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Catégorie : Rêve éveillé

  • Atelier: « Créer son monde animal par l’hypnose », Bruxelles, 14 décembre 2017

    L’hypnose permet l’expérience d’un mode augmenté, basé sur l’instinct et  l’intuition. L’animalité de l’humain est ainsi mise en hyperéveil, tandis que sa rationalité est mise en veille.

    L’hypnose permet d’accueillir nos représentations animales, de dialoguer avec elles, de les accueillir, de collaborer, de les laisser transformer.

    L’hypnose permet de donner une place à ces représentations dans la perception interne (comment je me perçois, je perçois mon corps) et externe (comment je perçois l’environnement, l’autre), mais aussi dans les émotions, les impressions, le mouvement, les automatismes, les processus de pensées et de comportement… Car l’hypnose permet de modéliser un être (prendre un modèle qui a une ressource que je pense ne pas avoir) et de tester le fait de – … – comme -…-, en ressenti réel.

    Ces 4h d’exploration en atelier ouvrent, dès lors, à une connexion avec des parties profondes, à la reconnaissance de ressources enfouies pour les rendre disponibles pour créer sa vie, son oeuvre, son monde!

    Elles n’ont pas pour objectif direct de résoudre un problème… même si cela peut arriver de surcroît!

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    « The Horse Problem » by Claudia Fontes, the exhibition of Argentina at the Venice Art Biennale 2017

    Nous envisagerons une suite animale ou pas, selon le déroulement de ce jeudi. Au printemps, de toute façon… hop hop hop dans les bois! 🙂

    En pratique

    Qui? Atelier accompagné par Marie Lisel, Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne.

    Pour qui? Créateurs, créatrices, créatures… bienvenue! Lisez tout de même les précautions.

    Qu’apporter? 

    • un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec l’une de vos parts intérieures animales que vous connaissez ou pressentez
    • un objet ou une image ou un son qui a un rapport avec un animal réel
    • un carnet dans lequel vous prenez dès maintenant des notes sur ce sujet (pensées, anecdotes, dessins, citations, collages, documentation d’éthologie, de mythologie…)
    • feuilles et marqueurs
    • une couverture, des chaussettes, une bouteille d’eau
    • des vêtements confortables (le serpent en jupette, c’est pas évident!)
    • un truc à grignoter à partager proprement à la pause, entre bêtes: fruits, fruits secs, noix, chocolat…?

     

    Pierre Huyghe
    Pierre Huyghe

    Enfiler sa croyance? Choisir son mode?

    Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.

    Quelques exemples de représentations sont présentées dans mes articles. Je peux par exemple, dans une exploration hypnotique (exploration = « créer son monde »):

    • rencontrer « ciel qui sait » en moi et lui demander de me faire découvrir son territoire
    • explorer une vie que j’imagine avoir vécue il y a des centaines d’années
    • rassembler une équipe intérieure pour atteindre un objectif de création, de tranquillisation, de conciliation, d’expérimentation… que le « moi » rationnel ne parviendrait même pas à clarifier
    • visiter mon corps et répondre à ses besoins, me présenter en tant qu’allié.e
    • jouer à devenir la prolongation-prothèse d’un objet, qui guide mon corps selon une tâche que l’objet a à effectuer en interaction avec un environnement
    • capter une modélisation qui me plait chez un.e autre et l’intégrer pour tester cette nouvelle ressource avant de l’intégrer si elle convient ou de jouer dans un cadre avant de l’enlever
    • me connecter avec l’une de mes parts (l’organisatrice, la position méta, la sorcière, le chat, Goldorak, la douce, la spirale ancrée, l’immatérielle…) et lui laisser de la place
    • entrer en état d’hyperfocalisation et d’expansion pour communiquer avec la nature
    • faire circuler l’énergie sous différents modes
    • transformer des sons en sensations
    • d’autres idées dans les articles et témoignages

    Ces explorations se basent sur des représentations différentes de ma subjectivité. Toutes sont « réelles » et compatibles entre elles… pour moi (à chacun sa carte du monde hypnotique!). Je les combine selon le  « on dirait qu’on serait… » de  l’enfance, « l’accord temporaire de croyances » du théâtre et du cinéma, le jeu, le rêve éveillé… qui ouvrent les possibles et transforment vers la création de la vie, de l’oeuvre, du monde.

    Lorsque l’on s’entraine régulièrement, le champ des possibles est infini, que ce soit guidé ou en autohypnose. Et puis… les expériences s’intègrent à la vie quotidienne, à la création, à ce que je suis dans le monde partagé. Mon « moi » change, s’ouvre, se libère, s’amplifie!

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    Pourquoi choisir de se rendre sensible à son animalité?

    L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain paye sa liberté de choix bien plus large par l’appauvrissement sensoriel, le risque de l’égarement et le réseau d’influences « inconscientes ».

    Même la personne la plus passive provoque des réactions chez un autre humain (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention). Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont entrechoquées d’influences réciproques. Pourquoi, entre deux personnes inconnues qui se ressemblent, l’une nous apparaît-elle sympathique et l’autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.

    L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humain est souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence car il ressent les signaux que nous envoyons inconsciemment, surtout si nous nous positionnons en humain utilitariste et con au point de vouloir lui mettre directement la main sur la tête.

    Et lorsque l’humain quitte son positionnement habituel pour entrer dans un autre mode de communication, c’est magique! Une autre connexion peut se faire (ou pas!), profonde, intense, augmentée, ouvrante… entre moi, l’autre et le monde.

    D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance ou encore de chiens qui sont perplexes face à l’être non identifié que je suis quand je « voyage » dans le bois ou de corvidés qui se rapprochent de plus en plus près. Bref…

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    Comment se connecter?

    A chaque praticien.ne sa méthode, selon ses orientations (chamanisme, communication animale, géobiologie, totemprocess…). J’en ai approché plusieurs sans m’enfermer dans les théories d’une approche en particulier.

    Personnellement, je choisis de partager les outils de l’hypnose éricksonienne, avec pragmatisme et non dogmatisme. Tout ce que je partage, ce sont des moyens de transformation de la subjectivité et des expériences, surtout pas des théories édifiées en vérités. Après, libre à vous de les adapter et de vous en servir selon vos propres systèmes de croyances, qui évoluent selon vos propres expériences.

    En gros, nous expérimenterons deux axes:

    • rencontrer son ou ses animaux intérieurs dans un rêve éveillé.
    • laisser l’un des animaux prendre de plus en plus de place en moi ou moi en iel pour ressentir, voir, entendre, sentir, goûter, bouger, explorer l’espace… avec cet animal.

    Il ne s’agit pas de « montrer », de mimer, de faire comme si mais bien de laisser la représentation intérieure prendre corps. Cela peut être tout petit (je peux marcher dans la rue ou donner cours avec la présence de cette représentation dans mon « Moi ») ou plus grand (je peux me vautrer, m’étirer, sauter, faire des sons… comme je ne me le permettrais peut-être pas dans un autre contexte).

    Je vous propose d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?

    Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée, temporairement ou à long terme, si elle convient, comme une ressource disponible qui peut être appelée volontairement ou se mettre en place toute seule, selon les intentions.

    Parfois, je suis un chat. Et vous?

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  • Atelier: « Rencontrer sa sorcière par l’hypnose », L-FESTIVAL (Bruxelles), mercredi 29 novembre 2017 à 19h.

    L’atelier: « Rencontrer sa sorcière par l’hypnose»

    « Une sorcière est un être déviant qui a réussi – du point de vue de la survie. Il existe un modèle culturel, idéologique et social de ce qu’il ne faut pas être, qui est, dans chaque société, conçu comme normal » (un terme perçu comme synonyme de naturel, ne l’oublions pas). La plupart des gens survivent parce qu’ils se conforment à ces modèles, c’est-à-dire qu’ils se comportent normalement. Cependant, tous ne se comportent pas « normalement » et ces personnes ont du mal à survivre, à cause de leur rejet du système et de tout ce qui le sous-tend, et habituellement elles s’enfoncent. On les qualifie alors « d’anormales » ou de « mésadaptées » ou d’autres adjectifs péjoratifs au regard de la norme. Puis surgit une personne déviante mais qui survit, et puisque celle-ci ne fonde pas son existence sur des modèles convenus – les seuls considérés comme naturels par les gens normaux -, il faut donc que cette déviance tire sa force vitale de quelque chose « d’inconnu » ou de « surnaturel ». Carnet de notes de Maya Deren (1947).

    Après un partage de nos représentations autour de la sorcière et une brève introduction à l’hypnose éricksonienne et au RED (le rêve éveillé dirigé est une technique mise au point par Robert Desoille dans les années 30), vous partirez confortablement à la recherche de votre archétype singulier de la sorcière, c’est-à-dire de la partie « sorcière » qui vit en vous.

    Bienvenue dans cette rencontre de l’une de vos alliées intérieures les plus magiques!

    Mary Wigman by Charlotte Rudolph
    Mary Wigman by Charlotte Rudolph

     

    DETAILS PRATIQUES

    L’accompagnante: Marie Lisel est Maitre Praticienne en hypnose éricksonienne, à Paris, à Bruxelles et ailleurs. Sorcières et licornes sont ses amis. Ses écrits sont en ligne ici: https://test2.under-construction.work/ et ses sons là: https://marielisel.bandcamp.com/

    La date: le mercredi 29 novembre, de 19h à 22h.

    Le lieu et les conditions: L-FESTIVAL (Bruxelles)

    Le coût: apportez de quoi faire un échange. Vous recevez un voyage accompagné par la praticienne. Vous offrez un sac fermé contenant une somme en euros à votre convenance et un objet de votre choix, peu encombrant. L’échange entre l’accompagnante et l’accompagné.e fait partie du voyage et du rituel.

    Le déroulé:

    • Sorcière? partage de nos représentations
    • L’hypnose éricksonienne? Le RED? Quelques explications
    • Echange: de l’accompagnante aux accompagné.e.s: le voyage
    • Retour et partage de paroles
    • Echange: des accompagné.e.s à l’accompagnante: le sac

    La préparation: compilez dans un carnet tout ce qui vient, sans trier, lorsque vous posez l’intention de rencontrer votre sorcière intérieure.  Notez, dessinez, collez…

    Le matériel: carnet et sac, plaid, coussin, matelas de yoga, bouteille d’eau… ce qui vous permet de rester couché.e tranquillement pour rêver.

     

    A LIRE AUSSI

    Licornes, zèbres, loutres, nonnes, none… bienvenue!

    LIENS

    Quelques liens pour ouvrir (envoyez-moi les vôtres, livres, films, autres… sur lisellesil@gmail.com)

    SORCIÈRES, POURCHASSÉES, ASSUMÉES, PUISSANTES, QUEER
    http://www.maisonpop.fr/spip.php?article2047

    Girls Against God
    http://www.becapricious.com/girls-against-god


    Michelet, La sorcière (1862)
    .

    Texte en ligne ici: https://archive.org/details/lasorcire00mich

    La Sorcellerie capitaliste / Isabelle Stengers – Philippe Pignarre 
    Jeanne Favret-Saada, Désorceler, L’Olivier, 2009
    L’heure des sorcières
    Médecins et sorciers / Isabelle Stengers – Tobie Nathan

    Rêver l’obscur / Starhawk https://www.cambourakis.com/spip.php?article549

    Reclaim recueil de textes écoféministes / Emilie Hache: https://www.cambourakis.com/spip.php?article786

    Les pratiques de la médecine populaire
    Marie NDiaye, Trois femmes puissantes, 2009 et  « La sorcière » (Minuit, 1996)
    Olivia Rosenthal, Toutes les femmes sont des aliens, ed. Verticales


    Paul B. Preciado / Testo Junkie http://www.grasset.fr/testo-junkie-9782246732716

    La liste est loin d’être terminée…
  • Explorer l’imaginal grâce au pouvoir animal

    Comme l’hypnose libère du choix radical imposé d’une représentation qui serait LA vérité de notre fonctionnement psychique… je peux me représenter ma discipline favorite de différentes façons et l’utiliser efficacement selon des paradigmes variés.

    Je vous propose ici d’adopter la croyance de votre animalité et des pouvoirs incroyables qu’elle vous donne! Si vous étiez un animal…?

    Je n’affirme pas que cette croyance doit être imposée et en éliminer d’autres. Elle peut être adaptée et adoptée temporairement ou à long terme, seule ou en juxtaposition avec d’autres.

    Je suis (entre autres) un chat. Et vous?

    Se rendre sensible à son animalité par l’hypnose

    L’animal est guidé dans ses choix par des réflexes comportementaux et par son instinct. L’humain vit sa très grande liberté de choix au risque de se perdre, de s’angoisser, de regretter…

    L’hypnose permet l’expérience d’un autre mode de perception que le mode habituel, un mode « animal », qui met l’accent sur l’intuition, la lecture de la position, des mouvements, des microgestes, du ton de la voix, de la respiration, des odeurs, des vibrations, de la lueur dans le regard, du rougissement de la peau, du hérissement des poils, du tonus musculaire, de la chaleur corporelle, des tensions… L’animalité de l’humain est ainsi mise en éveil.

    Même la personne la plus passive provoque des réactions (le plus souvent inconscientes, c’est-à-dire hors du champ de l’attention) chez ceux qui s’en approchent. Ces réactions provoquent des réactions et ainsi de suite. Toutes nos interactions sont teintées d’influences réciproques. Un exemple évident : dans un même champ socio-culturel et avec un look semblable, pourquoi une personne inconnue nous apparaît-elle sympathique et une autre antipathique, sans avoir interagi ni avec une ni avec l’autre ? L’influence est une action secrète d’un être sur un autre. Et nous en sommes sans cesse traversés.

    L’attitude d’un animal vis-à-vis d’un humain est souvent révélatrice de ces influences dont nous ne soupçonnons pas l’existence. D’ailleurs, les animaux réagissent fortement à l’état de transe, même très léger. Pour illustrer cela de façon personnelle, je pourrais raconter un grand nombre d’histoires à propos de chats qui se collent à moi « alors que d’habitude ils se cachent quand un étranger entre dans la maison » dixit leur humain ou bien qui déboulent en début de séance…

    Explorer nos réseaux d’influence grâce à cet état d’animalité

    L’humain est régi par un réseau d’influence dont il n’a en grande partie pas conscience. Nous vivons au sein d’une multitudes de relations!

    En les explorant, en les traversant, en les transformant selon nos intentions, nous « mettons à jour » (dans les deux sens du terme) ce qui nous constitue.

    Grâce à l’état hypnotique, il est possible de focaliser l’attention sur ces perceptions infimes qui échappent à notre attention et de parcourir ce réseau d’influences qui guide nos pensées, émotions, réactions, actions, préférences, répétitions…

    Ainsi, ce qui engendre le symptôme n’est pas « effacé » mais relié autrement, en portant l’attention nécessaire à son réseau de déterminations relationnelles.

    En envisageant l’hypnose de cette manière, la peur de la perte de contrôle est renversée. Il n’est en effet pas question de perdre sa maîtrise (illusoire) mais bien de s’approprier les liens de dépendance et d’influence pour davantage de liberté et de responsabilité.

    Récupérer des ressources grâce à l’imagination active

    Chez Erickson, fondateur de l’hypnose qui porte son nom, « l’inconscient » n’est pas, comme en psychanalyse, un réservoir de refoulé générateur de pulsions menaçantes, mais bien un réservoir de ressources aidantes. Erickson proposait à ses patients de découvrir et d’activer ces ressources ignorées pour établir une modification dans leur fonctionnement. Il offrait les conditions à chacun de s’approprier librement (transformer, détourner…) le système des forces inconscientes. (Alors que les hypnotiseurs du temps de Freud plaçaient leurs patients sous hypnose pour leur suggérer l’abandon de leurs symptomes. Seul le praticien était actif dans l’opération).

    La recherche du « pourquoi le trouble est-il apparu? », à la manière psychanalytique, de même que l’interprétation des symboles, la compréhension rationnelle, la prise de conscience, ne font pas partie de ses outils. Au contraire, il privilégiait les métaphores, les actes symboliques, la confusion, pour aller vers le « comment améliorer l’existence? ».

    J’ajoute, sans développer, qu’Erickson a habité dans une ferme, dans le Wisconsin, non loin d’indiens hommes médecines, et qu’il a inclus des animaux dans le relationnel avec certains patients.

    Accéder au monde intérieur : « l’imaginal »

    Depuis le début de l’humanité, des humains se mettent en condition de diverses manière impliquant la transe, pour recevoir des présages, pour se mettre en lien avec la nature, pour deviner le bon choix… en orientant l’attention vers le ressenti intérieur, en suspendant les facultés volontaires.

    Ainsi, en focalisant sur les sensations, l’humain peut obtenir un grossissement de ce qui le parcourt sans être détecté en état de veille ordinaire.

    Pour permettre l’apparition de ce monde intérieur, la « conscience » (attention portée à des éléments habituels, volonté…) est limitée. Personnellement, je ne travaille pas en « perte de conscience » car je préfère les séances où une partie de la personne a conscience d’être en séance, observe ce qui se passe sans juger, accueille les informations délivrées, pose ses choix, reste vigilante, me parle… côtoie une autre partie qui explore son pays intérieur, comme dans un rêve. Ce double état ressemble d’ailleurs à celui du rêveur lucide.

    Dans ce monde, que nous nommons en hypnologie « imaginal », des images multisensorielles (ce que j’entends, vois, ressens, sens, goûte, etc) se déploient, engendrant des émotions et des compréhensions profondes (différentes des compréhensions intellectuelles). L’approche se fait donc par la présence au corps. Au présent.

    Les sensations opposées peuvent cohabiter de façon compatible. Les doubles sensations (lourd-léger, chaud-froid, doux-dur, agréable-désagréable, serré-ouvert, proche-lointain, sombre-lumineux, chuchoté-assourdissant…) sont d’ailleurs caractéristiques de l’état d’hypnose où la rationalité habituelle ne règne plus en maitre et où il ne nous reste plus qu’à goûter à ces mélanges, avec tous nos sens.

    Et, en traversant l’imaginal, en expérimentant ce qu’il y a à expérimenter, les changements s’opèrent…

    En hypnose éricksonienne, l’exploration ne se double pas fréquemment d’une symbolisation animale, contrairement au shamanisme, au néo-chamanisme ou à des propositions intermédiaires comme celle de S. Gallegos (dont vous pouvez consulter la conférence donnée à l’Arche, dans le cadre du cours d’hypnologie.)

    Sans généraliser pour autant cette pratique, pourquoi s’en priver ? Parcourir l’imaginal avec des capacités animales est autant efficace qu’exaltant 🙂

    Parcourir l’imaginal, avec nos pouvoirs sensoriels animaux, par l’hypnose

    Chez trop d’hypnotiseurs (que je ne cautionne pas), ces voyages sont dirigés, dans un monde imaginaire simpliste et imposé, selon des scripts (lecture de scenarios préécrits). Par exemple : « Vous êtes sur une plage de sable blanc. Le ciel est bleu. Il y a quelques nuages. Vous entendez les mouettes. Vous sentez le vent léger et l’air iodé. Avancez vers le rivage et écrivez avec l’index c-i-g-a-r-e-t-t-e sur le sable, puis regardez les vagues effacer le c, le i, le g… il ne reste plus que le mot…  arrête ». Argh !

    La variante est le script souple (préécrit, appris et non lu), qui s’adapte plus ou moins au sujet.

    En création sonore hypnotique fixée sur support, cette méthode devient un « rêve éveillé dirigé », qui peut être un parti pris artistique intéressant (que j’ai d’ailleurs appliquée à bOa), même si ce n’est pas la seule possibilité. En atelier avec des groupes, je m’oriente davantage vers la méthode « intermédiaire », plus ou moins libre selon les objectifs, le contexte et ce que je ressens du groupe. Parfois, l’atelier peut aussi être accompagné sur un mode libre, avec quelques balises et un travail préparatoire.

    En atelier ou en séance, une façon de faire intermédiaire est de passer l’entrée de l’imaginal avec une intention, comme fil conducteur de « ce qu’il y a à faire » dans le voyage. L’accompagnant, ici, laisse la personne en transe libre de ses choix et de ses actions, il n’impose pas le « paysage », mais il oriente le voyage selon un axe déterminé au départ (« se couper d’une relation toxique », par ex) et utilise des protocoles (structures de leviers de changement) qu’il adapte au plus près de l’accompagné. Il m’arrive souvent de travailler dans ce sens à un moment donné de la séance, en suggérant, par exemple, une réunion avec « tout ce qui et tous ceux qui » qui sont impliquées dans la résolution de l’intention, de façon à travailler en négociation de parties, ou encore une transformation du lien symbolisé par les sous-modalités, ou une RHV ou une modélisation ou… Quand? Lorsque je « sens » que c’est le moment.

    Une autre façon de travailler propose d’entrer dans l’imaginal avec une intention et de visiter différentes contrées spécifiques, apportant différents bienfaits, tout en laissant advenir les situations et les rencontres (les leviers de changement sont alors non-protocolaires).

    Une autre est d’entrer dans l’imaginal avec une intention et d’appeler des guides, les uns après les autres, pour avancer avec eux étape par étape.

    Une autre encore, propose d’entrer dans l’imaginal avec une intention puis de laisser advenir les situations et les rencontres.

    Les variantes sont innombrables. Voyez l’article sur le REAH

    Enfin, il est également possible d’entrer sans intention ni direction et d’accueillir ce qui vient. Le seul fait de se connecter avec ce qui, en nous, crée des liens, des ressources, des énergies nouvelles… permet de réparer, de transformer vers un mieux-être.

    Les scripts préécrits imposés sont pour moi rédhibitoires en séance. En ce qui concerne les autres façons de faire, je m’adapte à chaque fonctionnement et intention, sans forcer mais sans lâcher non plus, en accompagnant de façon plus ou moins affirmée, selon ce qui émerge pas à pas, de façon à ce que la personne jouisse d’un maximum de liberté tout en se sentant en sécurité, à l’aise. Parfois, une séance accompagnée « de plus près » est plus rassurante pour une personne peu habituée à prendre des initiatives. Parfois, il est intéressant de désigner un chemin pour faire un exercice d’écolage sympathique (apprendre à garder l’attitude accueillante et confiante, sans jugement, se servir de la « boite à outils », parler en transe, laisser le mouvement intuitif se faire, jouer…) avant d’emprunter une voie plus chaotique. Parfois, surtout pour les personnes bien ancrées qui préfèrent l’autonomie complète, je reste simplement là, disponible, attentive, connectée des coussinets aux vibrisses 😉

    Il suffit d’oser!                =^_^=

    © Marie Lisel

  • Lâcher-prise / Se prendre en main

    L’un des nombreux choix à opérer pour le praticien en hypnose est de permettre la passivité du sujet qui profite alors d’un trip qui se présente sans effort ou de le rendre actif ou de mêler les deux en laissant le choix au sujet ou de mêler les deux en énonçant un contrat avant la transe ou…

    L’hypnose est un outil qui s’utilise de façons différentes selon les possibilités de la personne, selon son objectif (thérapie, développement personnel, exploration et jeu, spectacle…), selon les obédiences (« règles » enseignées dans chaque école, pratique d’anciens que l’on admire…) et aussi, selon le praticien (qui l’on est, avec notre vécu et nos représentations).

    ***

    L’hypnose peut offrir une expérience où l’on se laisse-aller complètement. Je ne parlerai pas ici de l’hypnose de spectacle, en scène ou à la télé, ni de l’hypnose de rue, ni de l’hypnose anesthésique en hôpital (opérations sous hypnose), que je ne pratique pas.

    L’hypnotisé peut aussi être sollicité en tant que participant actif à son propre voyage, en parlant, en bougeant, en prenant des décisions, en se dépassant. Cette sollicitation peut être une simple invitation à une éventuelle participation selon l’envie ou faire partie du cadre. Elle est alors un accord pris entre le praticien et son sujet avant la transe.

    Je ne prétends pas énoncer de règles. La seule règle, pour moi, est de réfléchir, de chercher auprès de praticiens confirmés en hypnose et dans d’autres pratiques de transe, d’être à l’écoute, de se positionner, de remettre en question sa position selon les expériences.

    ***

    Commençons par le trip sans efforts. Dans des sessions d’hypnose d’exploration – en rêve éveillé dirigé, par exemple – , il m’arrive de proposer des expériences où le sujet se laisse aller complètement, au fil du courant doux de ma voix, qui l’emmène à la découverte d’un paysage intérieur.

    De toute manière, la partie consciente, volontaire, reste présente en état d’hypnose. Une partie du sujet observe et commente le trip, avec plus ou moins d’insistance alors qu’une autre partie le vit. C’est un peu comme lorsque l’on regarde un film et que l’on est « pris dedans » au point de vivre intensément les aventures du héros, puis distrait, suivant le film et en même temps commentant une coiffure ou réarrangeant un coussin. On sait que l’on est sous hypnose, en séance. On ne l’oublie pas. Pourtant, on est plongé dans le trip. La tâche du « conscient » peut être simplement d’observer ce qui survient sans intervenir et en tâchant de ne pas envahir l’espace par des réflexions, rationalisations, anticipations…

    La partie volontaire n’a qu’une tâche à accomplir : rester dans « l’ici et maintenant du rêve », laisser l’espace intérieur libre, désencombré, pour accueillir avec bienveillance, ce qui survient. Cela constitue déjà un travail pour bon nombre de personnes, qui apprennent progressivement comment déblayer les pensées du quotidien (agenda, rumination, projection, essai d’anticipation, recherche de sens de type psychanalytique, tentative de maitrise par la rationalisation, volontarisme), comment rester pleinement présent à leur paysage intérieur, comment ne rien vouloir sinon être là, comment avancer dans un terrain inconnu en se faisant confiance (ce dernier point est facilité par l’acquisition d’outils simples, comme le focus ou la mise à distance).

    Loin du conscient, la/les parties intérieures, quant à elle(s), travaille(nt) en profondeur pour permettre aux images, sons, sensations, goûts, odeurs, impressions, paroles… d’être captés par la partie volontaire. Car le fil de ma voix et des sons environnants ne donne qu’une direction. Si je dis « vous êtes debout face à un arbre. Plus vous tendez l’oreille et plus vous percevez les sons de l’arbre, de plus en plus distinctement », chacun vivra une scène singulière.

    Chaque hypno a sa propre position sur le sujet. Moi je privilégie la passivité du sujet dans les séances (individuelles ou de groupes) d’exploration, de découverte de parts inconnues de soi, de voyage et de jeu dans l’intention de passer un beau moment et de se connaître davantage soi-même, d’ouvrir son propre champ des possibles, et ce sans objectif précis de changement (même si ce genre de voyage est par définition transformateur, puisqu’il est ouvrant).

    Certaines de mes séances vers une amélioration de l’existence (douleur, phobies, confiance, acouphènes, vertiges, cigarette…), peuvent aussi passer momentanément par la passivité du sujet. Il peut s’agir de personnes très faibles ou très apeurées, pour lesquelles une séance où elles se laissent agréablement transporter vers un changement acceptable est profitable, avant un travail plus actif, comme un apprivoisement de l’état de transe. Il peut s’agir aussi de personnes qui ne parviennent pas à entrer dans leur espace intérieur à part en transe très très profonde, état dans lequel elles se laissent guider sans pouvoir répondre. Il peut s’agir d’un protocole qui ne s’adresse qu’aux parties intérieures et laisse totalement le conscient de côté (c’est bien plus rare, mais pourquoi pas, si cela correspond au cas qui se présente), etc.

    ***

    Dans les séances orientées vers le changement, je demande la plupart du temps au sujet d’être actif, de fournir les efforts nécessaires au travail à accomplir pour aller vers le changement qu’il désire.

    Cette demande fait l’objet d’un contrat, après la clarification de l’objectif à atteindre et avant la transe.

    Pendant la transe, je rappelle les consignes lorsqu’il y en a besoin, de façon à faciliter la tâche au sujet. Et je le fais la plupart du temps avec humour (parce que j’aime le jeu et que le travail d’équipe, chez moi, ça passe par la complicité du rire !). Quand le cadre est clair, ça aide 🙂

    Sa première action est à nouveau de faire ce qu’il faut pour être disponible: rester sur le fil du voyage même s’il est sinueux et saute d’un événement à un autre, comme un rêve), débarrasser l’espace intérieur de toute dérive quotidienne (rationalisation, liste de courses, volontarisme…), laisser le fil se dérouler sans tenter de le maitriser, accueillir ce qui survient avec bienveillance. Il s’agit donc de « vouloir ne rien vouloir sinon être hyperprésent à ce qui survient ».

    La seconde est de communiquer volontairement, même si cela demande un effort. Car sous hypnose, les croyances de certaines personnes les poussent au mutisme et à l’immobilité complète. Répondre à mes questions. Me dire les difficultés rencontrées (peur, enlisement, impuissance) de façon à ce que je puisse donner ou simplement rappeler les outils pour les dépasser ou les contourner (j’adore les trucs comme le potentiomètre, simple et efficace!). Me transmettre les informations importantes (pas les explications de contenu mais bien les éléments essentiels à la poursuite de la narration (Exemple : « ma mère console Moi-petite, à propos d’un truc qu’elle a fait à 5 ans » ; il n’y a pas besoin de savoir ce que la mère dit exactement ni ce qu’est « le truc » ni comment elle console la petite fille). Négocier à haute voix avec les dividus (parties intérieures), qui eux, répondent par des mouvements involontaires du corps à mes côtés ou par des mots, des images dans l’esprit du sujet, qui devra alors les transmettre s’ils sont utiles à l’avancée.

    La troisième est d’envisager les séances comme un travail vers le changement mais aussi comme un apprentissage du voyage intérieur autonome et donc d’oser essayer par soi-même les outils que je propose, de se les approprier, de les adapter, d’en inventer de nouveaux.

    La quatrième est de prendre ses responsabilités face à des résistances (la peur du changement est évidente) et de se booster au besoin, de prendre de l’élan et d’y aller, lorsque le cadre sécurisant est posé.

    Evidemment, tout cela se fait dans la douceur et la connivence et au rythme qui convient à la personne qui désire changer.

    ***

    Quoi qu’il en soit, chaque cas est différent et demande au praticien de s’adapter pour mettre en place une relation de partenaires avec la personne qu’il accompagne, en accord avec son objectif de la séance et avec ses possibles au moment de la séance.

    Dernièrement, mon attention a été attirée plusieurs fois par ce sujet. Une cliente (déjà bien autonome) s’est étirée en se frottant les muscles en sortant de la transe, en souriant avec un « Waw, quel boulot je viens encore de faire, là! ». Une autre (en première séance) calait dans son trip avant que je lui propose ma main pour la sécuriser, ce qui lui a permis de dépasser ses peurs de « prendre des murs de verre » et de s’engager pleinement dans le paysage qui s’offrait à elle. Une autre avait peur de tomber, avant que je lui demande ce qu’elle risquait à tomber. « Mourir ». « Et alors ? On peut mourir en rêve et se lever après la séance en pleine forme ». « Bon, ok… ». Et le travail a commencé, sans aucun incident, pour aboutir par une rencontre magnifique qui l’a aidée à se libérer d’un lien limitant. Un autre a vécu un parcours plein d’aventures qui l’exaltaient et ce à partir du moment où il a appelé, à chaque problème, sa partie intérieure qui pouvait le résoudre (ce qui a fini par donner une joyeuse équipe de dividus en quête de « trésors » selon la carte sortie de son objectif). Un autre était tétanisé de voir apparaître une personne qui lui a fait beaucoup de mal dans le passé. Après un exercice pour se centrer dans sa puissance bienveillante, il a pu lui parler et en sortir apaisé. Un autre passe toutes ses séances à discuter avec ses parties intérieures et s’habitue à parler à voix haute et à recevoir des réponses avec des doigts qui bougent tout seuls ou avec des images qui s’imposent. Aujourd’hui, c’est devenu normal et hyper rapide de résoudre un conflit intérieur. Il ne ne se fait accompagner que pour les « gros trucs »et gère le reste touS seulS 😉

    Outre le travail que ces personnes accomplissent en visitant de nouveaux paysages intérieurs, en rencontrant différentes parties d’elles-mêmes (qui vont parfois les accompagner longtemps), en se transformant, en réparant, en dénouant, en se libérant, en négociant… il y a le plaisir de l’exploration, du jeu, de se sentir de plus en plus à l’aise, de plus en plus en accord avec soi-même, de plus en plus centré, de plus plus en sécurité dans l’inconnu et le changement. De plus en plus libre, en somme.

    J’aime mon job!

    © Marie Lisel

    Photographies: Joel Sternfeld

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  • Rêver pour mieux vivre

    Rêver pour mieux vivre

    L’hypnose offre les outils pour un changement que le sujet opère lui-même dans ses paysages intérieurs, au fil des découvertes de nouveaux univers des possibles.

    Elle lui permet d’agir sur son rêve éveillé  – au lieu de le subir comme lors du sommeil paradoxal – et de le modifier de façon à y opérer des transformations qui se répercutent dans la réalité partagée.

    Le praticien en hypnose n’interprète pas, ne projette pas, ne propose pas de solution toute faite, n’entre pas dans le récit détaillé du problème, n’argumente pas, ne juge pas.

    Il est à l’écoute des valeurs et des croyances de la personne en état modifié de conscience qu’il accompagne, de sa symbolique, des lignes de code de ses programmes personnels…

    Il propose des outils et des alternatives pour atteindre les objectifs, assure et rassure.

    Agir dans (et sur) le rêve fait émerger des solutions nouvelles, permet de s’exercer, d’essayer, de jouer un rôle, de changer un paramètre et d’apprécier, d’ajuster… Ce qui est testé et appris en rêve est intégré comme une mise à jour du fonctionnement dans l’ici et maintenant. Tout simplement.

    Dès lors, le travail effectué en état de veille paradoxale (état entre le rêve du sommeil paradoxal et l’état de veille restreinte du quotidien, car on ne dort pas sous hypnose, au contraire, la vigilance est accrue!) permet de transformer la réalité qui s’impose, de réorganiser la façon dont nous nous représentons notre identité et notre lien aux autres et au monde, de trouver des solutions, de reconfigurer nos paramètres, nos représentations, nos relations, nos comportements, nos possibles… Tout cela grâce au pouvoir d’imaginer.

    L’hypnose offre au rêveur le pouvoir d’agir sur ses rêves et de s’éveiller différent, prêt à mieux vivre le rapport à soi et au monde.

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    PS: le rêve lucide est un autre moyen d’agir sur l’imaginal, mais c’est une autre histoire… à lire ici:

    Rêve lucide: en équilibre

    Rêve lucide: sois ton propre cheval

    Rêve lucide: rêve de sons

     

     

  • Des rêves éveillés fantasmatiques

    « Des rêves éveillés fantasmatiques » est le thème d’une création sonore radiophonique, sur laquelle je travaille actuellement, produite par Halolalune Production et l’ACSR et pour laquelle j’ai reçu une aide du FACR (Fonds d’Aide à la création Radiophonique) de la CFWB (Communauté Française Wallonie Bruxelles).

    CONTRIBUTIONS

    Vous êtes invitéEs à y contribuer, par envoi et par enregistrement sur rdv.

    Pour la première étape, je rassemble des témoignages de fantasmes, en état expansé de conscience ou non. Chacun peut m’adresser un enregistrement audio ou un message écrit, sur la boite mail revesfantasmatiques AT gmail.com, avec « contribution au projet radiophonique » en objet de mail. Ces matériaux seront utilisés (ou non, car je choisis librement), soit en intégrant une réécriture littéraire enregistrée ultérieurement par un(e) acteur/actrice en studio, soit pour un approfondissement sous la forme d’une interview enregistrée de l’auteur(e) de l’envoi, soit sous la forme d’une séance d’exploration par l’hypnose enregistrée. Il est évidemment possible de modifier les voix de façon à conserver l’anonymat des personnes qui le souhaitent (vive la technique, c’est bluffant!). Vous ne serez cité/reconnaissable que si vous le désirez. La création sonore finale fera environ 50 minutes et mêlera de nombreux rêves fantasmatiques, des textes poétiques, de la musique électroacoustique et des techniques hypnotiques.

    Seconde étape: je commence les enregistrements de fantasmes qui me parlent (selon les écrits et audios reçus) à Paris et à Bruxelles en cette rentrée 2016 (septembre-novembre).

    FANTASMES

    Les fantasmes sont relatif au désir, au plaisir, à l’émotion et surtout à l’imaginaire. Comme dans le dessin de Mirka Lugosi qui illustre cet article, dans un rêve, tout est possible car aucune limite de « faisabilité » (ni dans le réel, ni dans une réalisation cinématographique) n’entrave le récit. Les personnages peuvent n’être qu’énergie sans corps, se transformer, vivre l’ubiquité, être purs concepts ou habitants d’un lieu qui n’existe que dans une tête. La communication peut passer par d’innombrables canaux… Tout est à inventer! Après, il ne reste plus qu’à traduire le voyage en mots, avec autant d’hésitation, de poésie, de trouble, voire d’incohérence qu’il sera nécessaire.

    Les critères des fantasmes de l’étape 1 qui m’intéressent de prime abord:

    • entre 30 secondes et 10 minutes d’enregistrement ou entre 3 lignes et 2 page A4
    • avec la forme, le langage qui vous correspond (c’est une base de travail, que nous pouvons éventuellement développer dans l’interview ou l’exploration hypnotique)
    • singulier, inédit, original, décalé, poétique, bizarre, saugrenu… en tout cas pas extrait des films, magazines, pubs et autres lieux communs
    • étroitement lié audésir
    • lié au plaisir (par soulagement de la tension)
    • ce plaisir semble étrange (voire étranger), décalé, à quelqu’un d’autre
    • chargé (important pour le/la participant(e), puissant, amenant une émotion chez celui/celle qui le raconte)
    • avec une mise en scène, une ambiance, même résumée en une ligne
    • avec un scénario, une action, même résumé en une ligne
    • dans lequel le/la participant(e) est présent(e), en tant qu’humain, seul ou pluriel, ou animal ou oeil ou énergie ou eau ou métempsychose…)
    • se suffisant à lui-même, en tant que rêverie éveillée. Il s’agit d’un film intérieur lié au désir qui soulage une tension et donne du plaisir en tant que matière imaginaire. Donc, sans véritable possible de passage à l’acte.
    • réalisteou oniriqueou symbolique ou fantastique ou…
    • contenant des détails sensoriels (vue, audition, sensation kinesthésique, odorat, goût), des impressions, des associations libres (« ça me fait penser à… »), des comparaisons ou métaphores…

    Bienvenue en séance!

    © Marie Lisel

    Images: ©  Mirka Lugosi

  • Stimuler la créativité

    L’hypnose stimule la créativité et nous permet d’apprendre à nous en servir pour modeler un rapport au réel satisfaisant nos besoins et désirs profonds. Elle est aussi un outil de création artistique, comme si l’art était « augmenté » par l’hypnose (l’expression est de Catherine Contour et fait référence à la réalité augmentée par superposition d’un modèle virtuel).

    Dans la vie courante, les créatifs inventent des concepts, des machines, des histoires, des façons de traverser la ville, de s’habiller, de communiquer, d’être avec l’autre, de gérer le temps, d’accorder des aliments, de se jouer des vicissitudes… car la créativité est un état d’esprit : à chaque fois que nous prenons du recul par rapport à nos croyances, nos habitudes, nos conventions, nos réflexes, que nous ruons dans les brancards du conformisme et que nous faisons une proposition positive de dépassement de la routine, nous enclenchons un processus créateur.

    La créativité n’est pas l’apanage des artistes, même si certains artistes vouent leur vie entière à l’expression de cette attitude intérieure et la pousse donc à son paroxysme.

    Pas mal de magazines et webzines se sont interrogés dernièrement sur ce qui démarquerait les personnes créatives de celles qui se disent non créatives.

     En dressant la liste des caractéristiques relevées dans différents articles grand public, je me suis dit que l’on n’aurait pas parlé des bénéfices de l’hypnose autrement.

     Donc j’ai continué la liste commune (à poursuivre dans les mois qui viennent au gré de mes lectures et de vos propositions), en me restreignant dans mes allusions aux textes de John Cage, l’un de mes « maîtres es créativité », d’où sa photo, en pleine cueillette de champignons, comme illustration de cet article.

     Voilà : cqfd 🙂

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    John Cage

    Le goût de l’aléatoire ? Le fait de se servir du hasard ? Les opérations fortuites ?

    Le goût de l’inquiétante étrangeté ?

    La curiosité ?

    L’invention de réponses, solutions, réactions, représentations du réel, face à une situation nouvelle?

    La capacité à laisser (ad)venir ? à accueillir ce qui vient ? La capacité à laisser faire, à ne pas vouloir tout maitriser ?

    L’adaptabilité ? La capacité à surfer sur la situation qui se présente, même inconnue ou impromptue ? A être comme l’eau vive ?

    La capacité à zigzaguer ? Le fait de privilégier les bifurcations aux chemins présentés comme évidents ? Le fait de ne pas « aller droit » selon la croyance dominante du « droit chemin » ?

    La capacité à rebondir de façon ludique sur les mille et un petits tracas ?

    L’acceptation du risque ?

    La sérendipité – capacité à utiliser des éléments trouvés alors qu’on cherchait autre chose ?

    L’audace ? oser s’ouvrir à l’inconnu, au jamais vu, au jamais pensé

    Le fait de se permettre des tâtonnements, les coups pour rien, des erreurs, plutôt que d’attendre d’être parfaitement prêt pour créer (ce qui n’arrive jamais) ?

    L’utilisation des insatisfactions vers un dépassement ?

    Le fait de rester aux aguets, en recherche d’un au-delà de soi-même ?

    Le fait de se poser sans cesse des questions ?

    La capacité à discuter l’ordre apparemment naturel des choses, à ne pas se satisfaire des conventions, de la routine… de ne pas respecter scrupuleusement des modèles (écoles, parents, médias, croyances des proches)

    La déshinibition (et désobéissance non pas par principe d’être contre mais au cas par cas, pour suivre ses intuitions) ?

    La positivité (critique ET proposition positive) ?

    L’espace-temps désencombré accordé à ce qui pourrait se passer ? L’acceptation du vide vécu et non subi ou fuit?

    L’acceptation d’un temps de latence, où l’on reste en « jachère » sans forcer

    L’état de réceptivité et de sensibilité ? La captation d’éléments a priori cachés, l’amplification des sensations, l’intensification des émotions ?

    La confiance en soi ? L’estime de soi ? le fait de prendre ses décisions par soi-même ?

    L’empathie ? être en connexion avec l’autre, avec son for intérieur (rêverie, fantasmes, intuitions), avec chaque environnement (nature, conversation singulière entendue dans le métro, famille, musique…), comme une éponge qui donne et absorbe des informations très diverses.

    La transformation des éléments captés, leur mélange et leur association entre eux, pour en extraire une création personnelle nouvelle ?

    La capacité à réagir dans l’ici et maintenant, identifié à l’instant présent, sans la restriction du souvenir et de la projection (qui activent des peurs) ?

    La capacité à la rêverie active, au rêve éveillé, aux constructions imaginaires ?

    La connexion à soi ? L’écoute de l’intuition, du sentiment d’évidence, des impressions ? La prise en compte du « regard intérieur » ?

    La levée des contrôles intellectuels et rationnels, vers une sorte de « débranchement » des connexions habituelles, pour laisser émerger des connexions nouvelles qui sont habituellement censurées ?

    L’ouverture aux émotions ?

    L’aptitude à la prise de conscience, à l’épiphanie, au déclic mental, qui révèle ce qui restait caché ?

    La capacité au flottement, à la rêverie floue, à la dérive ?

    Le dépassement ou détournement des limites, des cadres, des codes, des conventions, des habitudes ?

    L’exaltation face à l’ouverture du champ des possibles ?

    Le goût du jeu ?

    L’observation de ce qui semble a priori peu important et qui révèle pourtant un monde ?

    L’originalité dans la manière de faire des liens, des connexions, des imbrications ?

    La faculté de vivre une infinité d’expériences, dans le cinéma intérieur (ce que je me raconte en mots, images, sensations), pour en tirer des réponses, des émotions nouvelles, des apprentissages, des essais… par l’imagination ?

    La capacité à laisser venir le chaos, pour laisser émerger par la suite un nouvel ordre, une nouvelle représentation, construite sur une autre logique que celle qui présidait ?

    La possibilité de changer de façon de fonctionner volontairement (programme personnel de précision, efficacité et confiance pour une tâche, puis lâcher-prise, puis créativité, par exemple)?

    La possibilité de transformer volontairement la représentation subjective d’un événement et l’état émotionnel qui l’accompagne (autrement dit, de changer l’histoire habituelle que l’on se raconte face à tel événement) pour en tirer une nouvelle expérience, découvrir une nouvelle partie du monde et de soi-même?

    La liberté que l’on s’accorde à soi-même?

     

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

  • Réaliser son film sous hypnose

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    Bulle Ogier, par Jacques Rivette

    « QUOI? JE ME FAIS UN FILM?! »

    L’expression « se faire un film » désigne une réaction que l’entourage juge décalée face au réel. La recevoir déclenche souvent un sentiment d’incompréhension et de révolte.

    Pourtant… le film intérieur qui accompagne nos perceptions du monde fait immanquablement naître l’émotion et crée dès lors « notre réel ».

    Certains films intérieurs sont accessibles au conscient, comme la rumination d’une engueulade, la projection fantasmatique dans une soirée amoureuse, la madeleine suggérée par une odeur, l’imaginaire anxieux face à une dispute de rue que l’on « comprend » car les séances sur divan ont souligné l’empreinte des disputes des grands dans notre enfance, l’aménagement mental d’une pièce pour un événement (alors que l’on est assis dans le métro), la crainte de tomber en prenant un ascenseur pourtant neuf, la rêverie qui précède ou prolonge un voyage…

    D’autres films intérieurs passent inaperçus et agissent donc comme des prismes/filtres inconnus et inaccessibles sur notre vie, déclenchant des joies mais aussi des phobies ou des blocages. Notre mémoire traite continuellement les informations, crée des associations entre des éléments synchroniques (son de mastication des chevaux+tranquillité de la sieste, panique dans le bain enfant+forme du jouet présent à ce moment-là) et réalise des liens nouveaux à chaque instant. Les événements puissants de notre passé sont ainsi raccordés les uns aux autres et avec d’autres événements plus récents, relus à leur lumière (et vice-versa). Cet agglomérat est à nouveau relié et relu à la lumière d’un nouvel arrivant dont la perception a elle-même été influencée par des liens etc.

    UN RESEAU DE DISCOURS INTERIEURS, D’IMAGES, DE RESSENTIS, D’EMOTIONS

    Bref, ce que nous avons vécu à différents moments de notre vie et qui nous a marqué, ce que nous avons ressenti lors de ces moments et en les évoquant, ce que nous nous sommes raconté comme histoire, tout cela nourrit nos films qui nous font réagir et agir au présent, qu’ils soient accessibles ou non au conscient. Un immense filtre continue sans cesse de se tisser, entre nous et ce que nous percevons. Le désir et la peur, tournés vers l’avenir (désir ou peur que le passé se reproduise), portent aussi la charge de ce réseau d’émotions, de ressentis et de pensées passés. La résilience est un exemple positif de la façon de regarder le film du passé.

    LA TRANSFORMATION

    Pour sortir de ce réseau de liens, d’habitudes, de croyances limitantes et pour permettre l’ouverture à d’autres champs des possibles, l’hypnotiste propose de faire émerger le film intérieur, de l’observer en le mettant sur pause, de le comprendre en profondeur, d’adapter son contenu, ses liens et les émotions qui l’accompagnent à l’objectif de séance, c’est à dire à ce que désire vraiment la personne sous hypnose.

    SCENARISTE ET REALISATEUR DE SON PROPRE FILM

    Une séance d’hypnose pourrait être comparée à une séance de cinéma, dans laquelle le spectateur serait aussi scénariste, réalisateur, acteur, chef op, décorateur…, alors que l’hypnotiste serait la personne qui offre les conditions de cette réalisation et qui guide l’apprenti réalisateur dans sa création singulière (techniques d’écriture, de mise en scène, de prise de vue et de sons, de montage…), en proposant différentes options, comme un guide propose des destinations et des itinéraires pour s’y rendre, s’arrête à des points de vue, fait remarquer un paysage…

    UN DEPASSEMENT DE SES LIMITATIONS PAR L’EXPERIENCE

    Lorsque l’on va voir un film d’un réalisateur que l’on apprécie au cinéma, après en avoir vu la bande-annonce ou lu des critiques, une partie de nous sait qu’elle est assise dans une salle face à un écran et laisse l’ambiance sonore et visuelle l’envahir jusqu’à ce que l’imaginaire prenne le pas sur le réel, jusqu’à découvrir le personnage et rire, pleurer, espérer, aimer, courir avec lui. Le corps ne bouge plus. La notion du temps se tord. Le mal de tête s’évapore. Et, en accompagnant ce personnage dans le dépassement d’un problème, on en sort enrichit d’une nouvelle expérience.

    Le cerveau ne fait pas la différence entre l’imaginaire et le réel. Le film intérieur et les émotions qui l’accompagnent, que ce soit dans un voyage imaginaire ou dans une interaction réelle, est encodé comme vécu. En travaillant sur le film et sur notre façon de le percevoir, nous transformons notre existence.

    EXPLORATION DES SENS, CREATIVITE ARTISTIQUE, OUVERTURE DE CONSCIENCE

    Ce processus est efficace pour dépasser des blocages (impression de tourner en boucle sans pouvoir en sortir) ou résoudre des problèmes (voir « Applications de l’hypnose », dans « Hypnose éricksonienne »), mais il peut aussi tout simplement générer l’exploration des sens, la créativité artistique, la compréhension profonde de soi, l’ouverture de conscience.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     

  • Transformer les liens par l’hypnose

    ATTACHEMENT

    Certaines parties de nous restent attachées à des personnes, des lieux, des états… alors que notre évolution et notre équilibre demanderaient de dénouer ou de transformer ce lien.

    Volontairement, il est possible de prendre la décision de se discipliner pour ne plus alimenter la relation. Mais la souffrance est là. Et une partie de nous parvient toujours à échapper à notre vigilance pour rester fidèle à ce qui nous « tient », comme une addiction.

    Faire son deuil demande du temps. Il ne s’agit pas de court-circuiter cette étape nécessaire au bon rétablissement.

    LES INDICATIONS DE LA TRANSFORMATION DE LIEN

    Le lien à transformer correspondrait plutôt au deuil encore douloureux des années après le décès de la personne aimée, à la relation toxique dont on ne parvient pas à se défaire, à la relation au passé (réactions de l’enfant en soi face à certaines situations ou types de personnes), à un parent dont la seule présence déclenche encore des réactions infantiles chez l’adulte, à un corps en pleine forme qu’un accident ou maladie ou autre a affaibli, à un lieu que l’on a quitté, à un amour passionnel ou amical dont on est séparé, à l’image corporelle ancienne de soi à laquelle on ne correspond plus (après un régime, un accouchement, un arrêt du tabac, un coming out, voire un changement de sexe…), etc., les indications sont multiples.

    LES METHODES

    Pour transformer le lien, la régression dans un passé plus ou lointain est une possibilité efficace, qui passe par l’amélioration de notre perception subjective des événements et personnes qui ont contribué à mettre ce lien en place (les régressions infantiles seront abordées dans un autre article).

    Une autre possibilité est de travailler directement sur le lien:

    D’abord le cerner: comment est-il? couleur, luminosité, forme, texture, matériau, souplesse-rigidité, mouvement, fonctionnement (comme un tuyau? un canal de données informatiques? un cordon ombilical? un pont?) et où est-il situé dans et autour du corps?

    Ensuite tester et mettre en place progressivement des modifications en direct: que se passe-t-il si…? que faudrait-il changer pour… et de modification en modification, de ressenti en ressenti, transformer le lien ou le couper si c’est nécessaire, selon ce que la personne sous hypnose ressent comme favorables, libératrices, en toute sécurité.

    Voici un exemple vécu: le lien qui part du coeur devient de plus en plus ténu et plus transparent, au fur et à mesure que l’élément relié s’élève comme un cerf-volant, planant de plus en plus haut dans le ciel, jusqu’à se confondre avec une étoile…  Et lorsque le lien est devenu aussi mince qu’un cheveu d’enfant et que le cerf-volant-étoile s’est éloigné de milliers de km, alors le jour se lève, le lien se détache naturellement du coeur, l’étoile cerf-volant disparait. Une respiration ample. Réveil. Sensation de libération, la main sur le coeur, le sourire aux lèvres.

    « Où laisseriez-vous quelque chose dont vous voulez vous séparer complètement ? » (John Cage, Silence).

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

     Image: Un serpent volant du 15ème siècle. En français le mots « cerf-volant » vient de l’occitan « serp-volaira » ou « serp-volaire » qui signifie « serpent volant ».

    Pour comprendre l’attachement: https://fannys.fr/les-liens-dattachement/

     

     

  • Quel(le) artiste étiez-vous?

    REALITE ET IMAGINAIRE

    La régression dans les vies antérieures est un phénomène qui divise trop souvent les hypnos en « croyants et non croyants ».

    Or, en hypnose, la croyance du praticien est censée être mise de côté le temps de la séance.

    Et en ce qui concerne le sujet qui la reçoit, tout ce qui est vécu par le psychisme sous hypnose est traité comme la réalité par le cerveau. Quel que soit son degré de « réalité », la régression dans les vies antérieures nous emmène dans un autre monde, qui a un rapport profond avec ce que nous sommes et avec ce que nous avons à explorer, à comprendre profondément ou à dépasser. Que cet univers soit une réalité spacio-temporelle parallèle, une trace subjective d’un réel passé ou une symbolisation présente, cela fait-il une différence par rapport aux bénéfices que l’on peut tirer de ce vécu sous hypnose?

    Pour moi, il n’est pas nécessaire de croire en « les vies antérieures » pour utiliser et pour vivre cette pratique sous hypnose. Ni même de se demander en quoi on croit. Le simple fait d’accepter la vision subjective qui nous est offerte est ouvrant et propice au changement.

    Je vous propose dès lors de quitter ce débat de « vérité des vies antérieures » pour nous recentrer sur la réalité du vécu subjectif en état d’hypnose et de traiter ce vécu comme tout rêve éveillé, c’est à dire avec ouverture, curiosité, enthousiasme et plaisir.

    « Quel artiste étiez-vous? » est l’une des questions qui peut vous emmener  dans votre monde intérieur, quelles que soient vos croyances.

    Il suffit d’oser 🙂

    Bienvenue en séance

    © Marie Lisel

    Image: Catarina van Hemessen,- 1528-1587- Peintre flamande Renaissance – Autoportrait.