a eu lieu le dimanche 3 juin 2018, chez YIAP à Bruxelles. Puis à nouveau en écoute publique à Bruxelles le 21 octobre (Centre Culturel Jacques Franck)  et en novembre ou décembre à Paris. Quant aux diffusions radios, je ne suis pas toujours prévenue.

    Collaboratrices et collaborateurs  

    Je recommande vivement mes collaboratrices.teurs:

    Daniel Martin-Borret

    Daniel Martin-Borret vit en Cévennes. Il accueille dans de très bonnes conditions celles et ceux qui souhaitent fabriquer une création sonore. Son studio permet l’enregistrement sonore, le montage, le mixage et le mastering. La porte du studio s’ouvre sur la forêt cévenole, ce qui permet d’imprimer un rythme très naturel aux séances de travail. Il travaille en co-écriture, enregistrement, création sonore et/ou musicale, co-montage, co-réalisation…

    Au mois de janvier 2018, pour la  création radiophonique « Fantasmes » (50′ – production FACR/ACSR), j’avais déjà tenté deux versions de montage, à partir de très nombreux rushes collectés lors de séances d’hypnose. Cependant, toute cette matière enregistrée en transe était trop proche de moi pour que je puisse finaliser le montage toute seule.

    J’avais déjà travaillé en juin 2017 avec Daniel Martin-Borret pour « Agogies » (16’49 »), expérimentation radiophonique qu’il a réalisée et dont je suis co-autrice et oreille extérieure. Comme cela s’était très bien passé, j’ai décidé de solliciter Daniel pour Fantasmes. Et nous avons poursuivi le montage chez lui, en Cévennes, dans son studio son qui surplombe la vallée.

    Daniel est un réalisateur chevronné. Il connait parfaitement ses outils et les partage de façon généreuse et spontanée. En travaillant avec lui, j’ai pu me détacher des rushes, faire des choix, réussir à enlever.
    J’ai aussi appris des gestes de montage, précis et précieux, qui m’ont été utiles pour les versions ultérieures.
    La palette de Daniel est large, de l’approche technique à la proposition créative, sans oublier le soutien émotionnel.
    Ensemble, nous avons tracé de nouveaux chemins, tranquillement, à l’écoute l’un de l’autre, en ne perdant jamais le fil de la création. Grâce à Daniel, « Fantasmes » a pris une dimension pleinement radiophonique.

    Je suis rentrée à Paris avec des solutions et avec l’oreille attentive (même à distance) et disponible de Daniel. Cet élan m’a donné l’impulsion pour terminer le montage de la pièce.

    Merci Daniel!

    Visitez son site et son mixcloud

    27913043_2118580738370119_2833978883741061457_o
    Pause de co-montage, dans le studio de Daniel Martin-borret, au coeur des Cévennes.

    Théo Harfoush

    Musicien, compositeur, sound designer, réalisateur sonore, professeur de chant et de musique…, Théo a de nombreuses ficelles à son violoncelle.

    Je suis ravie des sons qu’il a créés en écoutant attentivement mes désirs pour chaque personnage et chaque situation. C’est un plaisir de travailler ensemble!

    Visitez son site

    Capture d’écran 2020-12-17 à 13.00.52

    Christophe Rault

    Mister Mixer Miracle! Merci pour ta patience 🙂

    Christophe est ingé son, réalisateur, monteur, mixeur… visitez son site

    Capture d’écran 2018-05-08 à 12.54.02.png

    Tristan Trémeau

    Voix du générique de Merci Madame, L’une des deux voix principales de bOa et voix du chapeau et du générique de Fantasmes.

    1799995_10204408672442531_2344882001142862564_o
    © Raphaël Schneider

    Dominique Goblet

    Dominique Goblet accompagne de ses images mes créations radios depuis Merci Madame. Je suis enchantée par ses interprétations de mes divagations.

    Pour voir son travail, visitez le site d’Actes Sud, de l’Association et de Fremok

    Autrice et coautrice de BD, Dominique est aussi enseignante à l’Erg et à Saint-Luc Bruxelles. Certains de ses livres sont traduits dans de nombreuses langues.

    Halolalune

    Halolalune Production est une A.S.B.L. créée en juillet 2003 dont l’activité principale est la production de films documentaires, de fictions et de documentaires radiophoniques.

    Depuis 2011, l’association est la structure organisatrice de La Semaine du Son de Bruxelles.

    Je suis heureuse de travailler avec Marianne Binard, dont l’enthousiasme et l’oreille attentive m’aident autant que le travail administratif.

    Capture d_écran 2018-05-08 à 13.15.40

    Atelier de création sonore radiophonique de Bruxelles

    L’acsr est une structure d’accueil pour la création sonore radiophonique. L’association a été créée en 1996 dans le but de développer un espace de réflexion et de résistance à la diminution alarmante de la création dans les instituts de radiodiffusion en Belgique francophone.

    Structure d’accueil aux auteurs, réalisateurs, opérateurs, créateurs intéressés par la radio, elle met à disposition de ceux-ci des moyens techniques et financiers ainsi qu’un accompagnement artistique (une aide à l’écriture du projet, des écoutes de travail aux différentes phases de réalisation), une aide à la production et à la diffusion.

    L’acsr reçoit le soutien du Fond d’Aide à la Création Radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles et est membre du Réseau des Arts à Bruxelles

    Ecoutez les sons en ligne sur le site

    Merci à Carmelo pour les conseils avisés, le soutien moral et l’oreille attentive 🙂

    Capture d’écran 2018-05-08 à 13.28.37.png

    Personnages

    Alda, Nina Reiner, Paul, Silvie Mexico et Théo Harfouch, un immense merci pour votre confiance et votre mise en jeu!

    Capture d_écran 2017-11-26 à 13.04.50
    La suite?

    Je continue à enregistrer des volontaires pour ce projet. Si vous êtes intéressé.e.s, écrivez-moi à lisellesil@gmail.com.

    Le principe est simple: vous voyagez gratuitement et moi je garde les rushes (dont vous me cédez les droits) pour mes créations sonores et installations. Votre voix peut être un peu modifiée, pour votre anonymat, si vous le souhaitez.

    Ce projet fait partie de mes créations. Je n’ai pas envie de le pratiquer de façon « normale » et régulière, en cabinet. Si exceptionnellement vous désirez vivre l’aventure sans être enregistré.e, prenez rendez-vous pour une séance de 4h en tarif de base.

    Les enregistrements donneront lieu à une installation sonore dans une expo collective (cf. cv hypnoartistique) et/ou à une création radio.

    Une performance est également envisageable. J’attends de rencontrer la ou le partenaire idéal.e.

    A suivre…

    Fantasmes!

    onirOQueer