Je voulais découvrir le Rêve Éveillé Dirigé – Marie s’est joliment proposée comme guide. Nous avons de nombreuses connaissances en commun, dans tous les sens du terme mais ne nous étions jamais croisées. Après avoir pris le temps d’échanger autour d’une tisane, nous avons lancé le rêve.
Ma difficulté choisie ? L’impression d’alterner depuis des années des moments de grande liberté de mouvement dans lesquels je me sens très déracinée et quelques moments d’enracinement dans lesquels je perds ma liberté de mouvement. Nouvellement rendue mère par la naissance de mon fils, mon intention était de parvenir à mêler ce qui devait l’être. Marie m’a aidé à formuler cette intention de manière positive et claire pour pouvoir la répéter ensuite dans le voyage onirique.
Le dessin s’est imposé dès le départ. Je vois un marais, eau et sable déphasés, séparés. Un jonc y pousse, jonc simplifié par le dessin, il semble simplement planté là. Des racines multidirectionnelles s’étirent puis battent comme une corolle de méduse. Marie m’engage à prêter attention à une racine plus particulièrement. Sort d’un sous-sol invisible une asperge (cela m’amuse et malgré la grande émotion produite par cette plongée dans mon imaginaire et au-delà, ainsi qu’un certain inconfort physique au-niveau de la respiration et de la déglutition, je m’amuse souvent tout au long du voyage – consciente des clins d’œil qui parsèment cet étrange paysage) au milieu des racines flottantes. Celles-ci se relient par des filaments, deviennent filet de pêche tandis que « l’asperge » se couvre de ce qui ressemble à des feuilles de liserons.
Passage au noir. Grains de beauté comme des points à relier pour faire apparaître un dessin, ici, rien de plus que la représentation d’une constellation, que je ne reconnais pas.
Apparition d’un hippocampe (sourire, cet l’animal dont le mâle porte les petits et le nom d’une partie du cerveau) que je veux suivre en mer. Je vois un poisson plat dissimulé sous le sable (je ne le reconnais pas sur le moment – je pense maintenant qu’il s’agit d’une limande). Il ne révèle rien mais s’est laissé voir… une forêt d’algues, un anneau qui brille sur le fond, l’hippocampe en fait le tour, c’est apaisant, l’anneau reste là. En revanche j’emporte une pousse d’algue ou une petite anémone.
Je vois un œil, l’iris d’un œil, l’iris est protubérant comme un volcan et l’anémone est en son centre, elle est sa pupille. La lave semble rentrer par le cratère, je me dis que ce volcan s’auto-ingère, cela devient géométrique et abstrait, deux triangles rectangles dont les côtés sont en mouvement perpétuel. Une plaisanterie arrive, l’instrument de musique : le triangle dont, adolescente, je pensais qu’il était tenu par le musicien le plus libre, le plus téméraire de l’orchestre, celui qui ne se cache pas derrière une contrebasse ou un violoncelle, celui qui n’est ni pianiste ni violoniste… et qui est présent, debout, tout du long pour intervenir si peu. Cet instrument se réduit jusqu’à n’être qu’un trou qui permet d’autres métamorphoses, un arbre, de la mousse, un paysage sinusoïdal, Ratatoskr – écureuil de la mythologie islandaise.
A la fin, ma peau est très réactive, mes tatouages sont legèrement en relief [là, dans le réel présent], une cicatrice sur le bout de mon index me démange : c’est ici que je conserve mon anémone qui se mêle à la chair.
Marie m’a accompagnée avec le sourire, en empêchant le voyage imaginaire de s’interrompre ce qui était sa tentation (et la mienne sans doute malgré le désir d’aller plus loin), sans ajouter ou retrancher quoi que ce soit. Elle a été présente et a partagé la durée de cette chose vécue sans insister, sans surajouter. Exactement comme c’était bien pour moi à ce moment-là. Je crois fortement que cela pourra être différent une autre fois et le serait forcément avec une autre personne que moi, moi de cet après-midi là.
Je recommande son accompagnement à celles et ceux qui voudraient explorer leur mythes individuels et se relier aux rêves collectifs, qui sont prêt.e.s à affronter l’intérieur ou qui veulent s’y ressourcer et je me prescris de retourner voyager avec elle.
Dans cet atelier de rêve éveillé dirigé, vous explorerez votre paysage intérieur à la rencontre de votre licorne singulière. On dit que sa corne est magique!
La licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire à corne unique. Symbole de l’extraordinaire, de la pureté, de l’invisibilité, du composite, de l’intersexe, du merveilleux… en lien avec l’arc-en-ciel, ses connotations LGBTQI+ sont nombreuses.
Combien: minimum 5 et maximum 10 places (la salle est douillette mais petite et je préfère travailler dans une certaine intimité). Réservez vite en m »écrivant à lisellesil@gmail.com
Se préparer:
suivez les liens pour nourrir vos paysages intérieurs (articles, vidéos, audios…)
dans un carnet, prenez note en mots, dessin, collage… de ce qui vous interpelle en rapport avec la licorne (brainstorming personnel et résonances en écoutant-regardant les liens ci-dessous)
emmenez ce carnet avec vous, ainsi que des feutres et feuilles blanches
emmenez une bouteille d’eau et un truc à grignoter sans miette végétarien à partager
Prix: choisissez le prix juste pour vous selon vos moyens, pour 2h, entre 10 et 30 euros, en conscience.
Pandora Boxx
«C’est un animal que l’on n’arrive pas à capturer, l’animal pur par excellence, attiré par la pureté et la virginité. Elle a des propriétés merveilleuses, c’est pour ça que les humains cherchaient à s’en emparer.» Michel Pastoureau
Au Moyen Age, elle représentait également, par sa corne, la puissance (arme meurtrière), la révélation divine (flèche spirituelle, rayon solaire, épée de Dieu…) et l’antithèse de l’impur (qu’elle détecte et punit)…
Sa corne phallique et sa grâce (rattachée à la Vierge Marie) en font un être unisexe, qui passionne des psychanalystes comme Jung et Lacan.
Gustave Moreau, 1885.
Signe de complicité, peluche rayonnante, fougueux animal magique, tueur sans pitié, lien avec le spirituel, genre non binaire par excellence… à chacun.e ses résonances.
Mes séances se basent sur l’hypnose, telle que l’ont transmise Milton H. Erickson et aussi François Roustang. J’y ajoute d’autres outils, notamment le rêve éveillé, qui donne des voyages, mais aussi des résultats incroyables 🙂
Je pratique le RED classique, selon la méthode de Robert Desoille, uniquement en atelier de recherche (aux séances d’Hypnologie, nous sommes un groupe à expérimenter les techniques anciennes).
En séance individuelle ou de groupe, je mêle le RED à l’hypnose. Mon travail personnel en REAH (rêve éveillé amplifié/augmenté par l’hypnose) utilise donc les notions d’imaginal, d’imagination active et pas mal de points soulevés par Robert Desoille et Henri Corbin, tout en libérant le RED de ses obligations (je prends des libertés) et en lui ajoutant des techniques hypnotiques et parfois aussi différents outils, d’horizons divers.
Un âmi
RED
Rêve éveillé dirigé (RED), selon Robert Desoille
La technique de Robert Desoille est relativement simple : « Le sujet est invité à faire une rêverie. Pour faciliter celle-ci, il est bon de soustraire le patient à tout effort musculaire ainsi qu’à toute excitation lumineuse et sonore. La position horizontale, dans une pièce semi-obscure et loin du bruit, sera donc meilleure. Le sujet allongé se met en état de relaxation et ferme les yeux pour créer un scénario imaginaire dont il est lui-même le héros principal (ou unique). Le thérapeute intervient parfois pour faire préciser une partie de l’espace imaginaire ou une bifurcation possible du scénario.»
Robert Desoille, Exploration de l’affectivité subconsciente par la méthode du Rêve Éveillé (1938), Le Rêve Éveillé en psychothérapie (1945), Théorie et Pratique du Rêve Éveillé Dirigé (1961)
Gaston Bachelard lui consacre un chapitre intéressant dansl’air et les songes, Corti, 1943, chap IV (pdf en ligne)
Tel qu’on pratique le RED à Hypnologie, l’idée c’est de ne surtout pas influencer ni interpréter le rêve. L’accompagné.e vit son parcours selon une proposition de départ (un synopsis en étapes simples). Selon R Desoille, par exemple, 1: une prairie / 2: trouver la rivière / 3: la suivre en amont pour trouver la source / 4: entrer dans une cavité et descendre / …
C’est aussi jouable en poursuivant la lecture que Cyrille Champagne nous fait d’Alice au pays des merveilles, de Lewis Caroll, dont les chapitres ressemblent étrangement aux habituels du RED. Par exemple: « 1: trouver l’accès et descendre / 2: dans le monde du bas, il y a une salle, avec une ou des portes fermées. / 3: Le moyen de passer de l’autre côté est dans la pièce. / 4: Et de l’autre côté…).
L’accompagné.e vit ses insights et recadrages et l’accompagnant.e accueille.
Méthodes dérivées ou proches du RED
Des élèves français de Robert Desoille, réunis dans le G.I.R.E.D.D. (Groupe international du rêve éveillé dirigé de Desoille, 1968) se sont divisé à propos de la place à accorder à l’inconscient, au transfert, à la directivité et à l’activation dans la cure des névroses.
Le C.I.P.A.R.E. (Collège international psychanalytique et anthropologique du rêve éveillé) situe la cure « rêve éveillé » comme une psychanalyse spécifique.
Le GIREP (groupe international du rêve éveillé en psychanalyse, 1987) prend en compte le concept d’inconscient (au sens freudien) dans la pratique et compréhension de la méthode. Il y a donc une interprétation du contenu des images et une analyse du transfert.
Le daydream se développe aux USA avant de se diffuser en Europe et en Amérique latine sous forme de psychothérapies brèves.
Le rêve éveillé dirigé revisité (Elisabeth Mercier)
Elisabeth Mercier est une référence importante dans la suite du RED de Desoille. Je vous conseille son livre.
Elle a commencé à pratiquer le RED de la façon la plus conforme à la méthode de Robert Desoille.
Néanmoins, une interprétation analytique des productions (le vase = la féminité…) est développée dans sa pratique.
Le REL (rêve éveillé libre de Georges Romey)
En REL de l’Adrel, le.a thérapeute prend note du récit
Après le rêve, iel décode les symboles en se basant sur le langage freudien et sur les archétypes identifiés par C.G. Jung. En effet, selon le REL, les représentations de l’inconscient collectif, « répétées » depuis des milliers d’années présentent un caractère d’universalité et offrent un guide pour orienter leur interprétation. La traduction des symboles qui émergent des séquences accélère la prise de conscience des enjeux intérieurs et rassure l’A/é.e lorsqu’iel recouvre sa “raison”. Les symboles sont répertoriés sur le site (la piscine, l’escargot…)
En REL de l’Adrel, le thérapeute prévoit environ 20-25 séances, ce qui est bien plus que la moyenne des accompagnements en hypnose (pour moi, entre 2 et 10 séances).
Pdf en ligne de l’INRES, « Le rêve éveillé libre« , par Frédérique Van Her
Exemple de technique de REL: REL de l’Adrel : école de Georges Romey. Livres: Romey Georges, Rêver pour renaître, R. Laffont, coll. « Réponses », Romey Georges, Le rêve-éveillé libre, Albin Michel, Romey Georges, Un escalier vers le ciel, Médicis,
Interview de Georges Romey en 2017, sur You Tube (1h08)
La psychothérapie AIRE (analyse integrative en rêve éveillé)
La méthode AMPR®, Activation Métaphorique des Processus Régénératifs
… il y a bien d’autres méthodes… inspiré.e.s de Robert Desoille ou développées ailleurs, dans diverses pratiques.
Le « Gros chêne franco-belge », arbre de mon enfance ardennaise
Un cas particulier pour moi: le rêve éveillé en néo-chamanisme
Le voyage néo-chamanisme européen (au tambour, en Europe), utilise également le rêve éveillé. Les différences majeures avec le RED ou le REAH:
le tambour et les rituels ouvrent l’espace temps du rêve
le/la chamane travaille dans et avec le monde intérieur de l’accompagné.e. Iel y intervient pendant que l’accompagné.e rêve.
certain.e.s chaman.e.s travaillent dans et avec des mondes différents de notre réel, mondes dont l’existence est conceptualisée de différentes façons (en RED il fait partie de l’accompagné.e, en néo-chamanisme, ça peut se développer ailleurs).
l’accompagné.e vit son rêve sans parler. Il ne le raconte qu’après, au réveil
l’intégration est souvent physique (par exemple, le/la chamane touche le corps de l’accompagné.e pour y incorporer un guide ou une autre partie)
le/la chamane interroge l’accompagné.e sur son rêve, puis raconte son propre rêve dans le monde de l’accompagné.e
Le shamanisme natif va plus loin. « Le rêver » est un enseignement à part entière.
Ces pratiques m’ont permis d’élargir mon expérience et donc de jouer plus finement avec le rêve éveillé car les trucs et astuces d’une baroudeuse des rêves et des transes sont bien utiles. D’autre part, les concepts de ces pratiques peuvent être entendus de différentes façons et à différents niveaux. Ils enrichissent les représentations. Et donc les possibles.
A partir du moment où l’on ne s’enferme pas dans des croyances limitantes ou carrément dans la gouroutisation (en chamanisme, j’en ai rencontré), le tout est de vivre des expériences, d’intégrer des patterns, de nourrir l’imaginaire pour créer son monde, y voyager, y apporter les insights et transformations utiles aux mouvements.
Pour explorer différents liens et documents, voyez la « Foundation for Shamanic Studies (FSS) ». En français c’est ici.
Exemples de mes propres créations de rêves éveillés
Différences
objectif : expérientiel, artistique (au service d’un projet à moi ou à un autre créateur ou en expérientiel dans un centre d’art…), thérapeutique…
déroulé : écoute d’un support audio / rêve de groupe / rêve individuel
positionnement de l’A/nt.e : guide qui donne le chemin à prendre ………>A/nt.e au service du rêve de l’A/é.e
Le rêve éveillé dirigé directif (objectif: expérientiel et artistique). Pièce radiophonique bOa. Pas de séance hors support. Création sur support d’un rêve éveillé directif.
Le rêve éveillé fantasmatique (objectif: expérientiel et artistique). Fantasmes. Séances individuelles (4h en cabinet). Création sur support à partir de rêves éveillés fantasmatiques individuels.
Le rêve éveillé de groupe expérientiel et artistique (objectif: expérientiel et/ou artistique). Exemple: travail sur plateau de performance ou workshops ou performances participatives en FRAC (Thème: queer, fantasme, connexion, synesthésie, ou thème choisi abordé en école d’art ou en préparation de création scénique, comme le vertige, le nid, l’interstice…)
Le rêve éveillé de groupe expérientiel et thérapeutique (objectif: expérientiel et thérapeutique). Exemple: workshops sur l’ancrage, la solidité et la souplesse ou voyage pour rencontrer sa soignante intérieure…
Le REAH individuel (objectif: thérapeutique)…c’est la suite…
Ce que je pratique en séance individuelle :
REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose)
REAH 🦌: idiosyncrasie composée des techniques de rêve éveillé classiques, augmentées par l’hypnose et autres outils (REAH est une appellation que j’utilise personnellement).
La méthode de Robert Desoille est une base que j’aménage et à laquelle je mêle des techniques hypnotiques, mais aussi des représentations traditionnelles européennes ou chamaniques ou énergétiques ou de démarche artistique ou d’éthologie, des technique vocales, des odeurs, des objets transitionnels, de la médiation par la nature… différemment selon les contextes, les intentions, les personnes accompagnées.
Je transmets les outils à l’accompagné.e pour faire ce qu’il y a à faire dans son imaginal. Souvent, je me présente par comme une boite à outil humaine (monitrice technique équipée). Nous allons parcourir ensemble le paysage des patterns et représentations, comme avec un.e guide de haute montagne avec ses cordes pour passages difficiles, ses piolets, sa connaissance de la montagne (mais pas de celle-la en particulier car je ne sais rien de ce paysage, j’ai juste les moyens que l’on s’y promène en toute sécurité et que l’on parte en quête) et des façons de poser les pieds sur tel ou tel terrain, de la météo et de l’observation de la faune et de la flore… et aussi la tranquillité, la fluidité, l’humour qui permet de s’amuser, d’être à l’aise dans l’aventure, de ne pas paniquer, de se dépasser, de traverser (oh, chouette, un ours, comment est-il? Bonjour! Faites-lui bon accueil).
Je découvre ce paysage avec mon accompagné.e et je me contente de poser des questions et de donner des consignes d’observation plurisensorielle (y compris du corps en même temps que de l’imaginal: que dit le coeur? faut-il traverser en l’état ou réparer ou finir de briser ou laisser ce pont de singe ou…? allez donc demander au coeur en revenant dans le corps et revenez ici après), des réponses techniques en rappelant si c’est le cas l’outil déjà utilisé qui peut être bricolé, ajusté. (« Comment faire pour… »? Voyons l’outil ensemble et intégrez-le en le façonnant à votre manière. » Que faire? » -> Voyons ensemble les possibles. « Je ne peux pas… » -> de quoi avez-vous besoin pour… où est cette ressource dans le corps? Etc.). Mes interventions directes se limitent aux moments critiques (en cas de passage extrême, je peux être plus directive, voire agir directement au besoin).
Je ne me permets pas de savoir ce qu’il faut faire. J’ai le savoir des outils pour arriver à ce que la personne va déterminer comme étant la voie à traverser. Et ces outils je les lui transmets, elle les transforme, les mixe et les intègre.
Autonomie et créativité pour l’accompagné.e. dans sa quête.
Même s’il y a des constantes dans les rêves éveillés, chaque voyage est passionnant à accompagner car l’imagination active est toujours surprenante. Se libérer des entraves d’un trauma d’il y a 20 ans en découvrant une créature répugnante tout au fond de la mer, en l’aidant à remonter vers la lumière puis à se transformer en poisson coloré qui joue avec les flots? Amadouer la peur de l’inconnu en transformant d’effrayants crocodiles (qui surgissent pour bouffer) en cygnes vigies élégantes (cris et pincettes) qui surveillent le passage vers le laisser-faire? Fusionner avec un élan pour aller vers son cap? Danser avec le soleil et se réénergiser en profondeur? Vaincre la peur du noir à l’aide d’une guide chauve-souris? Rassurer la petite voix intérieure et la câliner pour que l’agressivité se transforme en encouragements? Se réconcilier avec un parent disparu et lui laisser ses valises à emporter… autant de rêveuses et rêveurs, autant de solutions rêvées!
Voici deux témoignages de REAH rédigés:
CONFIANCE
« Guidée par Marie, je visualise pour commencer un peuplier au tronc très large et très droit , vu de dessous.
Je suis cet arbre, qui intègre l’eau, l’air, la lumière et la terre et qui est capable de toucher le ciel . J’ai de bonnes fondations : des racines pour aller chercher la nourriture dans le sol, qui sont superficielles et qui partent en étoile autour de moi. Et aussi des racines qui descendent plus profondément pour s’ancrer dans le sol. Ainsi je peux rester forte et droite.
Marie me suggère que mes racines vont chercher mes ressources profondes en cas de besoin. Je visualise une grosse racine qui part du milieu de l’arbre, sous la terre, pour s’enfoncer dans le sol. Cette racine ressemble à un python rouge avec des taches noires ocellées, et sa tête chercheuse qui descend a une petite collerette de dragon. Il est souple et puissant, et descend de plus en plus profondément en serpentant tranquillement et avec force. Marie m’encourage à le laisser descendre, même si je ne sais pas où il va…
Soudain il débouche dans une petite grotte entièrement tapissée d’améthystes qui scintillent d’une chaude couleur violette. C’est magnifique. Sur le sol, au milieu de la grotte, un petit bouddha est assis en tailleur. Il médite. Je m’approche de lui et me penche. Je lui fait une bise sur le nez. Il me regarde en souriant et tend son index vers mon front que j’incline. Il touche du bout de son doigt mon troisième œil en disant «CONFIANCE». Je me sens traversée par un flot d’énergie et d’amour. Je vois alors ma jument blanche, morte au mois de mai, qui a posé sa tête sur mon épaule. « je suis là, je m’occupe de tout. Confiance! » me dit-elle. « En cas de question ou de critique qui te met dans l’embarras, prononce les trois syllabes de mon nom et visualises-toi sur mon dos. Je te donnerai ma force et mon calme de jument leader. »
Je reviens ici et maintenant avec des larmes qui coulent sur mes joues. Marie est là pour m’accueillir.
La séance m’a paru facile. Je suis vite partie « en voyage », en me laissant guider avec confiance par Marie qui relançait régulièrement par des questions. Le temps s’est effacé, et les images sont venues d’elle même sans qu’il y ait à forcer, et lorsqu’elles se faisaient un peu attendre Marie m’a rassurée en me demandant ce que je voyais, et en relançant.
C’est comme une conversation entre moi et l’accompagnatrice, dans laquelle elle suggère et je réponds, mais qui a lieu dans un autre monde, je ne sais pas où… un monde dans lequel tout est possible, et où je me sens en sécurité car accompagnée.
La satisfaction de revenir avec des moyens d’aide comme la visualisation de ma jument est réelle, mais ce n’est pas le seul résultat. Il y a aussi un effet de décantation au fil des jours qui suivent la séance, et au final le surcroît de solidité demandé en intention est bien au rendez-vous, avec le calme et la force promis, sans que je ne sache vraiment comment ça fonctionne… et ce n’est pas important au fond. »
UN ELAN POUR VISER UN CAP
J’ai voyagé sous hypnose à la suite d’une panique, qui me fit carrément rebrousser chemin, lors d’une marche dans un paysage ouvert.
Lors de cette séance, un élan rua dans une porte que j’étais censé ouvrir pour découvrir l’animal qui devait m’aider à combattre le vertige et la peur du vide.
Agrippé à son dos tandis que l’élan fonçait, je fusionnai progressivement avec lui. Sa fougue s’atténuant, sa marche se ralentissant sous l’influence de notre étreinte, je me rendis compte que je me transformais en centaure. Et la solution pratique, ergonomique, prothétique m’apparut immédiatement : le lendemain matin, je m’achetais des bâtons de marche et, dès l’après-midi, je réussis à aller jusqu’au bout de la marche de trois heures qui me conduisait au Cap Fréhel.
Intuitivement, je liai de suite cette question du cap à atteindre à celle d’aller jusqu’au bout de mes projets, de mes possibles. Un élan pour viser un cap ! Bon sang mais c’est bien sûr !
Marie a su s’adapter à ma personnalité. Comme je rechigne dès que les questions adressées me semblent fermées, trop orientées, elle m’a proposé quelque chose d’ouvert, de métaphorique et m’offrant la possibilité de l’allégorie. Par définition, l’allégorie parle d’autre chose que de ce qu’elle figurerait littéralement. C’est cette ouverture symbolique qui rendit possible ce voyage à la rencontre d’animaux inattendus, et ce fut d’autant plus inattendu pour moi que je n’avais jamais, de ma vie, développé de projections envers les animaux.
Depuis, ces animaux me rendent visite et m’accompagnent. L’élan est là!
Et un autre en dessin:
Dessin témoignage de l’atelier « sorcière queer »
A consulter
stage REAH pour les praticien.ne.s en hypnose (décembre 2018)
« Une thérapie réussie est une thérapie dans laquelle le patient devient l’artiste de sa propre existence » François Roustang
Hypnose (post-)éricksonienne
L’hypnose éricksonienne est une technique thérapeutique mise au point par le psychiatre et psychologue américain Milton Erickson (1902-1980) au cours des années 50.
Contrairement au patient de l’hypnose classique, l’accompagné.e de l’hypnose éricksonienne n’est pas passif, mais participe pleinement à sa mise en condition hypnotique et à son cheminement vers sa propre solution.
L’accompagnant.e se synchronise pour suivre au plus près l’accompagné.e dans son voyage, en cherchant à éviter les projections, les interprétations et les suggestions qui ne collent pas avec l’intention, les processus, l’univers de l’accompagné.e.
Plusieurs écoles ont poursuivi le travail de Milton Erickson. Celle que j’ai suivie, L’Arche, se situe dans la mouvance PNListe.
Voyez la page « L’hypnose éricksonienne« , qui vous mènera à sa définition, à l’histoire des hypnoses, leurs différents champs, leur rapport aux sciences
PNL
P. pour « Programmation », N. pour « Neuro » et L. pour Linguistique. PNL.
La PNL est une thérapie brève, mise au point dans les années 1970 aux Etats-Unis par John Grinder, professeur de linguistique, et Richard Bandler, mathématicien et psychothérapeute.
Long article avec une très grande biblio, fruit de plein de discussions entre PNListes de wikipedia
L’Arche étant de tendance PNListe, mon hypnose en est teintée.
RITMO
La technique RITMO® est à base de stimulations visuelles, auditives ou corporelles (tapotements sur les mains, les genoux…) de gauche à droite, pendant que le sujet se replonge dans son souvenir.
Ce processus permet d’activer les zones du cerveau impliquées jusqu’à « digérer » l’évènement traumatisant en le séparant de l’émotion ressentie. La perception du traumatisme change, l’évènement est enfin intégré puis dépassé.
C’est un outil que j’intègre au coeur des séances, selon les besoins, plutôt par le son et/ou le tapotement que par les mouvements oculaires.
Le rêve éveillé est un rêve lors duquel la rêveuse/le rêveur ne dort pas.
Je travaille en REAH (rêve éveillé augmenté par l’hypnose). De nombreuses séances mêlent l’hypnose et le rêve, ce qui donne des résultats vraiment étonnants! Voyez la page de témoignages.
J’utilise beaucoup de prescriptions de tâches, le plus souvent données par les dividus (//ego-states, parties intérieures…), mais aussi que j’invente en fin de séance à partir des matériaux du rêve, soit pour répondre par le décalage et/ou recadrage à un processus résistant, soit pour approfondir un mouvement initié en séance, tout en impliquant la personne au niveau de sa volonté, au niveau de son corps et au niveau de son apprentissage d’autohypnose (ou « comment gérer les transes spontanées en se les appropriant »).
Comme l’imaginal est un monde intermédiaire entre le réel sensible et le monde des concepts, l’objet transitionnel est une aire intermédiaire entre le monde extérieur (perçu par d’autres) et le monde intérieur (créé par moi, par ma subjectivité). Les deux fonctionnent donc parfaitement ensemble.
Un objet extérieur peut jouer un rôle dans nos processus psychiques internes, en rapport avec la notion d’imaginal. Un mouvement, une odeur, un acte aussi.
La page qui développe tout cela est en cours d’écriture. En attendant, consultez L’imaginal de ma Soeur, qui décortique un cas concret 🙂
Autres
A cette base, je mêle mon idiosyncrasie, riche d’expériences diverses: néo-chamanisme, shamanisme natif, énergétique, connexion animale, création artistique, éthologie, chant et danse, rêve lucide, synesthésie, explorations sensorielles…
Le chant, le dessin, les odeurs, le rapport à la nature… sont des outils que j’intègre ponctuellement aux séances. Tout dépend de la justesse de chaque ici et maintenant.
Collaborations
Pour des stages « créer sa vie », je collabore avec Nathalie Bletterie, praticienne « cheval-miroir », avec Katia Feltrin, praticienne yoga, …
En création artistique, mes collaborations sont sur la page dédiée.
Image: les Chlorophtalmus agassizi vivent en symbiose avec des bactéries luminescentes logées dans leurs yeux à lentille (là, on voit les yeux de cette bande de petits poissons)
Dans cet atelier d’exploration par l’hypnose, nous jouons avec les innombrables représentations de l’arc-en-ciel et des couleurs pour explorer, transformer, amplifier, ajuster nos paysages intérieurs.
Le premier drapeau arc en ciel LGBTQI+ comptait 8 couleurs (rose, rouge, orange, jaune, vert, turquoise, bleu, violet). Le drapeau actuel en compte 6 (le rose et le turquoise ont disparu).
L’arc en ciel est aussi un photométéore, un phénomène optique qui se produit dans le ciel et qui rend visible le spectre continu de la lumière du soleil, quand il brille pendant la pluie. Il compte autant de couleurs que ce que l’œil peut en distinguer, soit au plus 150. Aujourd’hui en Occident, les représentations ont souvent cinq à sept couleurs.
Dans plusieurs mythologies, l’arc en ciel est aussi présenté comme un pont ou chemin. Il peut être emprunté par des dieux, des chamans, sorciers ou des héros légendaires, pour circuler entre la terre et un autre monde ou entre deux points éloignés de la terre.
On dit également qu’il annonce le renouveau, le beau temps après la pluie.
Enfin, la chromothérapie base sa méthode sur la croyance du pouvoir des couleurs.
Je me demande quelles couleurs composeront votre arc-en-ciel singulier dans votre imaginal et ce qu’elles révéleront en vous 🙂
A CONSULTER: l’introductions aux ateliers queer et les sources sont disponibles dans la page « Ateliers d’exploration queer« .
des couleurs et des teintes qui font vibrer quelque chose en vous
des feuilles blanches et crayons et/ou feutres de couleurs
un foulard pour vos yeux, plaid… ce que vous désirez pour rêver confortablement
une bouteille d’eau qui ferme bien (pas d’autre boisson dans la salle)
des fruits secs ou fruits frais ou autres à partager sans miettes (la salle doit rester impeccable, évitez les biscuits) après la séance.
Pour vous préparer à ce workshop, réveillez vos représentations, lancez votre imagination intérieure en lui posant des questions et puis laissez-la faire
Vous pouvez lire les articles si ce n’est déjà fait:
Dans un carnet, listez des couleurs et en vrac: vos émotions-impressions-connotations-évocations spontanées les plus présentes (c’est tout à fait subjectif: je regarde le violet et je pense à… je ressens…) quand vous les regardez (visuel), idem quand vous écoutez leurs sons (son du nom de la couleur ou synesthésie: quel son a le jaune?), idem leur odeurs et goûts (si le bleu avait une odeur?), idem leur toucher-matière-texture-température-pression-altitude-mouvement…
Parcourez des grilles d’ interprétation de couleurs et notez ce qui fait écho en vous uniquement
Les 8 couleurs du drapeau, synthèse: rose (sexualité), rouge (vie et guérison), orange (santé et fierté), jaune (lumière du soleil), vert (nature), turquoise (magie, art), bleu (sérénité, harmonie), violet (esprit) deviennent 6 bandes (suppression du rose et du turquoise)
Emportez avec vous des couleurs (ou des teintes, choisissez…) au choix sur papier ou tissus ou objets, qui vous font vibrer de différentes manières (ou simplement des feuilles de couleurs unies si ce n’est pas évident pour vous). Dans l’arc-en-ciel, il y en a 150 (voir présentation de l’atelier)!
Qu’évoque pour vous l’arc-en-ciel LGBTQI+? quelle est l’histoire, l’anecdote personnelle, la représentation… que vous avez envie de partager
Qu’évoque pour vous l’arc-en-ciel de façon générale? quelle est l’histoire, l’anecdote personnelle, la légende ou mythe, la représentation… que vous avez envie de partager?
Arc-en-ciel de début de stage « se connecter à soi, au cheval, au monde », en Lozère (sept 17)
Arc-en-ciel de début de stage « se connecter à soi, au cheval, au monde », en Lozère (sept 17)
J’ai commencé à récolter des témoignages de séances en février 2017. N’hésitez pas à m’écrire sur lisellesil@gmail.com pour y contribuer, si nous avons voyagé ensemble! Et un tout grand merci aux quelques personnes qui ont déjà pris le temps de m’envoyer leur expérience par écrit.
ORANGE, VERT ET VIOLET
Les symboles que j’évoque me sont apparus sous forme de couleurs, comment dire que je n’ai rien découvert que je ne savais déjà mais que le fait d’établir un véritable dialogue avec eux m’aide à les faire négocier ensemble ce qui me convient dans le fond ou dans la forme. Je m’explique : mes symboles à moi sont des couleurs. Elles sont « arrivées » sous hypnose directement liées à mon environnement proche. J’ai cherché à faire dialoguer mon ancrage avec ma fantaisie.
Mon ancrage m’est apparu sous la forme d’un pied de vigne qui est dans mon jardin puis d’une violette qui se trouve au pied du pied de vigne ; mon ancrage est violet.
Ma fantaisie, elle, m’est apparue orange, lors de nos premiers échanges, elle prenait beaucoup de place, elle m’a demandé à être matérialisée dans mon environnement entre une vierge orange en plâtre et une petite statue de Ganesh. Alors je lui ai fait une place, j’ai trouvé chez moi un angelot que j’ai habillé d’une fausse fourrure à poils longs et refermée par un grelot.
Violet, Orange et moi avons donc continué notre travail avec Marie. Après une séance de négociation entre les parties (sic) un négociateur est apparu dont le rôle à l’avenir sera d’être le partenaire diplomate, celui devant lequel violet et orange pourront se taire pour le laisset agir avec justesse. Le diplomate s’est symbolisé en un beau vert céladon. Celui-là même que je venais de trouver pour colorer un petit pot de peinture blanche pour ma cuisine.
Les séances d’hypnose m’ont apporté beaucoup de cohérence entre mon environnement et l’organisation de mon monde intérieur qui rejaillit sur tout ce que je fais.
Avec Marie, j’ai fixé mes symboles dans des parties de mon corps auxquelles je fais appel pour les situations délicates ou sensibles de ma vie.
Depuis que j’ai commencé à cheminer dans mes ressources intérieures avec cette aide précieuse, je n’ai plus jamais éprouvé la peur d’être démunie.
Ateliers d’exploration hypnotique de la fluidité du genre?
Dans cette série d’ateliers, nous chercherons à ouvrir les possibles de nos représentations de la fluidité du genre et à les explorer par différents biais, axes, thématiques, jeux… HYPNOTIQUES:
nous mettrons en mouvement ce qui est prêt à être transformé selon le « comment ça peut être encore mieux, maintenant et selon tel contexte? »
nous expérimenterons nos curseurs : si je pousse cette donnée à fond, je vois-entends-ressens quoi? plus de…? quel est le niveau optimal? comment ce réglage entre-t-il en interaction avec d’autres curseurs? Comment pourraient-ils se régler de façon automatique? Quel contrôle volontaire ai-je envie d’avoir? quand? comment?
nous papoterons avec les dividus qui tiraillent à l’intérieur
nous rencontrerons nos représentations profondes
nous dealerons avec nos besoins et désirs
nous travaillerons avec des objets transitionnels, des dessins automatiques, des sons et mouvements spontanés
nous optimiserons les liens et les représentations qui nous constituent en allant récupérer des ressources enfouies
nous nous laisserons divaguer… car la rêverie ouvre des possibles inouïs!
nous irons à la rencontre de nos fantasmes cachés
nous créerons notre vie et notre monde, chacun.e à sa façon, singulière 😉
Quand, où, combien, comment on s’inscrit?
Quand?
Une soirée par mois (pour le moment).
Premier opus: le jeudi 15 février, de 19h à 22h.
Où?
Près de Madou, à Bruxelles, dans un lieu chaleureux et confortable.
Combien?
Prix: entre 10 et 30 euros, selon vos moyens financiers, en conscience.
Nombre de places
6 places minimum (en inscription ferme), 10 places maximum.
Beth Ditto (www.bethditto.com) & Delphine von Kaatz (habille les fesses des filles qui n’ont pas froid aux yeux)
A qui s’adresse ces ateliers?
Ces ateliers mensuels s’adressent évidemment aux personnes qui se ressentent genderfluid, mais aussi à ciels qui désirent explorer cette part de fluidité qu’iels ne se sont pas encore autorisé.e.s à accueillir pleinement.
La porte est dès lors ouverte à tou.te.s, à condition de respecter les habitus queer, pour garantir un espace safe, inclusif, non oppressif.
Les maladresses seront relevées tranquillement, de façon à permettre la compréhension et l’évolution. Les attaques ou jugements, eux, ne seront pas tolérés. Les personnes qui se situeraient délibérément dans l’exclusion et l’oppression seraient priées de quitter le groupe.
Pour cela, les personnes qui viennent pour découvrir leur fluidité sont invitées à prendre le temps d’observer et d’apprendre les codes (comme le langage inclusif, la manière de genrer une personne, le vocabulaire, les représentations non binaires…). Et les personnes qui jonglent avec ces notions sont invitées à se montrer tolérantes et pédagogues.
Dans ce projet d’une série d’ateliers (j’accepte par ailleurs de travailler en groupes non mixtes, dans d’autres contextes. Ici, c’est un cadre parmi d’autres), je désire monter un groupe à la fois mixte et safe
pour faire progresser le débat idéologique par l’expérience de la fluidité, de la non binarité, de l’égalité, de l’inclusion… qui permet un partage de compréhension profonde, une ouverture, davantage de tolérance
pour permettre la rencontre entre des mondes (je suis souvent un pont) et faire circuler une suite d’expériences entre des personnes dont le point commun est le respect de l’autre et le désir d’ouvrir, d’explorer, de trans-former ses représentations pour créer sa vie et son monde de façon singulière et libre.
Le genre est politique.
FloZif (activiste queer)
En cas de maladresse dans cet article
Si je suis maladroite (et non malveillante) dans l’expression ou le contenu de cet article, merci de le le dire gentiment (lisellesil@gmail.com). Je rectifierai selon les retours.
Cultures Queer?
Chacun.e a la liberté d’être soi, au-delà des représentations genrées binaires de la société dominante, qui donne le pouvoir aux hommes cis blancs et somme chacun.e de correspondre dans ses comportements et ses représentations à: M/F, blanc/autres, corps normé (mince, jeune et musclé, vulve en prune, etc) / corps rejeté (pilosité, âge, poids, cicatrices, handicap, genre différent du sexe de naissance, modifications corporelles, orientations sexuelles autres que hétéro…), dominant/dominé…
La revendication de la multiplicité des corps, des genres et des identités est donc aussi politique, pour la liberté de s’inventer hors des catégories pré-normées et pour l’égalité. Il revendique un autre fonctionnement que le patriarcat, ses conceptions binaires, sa domination masculine (selon les pouvoirs: économique, politique, symboliques, sexuels…). Notons que, en revanche, le système mainstream gay reproduit les normes sexistes et capitalistes. Notons également que le féminisme essentialiste ou différentialiste met en avant des « qualités spécifiques féminines » et les « qualités spécifiques masculines », de façon binaire.
Les cultures LGBTQI+, aux approche inclusive et inter-sectionnelle, gagnent à être partagées avec le plus grand nombre, autant que le tout public gagne à expérimenter les nouvelles formes d’expression de soi, les identités collectives en marge des catégories dominantes, l’état d’esprit de tolérance, d’inclusivité, d’acceptation de la personne telle qu’elle est et non telle que les normes lui demandent d’être, les solidarités communautaires...
Il s’agit desortir des cases dominantes préformatées pour s’inventer et de revendiquer la liberté de le faire.
« Underground New-York Public Library » par Ourit Ben-Haim
LeS genreS non binaires/ genreS fluideS, ça concerne qui?
LeS genreS non binaires/ genreS fluideS sont l’expression d’un continuum des genreS le long duquel les personnes sont libres d’évoluer vers une zone de confort qui ne dépend ni du sexe (génétique et constitution des organes de reproduction) ni des orientations sexuelles.
En effet, on peut être à la fois homme cis gay biphobe… ou femme trans hétéro ou genderfluid nosex… (je ne rentre pas dans les mille et une nuances zébrées du vocabulaire sur le genre, la sexualité et les préférences émotionnelles des personnes neuroatypiques que je salue tendrement au passage).
Un amalgame obligatoire entre le sexe et une identité de genre est encore très vivace, autant au niveau législatif, médical, administratif, social que culturel.
La pression des représentations binaires s’oppose à la liberté de s’inventer en tant qu’intersexe, transexuel, transgenre, genderfluid… ce qui commence dès la naissance (opération des bébés intersexes), se poursuit dans l’éducation « en fille » ou « en garçon » à la maison et à l’école, se prolonge dans la rue, dans les médias, les administrations, dans le langage aussi…
Elle a ont aussi un impact sur la vie de tou.e un.e chacun.e.!
Le féminisme queer élargit la réflexion. La culture queer rassemble des personnes qui s’identifient à un genre fluide et des personnes qui s’identifient à un genre M ou F et qui refusent de se voir assignées à des représentations, des comportements, des devoirs, des positionnements selon leur genre, qui dépendrait « naturellement » de leur sexe.
Libre à chacun.e d’explorer les genres, les orientations sexuelles, les orientations relationnelles… d’hybrider les représentations, de s’inventer!
Par exemple, je suis personnellement de sexe biologique féminin, pronom féminin (ou neutre dans certains contextes), je ressens la fluidité du genre de façon différente selon les moments et les contextes ET je gère mes poils, mes cheveux, mon poids, mes fringues, ma gestuelle, mon vocabulaire, mon positionnement dans un groupe, mes activités, mes orientations sexuelles, mes relations (amicales, amoureuses, sportives et autres), mes interactions… selon ce que je ressens comme juste selon mon identité propre et non selon la pression patriarcale binaire qui me demande d’être « féminine » selon des représentations hétéronormées conservatrices. Je suis moi. Tu es toi. Chacun.e accueille l’identité de l’autre sans jugement, tant que cette identité n’exprime aucune oppression.
La culture queer, c’est surtout la liberté de s’inventer en dehors des diktats et dans l’égalité, l’inclusivité, la tolérance, ce qui a priori pourrait intéresser pas mal de monde… mis à part les personnes qui craignent de perdre leur position dans la société dominante ou bien de « ne plus s’y retrouver » et donc de perdre des repères rassurants et « ordonnés », même s’ils enferment.
Avida Bystroöm
Un exemple médiatisé (notamment par LesInrocks), celui d’Avida Bystroöm (égérie d’Adidas).
A la diffusion de la campagne, la mannequin se prend une volée de commentaires négatifs en référence à ses poils de jambes. Le site Madmoizelle en publie un petit florilège : « Va te raser », « Dégueulasse, proprement dégueulasse », « Si elle se rasait les jambes, ouais, je voudrais carrément la baiser ».
Arvida, dont le travail photographique explore le thème de la féminité à force de coupes menstruelles, sex-toys, poils pubiens et clichés de sa cellulite, répond aux commentaires sur son compte Instagram : Ma photo pour la campagne Adidas Originals Superstar a reçu beaucoup de commentaires négatifs la semaine dernière. Moi, avec mon corps en bonne santé, blanc, cisgenre, dont le seul détail non conforme est un tout petit peu de poils. J’ai littéralement reçu des menaces de viol dans ma boîte de messages privés. Je ne peux même pas imaginer ce que ça doit être de ne pas avoir ces privilèges et exister dans le monde. Je vous envoie de l’amour et essayez de vous souvenir que tout le monde n’a pas la même expérience de vie. »
Couvent de Paname – Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence www.facebook.com/CouventDePaname
Quelques sites, articles, émissions audio et vidéo à consulter, LGBTQI
« YES, WE CARE. Sexualité(s) et corps politiques », au FRAC Lorraine à Metz, dans La nuit des idées, du 25 au 26 janvier, s’est terminée par un rêve éveillé fantasmatique: La voix disait à peu près: « Ecarte les plis ».
Performance Participative, voyage singulier, psychique, onirique, érotique, émotionnel, sensoriel grâce à la modification de l’état de conscience, par l’hypnose, le rituel et le son.
Nuit conçue en partenariat avec :
49 Nord 6 Est – Frac Lorraine
LYO Est
Bête Noire
CREM / Université Lorraine–Metz
Fragment
Institut Français – Nuit des idées
Témoignages de participant.e.s
Merci aux participant.e.s qui ont pris le temps et l’énergie de laisser quelques traces dessinées ou écrites après ce voyage fantasmatique!
Qui prend au corps
fait circuler les boules
dans le corps. de la lumière
Chuchoter aux oreilles
partager le bonheur et le plaisir chuchoter ensemble
le fluide, qui prend le corps submerge.
Dans l’atmosphère
c’est me suspendre
léger
fluide
moelleux de la fourrure
beaucoup d’eau c’est chaud
léger
pénétrant
alléchant.
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Il y avait des morceaux d’émeraude laiteux étalés, espacés, et connectés par du fil.
C’était pareil pour mes parties du corps, tout mon corps.
Un losange tissé en fils d’or sertis de petit rubis s’est faufilé dans mon vagin
les pierres sont sorties plus nombreuses partout les pores de ma peau et j’ai été découpée en deux de plaisir.
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J’ai rencontré à travers des filtres-voile éthérés « ma » puissance maritime sur une plage à l’atmosphère mythologique falaise, vent, soleil, sexe chaud et dressé, cheveux bleus, sexe bleu. Mon partenaire ressemble à un chat. Je lui offre du plaisir je lui offre ma puissance…
mon corps avait des démangeaisons
c’était tenu
Maouw – mon partenaire est comme un chat
je fesse toi
j’ai des cornes et des cheveux bleus assorti à mon nouveau sexe bleu.
Pour ce deuxième atelier animal au Studio La Limite, j’ai choisi ce thème suite à ma relecture de « L’oiseau et ses sens » (Tim Birkhead), suite à ma réécoute de « Birds Cage » (John, Cage), suite à des rencontres furtives dans les bois gaumais en décembre (grande aigrette, et corbeau) et ailleurs (rouge-gorge et pic épeiche)… vive les oiseaux!
Laissez-vous voler dans les mots, les images, les connotations, les madeleines… et notez les bribes qui passent… pour rassembler des matériaux du rêver.
…les mythes et légendes comptent aussi de nombreux oiseaux!
Céleste Boursier Mougenot
En pratique
Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.
Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.
Combien? Contribution libre en conscience pour les 3h d’atelier (entre 8 et 30 euros), selon vos moyens + 3 euros pour la salle.
Où? Quand? Au Studio La Limite, le mercredi 17 janvier à 20h.
Réserver? Il n’y a que 10 places (chacun.e a son matelas, c’est cocoon). Envoyez-moi un mail si vous désirez participer: lisellesil@gmail.com
Qu’apporter?
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parties intérieures que vous connaissez ou pressentez comme proche des oiseaux
un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un oiseau réel
un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
feuilles et marqueurs
une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
des vêtements confortables
un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?
une enveloppe et de la monnaie
ANIMALITE ET INTUITION
L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.
L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.
L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.
Ces 3h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!
Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!
Nous envisagerons une suite animale au fur et à mesure (ici, c’est le second opus). Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂
Quelques explications
Enfiler sa croyance? Choisir son mode?
Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.
Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):
rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le « on dirait qu’on serait… » de l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.
Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!
Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?
L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».
Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.
L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humainest souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.
Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.
D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…
Comment se connecter?
A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.
Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.
En gros, nous expérimenterons deux axes:
rencontrer son ou ses oiseaux intérieurs dans un rêve éveillé.
laisser l’un des oiseaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.
Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).
Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?
Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.
Régulièrement, des personnes viennent en séance pour (re)trouver leurs rêves.
Rêves nocturnes, rêves lucides, rêves éveillés libres ou simples rêveries sont en effet souvent encagés dans le quotidien fait d’agendas, de listes, de conversations repassées, de futurisations répétitives, de ruminations, d’angoisses… ou carrément d’amnésie ou d’espace vide.
Où se cache donc l’imaginaire?!
En expérimentant le rêve éveillé sous hypnose, une fenêtre s’ouvre déjà: le rêve est bien là. Il se déroule, s’ouvre, éclôt, offre des représentations (paysage, personnages, narration…), des cheminements, des transformations et des espaces-temps inédits qu’il est possible de retrouver seul.e par la suite (avec une porte, un ancrage, un appel…).
En apprenant à jouer avec l’imagination volontaire (c’est-à-dire imaginer volontairement un élément, respirer pour aller vers tel espace temps, demander « + de… », etc.) et l’imagination active (laisser faire le rêve), chacun.e s’ approprie un outil magique d’entrainement, surtout au rêve éveillé et au rêve lucide.
Et puis, en allant à la recherche du rêve comme une quête au trésor dans l’imaginal, des transformations s’opèrent, des éléments se dénouent, se nettoient, se ressourcent… et les personnages-représentations responsables des rêves négocient leurs besoins et désirs et se concilient pour « un rêver » à la fois agréable, ouvrant et libérateur.
Personnellement, « le rêver » m’est indispensable, que ce soit seule ou en groupe. Car créer sa vie son oeuvre son monde permet non seulement de transformer sa propre réalité, mais aussi de transcender les peurs pour construire des représentations, des intentions, des idéaux collectifs, ensemble (comme exemple, voyez le « Rêvez l’obscur », Starhawk)
Je cogite un stage sur le rêve nocturne, lucide, éveillé libre, éveillé dirigé (RED de Robert Desoille et adaptations), rêverie, rêve de groupe…
En attendant, voyez mes articles sur le rêve lucide et sur le rêve éveillé, ainsi que les séances, workshops et performances participatives déjà mis en place.